
Il y a 14 lignes de métro en tout. Avec la 8, nous en sommes à la moitié de ce pensum imbuvable selon la Police, génial selon votre serviteur : le métro loufoque (loup-phoque ?). Courage, courage, chers internautes !
La ligne 8 du métro est la plus longue du métro parisien. A une extrémité, au fil des années, la ligne a grignoté laborieusement du terrain : Porte de Charenton, puis Charenton-Ecoles, puis Maisons-Alfort – Les Juilliottes, puis Créteil- Préfecture, et enfin Créteil-Pointe du Lac. De l’autre côté, cette ligne interminable n’a jamais été prolongée, en restant figée à la station Balard.
De plus, ce n’est pas une radiale, mais une gigantesque parabole, qui monte vers le nord pour franchir la Seine puis à nouveau redescendre vers le Sud.
Tout comme la 13, le 8 est équipée du MF (matériel fer) 77, qui fut un mauvais choix. Pour pallier l’affluence, on prit le parti d’augmenter la capacité des voitures plutôt que celle de la cadence entre deux arrêts. D’autre part, ce matériel est sujet à vibrations et la mauvaise conception de ses bogies (les trains de roues) [private joke spécial dédicace Mme Geypatout-Compry] le font crisser de manière atroce dans les virages. De surcroît, sa livrée intérieure bleu foncé était anxiogène et le petit « corner cosy » au fond de chaque voiture était prétexte à regroupement d’une faune particulière (clochards, toxicomanes, fêtards…).
Suivant le principe des autres Métros loufoques, il s’agit de détourner le nom des stations, et d’écrire un petit texte à partir de ceux-ci. On peut aussi faire subir des contraintes au texte, mais ce n’est pas nécessaire.
M 8 : BATARD – LANCELOT-DU-LAC
- Balard > Bâtard
- Lourmel > Lourd miel
- Boucicaut > Boursicote
- Félix Faure > Fait l’effort
- Commerce > Commère
- La Motte-Piquet – Grenelle > La motte piquait

- Ecole Militaire > Et comme il l’était
- La Tour-Maubourg > Ca tourne au bout
- Invalides > Invasion
- Concorde > Coucourde (sorte de courge)
- Madeleine > Bas de laine
- Opéra > Apéro
- Richelieu-Drouot > Jean-Claude Drouot (Comédien né en 1938. Il jouait dans Thierry-la-Fronde)
- Grands-Boulevards > Audrey Pulvar
- Bonne-Nouvelle > Pas de nouvelles
- Strasbourg – Saint-Denis > Gainsbourg ! Cinq demis !
- République > Raie publique
- Filles du Calvaire > Canard colvert
- Saint-Sébastien – Froissard > Poissard
- Chemin vert > Citron vert
- Bastille > Pastille
- Ledru-Rollin > Leroy-Merlin
- Faidherbe-Chaligny > Faits d’armes alignés

- Reuilly-Diderot > Neuilly-l’idiot
- Montgallet > Mandala
- Daumesnil > Beau mais nul
- Michel Bizot > Bisous
- Porte Dorée > Mordoré
- Porte de Charenton > Porte des charentaises
- Liberté > Puberté
- Charenton-écoles > Charançons et sols

- Ecole vétérinaire de Maisons-Alfort > Ecole disciplinaire
- Maisons-Alfort – Stade > Vorstadt
- Maisons-Alfort – Les Juilliottes > Les bouillottes
- Créteil – L’Echat > Tranquille, le chat

- Créteil – Université > C’est élu, faire cité !
- Créteil – Préfecture > C’était des factures
- Créteil – Pointe-du-Lac > Lancelot-du-Lac
LES PARTITAIRES ELEMENCULES Michel, ce bâtard, voulait déguster le lourd miel de l’argent. « Quand on boursicote, on fait l’effort », lui dit la commère hélée cinq minutes avant rue Saint-Denis. Bon, la motte piquait. De quoi mettre en rage. Et comme il l’était, il vit que çà tourne au bout. « Que m’arrive-t-il ? C’est l’invasion ? » se demanda-t-il en pensant aux morpions. « Mais non, coucourde, lui dit-elle, ah au fait, tu n’as pas rempli mon bas de laine, monsieur le financier. Avec çà je pourrai prendre l’apéro ». Pendant ce temps, Jean-Claude Drouot avait un rencard avec Audrey Pulvar. Pas de nouvelles non plus de Gainsbourg ! « Cinq demis ! » lança-t-il désespéré au garçon. En quittant la raie publique, Michel aurait voulu se prendre pour un canard colvert. A lui la liberté ! Mais il était trop poissard ! Blême comme un citron vert, il prit une pastille et alla se changer les idées chez Leroy-Merlin. Jean-Claude, lui, pensa à tous ses faits d’armes alignés avant Audrey. Tout y passa : les plans-cul à Neuilly-l’idiot, les appartements tapissés de mandalas, c’était beau mais nul. Tout comme les bisous devant un bibelot mordoré. Une fois chez lui, toujours Michel porte des charentaises. Il repensa aux morpions : après la puberté, c’est charançons et sols douteux. Il se souvint de l’Ecole disciplinaire dans une banlieue, pardon, presque une Vorstadt, ach ! A présent, c’était plutôt les bouillottes, tranquille le chat ! Pour Jean-Claude, lui, c’était la célébrité comme son pote maire d’une ville du 93. C’est élu, faire cité ! Mais pour Michel, c’était des factures. Il supprima le nom « Jean-Claude » de son agenda et décida, sous amphés, de réécrire Lancelot-du-Lac.












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