
Rue et passage des Acacias
Il y a trente ans (voire plus) de cela, dénoncer la crétinisation, ou tout simplement la médiocrité de l’enseignement, vous faisait passer pour un suppôt de l’extrême droite ou un complotiste. Pour la bien-pensance, il s’agissait juste d’un « sentiment » de baisse du niveau – on a eu droit aussi au « sentiment » de vie chère ou au « sentiment » d’insécurité… Les enseignants eux-mêmes (j‘étais documentaliste dans un lycée à l’époque, et je m’en souviens très bien) étaient dans le déni le plus total. En 1999, Jean-Claude Michéa osait publier L’Enseignement de l’ignorance (Climats). Michéa avait compris que l’Education nationale se conformait à l’ordre capitaliste : la prolifération de l’ignorance n’est pas un échec du système, mais la condition même de son fonctionnement ! Pour Michéa, cette nécessité économique de transformer l’élève en « consommateur incivil et, au besoin, violent », est précisément l’objet des réformes de l’Education nationale depuis la contre-révolution de Mai 68 et l’avènement du capitalisme libéral. L’auteur du présent blog va plus loin : « Mai 68″* ne fut qu’un avatar de la pensée culturelle déconstructionniste de l’Ecole de Francfort et de celle, économique et libérale, de l’Ecole de Chicago, toutes deux élaborées dans les années 1920.
*Sur le plan strictement éducatif, Mai 68 fut la déclinaison française des réformes préconisées quelques années plus tôt par l’Unesco.
Sur « l’économie de guerre », dont le dernier défilé du 14 juillet fut malheureusement le baroud d’honneur, je vous recommande : Loïc Fournil, Economie de guerre – Leur feuille de route et la nôtre, Le monde à l’envers, 2026.

LA LISTE DU JOUR :
Hommage à Coluche (profession de foi de sa candidature publiée dans Charlie-Hebdo – 198o) :
"Moi, j'appelle les fainéants, les crasseux, les drogués, les alcooliques, les femmes, les parasites, les jeunes, les vieux, les artistes, les taulards, les gouines, les apprentis, les Noirs, les piétons, les Arabes, les Français, les chevelus, les fous, les travestis, les anciens communistes, les abstentionnistes convaincus, tous ceux qui ne comptent pas pour les hommes politiques à voter pour moi, à s'inscrire dans leurs mairies et à colporter la nouvelle.
TOUS ENSEMBLE POUR LEUR FOUTRE AU CUL AVEC COLUCHE.
Le seul candidat qui n'a aucune raison de vous mentir !"
Et l’on ajouterait avec Rabelais : « Buveurs très illustres et vous, vérolés très précieux ! ».
Aujourd’hui, la rue des Acacias, commençant avenue de la Grande-Armée et finissant avenue Mac-Mahon. Très joli nom de voie que l’on retrouve à Toulouse, Montélimar et Montpellier. On apprend qu’il existait une plantation d’acacias dans cette rue dès 1814, et ce jusqu’en 1880 !



La rue commence, au coin de l’avenue de la Grande-Armée, par ce pompeux immeuble style IIIème République triomphante !


En veux-tu, en voilà, des feuilles d’acanthe !


Deux têtes d’inspiration différente.

Art déco.

Très jolie enseigne qui n’est pas rue du Vieux-Colombier !

Le concept de ce restaurant étrange est le suivant : les menus sont dédiés au tourteau de crabe. Les clients reçoivent un petit marteau pour casser la carapace ! J’y ai mangé avec des amis : à la fin, tout ce crabe, çà devient écoeurant, à la limite de la nausée… Expérience à faire, mais pas à refaire.

Par contre, vous, arrêtez de vous la péter…

Gabriel Attal ou Jordan Bardella ?

La rue débouche sur la rotonde de la Fnac Ternes.
On le sait peu, mais il y a aussi un passage des Acacias, commençant Avenue Mac-Mahon, finissant rue des Acacias..


Attention de ne pas le louper.

De l’autre côté un très beau dessin d’angle.

Perspective alimentaire !

L’autre perspective est moins terre-à-terre !
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