Je me souviens (5)

Madeleine

Les derniers temps de l’insouciance

Pâté de campagne #2. Marine Tondelier, ancienne élève de khâgne et de Sciences po à qui LCI a demandé : « Que vous inspirent de Gaulle, Pompidou et Giscard ? ». Grand blanc, et puis « J’ai pas [sic] de souvenirs. J’ai pas connu. J’ai pas de truc marquant à dire ». Avec Tondelier, le classement PISA, aussi bien en Histoire qu’en français, est encore tombé…

Sait-elle que c’est de Gaulle qui a donné le feu vert pour la contraception, via son ministre Peyrefitte ? Et que la loi sur l’IVG a été projetée et défendue par une ministre de Giscard ? Hélas, pour ceux de la génération de Tondelier et celle d’après, l’Histoire commence le jour de leur naissance… C’est déjà grave en soi de na pas connaître l’Histoire, même proche, mais plus encore pour un(e) futur(e) chef(fe) d’Etat. Il en était d’ailleurs un peu de même pour Sarkozy, qui, on le suppose, a « dû beaucoup suer » sur l’Histoire. Le « premier jour », était-il celui de sa naissance ou celui de sa « création » par Charles Pasqua ?

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Pendant que Macron faisait carrément une déclaration de guerre à la Russie sur TF1 le 24 septembre, Roland Lescure, ministre de l’Economie, osait dénoncer, en mode ouin-ouin, la prise de contrôle par la Russie des actifs d’Auchan et de Leroy Merlin dans ce pays : « C’est un acte hostile contre la France ». Un esprit normalement constitué y verrait plutôt une réaction naturelle face aux sanctions européennes contre la Russie… C’est d’ailleurs, sur les sites que j’ai consultés, ce qu’on pensé les internautes aussi bien pro qu’anti-Poutine.

Comme par hasard, Lescure (pourtant fils de communiste), diplômé de la London School of Economics, fut vice-président de la Caisse de dépôt et placement du Québec, un des plus importants fonds de pension d’Amérique du Nord. Il en profitera pour doubler les « investissements » dans les paradis fiscaux. Est-ce pour cela que ce pion de l’anglosphère otanienne possède également la nationalité canadienne ?

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De Gaulle à propos d’Edouard Herriot : « Je lui parlai de la France, il me parla du Parti radical ! ». Léon XIV a-t-il dit à propos d’Emmanuel Macron : « Je lui parlai de la Paix, il me parla de la rénovation de Notre-Dame » ?

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"Dans les années qui suivirent, le professeur Le Bran-Chastel, de l'Académie de Médecine, fit successivement paraître :
- un article sur la vie et l'oeuvre de Rigaud de Dinteville (
Un urologue français à la cour de Louis XIV : Rigaud de Dinteville, Arch. Intern. Hist. Sci. 11, 343, 1962) ;
- une édition critique du
De structura renum, avec reproduction en fac-similé, traduction, notes, et glossaire (S. Karger, Bâle, 1963) ;
- un supplément critique à la
Bibliografia urologica de Ceneri (Int. Z. f. Urol Suppl. 9, 1964) ; et enfin
- un article épistémologique intitulé
Esquisse d'une Histoire des théories rénales d'Asclépiade à William Bowman, publié dans Aktuelle Probleme aus der Geschichte der Medizin (Bâle, 1966), reprenant un accord inaugural fait devant le XIXe Congrès international d'Histoire de la Médecine (Bâle, 1964), et dont le retentissement fut considérable."
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On a fêté naguère ici et là le cinquantième anniversaire de 1975. C’est qu’il s’agit d’une époque charnière : la France de papa c’était fini, la société commençait à s’américaniser pour le meilleur et pour le pire, on détricotait le système monétaire, et la politique de désintégration post-industrielle contrôlée des nations débutait. Pour couronner le tout, le sida est arrivé. Cet anniversaire est prétexte pour de nombreux médias à se poser la question nostalgique : « Etait-ce mieux avant ? ».

On peut le résumer ainsi : « La France a perdu ses couleurs » écrivait Frédéric Taddeï dans Marianne du 8 janvier 2026. Et de citer les exemples des voitures, naguère rouges, bleues, vertes, qui ont fini par devenir blanches (c’est d’un banal…), grises (teinte accidentogène), noires (condoléances !)* ; des trains corail et des TGV orange devenus gris ; des métros vert et rouge, puis bleus (orange à Lyon) devenus blancs ; du gros électroménager devenu gris ; des ordinateurs Apple passés de menthe glaciale (ou mandarine) à noir ; et de la dégaine des parisiens tous habillés en croque-morts – ou bien du globish uniform que sont les jeans, tous bleus et troués (avant, les trous, c’était uniquement chez les SDF – pardon – les clochards…). Ainsi, on voit « qu’il s’est passé quelque chose ». Place au gris, à la mélancolie, à la standardisation, et défense de rire : De Funès, Coluche, Desproges, Les Inconnus : au poteau !

*Les couleurs reviennent timidement pour les automobiles…

Historia pour son numéro double de décembre/janvier 2025 (je retarde), avait publié Génération 70’s et sous-titré Les derniers temps de l’insouciance…

Alors, je me souviens :

Des Dossiers de l’Ecran

Des Martin Circus

Des oeufs durs au comptoir des cafés (on ne disait pas « bars »)

Des Gitanes (les clopes)

Des Gitane (les vélos)

Du chauffage au mazout (on ne disait pas « fuel » et encore moins « fioul »)

De Thierry Le Luron

De Lui et de Playboy

Du papier peint

Du Turbotrain

De chez Castel

Des bâtiments gonflables (piscines, chaufferies…) en forme de soucoupe volante

Des films intimistes de Claude Sautet

De la « société libérale avancée »

Des seins nus

Myriam

Des réunions Tupperware

Du Concorde

De « CRS-SS »

Des gens célèbres qui mouraient dans des accidents de voiture.

Des Charlots

Du Larzac

Du Petit Rapporteur

Du magazine Actuel

Du carré blanc

Des hippies

De la nationale 7

D’Apostrophes

De La Fièvre du samedi soir

Et on finit en beauté avec les Bee Gees. Contre-culture, oui, mais avouons que c’était bien fait…
Les derniers temps de l’insouciance, apparemment... You should be daaaanciiiin’, yeah !

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Les canons de septembre

Vladimir Poutine



« – Question de Madame Bellepaire, de Loches ».
Ah, non j’me suis trompé de nécrologie !

Pâté de campagne #1. La dernière en date : un rapprochement potentiel entre Ruffin et Villepin, suite à un « débat » organisé par le média de capitalistes libéraux jouisseurs sans entraves Libération. Alors là, on se tripote ! « On se renifle », rapporte Ruffin qui se prend pour un canidé. Soit Ruffin n’est pas une lumière, soit il a été acheté. Tout ceci à l’air d’une opération pour contenir, orienter et discréditer les candidats plus ou moins souverainistes comme Ruffin, mais aussi peut-être à venir Natacha Polony, celle qui fait du Cheminade sans Cheminade. « Curieusement », le site de Solidarité & Progrès, le mouvement de ce dernier, a été piraté... En tout cas, on sait à quoi sert Villepin…

Et nous ne sommes qu‘en septembre !


A l’occasion d’une visite d’une organisation hindoue (le BAPS*) au deuxième étage de la Tour Eiffel, il a été demandé aux agents féminins du monument de se réfugier dans leur locaux, le BAPS ayant demandé que la visite soit organisée en limitant les « interactions avec les femmes »… Je passe sur le fait qu’on tolère les « privatisations », même partielles.  La Tour Eiffel appartient à la ville de Paris et ses visites sont exploitées par la SETE, délégataire de service public, ce qui n’excuse rien . Mais (votre serviteur a travaillé vingt ans dans les musées), je verrais très bien çà au Louvre : en matière de privatisations, de locations d’espaces et de soirées mécénat, les musées nationaux osent tout : du plus ridicule au plus immoral. Pour reparler de religion, je me souviens de cérémonies bouddhistes au Musée Guimet, en violation du principe de laïcité. Mais il ne faut pas contrarier des Etats qui nous mécènent, ou avec lesquels des contrats juteux sont signés…

*Il n’y a que sur le site de France Info que j’ai pu connaître le nom de ce mouvement, les autres médias ne le mentionnant pas. Pas de vagues…


LA LISTE PEREC DU JOUR :

"If tail is dry : Fine
If tail is wet : Rain
If tail moves : Windy
If tail cannot be seen : Fog
If tail is frozen : Cold
If tail falls out : Earthquake"

Par cette (pseudo-)liste, Georges Perec décrit ici une enseigne de pub londonien représentant un âne dont la queue « était une ficelle tressée et la légende expliquait comment cette queue pouvait servir de baromètre ». Je ne donne pas la traduction. Z’avez qu’à savoir l’anglais !


Vous allez dire qu’à chaque rentrée, marcjoly vous bassine avec une fin du monde style krach financier ou guerre mondiale. Eh bien bingo* !

*Je vous bassine aussi avec mes « bingo » !

Cet été, en famille, la question de la Russie est venue sur le tapis et on s’est engueulés…

Mais rien n’est simple. Comme toujours, il ne faut pas avoir le nez collé sur le conflit Russie/Ukraine en tant que tel, ni sur « il faut réarmer face à la menace russe », ni sur « la Russie s’ingère dans les présidentielles en France* ». Toutefois, rappelons qu’une des causes du vote AfD en Saxe-Anhalt** est le refus de se laisser entraîner par la « coalition des volontaires » dans une guerre contre la Russie : la politique belliciste de Merz a été clairement rejetée.

*On veut nous faire croire que les Russes veulent saboter la candidature de… Glucksmann ! LOL !

** D’autres raisons sont évidemment moins avouables…

En réalité, la Russie ne peut gagner la guerre que si elle se donne les moyens de ses ambitions. Hélas, Poutine n’a pas compris le changement de paradigme financier tel que prôné par les Brics.

Il nous faut alors parler de Sergueï Glaziev : ministre du commerce extérieur sous Eltsine en 1992/93, député à la Douma de 1997 à 2003, conseiller du président de la Fédération russe pour l’intégration économique régionale de 2012 à 2019, commissaire pour les questions macro-économiques à la Commission économique eurasiennne. Depuis 2026, il est secrétaire général de l’Union Russie-Biélorussie. En résumé, Glaziev a été longtemps le conseiller économique de Président russe, et a essayé de le détourner d’une vision libérale sous la coupe des oligarques.

Sergueï Glaziev
La vision de Glaziev est plus dans l’esprit de celle des Brics que de celle de l’ordolibéralisme occidental. Cette illustration ferait un beau billet de monnaie alternative au dollar/euro !

Glaziev est un opposant de longue date de la politique de la Banque [centrale] de Russie. Nous n’allons pas entrer dans le détail. Mais sachez qu’Elvira Nabioullina, la directrice de la Banque centrale, est aveuglée à la fois par les dogmes marxistes et libéraux : « elle ne reconnaît pas que […] les facteurs de production comprennent le capital fixe, les ressources naturelles et le progrès scientifique et technologique »*. Elle voit également la monnaie comme une « marchandise d’un autre genre ».

*Les citations sont extraites de : S. Glaziev, article publié sur son compte Telegram, 27 juillet 2026.

Après Thatcher, Lagarde et Borne, une autre « Cruella«  : Nabioullina !

L’ancien conseiller de Poutine propose de « rétablir des instruments de financements spéciaux destinés à soutenir les prêts des banques commerciales aux entreprises industrielles ». D’autre part, « les banques commerciales publiques devraient se voir assigner des objectifs spécifiques visant à accroître le volume des prêts destinés aux investissements industriels ». Enfin, « la Banque de Russie devrait cesser ses opérations de dépôt et ses émissions d’obligations, car ces pratiques immobilisent les ressources de crédit ».

Bref, la Russie ne s’est pas donné les moyens de gagner cette guerre : les réserves du fonds souverain, à force d’être puisées, sont passées de 113 milliards de dollars depuis le début à 48 aujourd’hui. D’autre part, 60% de la capacité de raffinage a été endommagée, et les pénuries de pétrole se multiplient dans le pays. De plus, la Chine, en désaccord avec l’orientation économique russe, a refusé la vente d’obligations d’Etat émises en roubles sur son marché.

Un autre élément entre en ligne de compte : Poutine est en retard d’une guerre. Il n’a pas vu qu’une guerre peut aujourd’hui se fait de manière « flexible » et participative, comme on le voit avec l’image des « Ukrainiens fabriquant des drones dans leur garage », pour faire court. Or depuis pas mal d’années les geeks et autres start-uppers russes ou russophones issus de l’ancienne URSS montent leur affaire en Ukraine, Géorgie, Kazakhstan, Israël ou Etats-Unis, mais pas en Russie, peu propice au développement de cet écosystème.

Initiée en réaction des provocations d’un Otan qui ne cessait de progresser malgré les promesses occidentales, l’intention russe était légitime mais a été gâchée par des dogmes économiques stupides.

Ce qui veut dire que, aux abois, Poutine pourrait enclencher une mauvaise surprise. C’est l’hypothèse retenue par Phénix, nom de plume d’un expert en renseignement et géopolitique* :

  • Une mobilisation, mais générale, cette fois, sachant toutefois que la population russe ne voudra plus jouer le jeu.
  • Un deal : Trump sacrifierait Zelensky et offrirait à Poutine l’Ukraine sur un plateau, mais il y aurait des contreparties : Iran, Otan, droits de douane… ce qui mènerait à une méga-guerre.
  • Une attaque-test contre une base de l’Otan : en Estonie, Lettonie, Norvège ou Suède.
  • Une opération clandestine majeure : assassinat de Zelensky, opération sous faux drapeau contre la Pologne, positionnement monstre de missiles (« crise de Cuba ») dans l’enclave de Kaliningrad.

*Marianne du 13 août 2026.

1. Vous êtes prévenus. 2. Vous croyez que je passe mes journées à crier « Vive Poutine ! » ? Vous n’avez rien compris !

Allez Vladimir, écoute un peu Glaziev !

On l’aura compris, il ne s’agit pas seulement d’une politique pour gagner la guerre, mais aussi d’une politique de développement économique, laquelle appliquée plus tôt, aurait évité la guerre, car c’est de cela dont il s’agit ! Comme disait le conseiller de Clinton, James Carville, à son poulain candidat aux présidentielles américaines en 1992 : « It’s the economy, stupid » ! – ou plutôt « Это экономика, глупец ! ».


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L’oeil de Paris (15)

TIR GROUPÉ :

D’après le rapport 2025 de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme, 47% des sympathisants LFI prétendent que les juifs « ont trop de pouvoir en France » ou « ont un rapport particulier à l’argent », soit autant que ceux du RN…

« Quand Mélenchon s’exprime,
il ne manque que la bave. »

Maître Alain Jakubowitz, Avocat

Or, j’avais relaté dans un article précédent qu’il fut une époque où l’extrême gauche n’était pas antisémite comme aujourd’hui. J’avais juste cité trois/quatre noms, mais on peut relever Alain Krivine, Daniel Cohn-Bendit, Alain Geismar, Pierre Lambert, Daniel Bensaïd, Benjamin Stora, Roland Castro, Benny Lévy, Pierre Goldman, Alain Gresh, Alain Finkielkraut, Bernard-Henri Lévy, André Glucksmann, précédés générationnellement par Henri Curiel, Albert Memmi, Pierre Vidal-Naquet, Edgar Morin. Histoire Juive de la France (Sylvie Anne Goldberg, dir. – Albin Michel, 2023), relate cette anecdote : en 1967, lors d’une réunion des instances de la JCR, un participant se tourne vers un jeune délégué de province : « Dis donc, tu es le seul goy ici ». Le jeune homme rit bêtement sans comprendre : il ne connaît pas le mot « goy »… L’ironie de l’histoire est que cet « innocent », Jean-Yves Potel, finira par devenir spécialiste de la Pologne et du monde juif !

LA LISTE DU JOUR :

A LFI, il n'y a pas seulement des apparatchiks staliniens, des repris de justice, des toxicos, des dealers, une simple d'esprit, des gifleurs de femmes, des peloteurs de militantes ou des incultes qui se prennent pour Léon Blum, il y a aussi de petites frappes (Nora Bussang et Raphaël Enthoven in Franc-Tireur, 22 juillet 2026).

Mea culpa : dans la série des « Abel », j’avais oublié le passage Abel-Leblanc, la rue Abel-Rabaud et la rue Abel-Truchet, toutes trois heureusement (pour ce blog), sans intérêt… Les quatre photos prises par mes soins n’auraient rien apporté.

Aujourd’hui, entamons les « Achille ».

De même qu’il y avait la rue Abel tout court, il y a la rue Achille tout court, du nom du propriétaire qui fit ouvrir cette voie (commençant rue des Rondeaux et finissant rue Ramus).


Une plaque qui annonce la couleur. Le fait qu’une rue puisse être privée me dépasse…


7 et 3 .


De l’autre côté aussi, c’est étroit (pour ceux qui n’auraient pas compris) !


Hormis les plaques de rues, on n’a pas l’impression de se trouver à Paris.


Maintenant, rue Achille-Luchaire, commençant rue Albert-Sorel et finissant boulevard Brune. « Historien », nous renseigne la plaque. Il ne s’agit donc pas de son authentique descendant Jean Luchaire, patron de presse collaborationniste fusillé à la Libération, ni le fondateur (sans lien de parenté) de la firme d’armement éponyme. Ouf !


A présent, la rue Achille-Martinet, commençant rue Marcadet et finissant rue Montcalm. Martinet était graveur, prix de Rome.


On l’a oublié, mais Montmartre repose sur de nombreuses carrières. N’allez pas croire que Science-Po et l’ENA étaient dans le quartier !


Très belle unité de façade.


Sans paroles.


Squash ou moto ?


On s’y croirait.


Heu, finalement je vais faire refaire ma carte à un autre endroit…



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L’oeil de Paris (14)

Il y a trente ans (voire plus) de cela, dénoncer la crétinisation, ou tout simplement la médiocrité de l’enseignement, vous faisait passer pour un suppôt de l’extrême droite ou un complotiste. Pour la bien-pensance, il s’agissait juste d’un « sentiment » de baisse du niveau – on a eu droit aussi au « sentiment » de vie chère ou au « sentiment » d’insécurité… Les enseignants eux-mêmes (j‘étais documentaliste dans un lycée à l’époque, et je m’en souviens très bien) étaient dans le déni le plus total. En 1999, Jean-Claude Michéa osait publier L’Enseignement de l’ignorance (Climats). Michéa avait compris que l’Education nationale se conformait à l’ordre capitaliste : la prolifération de l’ignorance n’est pas un échec du système, mais la condition même de son fonctionnement ! Pour Michéa, cette nécessité économique de transformer l’élève en « consommateur incivil et, au besoin, violent », est précisément l’objet des réformes de l’Education nationale depuis la contre-révolution de Mai 68 et l’avènement du capitalisme libéral. L’auteur du présent blog va plus loin : « Mai 68″* ne fut qu’un avatar de la pensée culturelle déconstructionniste de l’Ecole de Francfort et de celle, économique et libérale, de l’Ecole de Chicago, toutes deux élaborées dans les années 1920.

*Sur le plan strictement éducatif, Mai 68 fut la déclinaison française des réformes préconisées quelques années plus tôt par l’Unesco.


Sur « l’économie de guerre », dont le dernier défilé du 14 juillet fut malheureusement le baroud d’honneur, je vous recommande : Loïc Fournil, Economie de guerre – Leur feuille de route et la nôtre, Le monde à l’envers, 2026.


Incendies de forêt…

LA LISTE DU JOUR :

Hommage à Coluche (profession de foi de sa candidature publiée dans Charlie-Hebdo – 198o) :

"Moi, j'appelle les fainéants, les crasseux, les drogués, les alcooliques, les femmes, les parasites, les jeunes, les vieux, les artistes, les taulards, les gouines, les apprentis, les Noirs, les piétons, les Arabes, les Français, les chevelus, les fous, les travestis, les anciens communistes, les abstentionnistes convaincus, tous ceux qui ne comptent pas pour les hommes politiques à voter pour moi, à s'inscrire dans leurs mairies et à colporter la nouvelle.
TOUS ENSEMBLE POUR LEUR FOUTRE AU CUL AVEC COLUCHE.
Le seul candidat qui n'a aucune raison de vous mentir !"

Et l’on ajouterait avec Rabelais : « Buveurs très illustres et vous, vérolés très précieux ! ».


Aujourd’hui, la rue des Acacias, commençant avenue de la Grande-Armée et finissant avenue Mac-Mahon. Très joli nom de voie que l’on retrouve à Toulouse, Montélimar et Montpellier. On apprend qu’il existait une plantation d’acacias dans cette rue dès 1814, et ce jusqu’en 1880 !


La rue commence, au coin de l’avenue de la Grande-Armée, par ce pompeux immeuble style IIIème République triomphante !


En veux-tu, en voilà, des feuilles d’acanthe !


Deux têtes d’inspiration différente.


Art déco.


Le Petit Colombier

Très jolie enseigne qui n’est pas rue du Vieux-Colombier !


Restaurant de crabe

Le concept de ce restaurant étrange est le suivant : les menus sont dédiés au tourteau de crabe. Les clients reçoivent un petit marteau pour casser la carapace ! J’y ai mangé avec des amis : à la fin, tout ce crabe, çà devient écoeurant, à la limite de la nausée… Expérience à faire, mais pas à refaire.


Par contre, vous, arrêtez de vous la péter…


Gabriel Attal ou Jordan Bardella ?


La rue débouche sur la rotonde de la Fnac Ternes.


On le sait peu, mais il y a aussi un passage des Acacias, commençant Avenue Mac-Mahon, finissant rue des Acacias..


Attention de ne pas le louper.


De l’autre côté un très beau dessin d’angle.


Perspective alimentaire !


L’autre perspective est moins terre-à-terre !


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L’oeil de Paris (13)


LA LISTE DU JOUR :

Tandis que nous progressons sous le soleil castillan et que je règle mes pas dans ceux de Sancho, je me demande qui sont les Don Quichotte d'aujourd'hui. Un candidat à l'élection présidentielle sûr de sa bonne étoile, mais crédité de 2 % dans les sondages. Un startupper certain d'avoir trouvé une technologie révolutionnaire, mais incompris des investisseurs. Un complotiste persuadé que la Terre est plate. Une mère voyant en son cancre de fils un génie hyperactif, ou un crudivore convaincu que le jus de carotte guérit le cancer. Une influenceuse qui confond sa famille et ses abonnés, sa maison et TikTok. Un intellectuel hors sol passant sa vie sur les plateaux de télévision, expliquant la réalité à des millions de Sancho Panza qui se disent : "Faut qu'il atterrisse, le gars." (Editorial de David Abiker, Le Parisien Week-end, 30 avril 2026).


On apprend dans Le Parisien hors-série Histoires de Paris consacré à Montmartre – La fabuleuse histoire, que Saint-Denis, peu après sa décapitation sur le « Mont des Martyrs », alla laver sa tête rue de l’Abreuvoir. Il n’est pas précisé s’il le fit dans l’abreuvoir…

L’appellation de cette rue, commençant rue des Saules et finissant rue Girardon a une connotation bucolique, vingt dious ! Et pour cause : nous sommes à Montmartre qui, avant guerre, était vraiment la campagne !

En tous cas, les riverains se sont opposés à la piétonnisation de la rue, boîte de Pandore pour le déferlement de hordes de touristes…


Cà fait authentique !


On s’y croirait !


La Maison Rose

C’est une maison rose, adossée à la colline. Ouvert en 1908, ce restaurant a accueilli Picasso, Camus, Piaf, Aznavour, Brel, Nougaro…


Cà fait un effet (oeil de) boeuf !


Un vrai jardin de grand-mère ! Pour un peu, çà sent la pisse de chat !


Henry Lachouque

Un des nombreux témoignages de l’obsession française pour ce dictateur…


Cyprès

Ces trois cyprès, tels un trident menaçant Paris !


Cette horreur réactionnaire qu’est le Sacré-Coeur menace aussi Paris, hélas !


Vert !


Le début de la rue ondule, tel une descente de reins !


Dalida

Tiens, on en parlait ! Le croisement sur la rue Girardon s’appelle « place » Dalida et s’orne d’un buste (sculpteur : Aslan, celui qui dessinait les pin-ups dans Lui) de la dame en question. On remarquera que la poitrine est bien patinée par des milliers de fans et de touristes. Pratique stupide que des élus écologistes puritains tout aussi stupides ont tenté de faire interdire…


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« Dehors, les markéteux, les inutiles ! »

Retour sur Marjane Satrapi : aucun membre du groupe parlementaire de LFI n’a réagi à sa disparition. Il est vrai que pour une certaine gauche, porter ou ne pas porter le voile relèverait de la « liberté » de chaque femme. Après la rediffusion de Persépolis, certains ont même osé juger le film islamophobe… Ah, ces intellectuels occidentaux qui, comme le disait Satrapi, « aiment les Iraniens avec un âne sur une colline, et leurs femmes avec un voile » !

Quant à Edgar Morin (grand ami de Tariq Ramadan…), il n’était, comme l’écrit un lecteur de Marianne, que « le TikTok intellectuel d’une époque qui croyait que toutes les frontières étaient mauvaises, que toutes les identités étaient négociables, que toutes les cultures voulaient dialoguer ».

Edgar Morin, je vous présente Marjane Satrapi…


LA LISTE PEREC DU JOUR :

"Il avait une table ronde avec des rallonges qu'il n'avait pas dû utiliser bien souvent, six chaises paillées et un bahut qu'il avait sculpté lui-même et dont les motifs illustraient les scènes capitales de L'Ile mystérieuse : la chute du ballon évadé de Richmond, la miraculeuse retrouvaille de Cyrus Smith, l'ultime allumette récupérée dans la poche du gilet de Gédéon Spilett, la découverte de la malle, et jusqu'aux confessions déchirantes d'Ayrton et de Nemo qui concluent ces aventures en les reliant magnifiquement  aux Enfants du capitaine Grant et à Vingt mille lieues sous les mers."

Vous qui allez prendre le train pour les vacances, connaissez-vous Aiguillages ?

« Aiguillages » est le chaîne YouTube de Thierry Pupier, un passionné de trains, métros, tramways et tout ce qui roule sur rails. Il produit des vidéos documentaires et des reportages1 sur des réseaux ferroviaires en France et à l’international, comme le métro de Chongqing en Chine, en mettant en avant des aspects uniques ou méconnus de ces infrastructures.

1 https://www.youtube.com/aiguillages

J’ai frôlé la catastrophe : avant vérification, j’avais écrit : « Je recommande cette chaîne, bien que je ne sois pas toujours d’accord avec ce monsieur, par exemple au sujet de l’aérotrain ». Je confondais Thierry Pupier avec celui qui anime la chaîne dénommée Clé2berne – et je confondais aussi avec Le Ferrovipathe ! Toujours est-il que je recommande bien Aiguillages !

Intéressants sont aussi les commentaires de ces vidéos par les internautes, où l’on voit que le train, sujet ringard pour nos élites (politiques, communicants, « experts » et je dirais même, hélas, écologistes) est un sujet pris très au sérieux par le peuple.

J’enrage de ne pouvoir m’adresser à l’internaute appelé « A la voiture-bar »2, ce dernier ne s’exprimant que par le biais de Facebook, média auquel je ne veux pas m’abonner. S’il me lit, qu’il me contacte ! Je me permets (qu’il m’en excuse !) de publier son long commentaire à propos de la vidéo d’Aiguillages : Qui fait quoi sur le rail français3 ?. J’ai juste modifié la mise en page et ajouté trois notes et deux illustrations. J’ai cru comprendre que sa contribution était extraite de : Propositions constructives et réflexions sur les thèmes de l’énergie, des transports et du patrimoine. Services publics EDF nucléaire/hydraulique, SNCF Liberté et mobilité individuelles. Bagnoles.

2 www.youtube.com/@A_la_voiture-bar, « chaîne sans contenu » …

3 https://www.youtube.com/watch?v=A6gBzHV-Gws.

« Bien. Et si on revenait aux fondamentaux. Pour commencer, le ménage. Faisons des économies, des grosses, des vraies. Tranchons dans le lard.

Passons de : communes/communautés de communes/départements/régions/état/UE à communes/départements/état : suppression des communautés de communes, des régions, et sortie de l’UE par un FREXIT4 dur. Puis :

« Tranchons dans le lard.. ».

– SNCF opérateur ferroviaire historique, unique, 100% public inscrit dans la Constitution, propriétaire du matériel et de TOUTES les installations fixes. La SNCF doit redevenir LA référence mondiale du transport ferroviaire. Pas de place pour les parasites, les alternatifs, les suce-gamelles, les « concurrents »…

– Purge massive de la direction. Dehors les markéteux, les inutiles, les progressistes, les foldingos, les gratte-papier…5 Je veux rendre la SNCF aux ingénieurs, aux cheminots, aux usagers. Retour des cheminots dans les gares, aux guichets. Stop la branlette des « applis » et autres délires.

Zou !

– Fini la foire à Neuneu, les Ouigo, les gogos, les zozos, les Zou, les inoui, les [motrices] 22200 rose Barbie6…

– En 1992 on est passé de RESA à Socrate, de la facturation au kilométrage parcouru au tarif à la tête du « client ». Retour donc à la facturation au kilométrage parcouru, ce qui évitera les itinéraires monstrueux tel le TGV Nice – Nancy via LGV Rhin-Rhône et Strasbourg…

– Retour aux trains Rapides (dont les TGV), express et régionaux. Stop au catalogue des noms débiles.

– Des livrées « sérieuses » pour les matériels. Fini les [motrices] 22200 Zaza Napoli, les livrées Fret en tête de rames voyageurs… Retour au beau, au respect des usagers, à l’unification. Des trains PROPRES, des vitres transparentes, la grande lessive du réseau : TOUT est tagué, c’est très laid, irrespectueux pour les usagers et les cheminots, sale, dégradant. Il faut DETAGUER le réseau et les matériels. Etc, etc…

Il y a du boulot pour les années à venir… »

4 Pour ma part, je suis plutôt partisan d’un Euroxit : c’est toute l’Europe qui doit sortir de ce système ! [NDLR]

5 Souligné par nous.

6 Illustration en bannière de titre.

Tout est dit. Cette fois, la SNCF, ou plutôt Sncf, comme on dit aujourd’hui, est nue !

Il ne s’agit plus seulement de regretter que les trains n’arrivent plus à l’heure, que des lignes ferment ou que les tarifs soient opaques. Mais que cette infrastructure essentielle à la bonne marche de la Nation soit au mains de parasites et de bullshit-jobbers sortis d’HEC.

Voeu : Que la nation française retrouve sa dignité, ne serait-ce que par ses installations et son exploitation ferroviaires ! En matière de trains, nous sommes la risée de la Suisse…

Un autre élément intéressant, dans le cri du coeur lancé par notre ami, est la dimension esthétique, le même retour au beau réclamé par le regretté Benoît Duteurtre dans son ouvrage La nostalgie des buffets de gare (Payot, 2015). Duteurtre regrettait ainsi que les gares soient devenues, tout comme les aires d’autoroute, des alignements obscènes de marques. Le déclin esthétique est toujours un syndrome des déclins moral, économique et scientifique.


Exercices de stiche (6)

Avertissement : l'absence de football dans ce blog est susceptible de heurter la sensibilité des internautes.

Dans un article dans La Terre (mai-juin 2026), journal bimestriel sur l’agriculture et l’environnement, Francis Wurtz, député européen (PC) honoraire, met les pieds dans le plat. Je paraphrase : Trump déclare qu’il n’a pas besoin de droit international. Et l’Europe (à part l’Espagne), au mieux s’illustre par son « ambigüité » (ex : France), au pire balaie les principes de la Charte des Nations-unies sur lesquels repose l’ordre international né de la victoire des démocraties sur le nazisme et le fascisme. La preuve par Ursula von der Leyen : « L’Europe ne peut plus être la gardienne […] d’un monde qui a disparu »… En réalité, poursuit Wurtz, les seuls Etats à avoir présenté un plan de paix dans le conflit Etats-Unis/Israël vs. Iran sont, conjointement, la Chine et le Pakistan*. Deux Etats appartenant à la majorité mondiale, c’est-à-dire ceux représentant 85% de la population terrienne et qui réclament un ordre économique mondial basé sur une alternative au dollar. On remarquera que les dirigeants à la tête de la Chine sont tous ingénieurs de formation. On ne peut pas faire la paix avec des dirigeants qui ont été banquiers ou avocats d’affaires, ceux-là même qui mettent à la tête de leurs anciennes colonies du Sud des idiots utiles anciens footballeurs ou bien rappeurs…

*Souligné par nous…


Il est vêtu d'une culotte courte en drap bleu marine et d'un blouson en "soie de parachute", c'est-à-dire en nylon brillant, bleu ciel, agrémenté de badges fantaisie : un pylône d'où partent quatre éclairs et des cercles concentriques, symboles de radiotélégraphie ; un compas, une boussole et un chronomètre, hypothétiques emblèmes d'un géographe, d'un arpenteur et d'un explorateur ; le chiffre 77 écrit en lettres rouges dans un triangle jaune ; la silhouette d'un cordonnier réparant une grosse chaussure de montagne ; une main repoussant un verre plein d'alcool avec, en dessous, les mots "Non merci, je conduis".

J’ai lu pour le première fois Le Petit Prince il y a dix ans seulement. Je ne sais que dire de cet opuscule… Conte naïf, ouvrage pour enfants, conte humaniste et sérieux ? Y a-t-il « plusieurs niveaux de lecture », pirouette d’usage pour dire qu’on ne sait pas quoi en penser ? Pour ma part, je crois plutôt que « Saint-Ex » s’est quelque peu foutu de notre gueule, sachant que l’aviateur-écrivain était tout de même un drôle de personnage, avec sa part d’ombre, écrit-on quand on veut faire cliché.

Saint-Exupery
Attention, Mesdames et Messieurs : dans un instant, l’imposture va commencer.

Faisons donc de ce canular un autre canular : je vous le propose en pastiche, et de surcroît, en pastiche du thème décliné dans Exercices de style, de Queneau !

J’ai transposé l’avion saint-exupérien en autobus quenellien, en me rappelant que le quartier du Parc Monceau est plutôt désert – çà tombe bien ! D’autant qu’il fallait bien que le renard vienne de quelque part, sachant qu’il y en a dans les parcs parisiens… Quant au bouton de la chute du récit de Queneau, il ne pouvait que faire écho au mouton dont le dessin est réclamé par le Petit Prince…

Mouton
Bouton-mouton ?
C'était un midi. je me trouvai sur un boulevard désert, devant le parc Monceau. Mon autobus (le S) était en panne, et je dus faire sortir tous les voyageurs.
Un petit bonhomme que je n'avais pas vu était resté sur la plate-forme arrière. Il portait une écharpe fort longue avec un galon tressé en guise de ruban.
"Qui es-tu et que fais-tu là, lui demandé-je ?
- On m'appelle le Petit Prince. Je viens de l'astre répertorié S, comme ton autobus. je suis tombé de cet astéroïde, car c'en est un.
-Tombé de ton astéroïde ?
-J'ai visité bien d'autres planètes, mais je me suis battu avec les grandes personnes.
-Tu t'es battu ?
-Oui. D'ailleurs, quand je suis tombé, j'ai atterri sur la plate-forme de ton autobus.
-Tu sais ce qu'est un autobus, osai-je lui demander ?
-Quand je suis tombé, esquiva-t-il, j'ai heurté les pieds d'autres grandes personnes, et elles n'étaient pas contentes. Mais ma chute spatiale m'a épuisé, et je me suis jeté sur une place libre".

Deux heures plus tard, après moult tentatives de dessiner un mouton au jeune garçon afin de l'occuper (il n'était jamais content), un bus dont le panneau avant indiquait "Saint-Lazare", arriva enfin pour me dépanner. Soudain, un renard surgit du parc, et dit à mon jeune ami :
"Tu devrais diminuer l'échancrure de ton manteau, en y faisant remonter le bouton supérieur.
- Alors dessine-moi un bouton", dit le Petit Prince.

Le ton de cette pochade est aussi gnangnan que celui du texte original : moi aussi, je peux faire de la daube ! Je jubile ! Saint-Exultery !


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Le Manuel du Marin

Bachi

Retour sur la visite le 27 avril du roi Charles aux Etats-Unis. Dans le message perfide et mensonger qu’il a adressé aux Américains, Charles, ce malthusien invétéré, a affirmé que la Révolution américaine de 1776 était le fruit des « Lumières britanniques » et que le destin des deux peuples était « intimement liés » ! Applaudissements pavloviens des élus du Capitole qui ne se souviennent plus que l’indépendance fut déclarée par les colons américains contre l’Empire britannique et obtenue grâce à la victoire d’une révolte anticoloniale sanglante… Quant à Trump, ce pauvre type atteint du syndrome de Stockholm, il bavait devant les ors, le kitsch, et le mauvais goût princier britannique… « Aujourd’hui, la plupart des anciennes colonies britanniques n’ont aucune idée de ce qu’elles doivent réellement à cet héritage imposant de droit, de liberté et de coutumes britanniques qui leur a été transmis » a-t-il déclaré. Les anciens colonisés apprécieront.

Le fait est que très peu d’Américains comprennent et, encore moins, défendent les principes fondateurs des Etats-Unis...



Quand la canicule s’emballe,
les cannibales s’enc[malheureusement, la suite du texte est illisible]


"Il y a des rubriques politiques et syndicales, des pages sportives, des bandes dessinées, des nouvelles du lycée, des mots croisés, des petites annonces, des informations locales, des faits divers, de la publicité - généralement fournie par les parents d'élèves ayant un commerce à côté du lycée - et plusieurs rubriques de jeux et de bricolages (conseils pour poser le papier peint, fabriquez vous-même votre damier de jacquet, réussissez vos encadrements, etc.)."

Je suis l’un des rares de ma génération à avoir fait mon service militaire : tout le monde me dit avoir été réformé… N’étant pas sportif, je voulais faire mon service dans la Marine, pour être sûr de ne pas crapahuter.

J’ai donc demandé à faire une Préparation militaire Marine, laquelle s’est déroulée dans un fameux port militaire : Amiens ! Où j’ai passé mon temps à faire du crapahutage, parcours du combattant et pas cadencé. Un beau foutage de gueule ! Je me souviens notamment du second maître Fézelot – un connard.

Néanmoins nous avions aussi appris bon nombre de choses cocasses propres à la Marine.

Nous avions tous reçu le Manuel du Marin, véritable bible. Tout y été répertorié, y compris l’hygiène de vie. Je me souviens de cette phrase : « L’alcool n’est pas un aliment ».

Florilège :

Le béret du marin ne porte pas de pompon : son bachi porte une houppette, ce n’est pas la même chose. Ton bachi porte une houppette ? Grand fou, va !

Il n’y a pas de capitaine dans la Marine, mais un lieutenant de vaisseau. Il y a bien le capitaine d’armes, mais ce n’est pas un grade, juste une fonction : il s’occupe de la discipline. Dans les officiers supérieurs, on compte les capitaines de corvette, de frégate, de vaisseau, appelés plaisamment « cap de vette », « cap de gate » et « cap de veau ».

Nous apprenions également les rudiments de la navigation, mais comme la Terre n’est pas plate, il faut calculer en termes d’angles et jongler avec la trigonométrie, qui m’est totalement hermétique depuis le lycée. On utilise pour tracer sa route la fameuse règle Cras, connue aussi des aviateurs.

Quant aux balises dans les ports, la rouge (cylindre) se laisse à bâbord, et la noire (cône) se laisse à tribord. Moyen mnémotechnique : « bacyrouge » et « tricônoir », (tricot noir). Bassinoire (« bacynoir ») aurait été bien aussi…

Les deux procédés les plus usités (çà a, paraît-il, changé) de moyens de lutte contre les voies d’eau sont le paillet Makaroff et le paillet Colomès, sans compter la plaque obturatrice. Si à 50 ans vous ne savez pas çà, vous avez raté votre vie…

Paillet Makaroff

Dans la Marine, il n’y a pas de drapeaux, mais des pavillons. On ne hisse pas le drapeau mais on envoie les couleurs.

On dit un mille, ou un nautique, mais pas un mille nautique.

J’en passe et des meilleures.

La suite fut aussi folklorique : la veille de mon incorporation, on m’appela pour me dire que je commençai le lendemain, sur un navire océanographique. Le rêve ! Arrivé à l’Unité Marine, vers le quai indiqué, je vis un bateau gris. Or je ma souvenais avoir appris que les bâtiments océanographiques étaient blancs. Puis je vis le numéro d’identification : P 659. Mais P, c’est les patrouilleurs ! J’aperçus enfin les deux canons, que n’étaient pas censé posséder les océanos. Les salauds, ils m’avaient dit çà pour être sûrs que je vienne…

Je fis donc mon service en 1984 sur le dernier bateau en bois de la Marine nationale. Oui, vous avez bien lu : en bois. Non pas le Belem à voiles, mais le patrouilleur Canopus (basé à Fort-de-France) équipé de deux machines* de locomotive General Motors. Le dernier d’une série de dragueurs de mines, construits en 1947 et 1954 en bois (peint en gris) pour ne pas attirer les mines. Puis ces dragueurs furent transformés en « patrouilleurs côtiers », pour faire des interventions en Zone Economique Exclusive : nous abordions des navires de pêche coréens, munis (nous, pas eux) de pistolets… sans chargeur !

*On ne dit pas « moteur » dans la Marine.

Patrouilleur_Canopus
Le patrouilleur Canopus (coque en bois), poubelle flottante en 1984, désarmé deux ans après.

Je connus donc la joie des escales : je fis du tourisme dans mon coin, tandis que les autres allaient dans les bars à putes. Cela pourra faire l’objet d’un autre article…

A la fin de la Préparation, j’avais voulu le garder le Manuel, mais il avait fallu le rendre afin d’en faire bénéficier la promotion suivante. Je me suis dit naïvement que je me le procurerais quand je ferai mon service. Mais le Canopus était basé à Fort-de-France, où le livre n’était pas disponible : je n’ai même pas pu l’acheter à la cantine. Adieu, Manuel du Marin, qui n’existe plus*, d’ailleurs !

*On peut facilement se le procurer sur Amazon.

Entre nous, la Marine : c’est une secte…

On peut toujours lire : Jean-Charles, La foire aux bidasses, Presses de la Cité, 1973, notamment « Sur la mer jolie », chapitre consacré à la Marine. J’avais emprunté ce livre, que je possède toujours, à la bibliothèque de l’Unité Marine de Fort-de-France, et ne l’ai jamais rendu…


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J’les confonds toujours (8)

Dupont et Dupond

Entrevue avec François Ruffin dans Marianne du 26 février dernier : « Je ne suis pas altermondialiste, j’ai toujours été anti-mondialiste »*, « Je suis réticent au vivre-ensemble : c’est sans-projet, c’est statique. Ce qui fait une nation, c’est de faire** ensemble », « Je ne suis pas sans-frontiériste. la frontière, ce n’est pas un mur, c’est un filtre ». Et vlan dans la gueule !

*Idem pour le rédacteur de ce blog qui n’a jamais supporté cette assertion convenue, nunuche et tête-à-claques : « je suis citoyen du Monde »…

** Souligné par nous.


Autre entrevue dans le même numéro avec l’auteur et metteur en scène Jean-Marie Besset. « Le théâtre ne parle plus que d’antiracisme et de #MeToo ». Pour lui (je le paraphrase) : 1. L’existentialisme, le théâtre de l’absurde, puis le théâtre du quotidien ont fini de ravager le théâtre français, devenu un terrain vague postnucléaire. 2. On est empêtrés dans la sociologie, la lutte des classes, l’antiracisme, l’exclusion, la victimisation. 3. Après 68, le théâtre français était devenu impossible. 4. L’auteur a été remplacé par le metteur en scène*.

*L’auteur de ce blog a constaté la même chose chez son employeur, le ministère de la Culture : les publications internes, qui parlaient encore de culture il y a vingt ans, ne sont aujourd’hui consacrées qu’à la diversité, l’inclusion et la transition climatique, et pourraient être standard avec la littérature des autres ministères.


LA LISTE PEREC DU JOUR :

"En un peu plus de deux ans, Ingeborg fit apparaître 82 fois le Diable, pour des prix qui finirent par atteindre vingt, vingt-cinq et même une fois trente millions de francs (anciens). La liste de ses clients comprend six députés (dont trois devinrent effectivement ministres, et un seulement sous-secrétaire d'Etat), sept hauts fonctionnaires, onze chefs d'entreprise, six officiers généraux et supérieurs, deux professeurs à la faculté de Médecine, divers sportifs, plusieurs grands couturiers, des restaurateurs, le directeur d'un journal et même un cardinal, le reste des candidats appartenant au monde des arts, des lettres, et surtout du spectacle."

Dans l’article Belle marquise [https://champouin.blog/2025/01/15/belle-marquise/], j’avais cité l’écrivain français Alain Damasio, en indiquant en note que je le confondais avec le neuroscientifique portugais Antonio Damasio. Bingo : dans Philosophie Magazine d’avril 2026, entrevue* avec ce dernier… prénommé Alain dans le sommaire !

*Encore ! Mais c’est mieux qu’interview…

Suite des réjouissances de J’les confonds toujours. A ce propos, je me suis aperçu que, pour moi, Geffrey Epstein et Harvey Weinstein ne faisaient qu’un ! Deux patronymes spécial dédicace Jean-Luc Mélenchon…

  • Francisque COLLOMB (1910-2009) et Gérard COLLOMB (1947-2023) – deux maires de Lyon.

Mais qui n’ont aucun lien de parenté ! Francisque COLLOMB, de centre droit, devint maire en 1977 après avoir été sénateur, à l’inverse du parcours habituel. On lui doit la construction du « centre d’échanges » (?) de Perrache qui a « enseveli » la gare, du nouveau quartier de la Part-Dieu (deux horreurs défigurant la ville), le développement du métro (initié par son prédécesseur Louis « Zizi » Pradel), le lancement d’Eurexpo, et l’installation du siège d’Interpol. Après son deuxième mandat en 1989, il est battu par Michel Noir. Gérard COLLOMB, lui aussi sénateur (socialiste), succède à Raymond Barre en 2001 à la tête de Lyon, et ce jusqu’en 2020. On lui doit l’aménagement du nouveau quartier de Confluences. En 2015, il devient le premier président du Conseil de la métropole de Lyon, instance qui fusionne le Grand Lyon (ex-COURLY) avec avec le Conseil départemental du Rhône. Entre temps, il redevient sénateur. Puis il se rallie à Emmanuel Macron et finit ministre de l’Intérieur.

Francisque COLLOMB et Gérard COLLOMB.

  • COMBS-LA-VILLE et CONS-LA-GRANDVILLE – deux villes au nom potentiellement rigolo.

Potentiellement, car COMBS-LA-VILLE se prononce « combe », malheureusement. Cette commune de Seine-et-Marne, à 28 km au sud-est de Paris, contient 23 350 hab. Son nom vient du celtique cumba – une combe – c’est-à-dire une vallée (celle de l’Yerre). Située dans la petite région agricole dénommée la Brie française, ses commerces disparaissent, aspirés par les centres commerciaux environnants. Y sont nés Gustave Caillebotte et Edmonde Charles-Roux. De même origine toponymique, CONS-LA-GRANDVILLE est une commune de Meurthe-et-Moselle (522 hab.) dans l’arrondissement de Briey. Il y eut une activité de hauts fourneaux au 19ème siècle. Mes recherches aboutissent à deux prononciations : « con » (chouette !) et « consse » (raté !). Le village est drainé par la Chiers, rivière franco-luxembourgeoise, mais qui se prononce « chierre ». Décidément, on n’y arrivera pas !

  • Georges CONCHON (1925-1990) et Raoul PONCHON (1848-1937) – deux écrivains.

Raoul PONCHON, au départ employé de banque, décide en 1871 de devenir « peintre bohème ». Il fréquente les salons de peinture et les cercles littéraires. Il fonde avec Jean Richepin et Maurice Bouchor le Groupe des Vivants. En 1886, il est embauché au Courrier français, « illustré paraissant tous les samedis : littérature, beaux-arts, théâtre, médecine, finance », pour y tenir une chronique en vers hebdomadaire, et c’est le début des gazettes rimées, qu’il étendra à d’autres publications. PONCHON deviendra membre de l’Académie Goncourt en 1924. Il est l’auteur de quatre recueils s’intitulant La Muse : –au cabaret, –vagabonde, -frondeuse, -gaillarde. Quant à Georges CONCHON, écrivain, journaliste et scénariste, il est « dans le civil » fonctionnaire au Sénat. Il publie Les grandes lessives, son premier roman, en 1953. Il est alors embauché par Pierre Lazareff pour France-Soir, puis publiera notamment L’état sauvage (prix Goncourt) ou Le Sucre. Il sera également scénariste (Sept morts sur ordonnance, La victoire en chantant…). Engagé au PSU, il dénoncera régulièrement le colonialisme.

  • Jean CONSTANTIN (1923-1997) et Michel CONSTANTIN (1924-2003) – deux hommes de scène.

Moustachu et d’un physique corpulent rappelant Dario Moreno, Jean CONSTANTIN est un autodidacte du piano passionné de jazz qui deviendra auteur-compositeur-interprète. Il écrira pour Piaf (Mon manège à moi), Zizi Jeanmaire (Mon truc en plumes), Montand (Ma Gigolette). Il se produit aussi sur scène avec de nombreuses chansons plus ou moins dans la veine comique, inspirées par le cha-cha (assez mauvaises, disons-le). Avec notamment le batteur Moustache, il formera l’orchestre de jazz dénommé Les Gros Minets. Jean CONSTANTIN est aujourd’hui totalement oublié. Quant à Michel CONSTANTIN, né Constantin Hokhloff d’une famille de Russes blancs, il fait de la figuration et est remarqué pour son physique. Il enchaînera les seconds rôles (les années 60-70, grande époque des seconds rôles…) de flic ou de truand*. Il jouera pour Robert Enrico, José Giovanni, Yves Boisset ou Georges Lautner. Ne pas confondre nos deux CONSTANTIN avec Edward Constantinowsky dit Eddie CONSTANTINE (1917-1993), chanteur puis acteur américain francophone et germanophone, vivant en France, et qui aura tourné dans des (mauvais) films français de Série B. Il jouera le rôle de l’agent secret Lemmy Caution. J’avais toujours cru que CONSTANTINE était un vrai français qui prenait exprès l’accent américain.

*Il jouera les fameux rôles « à col roulé », tout comme Robert Dalban ou André Pousse.

Jean Constantin, Les Pantoufles, (paroles : Claude Nougaro (!), musique : Jean Constantin), 1955.

  • Le COR et ANTICOR – deux structures de veille sociopolitique.

Le COR, c’est le Conseil d’Orientation des Retraites, « instance indépendante et pluraliste d’expertise et de concertation, chargée d’analyser et de suivre les perspectives à moyen et long terme du système de retraite français », créée en 2000. Instance qui analyse les modalités techniques (nombre de cotisants, âge de départ, nombre de trimestres nécessaires…) mais qui ne va pas se mouiller : ce comité Théodule est donc l’instrument de ceux qui prônent ce qui en novlangue s’appelle « les réformes » ! Quant à ANTICOR, c’est une association anticorruption française qui œuvre à réhabiliter la démocratie représentative, promouvoir la probité en politique, et lutter contre le corruption politique et la fraude fiscale. Elle fut fondée en 2002 par le juge Halphen et Séverine Tessier. le ministère de la Justice voulait lui supprimer son agrément de 2021 à 2024, décision finalement annulée par le Tribunal administratif… La lutte continue !

Anti-cors…

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‘elp !


Remarqué par un lecteur de Charlie Hebdo présent à la préparation de la manif le 8 mars – oui, je retarde – (journée internationale de la femme) : alors que débute une manif auxiliaire en soutien à la Palestine, une sono commence son leitmotiv : « Juifs, financiers, démocratie en danger ». Personne ne réagit…

Donald Trump,

c’est un Mélenchon de bonne humeur !

« Quand tu as les yeux noirs, les cheveux noirs, et que tu parles un peu fort… C’est sûr que ce n’est pas la douceur du blond et des yeux bleus ! » (Sophia Chikirou à Clémentine Autain). L’obsession racialiste se confirme à LFI !


LA LISTE PEREC DU JOUR :

"Il avait fait disparaître des centaines et des milliers d'outils, de techniques, de coutumes, de croyances, de dictons, de plats, de jeux, de sobriquets, de poids et de mesures ; il avait rayé de la carte des dizaines d'îles, des centaines de villes et de fleuves, des milliers de chefs-lieux de canton ; il avait renvoyé à leur anonymat taxinomique des centaines de sortes de vaches, des espèces d'oiseaux, d'insectes et de serpents, des poissons un peu spéciaux, des variétés de coquillages, des plantes pas tout à fait pareilles, des types particuliers de légumes et de fruits ; il avait fait s'évanouir dans la nuit des temps des cohortes de géographes, de missionnaires, d'entomologistes, de Pères de l'Eglise, d'hommes de lettres, de généraux, de Dieux & de Démons."

Hi, buenos dias, guten Tag, saluton, kon’nechua, buongiorno, namaste, e tutti quanti, and so on, ktp., usw., etc.

Je suis étranger et je ne comprends rien à ce que vous dîtes.

Vous m’avez interpellé en abordant la pensée d’aldouceuxe laid. Vous m’avez ensuite parlé de politique en évoquant les figures de vaclavavel* (j’avoue, j’en ai bavé, pas vous ?) et de lèche-valessa, le cochon ! De là vous êtes passés à la littérature engagée avec Georges sans Prun** (le pauvre…), avec sioran puis avec bobdilane.

Y en a un qui frime avec sa bobdilane !

Puis de celle, moins engagée de Philippe rote (beurp !), de sahul bellot (évoquait-il le cuclucsclan ?). La conversation a dérivé sur les cas de somersète mogame (il manque toujours quelque chose à un monogame), de Philippe caduque, heu… cadique, voire de Patricia aillesmisse, et sur la littérature italienne avec Léonardo sia-sia. Vous m’avez par la suite entretenu de cinéma en me citant des réalisateurs comme les marxbrozeur, Cécil B-2000***, véner… pardon vernérerzog (lequel roulait en volvagaine), et même de oualdisnet, voire de popeille (à propos de BD, vous aimez bien chouitaine). Vous êtes passés aux acteurs comme bobope, quirque douglasse ou Faille du Naouet.

Faille du Naouet, qui a remporté le Grand Prix de l’Arc de Triomphe.

La peinture était également à l’honneur avec Edouard au peur ou David ocnet. Puis nous avons conversé sur la musique : Bétove, évidemment, mais aussi César cuit. Après cela, le rock fut à l’honneur grâce à la soule (qui parfois, mérite bien son nom), le ardroc, le évimétal, le ipope (e-pop ?), la capope (non pas anglaise mais coréenne) – belle transition pour aborder l‘afro-bite ! Il fut question des wou. Ah, il y a un chien qui aboie. Ah non, je croyais. Puis vous m’avez parlé de grètefoule d‘aide, de meuret-aide, de motor-aide, puis de radio-aide : A L’HEAD ! AU SECOURS !

*Qui en »javanais », ferait vaclanavavel, et en « jargon », vaclabadavel ! Koi, keskidi ?

**Georges sans Prun, c’est comme Milan sans Remo !

***Qui envisageait de faire un film sur la Chapelle 16. J’en parlerai à Mgr André XXIII !

…

Bonjour !

Je suis français et je ne comprends rien à ce que vous dîtes.

Someursète mmmh…

Vous m’avez interpellé en abordant la pensée d’Haldeussasscli Vous m’avez ensuite parlé de politique en évoquant les figures de vatslavHaveul et de lèKH ouin-ouin çà ! De là vous êtes passés à la littérature engagée avec KHoKHésèmproun, avec Tchoranne puis avec babe d’aïleune. Puis de celle, moins engagée de Philippe rosse, de sol bellot (évoquait-il le kioukleuxklanne ?) . La conversation a dérivé sur les cas de someursète mmmh, de Philippe queilledique, voire de Patricia Haillesmisse, et sur la littérature italienne avec Léonardo Chachat. Vous m’avez par la suite entretenu de cinéma en me citant des réalisateurs comme les marxbrozrzrz, Cécil bidimil, verneurHertsok (lequel roulait en folcsvageune), et même de ouoldizni, voire de pape-aille à propos de BD, vous aimez bien scoilleteune). Vous êtes passés aux acteurs comme babHeupe, queurquedagleusse ou Faille deuneuoueille.

La peinture était également à l’honneur avec Edouorde Hopeur ou Deillevid Hacni. Puis nous avons conversé sur la musique :BétHovn, évidemment, mais aussi César couille. Après cela, le rock fut à l’honneur grâce à la so-oule, le Hardrac, le Hèvimidol, le HipHape, la queillepape et l‘afro-biiiite ! Il fut question des Hou. Puis vous m’avez parlé de grètefoule d‘aide, de madeurHaide, de meureilleHaide, puis de reillediyoHaide ? En tout, dix-sept KHrachats et Haspirations… ‘ELP !

The Beatles, Help ! (paroles et musique : J. Lennon, P. Mc Cartney), 1965.

Bonus : « Bétove », cité plaisamment supra, fut le pseudonyme du compositeur Michel-Maurice Lévy (1883-1965), en tant que fantaisiste parodique d’oeuvres classiques ou contemporaines dans les années 1920. Je ne résiste pas à la parodie d’opérette ci-dessous, sans doute celle de Ta bouche, de Maurice Yvain (1922). Malheureusement, les oeuvres de Bétove n’ont jamais été rééditées (même pas par Frémeaux). Après les Beatles (ou plutôt avant), un autre monde…

Bétove (paroles et musique), Abouche ta bouche avec ma bouche, 1931.

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