L’oeil de Paris (12)

HOURRA ! Le présent blog est enfin muni d’un index ! Je pensais ne pas y arriver… De plus je m’étais aperçu que le bouton « commentaire » que j’avais mis en place avait disparu – probablement depuis des mois… Le logiciel me refuse à présent de l’installer, mais en sélectionnant l’article (en cliquant sur le titre), on trouve à la fin « Partager » avec un bouton « E-mail ». En marge de droite un encart explique la chose… A suivre.

Trump : çà part dans tous les sens. Dans cette histoire, mieux vaut prendre du recul. Nous sommes dans une situation où l’on voit enfin que le roi est nu, c’est-à-dire que l’Union européenne est en dessous de tout et ne représente rien, que le G 20 et Davos sont des pantalonnades, que l’Onu est un « machin » et que l’Otan n’a plus de légitimité depuis des années. Si les Etats-Unis deviennent notre ennemi, devra-t-on encore avoir le réflexe idiot de se ranger derrière l’Otan ? Cela fait un peu poncif, mais le caractère chinois qui signifie « crise » signifie aussi « opportunité ». C’est donc l’occasion de tout remettre à plat et de bâtir un nouvel ordre mondial, pas celui du plus fort, mais celui bâti sur une entente de nations sur la base du développement, avec comme outils non les monnaies de singe que sont le dollar et l’euro, mais celles basées sur une politique nationale de crédit. En ce sens les Brics constituent cette alternative. Nous sommes donc à une période très intéressante de l’Histoire, et il est idiot de se créer un ennemi, russe ou chinois !

Pour revenir aux Etats-Unis, ce qui s’y passe aujourd’hui s’apparente malheureusement à une guerre civile. Il faut savoir que tout au long de l’histoire de ce pays, deux factions se sont toujours affrontées. Celle, anti-impérialiste des pères fondateurs, incarnée ensuite (pour faire court) par Hamilton, Lincoln, F. D. Roosevelt et Kennedy ; et celle de la rente esclavagiste puis financière – avec son bras armé interventionniste – incarnée par presque tous les autres… Trump, malgré son côté anticonformiste, est un homme de business

"A l'occasion de chaque représentation, Astrat constituait un dossier de presse auquel venait s'ajouter le programme - abondamment dédicacé par le chef et les interprètes - et, selon le cas, divers éléments des costumes et décors : les bretelles violettes de Mario del Monaco dans le rôle de Rodolfo (La Bohème, Covent Garden, Opéra de Naples, 1946), la baguette de Victor de Sabata, la partition de Lohengrin annotée par Heinz Tietjen pour la mise en scène historique qu'il en donna à Berlin en 1929, les maquettes d'Emil Preetorius pour les décors de cette même représentation, le moule de faux-marbre que Karl Böhm fit porter à Haig Clifford pour le rôle du Commandeur dans le Don Giovanni qu'il monta au Mai Musical d'Urbino, etc."

On m’a reproché de ne pas m’être foulé cet été, avec ma série de trois Oeil de Paris beaucoup trop courts. Dont acte.

Celui qui suit est, pour me rattraper, un peu plus étoffé.

La rue d’Aboukir, commence place des Victoires, pour abou… tir rue Saint-Denis. On pourrait croire qu’elle doit son nom à une défaite : celle de la flotte française (Bonaparte) face à la flotte britannique (Nelson) dans la baie d’Aboukir, en Egypte, entre le 1er et le 2 août 1798. Mais le 25 juillet 1799, les Français y remportent une bataille sur les Ottomans. L’égyptomanie d’alors fait que la rue se trouve à proximité de celles du Caire, du Nil, de Damiette et d’Alexandrie !

Son tracé en oblique par rapport au plan général est un vestige du mur de l’enceinte dite de Charles VII.

L’art d’utiliser les placettes : avec des arbres !

Un bel arrondi d’angle !

Beau motif antique de ce qui fut l’hôtel de Rambouillet.

Immeuble construit par Jules de Joly, avant 1830. La façade est représentative du style Empire tardif. A droite : des médaillons garnis de bustes sur consoles.

Dans la boutique du rez-de-chaussée du même immeuble : une vraie ménagerie !

Au n° 44 se tient une de ces « fausses » façades que l’on peut trouver à Paris. Celle-ci cache un ventilateur de la RATP. Les fenêtres sont en maçonnerie et peintes en gris.

Celà pourrait choquer, mais entre nous, les Aventures de Tintin c’est tellement tarte… Alors soyons fous ! D’ailleurs, bien qu’on ne soit pas dans le Marais, nous sommes dans un quartier gay.

Tant qu’on y est… Ciel, mais qu’est-ce ?

Suite de précédemment… Ou bien faut-il voter pour les Canu(ts). mais nous ne sommes pas à Lyon…

Jeu de mots !

On mange mieux ichi que là-bas !

Eh, apprends l’orthographe !

Snif !

Voilà ce qui reste des services publics… T’as pas cent balles ?

N’est-il pas mignon ?

« L’atelier des artistes en exil (aa-e) se donne pour mission d’identifier des artistes en exil de toutes origines, toutes disciplines confondues, de les accompagner en fonction de leur situation et de leurs besoins, de leur offrir des espaces de travail et de les mettre en relation avec les réseaux professionnels (français et européen), afin de leur procurer les moyens d’éprouver leur pratique et de se restructurer ». Depuis que j’ai pris la photo, l’atelier a déménagé rue Brancion.

« Le siège de la rédaction du magazine L’Histoire fut celui de l’Association des écrivains pour la défense de la culture. Fondée en 1935, elle comptait Paul Nizan, Louis Aragon, ou André Malraux. Au 8 rue d’Aboukir, l’histoire précède L’Histoire ! » – Et dans le reflet de la pancarte, votre serviteur en pleine action !

Et la rue « aboukit » place des Victoires, malheureusement enlaidie par des travaux !