Dekoikonparle ? (2)

Inde

Inde(s)/Indien/Hindou

Sur mon lieu de travail, une minute de silence a été dite lundi 26 octobre en mémoire de Samuel Paty, victime d’une fatwa islamiste. Quelque chose, néanmoins, me chiffonne et ne me met pas à l’aise. La note de service annonçant cette cérémonie stipulait (de mémoire) : « pour ceux qui le souhaitent ». Cela m’a rappelé le cours de Samuel Paty, invitant « ceux qui le souhaitent » à ne pas regarder les caricatures, ou par effet miroir, à assister à la séance. Bien sûr, tout le monde est libre de faire ce qu’il veut : une minute de silence n’est pas une consigne professionnelle ! Mais dans ce cas de figure, « pour ceux qui le souhaitent » peut vouloir dire « si les valeurs républicaines heurtent votre sensibilité, n’y assistez pas ». Bien entendu, il n’y avait aucune mauvaise intention de la part de la direction, mais je pense qu’on a tous gardé dans notre inconscient l’attitude d’ « encore [se] coucher », comme le titre Marianne du 21 octobre.

N’y pensons plus (tout au moins le temps de lire ce blog), et évadons-nous avec le deuxième volet de notre Dekoikonparle ? :

Quand j’étais petit (oui, marcjoly a été petit), les Hindous vivaient en Inde, et les Indiens combattaient les cow-boys avec des plumes sur la tête. Aujourd’hui, ce sont ces derniers qui vivent en Inde, les Hindous se contentant d’être des adorateurs de Vishnou.

Alors Indiens ou Hindous ? Et pourquoi les Sioux ou les Apaches sont des Indiens ? Et « les Indes » ? Il y en avait plusieurs ?

On nous a tellement dit que le mot « hindou » n’avait rien à voir avec celui d’ « Inde ». En réalité, les deux sont dérivés de la version en vieux persan, hindu, du mot sanskrit Sindhu, l’appellation du fleuve… Indus. Tiens, un troisième compère ! L’Indus est en fait à l’Inde ce que le Nil est à l’Egypte : une colonne vertébrale qui a façonné la civilisation.

Le monde occidental connaissait dès l’Antiquité l’existence de l’Inde, de par les routes commerciales terrestres ou maritimes. Le mot eut tendance a désigner l’Asie lointaine, et quand Christophe Colomb pensait aller en Inde, il disait vrai : il voulait rejoindre l’extrémité de l’Asie, et les habitants du Nouveau Monde furent appelés… Indiens.

Ainsi, les Antilles furent appelées Indes occidentales, pour ne pas les confondre avec le sous-continent indien, mais aussi avec les Indes néerlandaises, à savoir notre… Indonésie, à l’époque colonie hollandaise. Les Anglais en rajoutèrent une couche, ou plutôt plusieurs avec leur Empire des Indes, qui comprenait les actuels Pakistan, Inde, Sri-Lanka et Birmanie. Jusqu’aux indépendances de 1947, l’on parla des Indes au pluriel.

Mézalor, mézalor (comme dirait Queneau), si les Indiens sont en Amérique, comment appeler ceux d’Asie ? On trouva une facilité : Hindous, car la plupart l’étaient, mais le mot désigne les pratiquants de l’Hindouisme, cette religion issue du brahmanisme. Et çà tombe bien : les Indiens parlent l’hindi, qui s’écrit en alphabet devanagari. La même langue se parle au Pakistan, mais avec l’alphabet arabe : c’est l’ourdou. Evidemment, en Inde, tout est compliqué : tout le monde n’est pas hindou (on compte des musulmans (20%), sikhs, bahaïs, chrétiens…) et 40% seulement de la population parle hindi (langue officielle).

« Votre père ? -Hindou. -Et votre grand-père ? -Un dur ! »

Nouveau rebondissement : il fallait distinguer la nationalité de la religion. L’Inde fut à nouveau peuplée d’Indiens, et « ceux d’Amérique » devinrent des Amérindiens. Quant aux Etasuniens, ils ont d’abord dit Indians (ce qui est ambigu) ou Natives (considéré comme dégradant). Ils se sont ensuite rabattu sur Indian-Americans, tout aussi ambigu depuis l’immigration provenant du sous-continent indien. On n’en sort pas ! L’Amérique latine a, elle, gardé Indianos.

Enfin, cette appellation quelque peu internationale ne l’est pas du tout chez les intéressés : l’appellation officielle de l’Inde est Bharat. Rassurez-vous, dans le langage courant, les Indiens disent Hindustan : l’honneur est sauf.

Hindustan
L’Hindustan Ambassador : un modèle culte de la production automobile indienne !

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Mauvaises « translations » ! (1/2)

Traduction

Nouvelles du front (sans majuscule…) :

Un fidèle lecteur, M. Lallouët, de Jeteux-Plumerai (Orne), donne l’exemple, lui : il a mis l’adresse du site en favoris. Prenez-en de la graine (ah ! ah !).

Quant à l’excellent Etienne Ruhaud (https://pagepaysage.wordpress.com), il publie Animaux, préfacé par Jean Renaud et illustré par Jacques Cauda, sorti le 13 octobre chez Unicité (12 €). Il s’agit d’un autre bestiaire fantastique, onze ans après Petites Fables. Vous pouvez le commander en librairie, sur le site d’Unicité, de la Fnac ou d’Amazon.

Le français menacé par l’anglais. Est-ce un désastre et la mort annoncée de notre langue ? Ou est-ce une évolution linguistique naturelle ? Seul le fameux cliché du « temps long » saura nous le dire…

Ce qui clair c’est qu’on ne parle plus correctement l’anglais : nous croyons parler la langue de Shakespeare, alors que nous parlons… le jargon de Nicolas Sarkozy croyant parler anglais !

Nous ne savons pas le traduire non plus, et nous tombons dans le piège des faux-amis, des contresens et de la paresse, car il faut réfléchir avant de traduire !

Cette rubrique est donc consacrée aux erreurs les plus courantes, et qui vont malheureusement plus loin que le registre journalistique. Votre serviteur, qui s’est adonné à la traduction dans une vie antérieure, vous en propose quelques unes.

  • Année fiscale – taxes.

Dans les traductions de textes américains, on trouve l’expression « année fiscale ». Y aurait-il des années où l’on paie des impôts, et des années où l’on en paie pas ? En réalité, fiscal year (ou FY) désigne l’année n pour laquelle la prévision des rentrées d’impôts a déterminé le budget de n+1. En bon français, çà s’appelle simplement l’année budgétaire ou l’exercice budgétaire. Les Américains considèrent le moyen (impôts et taxes) quand les Français considèrent le résultat (le budget) ! Sauf que le mot impôts apparaît peu dans les textes traduits de l’anglais, même britannique, car tax désigne aussi bien une contribution sans affectation particulière (impôt, TVA), que celle affectée à une ligne budgétaire précise (produits pétroliers, alcools, vignette automobile…). Sans indication techniques précises, mieux vaut donc traduire taxes par impôts…

Année budgétaire
  • Bannir.

« Le gouvernement veut bannir le glyphosate ». Non ! Il veut l‘interdire. Ou alors le bannir de la liste des pesticides autorisés, ce n’est pas la même chose ! Bannir n’est pas interdire, c’est expulser, proscrire, refouler, mettre au ban de quelque chose. Bannir n’a pas un sens absolu. C’est qu’on traduit mal l’anglais to ban, signifiant interdire . Et bannir se dit to banish…

  • Banque de l’Ouest.

Je l’ai vu une fois. Quelque chose comme : « Les investissements ont été alloués en faveur de la Banque de l’Ouest ». L’article parlait des rapports israélo-palestiniens. Bank, en anglais, c’est une banque, mais c’est aussi la rive d’un fleuve. C’est le sens véritable de la station de métro Bank à Londres, même si elle se situe près du quartier des banques… Dans le contexte palestinien (ou israélien, suivant les affinités), the West Bank désigne la rive ouest du Jourdain, c’est-à-dire la Cisjordanie, grosso modo les anciennes Samarie et Judée.

  • Billion.

Si vous lisez quelque part « billions » de dollars (ou d’euros), c’est qu’il s’agit d’un texte mal traduit de l’américain. Un billion, en anglais étasunien, c’est un milliard (1 000 000 000). Billion existe en français, mais il désigne un million de millions (10 puissance 12), et appartient à la série bi-, tri-, quadri-, quinti-, sextillion. Mais au point où planent les transactions financières, çà ne fait plus vraiment de différence…

  • Challenge.

Voilà bien un mot emblématique de notre monde libéral et compétitif ! Challenge, comme beaucoup de mots anglais, vient de l’ancien français chalenge (« débat », « réclamation », « défi ») < latin calumnia (« calomnie », avant extension de sens). Or, voilà, nous sommes en 2020, et un mot existe déjà : c’est justement défi. Seulement, défi fait duel dans le pré, alors que « challenge » fait start-up (pardon : jeune pousse) et BFM TV.

Défi
En français dans le texte !
  • Destroyer.

« Oh, c’est bien connu, un destroyer çà doit être une sorte de vaisseau de guerre, comme il y a les avisos, les corvettes, les croiseurs, les cuirassés, les frégates… Enfin, vous savez, moi, j’y connais pas grand-chose… » Voilà qui est dit ! Surtout que les cuirassés, çà n’existe plus : cela signifiait les navires de guerre en métal par opposition à ceux en bois… mais nous sommes là aussi en 2020 et le terme est obsolète ! Quant à destroyer, c’est un destroyer ship, mot-à-mot un « navire pour détruire ». En bon français, çà s’appelle tout simplement un navire (ou vaisseau) de guerre ! Il est vrai qu’au sens strict, il signifie également contre-torpilleur. Mais comme on le voit, il y a un mot français pour le dire !

  • Digital.

Nous voilà au pompon, à l’acmé, à la cerise sur le gâteau de la mauvaise traduction ! A tel point qu’une amie pensait que le mot désignait les objets commandés par effleurement. Cela aurait pu également être vrai, sauf que cela concerne aussi ceux à commande vocale ! Quoique le doigt… En effet a digit, en anglais signifie « chiffre », « numéro », et quoi de plus naturel de compter sur ses doigts : le mot vient de là. La digital technology est celle qui, au lieu d’enregistrer physiquement des informations (par microsillon, bande magnétique, pellicule photo…), les convertit directement en données chiffrées puis les restitue physiquement. Il s’agit donc, en français, de technologie numérique, par opposition à l’ancienne, analogique. A noter que certains se sont débarrassés de « digital », mais n’ont pas fait mieux : c’est la Fnac, dont le département numérique s’appelle maintenant en jargon « Fnac connect » [sic] !

To be continued, heu, à suivre …

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Prie-Dieu pour dormeur seul

Je viens de lire de Sigmund Freud : Le mot d’esprit et sa relation à l’inconscient (Folio Gallimard, 1988 – traduit de l’allemand par Denis Messier).

Votre serviteur n’a pas tout compris, et la lecture est parfois pénible, surtout quand Freud essaie d’expliquer un mot d’esprit ou une histoire drôle. Comme dirait Coluche : « Oui, je sais, même en Suisse, elle a pas marché ».

Le célèbre barbu a recueilli un corpus de mots d’esprit, traits d’esprit, contrepèteries, charades, histoires drôles, et en particulier, évidemment, blagues juives. Le tout bien entendu en allemand, et le traducteur a fait comme il a pu !

« Oui, je sais :
même en Suisse, elle a pas marché ».

  • Coluche

Je n’ai pas reproduit ici de Yiddishe Vitze, elles sont connues, et il existe plein de recueils à ce sujet [Lire entre autres Leo Rosten, Les Joies du Yiddish, Calmann-Levy, 1994 ; Marc-Alain Ouaknin, Dory Rotnemer, La bible de l’humour juif (1 et 2), Ramsay, 1995 et 1997]. Voici un florilège des autres blagues citées dans le livre de Freud, que j’ai  choisi d’illustrer par Dubout :

Freud présente le Witz (plus qu’une histoire drôle, une substantificque moelle), comme étant spécifiquement allemand, alors que c’est typiquement Jüdisch mitteleuropäisch ! En fait, un bon Witz doit provoquer, vers la fin, un « aha ! », preuve qu’une magie s’opère… 

Quoi ! vous êtes marié ?

– C’est vrai. Epousantable, mais vrai. 

Mariage

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La vanité ? Oui, c’est l’un de ses quatre talons d’Achille.

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Le couple X vit sur un assez grand pied. Aux dires des uns, le mari, ayant gagné pas mal d’argent, disposerait maintenant d’un joli petit matelas ; selon d’autres, la femme, ayant disposé d’un joli petit matelas, aurait gagné pas mal d’argent.

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Un des premiers actes de Napoléon III après son accession au pouvoir fut confisquer les biens de la maison d’Orléans. On fit, à cette époque, l’excellent jeu de mots suivant : « C’est le premier vol de l’aigle ».

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Heine, à propos d’une dame complaisante : « Elle ne pouvait se résoudre à refuser, à rejeter, à éliminer quoi que ce soit, si ce n’est ses urines ».

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Un adjudant à un appelé n’éprouvant aucun goût pour le service militaire : « Ecoute, achète-toi un fusil et installe-toi à ton compte ».

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Je m’étonne que les chats aient le pelage percé de deux trous à l’endroit précis où se trouvent leurs yeux.

Chat

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Frédéric le Grand entend parler d’un prédicateur qui a la réputation d’avoir commerce avec les morts. Il le fait venir et lui demande : « Pouvez-vous évoquer les esprits ? » L’homme répond : « Sire, je suis à vos ordres. Mais eux ne veulent pas venir ».

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Cette épigramme de Lessing :

A ce qu’on m’a raconté,

Cette bonne Galathée

Se teint les cheveux en noir ;

Toute autre est la vérité,

Car ils étaient déjà noirs

Quand elle les a achetés.

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Eine zweischläfrige Frau (une femme à deux places).

Ein einschläfriger Kirchenstuhl (un prie-Dieu pour dormeur seul).

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– Comment s’appelle un cannibale qui a dévoré son père et sa mère ?

– Un orphelin.

– Et quand en plus, il a dévoré tous ses autres parents ?

– Un légataire universel.

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Et enfin, ma préférée :

Cette jeune fille me fait penser à Dreyfus. Les militaires ne croient pas à son innocence.

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Dekoikonparle ? (1)

Gaulois

GAULOIS – ROMAN

Il existe en Lorraine deux communes : Audun-le-Tiche et Audun-le-Roman, distantes de 12 km. A quoi correspondent ce Tiche et ce Roman ? 

Tiche vient du latin tedescus qui signifie germanique. Roman, lui, renvoie à la langue romane.

On l’aura compris, la frontière linguistique passait entre les deux Audun. Une des conséquences fut qu’Audun-le-Tiche se trouve aujourd’hui en Moselle (annexée en 1870) et Audun-le-Roman en secteur mosellan non annexé, donc en Meurthe-et-Moselle (pour faire court…)

Mais d’autres vocables désignent l’aire linguistique non germanique : ceux issus de gallus ou gallicus…

Gallus désigne la Gaule, et par extension ce qui est celte (ou plutôt celte de l’ouest, car en réalité toute l’Europe était celte). On peut ainsi citer la Galice (Espagne), la Galicie (Roumanie) et la Galatie (Asie Mineure).

On retrouve gallus dans le pays de Galles (Wales), ainsi que chez les Wallons, par opposition aux Flamands au parler germanique. En Alsace, en allant vers le col du Bonhomme à partir de Kaysersberg, on tombe sur des patelins aux noms sonnant français (Orbey, Labaroche…) : c’est le pays welsche, un mot se rapprochant d’une spécialité culinaire irlandaise pour certains, du Pas-de-Calais pour d’autres, mais en réalité galloise : le welsh rarebit.

Welshe rarebit
Ah ouais, un croque-monsieur, quoi !

On le voit : les mots issus de gallus ne désignent pas seulement une « francitude » ou une « romanitude » linguistique, mais plus une opposition par rapport à une « germanitude » qu’elle soit anglaise, flamande, alsacienne, allemande, etc.

Et même une double opposition  : à une « germanitude » et une « italianitude ». On sait que l’église anglicane (créée, en passant, pour s’accorder aux histoires de cul d’Henry VIII…) n’obéit pas au pape, c’est-à-dire à Rome. On a parlé, à propos du culte catholique sous les règnes de Louis XIV et de Napoléon de gallicanisme : l’autorité du pape est reconnue (on se démarque de l’anglicanisme), mais également, faut pas pousser Sa Majesté dans les orties (on se démarque du papisme) : Louis XIV est de droit divin et Napoléon a remodelé le catéchisme en son sens. L’ « Islam de France », cher à Nicolas Sarkozy, est-il un gallicanisme ?

Revenons sur roman.

La Suisse francophone se dit romande car le dialecte roman parlé là-bas est le romand (avec un d). Çà se corse (rebonjour, Napoléon !)

D’autre part, un roman, c’est au départ un ouvrage de fiction écrit en langue romane, à la différence des ouvrages « sérieux » écrits en latin.

Gaulois
On y perd son latin !

Enfin le style roman s’appelle ainsi, car il va dans la continuité du style romain. Mais en anglais, çà se corse encore : romain se dit roman, et roman (le style) se dit romanesque… Et un roman (le livre) se dit novel, une nouvelle short novel. Il y a de quoi devenir gallican !

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