L’oeil de Paris (15)

TIR GROUPÉ :

D’après le rapport 2025 de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme, 47% des sympathisants LFI prétendent que les juifs « ont trop de pouvoir en France » ou « ont un rapport particulier à l’argent », soit autant que ceux du RN…

« Quand Mélenchon s’exprime,
il ne manque que la bave. »

Maître Alain Jakubowitz, Avocat

Or, j’avais relaté dans un article précédent qu’il fut une époque où l’extrême gauche n’était pas antisémite comme aujourd’hui. J’avais juste cité trois/quatre noms, mais on peut relever Alain Krivine, Daniel Cohn-Bendit, Alain Geismar, Pierre Lambert, Daniel Bensaïd, Benjamin Stora, Roland Castro, Benny Lévy, Pierre Goldman, Alain Gresh, Alain Finkielkraut, Bernard-Henri Lévy, André Glucksmann, précédés générationnellement par Henri Curiel, Albert Memmi, Pierre Vidal-Naquet, Edgar Morin. Histoire Juive de la France (Sylvie Anne Goldberg, dir. – Albin Michel, 2023), relate cette anecdote : en 1967, lors d’une réunion des instances de la JCR, un participant se tourne vers un jeune délégué de province : « Dis donc, tu es le seul goy ici ». Le jeune homme rit bêtement sans comprendre : il ne connaît pas le mot « goy »… L’ironie de l’histoire est que cet « innocent », Jean-Yves Potel, finira par devenir spécialiste de la Pologne et du monde juif !

LA LISTE DU JOUR :

A LFI, il n'y a pas seulement des apparatchiks staliniens, des repris de justice, des toxicos, des dealers, une simple d'esprit, des gifleurs de femmes, des peloteurs de militantes ou des incultes qui se prennent pour Léon Blum, il y a aussi de petites frappes (Nora Bussang et Raphaël Enthoven in Franc-Tireur, 22 juillet 2026).

Mea culpa : dans la série des « Abel », j’avais oublié le passage Abel-Leblanc, la rue Abel-Rabaud et la rue Abel-Truchet, toutes trois heureusement (pour ce blog), sans intérêt… Les quatre photos prises par mes soins n’auraient rien apporté.

Aujourd’hui, entamons les « Achille ».

De même qu’il y avait la rue Abel tout court, il y a la rue Achille tout court, du nom du propriétaire qui fit ouvrir cette voie (commençant rue des Rondeaux et finissant rue Ramus).


Une plaque qui annonce la couleur. Le fait qu’une rue puisse être privée me dépasse…


7 et 3 .


De l’autre côté aussi, c’est étroit (pour ceux qui n’auraient pas compris) !


Hormis les plaques de rues, on n’a pas l’impression de se trouver à Paris.


Maintenant, rue Achille-Luchaire, commençant rue Albert-Sorel et finissant boulevard Brune. « Historien », nous renseigne la plaque. Il ne s’agit donc pas de son authentique descendant Jean Luchaire, patron de presse collaborationniste fusillé à la Libération, ni le fondateur (sans lien de parenté) de la firme d’armement éponyme. Ouf !


A présent, la rue Achille-Martinet, commençant rue Marcadet et finissant rue Montcalm. Martinet était graveur, prix de Rome.


On l’a oublié, mais Montmartre repose sur de nombreuses carrières. N’allez pas croire que Science-Po et l’ENA étaient dans le quartier !


Très belle unité de façade.


Sans paroles.


Squash ou moto ?


On s’y croirait.


Heu, finalement je vais faire refaire ma carte à un autre endroit…



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