Exercices de « stiche » (4)

Encore une fois, un « chapeau » un peu long imposé par l’actualité :

Une jeune fille de douze ans violée, parce que juive, par d’autres adolescents du même âge, chauffés à blanc par la propagande LFiste et celle de « comités » comme Urgence Palestine… Serge Klarsfeld déclare qu’en cas de duel entre La France Insoumise et le Rassemblement National, il soutiendra et votera, sans « hésitation », le candidat RN (extrême-droite) : « Aujourd’hui, le Rassemblement national soutient les juifs, soutient l’État d’Israël et il est tout à fait normal, vu l’activité que j’ai eue ces 60 dernières années, qu’entre un parti antisémite et un parti pro-juifs, je vote pour un parti pro-juifs ». Attention : si le RN est officiellement antisémite, il n’est pas sûr que certains responsables de ce parti (je ne parle même pas des militants) le soient… En tous cas, la prise de position de Klarsfeld en dit long sur l’islamo-gauchisme, et je crois malheureusement et sincèrement que cela va être open bar pour les antisémites si LFI devient majoritaire.

Alors, le 7 juillet, au deuxième tour, que faire, comme disait Lénine ? La peste ultra-libérale ReNaissance, ou le choléra d’un Mélenchon qui n’a pas hésité à refuser l’investiture à trois dirigeants trop opposés au wokisme et à l’antisémitisme ? Mais que fait Ruffin dans cette galère ? Sans compter que, dans cette appellation frelatée de « Front Populaire », on compte François Hollande (!) et le bobo mondain Glucksmann… Ayons quand même en tête que tout ce qu’on peut désigner par « riches », « élites » ou « oligarchie » votent toujours et ne s’abstiennent jamais…

On n’a rien attendu non plus du dernier G7 – comme d’habitude. Le communiqué final exige que la Russie indemnise l’Ukraine pour les dommages qu’elle lui a causés (> 486 milliards de dollars). Si ce principe était appliqué aux Etats-Unis et aux pays européens pour les dommages de guerre qu’ils ont causés, on imagine les sommes qui seraient en jeu ! Autre perle du communiqué final : le FIMI (sigle anglo-saxon pour Manipulation de l’information et ingérence étrangères), volonté de contrôler l’opinion publique, afin de faire taire toute opinion dissidente, notamment en période électorale – le tout, bien entendu, au nom de la défense des « valeurs démocratiques ». Et puisqu’on parle d’Ukraine, aucune des trois formations en lice pour le second tour n’appelle à des négociations de paix ! En échange d’un accord avec le néo-conservateur Glucksmann pour créer le (faux) Front populaire, LFI a abandonné sa demande de négociations et a dû accepter l’engagement en faveur d’un « soutien indéfectible à la résistance ukrainienne ».

ASSANGE LIBÉRÉ ! La presse en a moins parlé que de la mort de Navalny…

LA LISTE PEREC DU JOUR :

"Avec le souci d'ordre et de propreté qui la caractérise en tout, elle vida son réfrigérateur et fit cadeau de ses restes à sa concierge : un demi-quart de beurre, une livre de haricots verts frais, deux citrons, un demi-pot de confiture de groseilles, un fond de crème fraîche, quelques cerises, un peu de lait, quelques bribes de fromage, diverses fines herbes et trois yaourts au goût bulgare."

Plus jeune, « j’avais du mal », comme on dit aujourd’hui quand on ne sait pas s’exprimer, avec Charles Trenet* qui pour moi était un vieux monsieur compassé et suranné. Le genre de la vieille ***** (oups !) qui vous reçoit en robe de chambre vers quatre heures de l’après-midi autour d’un porto. Mais en réalité, Trenet est resté jeune toute sa vie (cheveux teints, canotier comme Maurice Chevalier, oeil qui pétille), à la différence de Brassens qui a toujours été vieux (pipe, moustache, air souffreteux)…

*On écrit Trenet sans accent, tout comme Clemenceau, Saint-Exupery, Perec (Georges, pas Marie-Josée), Alexis Leger (dit Saint-John Perse), Saint-Remi (patron de Reims), Saint-Valery-sur-Somme ou Saint-Valery-en-Caux.

Eclatex vs. Flippax !

J’ai finalement fini par aimer Trenet, car j’ai découvert ce qu’était le swing en écoutant les orchestres de Ray Ventura ou de Jacques Hélian. Puis j’ai entendu ce même swing, ralenti et chanté par Trenet, qui donnait une sorte de nostalgie, nostalgie agréable, s’il en est.

Du coup, j’ai envie d’appeler ce poète « Charles traînait ».

Je ne dirais pas que son écriture est facile, mais on la reconnaît souvent : il y a une « patte » Trenet. Et on oublie souvent qu’il était également compositeur.

Charles Trenet (paroles et musique), Ménilmontant, 1938.

Dans le pastiche* qui suit, le personnage principal est l’autobus, témoin, malgré un narrateur (« je »), de la scène de l’altercation et, « deux heures plus tard », de celle du bouton. A ce sujet, le refrain se rapporte à l’homme une première fois, puis à l’autobus la fois suivante. D’ailleurs, ce « vieil autobus S » n’est-il pas Trenet lui-même ? Comme le poète, l’autobus doit traîner (encore) tout un tas de souvenirs : en 1942, lors de la rédaction d’Exercices de style**, circulaient, reconvertis au gazogène, des bus qui avaient directement succédé aux chevaux, avaient connu les Années folles et n’étaient plus tout jeunes…

*Rappel : de Récit in Exercices de style de Raymond Queneau (Gallimard).

**Paru en 1947.

Renault TN4 F de 1935, avec sa plate-forme arrière.

J’ai utilisé dans le refrain l’expression : « il était bien trop pomme ». Il y a parfois des gens (plutôt des femmes) s’exprimant ainsi, et j’ai pensé que cette fantaisie correspondait bien à la délicatesse et la poésie de notre troubadour :

Le vieil autobus S,
Tout près du parc Monceau,
Flanaît avec paresse
Tout en fendant les flots.

Sur la plate-forme arrière,
Je vis un vieux zazou
Si extraordinaire
Avec son feutre mou.



[Refrain]
Il parlait à un homme
Lui marchant sur les pieds,
Mais il était trop pomme
Pour devoir insister.



Je l'revis bien plus tard
En grande conversation
D'vant la gare Saint-Lazare
Avec un compagnon

Qui lui dit pour sa part
De remonter l'bouton
De son pardessus noir
Et pas d'son pantalon.

Le vieil autobus S,
Tout près du parc Monceau,
Flânait avec paresse
Tout en fendant les flots.



[Refrain]
Il roulait trop bonhomme
Et semblait musarder,
Mais il était trop pomme
Pour devoir s'arrêter.



Le vieil autobus S,
Tout près du parc Monceau,
Flânait avec tendresse
Tout en fendant les flots.

C’était la rubrique Pascal Sevran…

Manu et les soldats de plomb

Législatives : la plateforme privée qui permet de trouver à qui donner sa procuration s’appelle… Plan Procu ! Elections : les nouvelles galipettes…

LA LISTE PEREC DU JOUR :

"Après avoir exercé divers métiers dont il se plaisait à débiter la liste sur un rythme de plus en plus accéléré, ajusteur, soutier, chansonnier, marin, professeur d'équitation, artiste de variétés, chef d'orchestre, nettoyeur de jambons, saint, clown, soldat pendant cinq minutes, bedeau dans une église spiritualiste, et même figurant dans un des premiers courts métrages de Laurel et Hardy, Morellet était devenu, à vingt-neuf ans, préparateur de chimie à l'Ecole Polytechnique".

J’avais prévu un autre article, sur un sujet plus léger, mais l’actualité politique et surtout stratégique m’a fait réagir.

Ainsi il conviendrait de pousser des cris d’orfraie au vu des résultats électoraux du Rassemblement national et des partis qualifiés par l’oligarchie de populistes ? Au lendemain du 10 mai 1981, beaucoup pensaient que les Russes allaient défiler sur les Champs-Elysées. Eh bien ces jours-ci, ils ne vont pas non plus défiler à Bruxelles ou Strasbourg.

Le RN n’est hélas qu’un mouvement ultra-libéral de plus, tout comme Renaissance ou le Parti socialiste. On ferait plutôt mieux de se demander pourquoi la liste du Parti communiste français n’a fait que 2,5 %… Léon Deffontaines et ses amis seraient-ils des « candidats fantaisistes », expression assénée avec gourmandise par l’élite quand ces derniers ne lui plaisent pas (cf. envers Jacques Cheminade en 1995) ?

Hue, t’es russe ?

Mais ce n’est même pas de cela dont il faut s’inquiéter, ni des traîtrises tragi-comiques dans les alliances partisanes. Ce qui est inquiétant, c’est la fuite en avant belliciste d’Emmanuel « Boum-boum » Macron.

A ce propos, les cérémonies du Débarquement* ont totalement détournées de leur objet ! La Russie, autre libératrice en 1944 n’a pas été invitée, par contre on fait venir l’Ukraine qui, à l’époque, n’avait brillé ni par sa judéophilie, ni par sa détestation des Nazis… Ce moment de paix qu’aurait dû être ce 80ème anniversaire est devenu une déclaration de guerre de Macron et de Biden contre la Russie – et accessoirement une propagande électorale de la part du président français… Lamentable !

*Notons que de Gaulle a toujours refusé d’assister à ces cérémonies car « la France avait été traitée comme un paillasson », tout en honorant « ceux qui ont donné leur vie à leur patrie sur notre terre ».

Pour une certaine gauche, ce n’est pas un sujet : LFI s’en fout, et de surcroît importe en France le conflit israélo-palestinien tout en rêvant de la destruction d’Israël, rejoignant ainsi l’idéologie du bataillon Azov et des nazillons du mouvement Pravy Sektor, dont j’ai encore vu il y a quelques jours à Paris une voiture (immatriculée en Pologne, cette fois) en arborer les emblèmes. L’union de la Gauche pour les législatives va être elle aussi difficile à porter…

Prisonnier d’une idéologie libérale de la dette, l’Occident est aux abois. Or historiquement, la meilleure manière d’effacer les dettes est de jouer aux soldats de plomb pour de vrai, c’est-à-dire de faire la guerre… Assistance technique militaire, accord donné à l’Ukraine pour utiliser des missiles français pour frapper le sol russe, don de Mirage puisés sur le stock de l’armée française, accélération du processus de l’adhésion de l’Ukraine à l’UE – et de facto à l’Otan : tout cela constitue des lignes rouges à ne pas franchir. Les mêmes lignes rouges existentielles comme celles franchies lors de la crise des missiles de Cuba en 1962. Comme le dit l’ancien ministre LR Pierre Lellouche dans Le Figaro, « Emmanuel Macron risque de faire sauter tous les verrous qui nous protègent de la troisième guerre mondiale ». Lellouche est bien gentil : c’est « guerre nucléaire » qu’il faudrait dire…

Puisque les dernières élections concernaient l’Europe, parlons-en, de l’adhésion de l’Ukraine ! Les vingt-sept* passent l’éponge sur les déficiences de l’Etat de droit de ce pays, qui ne répond à aucun des critères nécessaires pour adhérer à l’UE, à commencer par la nécessité d’en finir avec une corruption endémique.

*A vingt-sept, ce n’est plus une union, mais un gloubi-boulga…

L’Otan, dont son caniche français, a opté pour le contrôle politique, pour l’idée que tous les pays du monde devaient adopter le modèle néolibéral occidental, fait de changements de régime, de révolutions de couleur et de guerres interventionnistes causant des millions de morts. La Chine au contraire, s’est concentrée avant tout sur le développement économique et la lutte pour sortir de la pauvreté 850 millions de ses propres citoyens, puis, de plus en plus, sur une coopération gagnant-gagnant avec les nations du Sud.

L’essayiste Max-Erwann Gastineau, interrogé par Marianne en décembre 2023, déclarait qu’« il est sidérant de voir les élites françaises ou européennes brandir leur suffisance, faire comme si le simple fait de jouer dans le «camp des démocraties» était une garantie d’avenir, de prospérité et de puissance digne d’être jetée à la face des autocrates. Nous avons oublié les conditions de la puissance, et notamment ses conditions non économiques. L’effondrement du système éducatif français devrait, à ce titre, bien plus nous inquiéter que les discours de Vladimir Poutine* ». Comment alors reprocher au président chinois d’avoir une stratégie, quand l’Europe n’en a aucune ? Cette Europe et cet Occident débiles dont les orientations économiques et financières ont conduit leurs citoyens dans le mur sont des jouets idéaux pour le pays de Xi Jinping ! La Nature a horreur du vide, et c’est la Chine qui le remplit.

*Souligné par nous.

Le reste, aussi bien chez les plumitifs médiatiques qu’au café du Commerce, n’est que verbiage et papotage.

Laisser un commentaire

« Granprofesseurs » de tous les régimes, dispersez-vous !

L’actualité sportive à venir me fait revenir sur un article du Parisien du 18 novembre 2022 : « Ces enfants vont aller jouer les supporters au Qatar – A l’initiative d’une association, 25 écoliers de Sarcelles vont s’envoler dimanche pour Doha, accompagnés d’ados des Ulis et de jeunes autistes venus de Paris ». Encore une fois, on n’échappe pas au cliché : quartiers défavorisés donc bien évidemment football/boxe/rap/hip-hop, des modes culturels (?) déjà bien endogènes des « quartiers ». Il ne sera pas question de musique classique ni de science. D’autant plus que ces gamins veulent tous devenir footballeurs, le modèle de l’argent facile. Et cerise sur le gâteau : en 2021, la Coupe se déroulait au Qatar. La plupart allaient y retrouver des « valeurs » déjà ancrées dans leur environnement familial : machisme, antisémitisme, et la culture du conflit qu’est toute compétition. Qu’en penser ? La même chose que pour les mères de familles musulmanes que l’on fait participer à des « ateliers couscous » : aucun espoir d’intégration. « On n’arrête pas de nous dire d’ouvrir le champ des possibles. Pour le coup, nous le faisons ! », affirmait sans rire la directrice de l’école primaire de Sarcelles participant à l’opération… Soumission, écrirait Houellebecq.

Karim Khan, le procureur de la Cour Pénale Internationale a bien joué en lançant un mandat d’arrêt contre Netanyahou (les wokistes antisémites se réjouissent)… et contre trois dirigeants du Hamas (merde… raté pour eux!).

« J’ai dix ans ». Jordan Bardella ou Gabriel Attal ?

LA LISTE PEREC DU JOUR :

"Il tient dans la main un biberon géant dont les graduations évoquent en termes familiers ou semi-argotiques les exploits ou fiascos amoureux censés correspondre aux quantités d'alcool absorbées (Viens Poupoule, Mont'là d'sus tu verras Montmartre, Le Pont de la Rivière Kwaï, Satisfaite ou remboursée, Reviens veux-tu, Do do l'enfant do, Extinction des feux, etc.)."

Pour la centième parution de ce blog, voici un petit foutage de gueule bien justifié :

Tous ceux de ma génération (enfin surtout celle d’avant) se souviennent de Maurice Duverger, universitaire et juriste, né en 1917 à Angoulême*.

*Donc proche chronologiquement et géographiquement de François Mitterrand...

Duverger, la référence en matière de droit constitutionnel et de science politique ! Le Dalloz incarné ! « Maurice Duverger est le plus grand politologue français », dixit sans rire FranceArchives, le portail officiel des Archives de France…

Drôle (si l’on peut dire) de bonhomme ! Militant d’extrême-droite depuis l’âge de quinze ans, puis responsable à Bordeaux de l’organisation de jeunesse du PPF de Jacques Doriot, il enseignera sous l’Occupation à l’Institut d’études corporatives et sociales, un laboratoire de la doctrine corporatiste sous le régime de Vichy. A t-il légitimé le statut des Juifs ? Georges Vedel témoigne que que « loin d’approuver le principe des mesures frappant les fonctionnaires juifs et encore moins d’en favoriser l’application, Maurice Duverger en a proposé une interprétation totalement restrictive de nature à en paralyser l’effet, ce qui, dans les circonstances du moment, constituait la contribution la plus efficace qu’un juriste pût apporter à l’opposition aux textes qu’il commentait ». Mouais… En juin 1941, Duverger fera partie de l’équipe de rédaction de l’hebdomadaire Le Progrès, fondé par Adrien Marquet, ministre de l’intérieur du Maréchal Pétain en 1940. Maurice Duverger, sous le nom de Philippe Orgène, signe des articles culturels, politiques et sociaux. Aux côtés des officiels de Vichy, les personnalités allemandes y sont interviewées sans complaisance.

Philippe Orgène ? Le prénom Philippe n’est pas anodin…

Après s’être rapproché de la Résistance*, il devint un éditorialiste écouté au journal Le Monde, le quotidien de tous les régimes, dirigé par l’ancien collaborationniste Hubert Beuve-Méry, et deviendra fervent communiste et admirateur de l’Union Soviétique ! Il justifiera le stalinisme en affirmant que « la crainte des purges maintient les militants en haleine, réveille constamment leur zèle. » Jeune collabo puis vieux stal !

*Tonton, pourquoi tu tousses ?

Ainsi, il rejoindra le panthéon des imposteurs intouchables multicartes, des bourgeois plus ou moins collabos devenus soudainement proches du peuple, entre le « granphilosophe » Jean-Paul Sartre et le « granpenseur » Raymond Aron, dont il fallait obligatoirement placer une citation dans une dissertation… corrigée par un granprofesseur de même acabit. Eussent-ils vécu plus longtemps, tout ce petit monde serait devenu de parfaits ultra-libéraux europhiles.

J’ai retrouvé une blague délicieusement méchante, dont j’ignore l(es) auteur(s), parue en 1988 dans Nouvelle Solidarité, le journal du mouvement de Jacques Cheminade (déjà !) : des militants qui, visiblement, savaient s’amuser. J’y ai effectué des modifications minimes.

Pour comprendre un tant soit peu ce qui suit, l’Angkar était le nom donné au Parti communiste du Kampuchéa démocratique. François Genoud, est un suisse, ancien pronazi, qui est devenu banquier du FLN et d’autre mouvements (pan)arabes, parfois terroristes. Quant à Viktor Tchébrikov, c’était le chef du KGB sous Gorbatchev.

Complément à la bibliographie de M. Maurice Duverger

Duverger (M.), Le statut des jeunes juristes en zone libre (carrière, salaire, promotion, considération sociale, idéologie), Vichy, 1942. Avec une préface de Philippe Henriot et un commentaire de Louis Darquier de Pellepoix.

Duverger (M.), La torture dans ses aspects juridiques : baignoire, magnéto, arrachement des ongles, torsion des parties génitales, simulacre d’exécution, Athènes, 1965. Avec un appendice : Le lavage de cerveau & le sujet de droit.

Duverger (M.), Les ordonnances et décrets de M. Pol Pot et de l’Angkar : statut juridique comparé de l’exécution au manche de pioche et de la balle dans la nuque, Editions de l’Objectivité scientifique, Phnom-Penh, 1976.

Duverger (M.), Influence de la pensée des juristes arabes sur l’action législative et exécutive d’Idi Amine Dada, Editions du ministère de l’Intérieur, Kampala, 1977.

Duverger (M.), Adolf Eichmann, éléments biographiques pour une évaluation finale, François Genoud éditeur, Lausanne, 1980.

Duverger (M.), Renaissance du Droit en URSS : perestroïka, glasnost et pensée nouvelle de Mikhaïl Serguéiévitch Gorbachev, Editions Goulag-Presse, Moscou, 1990. Avec une préface de Viktor Tchébrikov.

Duverger (M.), Mémoires – Une vie et une carrière au service du Droit, de la Rigueur et de la Morale, Plon, Paris, 1986. Six volumes.

Mon Saint-Quentin (3)

La quintessence de la province…

En guise de « chapeau », quelques remarques sur la mise en page de ce blog : j’essaie de trouver une solution pour que chacun puisse trouver où déposer un commentaire, mais c’est un work in progress, comme on dit. Je viens d’installer un bouton « commentaire » dont l’utilisation ma paraît étrange… A suivre. D’autre part depuis quelques temps, les photos ont une fâcheuse tendance à se décaler sur la gauche, voire à chevaucher (hue !) le texte. L’assistance de mon hébergeur WordPress est un chat (miaou, ou plutôt miaaw) communautaire, comme pour « l’assistance » Windows, mais j’aurais voulu parler en live à quelqu’un (à l’ancienne, quoi)… A suivre également.

Salauds de chinois qui veulent exporter 12% de leurs véhicules électriques ! Concurrence déloyale ! On remarquera tout-de-même que l’Allemagne, le Japon et les Etats-Unis exportent respectivement 80, 50 et 25% de leurs automobiles, et que leur premier marché est la Chine…

LA LISTE PEREC DU JOUR :

"Un programme du cinéma le Caméra, 70 rue de l'Assomption, Paris 16e, pour le mois de février 1960 :

du 3 au 9 :
La Vie criminelle d'Archibald de la Cruz, de Luis Buñuel,

du 10 au 16 : Festival Jacques Demy :
Le Bel Indifférent, d'après Jean Cocteau, et Lola, avec Anouk Aimée,

du 17 au 23 :
Tiens bon la barre, Jerry, de Gordon Douglas, avec Jerry Lewis,

du 24 au 1er mars : Présence du cinéma hongrois : un film différent par jour, avec, le 26, en première mondiale et en présence de l'auteur :
Nem szükséges, hogy kilépj a házból, de Gábor Pelos,"

Mon grand-père paternel s’appelait Charles Roger et était pharmacien à Saint-Quentin. Cà tombe bien : çà me permet de vous narrer deux anecdotes historiques.

Avant les bombardements de 1916, la pharmacie de la rue Raspail n’était pas au 58 (celle de mes grands-parents, installés quinze ans plus tard), mais presque en face, au 61, angle rues Raspail/Le Sérurier. L’officine fut brièvement occupée par un certain Alexandre Cazé (vraisemblablement en tant que préparateur), qui déménagea en tant que pharmacien Place du Palais de Justice en 1897. Il y créera le fameux Sirop des Vosges Cazé, puis s’installera à Paris en 1911. Ledit sirop n’a donc rien de vosgien !

La pharmacie Huyon où travaillait Alexandre Cazé.

Et peu de Saint-Quentinois savent qu’ils ont un Charles Rogier – avec un i – (1800-1885) comme enfant du pays. Bien que né à Saint-Quentin, il sera l’un des protagonistes de l’indépendance de la Belgique ! La station de métro Rogier, à Bruxelles, lui doit son nom.

Vous allez enfin connaître l’origine de ma fixation sur Saint-Quentin.

J’étais un petit banlieusard parisien. Régulièrement, les « samedi-dimanche » comme disait ma maman (on ne disait pas « week-end« ), nous allions chez ma grand-mère à Saint-Quentin.

Client Roi … Cà fait province à mort !

Pour moi, c’était un autre monde – magique et enchanteur : une tranquillité à toute épreuve (c’est vrai que St-Quentin un dimanche, c’est mort…, et en semaine dès le carillon de midi, les gens couraient sur le trottoir pour ne pas arriver en retard pour le déjeuner) au point d’entendre les krou… krou… des pigeons depuis la fenêtre de la cuisine ; des commerces typiquement provinciaux (Armand-Thiéry & Sigrand*, Phildar, les Nouvelles Galeries) ; le réseau des commerçants au label Client Roi ; des charcuteries (avant qu’on se la pète en les appelant traiteur) dont la vitrine montrait « qu’on n’avait pas tout çà à Paris » comme les ficelles picardes et les flamiches aux poireaux ; des boulangeries qui vendaient des patates en pâte d’amande et des glands – avec de l’alcool dedans ! ; un Monoprix à l’ambiance familiale (quand on rencontrait quelqu’un, c’était forcément au Monoprix) ; et les cinémas dont le rideau faisait de la publicité pour les commerçants.

*Malgré une « légende urbaine », Armand-Thiéry n’est pas une entreprise fondée à Saint-Quentin, mais en Belgique. Même la Société Académique de St-Q. maintient l’ambigüité.

Surtout, c’était une ville structurée – une vraie ville, quoi. Difficile d’avoir des points de repère en banlieue parisienne (encore que Boulogne-Billancourt, puis Chaville, où nous étions, ce n’est pas le 9-3 !). Mais en « petite province », pas besoin de préciser son adresse. « J’habite derrière la cathédrale », « J’habite sur le boulevard, en face de la Caisse d’Epargne »,  » J’habite faubourg Saint-Machin », « J’habite rue de Paris » : il y a des repères. Ainsi Saint-Quentin avait son faubourg industriel d’outre-gare, son boulevard avec un ancien champ-de-Mars appelé pompeusement « Champs-Elysées », sa ZUP*, sa collégiale/basilique au point le plus haut de l’oppidum, sa Grand-Place avec son hôtel de Ville datant de 1509 qui émettait tous les quarts d’heure un air de carillon (l’âme de St-Q.). Il s’agissait, selon le moment, du P’tit Quinquin, de Joyeux Carillon ou de mon air préféré que je n’arrive pas à identifier, faute de micro pour pouvoir fredonner un air sur les moteurs de recherche… Bref, on n’avait pas tout çà à Paris – et encore moins aujourd’hui…

*La mini ZUP ? Ha, ha !

L’air du Joyeux carillon, des Cloches de Corneville, opéra-comique de Robert Planquette (1877). Je ne sais pas où a été captée la vidéo, ce n’est évidemment pas à Saint-Quentin – peut-être à Corneville en Normandie où se déroule l’intrigue. Il n’y a malheureusement pas à ma connaissance d’enregistrements du carillon de Saint-Quentin.

Cette ville était donc mon petit paradis, mon refuge, et un peu « mon Amérique à moi » comme dirait Brel.

Revenu à Saint-Quentin quarante ans plus tard, catastrophe ! Certes, la Grand-Place et trois rues adjacentes sont désormais piétonnes*, ce qui a permis à des pseudo-restaurants de s’installer et d’y étaler leurs terrasses. Mais je me souviens d’une ville commerçante : la rue Emile-Zola, la rue d’Isle et le bas de la rue Raspail étaient un alignement de magasins. Las ! Ce n’est maintenant plus qu’une alternance de commerces communautaires (kébabs, pizza hallal, bars à chicha, téléphonie…) et de pas-de-porte fermés. Et les enseignes locales emblématiques de la ville – Seret (grand-magasin), Top van Dooren (tissus d’ameublement), Pasdeloup (arts de la table), Marchandise (chaussures), Henri (salon de thé), Mijo (glacier), Au Riche (restaurant), Vampoulle (librairie catholique), Desprey-Pollet (encadreur et fournitures pour beaux-arts) – avaient soit disparu, soit été remplacées par des enseignes à la con. Seule subsiste Trogneux (chocolatier), succursale de qui vous savez.

*Les rues piétonnes sont typiques des sociétés post-industrielles : faire en sorte que précaires et allocataires consomment et ne se révoltent pas !

« Le Palais du jouet » : un des anciens commerces de Saint-Quentin, rue d’Isle. Très belle façade en bois, malheureusement défigurée par les enseignes. Mais JouéClub s’étant fait racheter par La Grande Récré, ce magasin existe-t-il encore ?

Saint-Quentin était doté de trois cinémas : le Carillon, le Splendid et celui de la Grand-Place dont j’ai oublié le nom. Aujourd’hui tout est regroupé dans un multiplexe sans âme, dans lequel les beaufs viennent s’obésifier de pop-corn et de glaces Mars.

La ville était, jusqu’aux années soixante, une étape routière vers le nord et une étape ferroviaire de la ligne Paris-Bruxelles. Il y avait un « Grand-Hôtel », certes mal situé. De nos jours, l’autoroute trace directement entre Amiens et St-Q., et un TER crasseux, que l’on prend comme le métro, fait la navette entre Paris et ce qui est devenu une ville-dortoir de troisième couronne. Cette ville semi-industrielle, dont l’usine Motobécane produisait les bonnes vieilles Mobylette, a fondu comme un glaçon : de 67 243 habitants en 1975, elle descend à 52 958 en 2021, soit le niveau de 1906…

Hélas, hélas, hélas, Saint-Quentin m’a trahi. En réalité, toutes les villes petites et moyennes nous ont trahi (St-Q., Moulins, Figeac, Blois, Châteauroux, Uzès, Saint-Dié, Villefranche-sur-Saône, Sens, Bourg-en-Bresse, Saint-Brieuc, Auch et une centaine d’autres…). C’est la « mutation de la société », comme disent avec gourmandise économistes et sociologues en se gardant bien d’émettre un point de vue moral… Les causes, en réalité, sont multiples : libéralisme, désindustrialisation, mondialisation, grande distribution et ses centres commerciaux, vieillissement de la population, et le modèle commune < canton < département < Etat remplacé par le modèle intercommunalité < métropole < région < Europe. En un mot la désintégration contrôlée de l’économie (« mutation de la société » en novlangue orwélienne).

Bingo ! Juste après la rédaction de ce paragraphe, en lisant Armand Grabois, Grand Atlas – Géographie de la France, Histoire & connaissances Hors-série, sept. 2023, je tombe sur la description (p. 110) de ces deux modèles. Grabois précise même : « L’une [le premier modèle] est chargée de la besogne ingrate et de rendement nul (armée, justice, police, affaires sociales), l’autre [le second] de tout ce qui engendre de la plus-value (l’économie moderne, métropolitaine) ».

A lire également : Jérôme Fourquet, Jean-Laurent Cassely, La France sous nos yeux – Economie, paysages, nouveaux modes de vie, 2021,Seuil.
Lire également les ouvrages de Christophe Guilluy et ceux de deux démographes : Hervé Le Bras et Emmanuel Todd.

J’ai toujours connu ce garage juste à côté de la basilique – et c’était franchement moche…

Saint-Quentin fait aujourd’hui l’objet d’un plan Action Coeur-de-ville : entre autres, rachat de fonds de commerce par la municipalité et aménagement du parvis de la basilique, que j’ai toujours connu, hélas, comme un endroit pas aménagé et un peu glauque. Le comble !

Alors vivrai-je assez vieux pour retrouver non pas « mon petit Liré », mais « mon » Saint-Quentin ?

Annus horribilis

Ukraine, Gaza, Taïwan… Ainsi, en votant le budget de guerre supplémentaire soumis par le président Biden, le Congrès américain donne son aval à la guerre permanente. L’ineptie crasse d’un quart de siècle d’interventions militaires occidentales n’a pas servi de leçon...

Le passage de la flamme olympique : non prévu par Pierre de Coubertin, ce rituel à la gloire du IIIème Reich ne sera créé qu’en 1936 pour promouvoir le culte du corps et de la race… D’ailleurs, dans l’Histoire, le sport a été inventé comme préparation à la guerre…

On remarquera que les trois débats importants impliquant un vote législatif (aide à mourir, inscription du droit à l’avortement* dans la Constitution, aide à l’Ukraine contre la Russie) ont un point commun : la mort. On est loin de l’esprit optimiste des trente Glorieuses !

*L’auteur de ces lignes ne s’oppose pas du tout à l’avortement, bien au contraire.

LA LISTE PEREC DU JOUR :

Elle […] compare les données avec celles des nourritures qu’elle a ingurgité la veille et dont elle a noté les quantités exactes sur un agenda manifestement réservé à ce seul usage :

Thé sans sucre et sans lait0
Un jus d’ananas66
Un yaourt60
Trois biscuits de seigle60
Carottes râpées45
Côtelettes d’agneau (deux)192
Courgettes35
Chèvre frais190
Coings70
Soupe de poissons (sans croûtons ni rouille)180
Sardines fraîches240
Salade de cresson au citron vert66
Saint-Nectaire400
Sorbet aux myrtilles110
Total1714

Les puristes diront qu’un tableau n’est pas une liste. C’est vrai que çà à moins de charme…

C’était parti pour être une belle fête, mais deux jours avant l’ouverture des Jeux Olympiques, la presse rapportait que des membres du Comité d’organisation des JO avaient fraudé la billetterie, avec l’aval du Comité olympique international qui aurait fermé les yeux. On parlait d’une « caisse noire ». On ne connaissait pas les montants. Cela commençait bien… « On règlera les comptes plus tard, nous ne pouvons pas perturber ce grand moment de fraternité et de paix* », avait déclaré Aurélie Nouméa-Etcétéra, la ministre des Sports, des Jeux olympiques, des Jeux paralympiques et de la Célébration nationale et internationale autour des Valeurs sportives, parasportives, de Diversité et d’Inclusivité. Les membres du CIO et leurs relais français étaient, eux, aux abonnés absents…

*Trois jours auparavant, le président Jean-Baptiste Micron était à l’ONU pour un discours dans lequel il avait parlé de « vitrifier » [sic] la Russie…

L’ouverture se déroula plutôt bien, même si les forces de l’ordre (Police, gendarmes, militaires) jurèrent qu’on ne les y reprendrait plus.

Las ! Le mardi suivant fut l’objet d’une catastrophe. La foule arrivait en masse pour assister aux épreuves féminines de rugby à 7, qui avaient lieu au Stade de France. Une bousculade s’ensuivit dans les couloirs du métro Place de Clichy. 17 morts, 38 blessés. Il s’avérait que les flux étaient régulés pour l’occasion sur la ligne 14 du métro ainsi que sur le RER B, mais pas ailleurs. Le bon sens eut été d’arrêter non pas les Jeux, mais tout du moins l’ensemble des épreuves de rugby. Il n’en fut rien. Gérard Dardmalin, le ministre de l’Intérieur, se défaussa en arguant qu’il n’était pas celui des Transports. Ce dernier, Patrick Vertdegrite restait inaudible. Ana-Maria Lopez, la maire de Paris, renvoya la balle vers le préfet de Police et vers le Snif, l’organisme en charge des transports parisiens. Pendant quelques jours, la grogne commença à se faire entendre aussi bien du point de vue parisien qu’international.

« Nous, on y va pour participer.
Eux, ils y vont pour gagner !
Salauds ! »

Coluche

Le 8 août eurent lieu les épreuves du 10 km en eau libre, au niveau du pont Alexandre III. Jean-Baptiste Micron n’avait pas osé exécuter sa promesse de l’année précédente : celle de se baigner dans le Seine… Néanmoins, quelques heures après la fin de l’épreuve, les athlètes commencèrent à ressentir rougeurs et picotements pour les uns, nausées et maux de tête pour les autres. L’opinion finit par comprendre, puis apprendre, que les résultats bactériologiques et toxicologiques de l’eau de la Seine avaient été bidouillés…

En réalité, le ras-le-bol de la population était unanime : les sondages montraient que 88% des interrogés étaient hostiles à ces Jeux du cirque.

Le lendemain arriva l’impensable : à Villeneuve d’Ascq, juste avant la demi-finale hommes de handball au stade Pierre-Mauroy, la file d’attente due au contrôle Vigipirate devint la cible de barbus à Kalachnikov. 12 morts et une centaine de blessés. Les assaillants s’avéraient déjà connus pour faits de délinquance, et fichés S. Consternation. « On ne peut pas mettre un policier derrière chaque personne. Et cet éternel débat sur les fichés S est inapproprié », déclarèrent piteusement Micron/Dardmalin, ce qui fit les choux gras de la presse nationale et internationale qui ne manqua pas d’ironiser sur le fait qu’il restait encore deux jours avant la fermeture pour qu’aient lieu soit une prise d’otage palestinienne comme à Munich en 1972, soit des bagarres entre athlètes russes « sous bannière neutre » et ukrainiens.

La cérémonie de clôture fut annulée. Inutile aussi de signaler que le nombre de médailles obtenues par les athlètes français fut ridicule…

CIO, COJO, Ministère de l’Intérieur, Renseignement, police, gendarmerie, Préfecture de Police, mairie de Paris, tous se renvoyèrent la balle. Lors des nombreuses réunions de crise, le président Micron semblait atone.

Une semaine plus tard, Ingrid, son épouse, était inquiète. Jean-Baptiste avait disparu. On le retrouva le lendemain, errant curieusement en pyjama le long de la voie ferrée Paris-Amiens, entre la gare de Hargicourt et celle de Moreuil, en hurlant : « Je suis François Ruffin, je suis François Ruffin ! » Il fut brièvement interné à l’hôpital Sainte-Anne, puis dans un lieu tenu secret pour des raisons de discrétion et de sécurité.

Des élections présidentielles furent organisées en novembre. Marielle Le Guen (RN) fut élue avec un score de 68%, avec un fort taux d’abstention… de la part des classes urbaines diplômées et aisées. Son poulain Kévin Bordello devint premier Ministre.

Puis tout redevint comme avant : ultra-libéralisme, soumission à l’ordre européen, transition écologique, austérité…

On raconte que Jean-Baptiste Micron vient de temps en temps à l’Elysée, en tant que « visiteur du soir ».

Laisser un commentaire

L’oeil de Paris (5)

Rue de l’Abbé Groult

Drôle de monde où ceux qui parlent de proposition de paix entre la Russie et l’Ukraine sont qualifiés de « belliqueux ». Proposer la paix, c’est être un agent de Poutine – ou être un « Munichois ». Rappelez-vous : « La paix, c’est la guerre » (George Orwell, 1984).

Comment un pays qui a été « viré » par le Mali et le Burkina-Faso pourrait-il faire face à une guerre de haute intensité contre la Russie ?

Dernier subterfuge pour nous faire accepter l’austérité, après Pinochet, les « conditionalités du FMI » et plus récemment la « transition écologique » : « l’économie de guerre » (dixit Bruno Le Maire)…

Emmanuel Macr… heu… le général Boum-Boum (Marc Barrard), extrait de La Grande-duchesse de Gerolstein de Jacques Offenbach (1867).

Je vous recommande l’exposition Sacrilèges ! L’Etat, les religions et le sacré, aux Archives Nationales (jusqu’au 1er juillet 2024). Malheureusement, on ne pourra voir aucune caricature récente. Pas de vagues, encore une fois…

Pour ceux qui se sont posés des questions à propos de la parution du 1er avril (Rapt à la RATP), c’est la lettre E qui a fait l’objet de ce rapt – clin d’oeil à Georges Perec (La disparition). Avant de préparer cette petite blague, j’étais loin de penser qu’il y avait autant de stations de métro sans lettre E...

LA LISTE PEREC DU JOUR :

"On trouve dans chaque fascicule quelques articles de fond : «Qu'est-ce que le bonheur de l'humanité ?», «Les 67 vérités de la Bible», «Beethoven était-il vraiment sourd ?», «Mystère et Magie des chats», «Sachez apprécier les figuiers de Barbarie», quelques informations générales : «Agissez avant qu'il ne soit trop tard !», «La vie est-elle apparue par hasard ?», «Moins de mariages en Suisse» et quelques maximes du genre de Satura justa et aequa sint pondere."

Georges Perec décrit ici Debout !, l’organe des témoins de la Nouvelle Bible, mais ce contenu est plutôt celui de Sélection du Reader’s Digest, ou plutôt indigeste, ce qu’était vraiment cet organe de propagande de la bien-pensance américaine WASP et anticommuniste. A la réflexion, Debout ! et Sélection sont finalement un peu la même chose… Mon grand-père était abonné à Sélection !

♦ 

La rue de « Labégrou » commence rue des Entrepreneurs et finit rue de la Convention.

Aucun lien de parenté avec feue l’écrivaine Benoîte Groult. Enfin, je n’en sais rien… Dans cette rue, une « sucette » nous éclaire sur l’abbé en question :

Puisqu’on est dans les personnalités du quartier évoquons cette comédienne antillaise assez méconnue, qui avait monté sa propre troupe à Paris, et qui vécut ici de 1973 à sa mort en 2010.

Par contre, ces deux-là me paraissent imaginaires…

Et ces deux-là encore plus improbables ! J’ai vu aussi des affiches Guignol et Milou, et Guignol et Lucky Luke… Laurent Mourguet, créateur de Guignol, doit se retourner dans sa tombe et maudire ces Parisiens qui n’ont rien compris au personnage.

Guignol et… Oh non, çà ne va pas recommencer !

Il y a pas mal de verdure dans cette rue.

Et même des murs végétaux.

Une trace du bâti ancien.

Bel immeuble Art déco !

C’est pas que c’est laid, mais c’est pas beau…

Ooups ! Il y en a paraît-il 350 comme çà à Paris !

Voilà qui est par contre beaucoup plus sérieux. Trop sérieux, même…

A suivre…

Laisser un commentaire

Rapt à la RATP

Palais-Royal, Saint-Paul, Nation, Victor Hugo, Stalingrad, Avron, Wagram, Simplon, Vavin, Raspail, Barbara, Bobigny – Pablo-Picasso, Ourcq, Campo-Formio, Passy, Corvisart, Picpus, Louis Blanc, Sully-Morland, Tolbiac, Bolivar, Botzaris, Balard, Boucicaut, La Tour-Maubourg, Billancourt, Jasmin, Saint-Augustin, Duroc, Mabillon, Cluny, Goncourt, Jourdain, Marx Dormoy, Lamarck-Caulaincourt, Vaugirard, Garibaldi.

Plus tard : Thiais-Orly (M 14), La Dhuys (M 11), Noisy-Champs (M 11).

Ouf !

Laisser un commentaire

Ecr. l’inf. (3)

« Écr.l’inf. », abréviation de « Écrasons l’infâme » et parfois contracté en Ecrelinf, était une formule que le philosophe des Lumières Voltaire utilisait dès 1763 en conclusion de ses lettres. Ce slogan invitait ainsi ses correspondants à le joindre dans son combat contre l’obscurantisme, notamment religieux.

LA LISTE PEREC DU JOUR :

"Le client d'une des nouvelles hostelleries Marvel [...] aurait également son champ de ski, ses remontées mécaniques, sa patinoire, son fond sous-marin, ses vagues à surf, son safari, son aquarium géant, son musée d'art ancien, ses ruines romaines, son champ de bataille, sa pyramide, son église gothique, son souk, son bordj, sa cantina, sa Plaza de Toros, son site archéologique, sa Bierstübe, son Bal-à-Jo, ses danseuses de Bali, etc., etc., etc., et etc."

Claude Lévi-Strauss.

Dans cet article, il ne sera pas question d’ethnies, ce qui serait du racisme, mais de cultures, de religions et de mentalités. Désolé, Lévi-Strauss, mais la mantra débitée au collège, au lycée, à la fac, sur « France Cul » et sur Arte (« Toutes les cultures se valent »), ce chantage à la bien-pensance antidiscriminatoire, est à mettre à la poubelle. Que « valent » des cultures ayant pratiqué les sacrifices humains, l’anthropophagie, ou bien « simplement » l’esclavage, l’infériorité des femmes ou l’antisémitisme ?

L’auteur de ces lignes, marcjoly, votre serviteur, est un « mâle français blanc hétérosexuel cisgenre de plus de soixante ans ». Mais ce que nous allons exposer ne provient pas de lui mais de deux sources… arabes. La première s’appelle Adonis, pseudonyme provocateur d’Ali Ahmed Saïd, né en 1930 en Syrie. Cet ancien représentant de la ligue arabe à l’Unesco est surtout le plus grand poète arabe contemporain avec Mahmoud Darwich. Athée, il se montre très critique envers l’islam – c’est le moins qu’on puisse dire – dans son livre d’entretiens avec la psychanalyste Houria Abdelouahed Violence et islam (Seuil, 2015). Adonis dénonce le caractère intrinsèque de la violence dans cette religion.

L’autre source, est à mon avis, plus justement méchante encore. Cette bombe s’appelle Driss Ghali, universitaire marocain et musulman pratiquant vivant en France, auteur d’Une contre-histoire de la colonisation française (éditions Jean-Cyrille Godefroy, 2023).

Adonis, tout d’abord. Pour lui, « L’islam, puisqu’il est né parfait, combat tout ce qui lui était antérieur et tout ce qui est venu après. «Tout» désigne : philosophie, art, pensée, créativité, vision du monde, etc ». « Dans l’islam, le mouvement est forcément tourné vers le passé. L’avenir n’a pas de sens et n’existe qu’à la lumière de passé : le passé, c’est l’avenir du présent ». « Le musulman voit le monde à travers la vision islamique qui est ancienne et close. L’islam n’a besoin ni du monde, ni de l’autre, ni de la culture puisqu’il est la Culture absolue […] Quelle nouveauté a-t-il apportée par rapport aux anciennes civilisations ? «  « La grande majorité de la société arabe est encore dominée par l’ignorance, l’analphabétisme et l’obscurantisme religieux » et « on peut constater le manque d’un esprit de recherche et d’innovation » dans un monde figé dans lequel le progrès et l’avenir n’existent pas, car « le pouvoir est devenue la propriété de la tribu. Depuis, l’Histoire est restée liée au pouvoir de la tribu ». Un bon « cas » pour la psychanalyste qui a mené l’entretien avec Adonis !

Adonis.

Ce dernier en vient au vif du sujet : Il y a dans l’islam « l’absence de «l’autre comme structure» […] L’autre est à annuler en tant qu’autre. D’où la violence qui habite le djihad. le meurtre de l’Autre est un djihad« . « Historiquement, l’islam […] a été fondé par l’esprit de la tribu, les conquêtes et la puissance de l’argent. Aujourd’hui, Daech s’enrichit grâce aux ghanâ’im [butins de guerre] et la mainmise sur le pétrole, le gaz, l’argent des banques et la vente des femmes ». Et puisqu’il y a soumission (islam, en arabe) à l’islam et à ses préceptes (prix de la miséricorde), l’homme doit faire preuve de vassalité.

Pour Adonis, face à ce constat, l’islam est condamné à régresser.

Venons-en maintenant à Driss Ghali. je vais parler de son ouvrage précité, mais en préparant cet article par le biais de l’internet, je suis tombé sur une entrevue sur Breizh-Info à propos de son autre ouvrage (que je n’ai pas lu) : Français, ouvrez-les yeux ! – Une radiographie de la France par un immigré (L’Artilleur, 2023). Ce qu’il y écrit là résume totalement son propos, et j’aurais pu m’arrêter là : « Le comportement des immigrés en France est influencé par leur civilisation d’origine. Quand ils viennent de civilisations où la courtoisie et le travail sont des valeurs suprêmes, tout va bien : Vietnamiens, Chinois etc. Quand ils viennent de civilisations de commerçants où l’adaptabilité est une valeur cardinale, tout va bien aussi : les Libanais, les Syriens, les Arméniens… Quand ils viennent de civilisations tribales et féodales qui ne promeuvent pas le travail, l’instruction et le civisme, ça se passe mal : Afrique du Nord, Afrique subsaharienne… Au sein d’une tribu, la productivité est le dernier des soucis, il suffit de razzier les voisins ou de mener une campagne de piraterie (ou un jihad) afin de capter la valeur ajoutée que l’on ne sait pas produire localement. Parfois, on dispose d’esclaves à la maison ou aux champs. Autrement dit, le travail est mal vu, il est associé aux faibles et aux soumis, les forts et les riches font la guerre et ont des esclaves qui travaillent pour eux. Conséquence : inutile de s’instruire puisqu’il n’est pas question d’améliorer les méthodes de production. En revanche, on exige de l’individu qu’il se batte avec hargne et cruauté pour défendre les siens. On attend de lui qu’il considère les autres comme des « sous-hommes », tout juste bons à le servir ou à déguerpir ».

Bon. Vous allez vous en remettre…

Driss Ghali.

Quelques commentaires : 1. la typologie que dresse Ghali des différents peuples relève à la fois du cliché (Asiatiques travailleurs, Levantins commerçants…) et de la vérité* ! 2. Breizh-info est malheureusement un média internet de droite identitaire, et Driss Ghali est parfois invité sur Radio-Courtoisie. D’autre part, son éditeur, Jean-Cyrille Godefroy, non conformiste, fut le cofondateur, avec Cabu (!), du (mauvais) journal pacifiste satirique anti-Otan La grosse Bertha et professe aujourd’hui des positions non politiquement correctes sur la Russie. Son autre éditeur, L’Artilleur, édite des « climatosceptiques ». Ghali est-il donc « d’extrême » ? Est-ce « l’arabe de service » ? Ou bien les seuls médias qui lui permettent de s’exprimer sont-ils les précités… parce que cela les arrange bien ? Ou alors les autres médias ne veulent pas entendre ce discours ? Vous avez quatre heures…

*A ce sujet, je suggère de regarder les trois films de Philippe de Chauveron Qu’est qu’on a [-/tous/encore] fait au bon Dieu, avec Christian Clavier, où l’on voit que la frontière entre cliché et vérité est ténue… et que l’on peut en rire – n’est-ce pas les wokistes ?

Je vous vois venir, mais dans sa Contre-histoire de la colonisation Driss Ghali ne fait pas l’apologie de la colonisation, en soi « une idée tordue ». Ce qu’il dit est que le Maghreb était, avant la colonisation, un coupe-gorge misérable connaissant pauvreté, arbitraire et arriération : conditions sanitaires et économiques plus que précaires, « disette, criquets, lèpres et maladies de la peau, typhus, dysenterie ». « La magie et la superstition sont le seul recours du Marocain ». « Il connaît parfaitement sa place dans la société. Et de sa soumission dépend sa survie. Il baise la main du notable qui lui jette des miettes aux grandes fêtes religieuses, il se jette au pied du caïd qui […] le défend face au juge (cadi) qui […] penche toujours du côté de celui qui lui graisse la patte ». « La société est ainsi organisée autour de la relation patron-client ». « On n’a pas le choix, car l’Etat est minimal, il est même absent la plupart du temps ». « Agressivité plutôt que tempérance. Loyauté restreinte aux membres de la tribu plutôt que sens de l’intérêt général ».

Mais « si l’homme va mal, la femme a un sort plus lamentable encore. Elle n’est rien. Un butin dans les razzias qui éclatent de temps en temps […] Une marchandise que l’on achète en versant une dot à sa famille ». Quant à l’enfant, « il n’existe pas en tant que tel ». Et tout citadin « dans des villes fortifiées et fermées à clé la nuit par peur des pillards » assiste plusieurs fois par an à l’arrivée de caravanes « chargées de leur cargaison humaine, des enfants noirs, des femmes noires et des mâles noirs que l’on a castrés en cours de route ».

L’auteur établit aussi un panorama pré- et postcolonial de l’Afrique subsaharienne et de l’Indochine, que je ne reprendrai pas, faute de place.

La colonisation, maintenant. Les habitants d’un territoire colonial ont besoin d’être pris en main par « des infirmiers, des médecins, et des officiers de l’état civil, sans compter les instituteurs ». « Par millions, les Marocains, les Algériens et les Vietnamiens ont passé une vie entière sans voir […] un seul médecin ou un seul instituteur français ». « Ils ont vécu parqués dans une réalité hybride où leur mode de vie est maintenu et leur souveraineté est annulée ». Tout çà pour çà… Car, pour que l’Etat colonial développe des infrastructures d’énergie, de santé, de logement, de transport, etc., « il aurait fallu dédier des universités entières à l’étude des cultures d’Asie et d’Afrique, à la cartographie des religions et des sectes, à l’enseignement des langues, à l’analyse des sous-sols et de la biodiversité »… Or l’Ecole nationale de la France d’outre-mer n’a formé que des… administrateurs, sinon, elle ne serait pas française…

Code vestimentaire venant du Moyen-Orient.

Et après ? Driss Ghali écrit que depuis les années 1970-1980, « l’inégalité, le fait tribal et le fanatisme religieux » ont refait surface. L’inégalité : « Une école à deux vitesses est donc apparue, l’une en Arabe où l’on prépare les pauvres au chômage de masse […], l’autre en français où les « fils de » recevaient le sésame du succès ». Le fait tribal : le paysan, urbanisé, a importé ses mœurs. « Il refuse de payer l’impôt et s’engouffre dans l’informel », « il insiste pour payer un bakchich à l’infirmier des urgences pour passer en premier, il vomira sa détestation du régime […] mais se jettera aux pieds d’un conseiller municipal pour obtenir une prébende« . Il ne fera rien aussi pour s’assurer que ses enfants vont à l’école. Le fanatisme religieux : la religiosité populaire « a accepté d’assimiler des codes venus d’ailleurs, du Moyen-Orient en particulier ». « Les Maghrébins ont réinventé une noblesse religieuse qui a son mot en politique, dans la figure du barbu« .

Ouf !

Je vous laisse réfléchir, turbiner et cogiter sur tout cela, dans le contexte du relativisme culturel.

J’les confonds toujours (6)

Ah, non, çà c’est Duran Duran !

Ah, voilà !

Vous me dîtes « Navalny », ce type connu pour ses opinions xénophobes et réactionnaires, soutien de la politique chauviniste grand-russe, qui avait qualifié les Géorgiens de « rongeurs » et les Tchétchènes de « cafards » ? Je vous réponds « Assange », enfermé depuis douze ans. Ah, excusez-moi : c’est vrai que vous appartenez au camp du Bien… C’est fou ce que les Occidentaux se trompent toujours : quand on leur demandait de citer le nom d’un dissident du système soviétique, ils répondaient systématiquement « Soljénitsyne », ce vieux raskolnik réactionnaire, alors que les opposants au système soviétique répondaient « Sakharov »… dont le prix éponyme avait malheureusement été attribué à Alexeï Navalny. Mais même le récit occidental sur la mort de ce dernier tombe à l’eau : « Je vais peut-être vous décevoir, mais nous savons qu’il est mort à cause d’un caillot sanguin », a déclaré Kyrilo Budanov, le chef du renseignement militaire ukrainien.

Macron veut envoyer des troupes contre une puissance nucléaire… Les élections européennes arrivent. Pour forcer les gens à « bien » voter, il faut jouer sur la peur : « si vous ne voulez pas voir les Russes défiler sur les Champs-Elysées, ne votez pas pour les populistes ou pour les extrêmes*, mais pour nous ». Désolé Macron, mais le théâtre d’opérations mondial, çà n’est pas le salon de l’Agriculture. Nous avons, en France, un Président qui ne comprend pas ce que représente une guerre nucléaire ! Autant élire un enfant de cinq ans …

*En novlangue bienpensante, est populiste ou extrême tout ce qui ne relève pas de l’ordolibéralisme européiste.

Autant je suis un partisan de l’IVG*, autant je suis contre le fait de tout inscrire dans la Constitution. Cette dernière ne doit pas être le doublon du Code civil, mais doit uniquement inscrire des principes.

*Quelle idée de désigner ce moment psychiquement et douloureusement important dans la vie d’une femme par un sigle froid technico-administratif…

LA LISTE PEREC DU JOUR :

"[...] à côté du cadran indiquant des stations aux noms exotiques et mystérieux - Hilversum, Sottens, Allouis, Vatican, Kerguelen, Monte Ceneri, Bergen, Tromsö, Bari, Tanger, Falun, Horby, Beromünster, Pouzzoles, Mascate, Amara, - un cercle s'allumait et quatre faisceaux orthogonaux émis par un point brillant se rétrécissaient au fur et à mesure que l'on captait de plus en plus exactement la longueur d'ondes souhaitée [...]"

Je me souviens des derniers temps des postes de TSF en bakélite… Le cadran mentionnait en effet ces villes sur le territoire desquelles étaient érigés des émetteurs. Je soupçonne Georges Perec d’avoir inventé celui des Kerguelen, non captable en Europe. Allouis, dans le Cher, a émis pour Radio-Paris en 1938, puis jusqu’en 2016 pour Paris-Inter devenue France Inter. Ce n’est donc pas une mauvaise transcription de Sarrelouis (Allemagne), où se situait l’émetteur d’Europe n°1 de 1955 à 2019. La joyeuse époque des grandes ondes, du noir et blanc, des 78 tours, des anciens francs et des téléphones à cadran !

Dans le J’les confonds toujours précédent (https://champouin.blog/2023/06/01/jles-confonds-toujours-5/), j’avais évoqué Buffet et Dubuffet. Effectivement, dans Le Journal des Arts du 23 juin 2023, entrevue de Michel-Edouard Leclerc à propos de sa fondation, le Fonds Hélène et Edouard Leclerc, à Landerneau : « Nous recevons jusqu’à 7 000 scolaires par saison. Le livre d’or est très instructif. Les gens confondent Buffet et Dubuffet*, mais témoignent d’un véritable appétit de connaissances. »

*marcjoly, votre serviteur, faisait cette confusion jusqu’il y a très peu…

Suite de cette liste qui n’est pas prête d’être terminée :

  • le CAP FERRAT et le CAP FERRET – deux presqu’îles pour riches du sud de la France.

Le CAP FERRAT (< lat. ferratus = herbeux), on le sait, c’est le paradis des milliardaires sur la Côte d’Azur, juste à l’ouest de Villefranche-sur-Mer. Cela n’aura qu’un temps : la loi Littoral protège maintenant les site de tout excès d’urbanisation. Le tout est dans le mot « excès », à géométrie variable quand on a le bras long… Un phare à l’extrémité du cap sert à la régularisation du trafic maritime et à la veille visuelle des incendies de forêt. Le CAP FERRET (nom évoquant des dépôts ferrugineux dus à l’érosion d’une couche de grès) est le cordon littoral au sud du bassin d’Arcachon, qui fait face à la dune de Pyla*. De nombreuses personnalités, moins bling-bling qu’au cap Ferrat, y demeurent. Cette pointe est en train de s’éroder de trois à quatre mètres par an. Sur la presqu’île du cap Ferret se trouvent des forages exploitant une nappe de pétrole située à 3 200 m de profondeur, exploités de 1962 à 1994**. Là aussi, on y trouve un phare, et un sémaphore sert à la surveillance des incendies de forêt.

*Il y aura une entrée Pilat/Pyla dans cette rubrique.

** Je viens d’apprendre qu’on veut relancer les forages au même endroit !

Saint-Cap-Jean-Ferrat !

  • COLLONGES-LA-ROUGE et PEROUGES – deux « plus beaux villages de France » pour touristes.

COLLONGES-LA-ROUGE (en occitan Colonjas < lat. colonicas = terre cultivée par un colon), est un village de Corrèze, à 19 km de Brive, dans le Causse corrézien. Il est situé sur une faille de grès rouge aves lequel les maisons se sont construites. Les moines de l’abbaye de Charroux, dans le Poitou, y fondèrent un prieuré en 782. Puis le bourg devint une escale sur la route de Compostelle, et tira son activité des vignobles. L’épidémie de phylloxéra et l’exode rural vidèrent Collonges de ses habitants et le village se transforma en carrière de pierre. Afin d’enrayer son déclin, des mesures de classement furent entreprises dès 1905, qui en feront un site touristique et pittoresque quelque peu artificiel avec ses artisans et boutiques de souvenirs. Il est aujourd’hui malheureusement atteint par la gentrification. PEROUGES, d’étymologie inconnue, est une cité médiévale fortifiée juchée sur un mamelon à 300 m d’altitude. Elle est située à 35 km au nord-est de Lyon. Cet oppidum fut fortifié vers 1100 et subira diverses fluctuations politiques et de vassalité. Au 13ème siècle, il devient un bourg commercial. Après 1800, il subit son déclin et son vignoble est lui aussi atteint par le phylloxéra. En 1911, est fondé le Comité de défense et de conservation du vieux Pérouges. Après 1950 s’installent des artisans d’art… Même schéma, réplicable pour tant de villages « pittoresques » français… On pourrait aussi citer Carrouges, dans l’Orne, gros bourg plus que village, moins pittoresque mais un brin touristique.

  • Le CARTEL des Forges et le CARTEL des Gauches – deux classes politiques en lutte.

Appelé également et officiellement Comité des Forges, le CARTEL DES FORGES est une alliance créée en France (sur le modèle allemand) en 1864 par l’industrie sidérurgique et menée par Eugène 1er Schneider et Charles de Wendel. Il est réorganisé en 1887 en réponse à la structuration du mouvement ouvrier français. Il s’agit d’une part d’un cartel, c’est-à-dire qu’il décide du contingentement de la production et de la répartition des marchés, et d’autre part d’un organe réactionnaire de défense patronale, représentant le « mur d’argent ». Il sera dissous en 1940 mais renaîtra sous la forme soft de l’UIMM. Le CARTEL DES GAUCHES était une coalition électorale constituée non pas en 1936 comme on le croit, mais en 1924, entre les radicaux indépendants, le Parti radical et radical-socialiste, le Parti républicain-socialiste, et la SFIO. Cette coalition remporta les élections législatives cette année-là. Elle fut reconduite pour les élections de 1932 mais entraina une majorité parlementaire fragile. Les socialistes de la SFIO seront au gouvernement en 1936 de par leur participation dans la coalition du Front populaire (qui inclut cette fois les communistes) en 1936, et qui n’est officiellement et formellement pas celle du cartel des Gauches. Il est clair que, dans le contexte de la lutte des classes, « forges » et « gauches » s’affrontaient…

Du coup, il y a aussi un cartel des droites…

  • CHALON-sur-Saône et CHÂLONS-en-Champagne – deux villes françaises.

CHALON (sans S ni accent circonflexe)-sur-Saône est une ville de Saône-et-Loire, plus peuplée (45 000 hab.) que sa préfecture Mâcon. Le nom Chalon vient de Cavillonum, d’une racine cav- (hauteur) ou cab- (cheval). On ne connaît pas de traces archéologiques de la ville de Chalon pour la période antique, bien qu’étant un noeud de routes romaines. A l’époque franque, elle sera la capitale du royaume des Burgondes. Assiégée par Louis XI en 1478, elle reviendra à la couronne de France. A partir du 1er Empire, la ville va se développer industriellement (fonderie, verre, textile). C’est la ville natale de Nicéphore Niépce et de Gérard Collomb, récemment disparu. CHÂLONS (avec S et circonflexe) -en-Champagne (anciennement sur-Marne) est la préfecture de la Marne (45 000 hab. également). Son nom vient d’un peuple gaulois : les Catalaunes (d’où les fameux Champs Catalauniques). C’est dès le 12ème siècle une ville commerciale située sur une route « des foires » (commerce drapier). D’autre part la Marne ravitaillait Paris en bois et grains, vins et moutons. Au 19ème siècle, ce fut la montée en puissance du « champagne » (le vin). Dans les années 1970, une partie de la vieille ville fut détruite, ce qui fut dénoncé par le dessinateur Cabu, enfant du pays. En 1995, la commune, trouvant la Marne peu vendeuse, fit stupidement changer le nom en Châlons-en-Champagne.

– Dis, t’a vu Monte-Carlo ?
– Non, j’ai vu monter personne.
– Dis, t’as vu Monte-Cristo ?
– Non, j’ai vu monter personne.

Annie Cordy

  • Le CHATEAU d’If et le CHATEAU de Monte-Cristo – deux bâtisses en lien avec Alexandre Dumas.

Quiconque a lu Le Comte de Monte-Cristo d’Alexandre Dumas connaît le CHATEAU D’IF. Ce bâtiment existe vraiment : il a été construit en 1529 sur ordre de François Ier sur l’îlot d’If de l’archipel du Frioul situé, comme son nom ne l’indique pas, au centre de la rade de Marseille. C’est une forteresse devenue prison en 1540. Au 18ème siècle, on y enferme les Protestants. En 1848, les émeutiers et après 1851, les bagnards en transit. C’est aujourd’hui un site touristique. Dans le roman de Dumas, Edmond Dantès y est enfermé, où il se lie d’amitié avec l’abbé Faria. Quant au CHATEAU DE MONTE-CRISTO, c’est la demeure que Dumas s’est fait construire entre 1844 et 1847 par l’architecte Hippolyte Durand à Port-Marly (Yvelines). « – Monsieur Durand, vous allez ici même tracer un parc anglais au milieu duquel je veux un château renaissance, en face d’un pavillon gothique entouré d’eau… Il y a des sources, vous m’en ferez des cascades. – Mais Monsieur Dumas, le sol est un fond de glaise, vos bâtiments vont glisser. – Monsieur Durand, vous creuserez jusqu’au tuf… Vous ferez deux étages de caves et d’arcades. – Cela vous coûtera quelques centaines de mille francs. – Je l’espère bien ! » Dumas choisit de baptiser sa demeure le « château de Monte-Cristo » en référence à son deuxième roman historique. Le plus cocasse est que Dumas a fait édifier, au milieu d’une île artificielle dans le parc, un petit castel néo-gothique de deux étages de briques rouges et pierre blanche qu’il baptise « château d’If » ! De nos jours, l’ensemble se visite.

Le Château d’If… à Port-Marly.

Laisser un commentaire

C’est le cas de le dire !

« J’ai deux avocats, disait Mitterrand, Badinter pour le droit et Roland Dumas pour le tordu ». C’est tout à fait çà : Dumas, le cynique aux basses œuvres*, et Badinter, homme de convictions. Je trouve légitime que ce dernier finisse au Panthéon, à la différence de Simone Veil, qui, malgré son vécu et son courage, ne sera pas entrée dans l’Histoire. Jacques Vergès fut aussi homme de convictions, mais si Badinter aurait pu être l’avocat de terroristes, il n’en aurait jamais soutenu personnellement ni idéologiquement.

*Et même après Mitterrand : Dumas au Conseil constitutionnel fit tout pour invalider les maigres comptes de campagne du « bleu » Jacques Cheminade, mais valida celles, « irréprochables », de Balladur et de Chirac…

Le pétard mouillé du mouvement des agriculteurs : aussi bien eux que le pouvoir proposaient un programme, une « liste de courses », mais pas de projet… Résultat : les vrais gagnants, c’est encore une fois la FNSEA, ce vivier… de ministres de l’Agriculture. Faut-il rappeler que ce « syndicat » fut fondé en 1946 par d’anciens membres de la Corporation paysanne, le syndicat agricole officiel du régime de Vichy ?

Depuis l’Ukraine où il était né, l’écrivain yiddish Cholem Aleikhem (1859-1916) regardait la France de l’affaire Dreyfus comme étant ce pays extraordinaire où un Juif peut être capitaine et avoir seulement la moitié des gens contre lui…

LA LISTE PEREC DU JOUR :

"Olivia devint alors l'étoile d'une série touristique dans laquelle elle était la jeune américaine de bonne famille, pleine de bonne volonté, allant faire du ski nautique aux Everglades, se bronzant au Bahamas, aux Caraïbes ou aux Canaries, se déchaînant au Carnaval de Rio, acclamant les toreros à Barcelone, se cultivant à l'Escorial, se recueillant au Vatican, sablant le champagne au Moulin Rouge, buvant de la bière à l'Oktoberfest de Munich, etc., etc., etc."

Il y a de ces coïncidences : j’ai connu une Claude Albert qui habitait rue Paul-Albert. J’ai aussi connu un Emile Desmas habitant rue Emile-Desmas. La rue honore son père, au prénom identique, fusillé par les Allemands en août 44.

Mais il y a mieux ! Quand Thierry Le Luron a commencé à se faire connaître, je me souviens mes parents dire : « C’est pas possible, c’est un pseudonyme… » Eh bien non : c’était son vrai nom ! Un fantaisiste s’appelait vraiment LE LURON.

Cette situation porte un nom. Un patronyme en lien avec la profession de son récipiendaire (récipient d’air ?) s’appelle un aptonyme.

Puisqu’on évoque les artistes, parlons de Blandine BELLAVOIR, la comédienne qui jouait Avril dans Les petits meurtres d’Agatha Christie. Si elle s’était appelée Mochavoir, çà ne l’aurait pas fait, comme on dit…. Et le dernier film réalisé par Pierre Richard, DROIT DANS LE MUR, fut… un bide. De toute façon, le cinéma fut inventé par les frères LUMIÈRE. Bertrand CANTAT, lui, chantait, bien entendu. Vous chantiez, eh bien tuez maintenant… S’il avait dansé, il aurait pu s’appeler Marius PETIPA ou bien Benjamin MILLEPIED ! Autre chanteur, Arthur H en a (comme Cantat) consommé beaucoup… Chez les peintres : j’ai longtemps cru que le peintre Giovanni-Antonio CANALETTO portait un pseudonyme en lien avec Venise et ses canaux, mais il était en fait le dernier rejeton de la famille Canal1 ! Et le tchèque Bohumil KUBISTA (1884-1918) fut l’un des tout premiers cubistes ! Quant aux éditions GALLIMARD2 (fondées par Gaston GALLIMARD), elles portent bien leur nom : un gallimard, c’est un encrier.

1 Source : Cà m’intéresse, septembre 2023.

2 Une division de ce groupe éditorial s’appelle Madrigall, anagramme de Gallimard. Génial !

Coup double !

Les sportifs et assimilés ne sont pas en reste. Au choix : Dimitri CHAMPION (cyclisme) ou bien Thierry CHAMPION (tennis). Laurence ÉPÉE fut championne d’escrime et Michael GÉLABALE, joueur de basket3. Roger FRISON-ROCHE fut un écrivain et guide de haute montagne. Caroline AIGLE fut la première femme pilote de chasse.

3 Les puristes diront qu’on peut dire « balle » pour le foot et le hand, mais qu’on dit « ballon » pour le basket…

Incroyable mais vrai ! L’explorateur Amédée-François FRÉZIER (1682-1773) fut celui qui apporta du Chili nos fraises4. Le nom de Frézier est par une coïncidence extraordinaire une déformation du mot « fraise »5 : Julius de Berry, un de ses ancêtres, avait servi un plat de fraises des bois au roi Charles le Simple à la fin d’un banquet à Anvers en 916 ; le roi le remercia en l’anoblissant et lui donnant le nom de Fraise, qui se déforma en Frazer après émigration de la famille en Angleterre, puis en Frézier, après son retour en Savoie pour faire souche6. La boucle était bouclée ! Une anecdote analogue court autour d’un autre explorateur, Pierre Poivre (1719-1786), mais celui-ci n’acclimata que la muscade et le girofle…

4 Jusqu’alors, on ne connaissait en Europe de fraises que celles dites des bois.

5 Mais « fraise » vient de *fragasia, déformation du latin fragaria, et non pas de Frézier !

6 Source : Wikipedia.

L’agriculture est un beau sujet d’aptonymes, puisque Jean-Michel MÉTAYER fut dirigeant de la FNSEA, et Edith CRESSON ministre de l’Agriculture. Leur adversaire, Dominique BELLEPOMME, fut expert en pesticides. Marc DUFUMIER, lui, est agronome et enseignant à AgroParisTech. Quant à (Cantat ?) Roger DES PRÉS, ex-chanteur d’un groupe de rock, vient d’installer une… ferme (sous l’Arche de la Défense, toutefois…).

Un autre syndicaliste, Jean-Paul MÉGRET, est secrétaire général du Syndicat indépendant des commissaires de police (SICP) !

L’ingénieur et physicien Augustin Fresnel mit au point pour le phare de Cordouan une lentille en verre à échelons qui réfracte la lumière. Il en confia la fabrication à un opticien du nom de François SOLEIL (1775-1846)7 ! Plus tard, on eut le Dr Alain TARDIF, spécialiste de la chronobiologie, Didier NOURRISSON, spécialiste des comportements alimentaires (et non pas des bébés) et Jean-Louis CHEMINÉE (1937-2003), vulcanologue.

7 Source : Mémoires d’Avenir n° 52, octobre 2023.

A la fin du 19ème siècle, l’abbé LAGLAYSE formera et encadrera Pierre-Joseph Granereau, fils de paysans, comme ce dernier disait lui-même « au milieu de cette terre qui colle aux pieds » ! Laglayse s’associera au mouvement du Sillon de Marc Sangnier, et son disciple Granereau fondera celui des Maisons familiales Rurales8.

8 Source : La désintégration contrôlée de l’Education, Solidarité & progrès, 2023.

Le groupe FORMERET, « acteur majeur de la location de salles à Paris depuis 1984 », loue la plupart du temps ses salles pour des formations.

Quoi d’autre au menu (à part des fraises) ? Une entreprise de pompes funèbres d’Angers s’appelle TOMBINI, une autre, sise à Paris près du Père-Lachaise, s’appelle LECREUX. Les obsèques auraient-elles été célébrées par l’abbé, écrivain et psychanalyste Marc ORAISON (1914-1979), par Mgr MARIE-SAINTE (1928-2017), archevêque de Fort-de-France ou bien par Mgr AUMONIER, évêque auxiliaire à Paris ?

Jean-René FOURTOU a pris en 2002 la tête de Vivendi, entreprise fourre-tout s’il en est… Jacques GÉNÉREUX est économiste, président de l’Association internationale pour l’économie humaine. Jean MONNET, lui, était (malheureusement) monétariste… Michel DROIT a été journaliste et écrivain de droite, Marcel GAUCHET est un essayiste et sociologue de gauche.

Nous avons cité une ministre, mais ces derniers sont des grands fournisseurs d’aptonymes. Jacques DELORS9 pour les Finances, Claude ÉVIN initiateur d’une loi sur l’alcool, Elisabeth BORNE pour les Transports, Louis LE PENSEC pour la Mer… Pour les autres politiciens, Benoît APPARU, Jean-Vincent PLACÉ, Guillaume LARRIVÉ sont dans le tiercé des notables. Quant à Marion MARÉCHAL, là voilà ! Et qui se souvient du président du Parti de la Loi naturelle (prônant entre autre la lévitation) ? Il s’appelait Benoît FRAPPÉ.

9 Delors en Barre ?

Parfois, le nom décrit une réalité contraire : on parle alors d’antaptonyme.

Qui n’a pas ri à l’évocation des chaudières FRISQUET ? Ou du sinapisme10 RIGOLLOT ? Car un sinapisme sur la peau, çà pique, çà chauffe et çà n’a rien de rigolo. Quant à la société ONET (services aux entreprises), elle ne l’est guère car elle a été condamnée pour pénibilité et harcèlement, « formations à la va-vite, cadences infernales, pénurie de matériels »…

10 Un sinapisme est un cataplasme à base de moutarde. J’explique pour les millenials : un cataplasme est une préparation de plante assez pâteuse pour être appliquée sur la peau dans un but thérapeutique.

Un trou noir,
c’est troublant.

Gilles Mahé

Connaissez-vous les Nouvelles Editions LATINES ? Elles ont leur siège à Paris 1 rue Palatine. Faudrait savoir ! De même, le musée du VIN, à Paris, se situe rue des Eaux, dans le 16ème arrondissement.

Un des grands géographes du 19ème siècle, auteur de la Nouvelle géographie universelle, s’appelait Elisée RECLUS ! Et de nos jours, Jean-Pierre LUMINET est un spécialiste des trous noirs. Quant à Cécile de FRANCE, c’est une comédienne belge !

Jean-Claude TRICHET, ex-gouverneur de la Banque de France porte bien son nom ! Sans oublier le judoka David DOUILLET ou Bérangère COUILLARD, ministre déléguée à l’égalité hommes/femmes.

Pour revenir aux aptonymes, rien ne vaut celui qui a le mieux incarné la France : Charles… DE GAULLE ! Là aussi, tout comme le jeune Daniel Cordier, beaucoup ont cru y voir un pseudonyme !

Laisser un commentaire