« Toi avec tes listes ! » me reproche t-on souvent. Je ne suis pas le seul ! Actualité de ce qui relève des listes :
Le billet du blog(ue) – confidentiel par sa parution – Le Blogue du vestiaire, daté du 11 octobre[https://leblogueduvestiaire.blogspot.com/2022/10/parti.html] est consacré à une liste « hénaurme » intime, amoureuse, artistique, un « grenier de la beauté ». Bravo à toi et continue encore d’écrire !
Vient de paraître : Eric Desordre, Le Grand Catalogue des livres imaginaires, éditionsUnicité. Desordre [sic] fait dans le registre du détournement.
Vient de paraître également :Stéphane Mathieu, Catalogue des vaisseaux imaginaires, Editions du Sandre. Il s’agit des bateaux (à voile ou à vapeur, comme on dit) dans la littérature française ou traduite (liste non exhaustive).
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Soulages, avec du retard sur l’actualité :
De gauche à droite : Soulages, Malévitch, Klein.
Allez, on rigole, c’est une blague…
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On m’a reproché d’être pro-russe et pro-chinois. Mais non, voyons : j’apprends les chansons suivantes aux enfants… avant de les manger ! Ainsi :
J’ai perdu le doo
de ma claa-rinette
Ah, si papa, il savait çà, traa-lala
Iiil- me tap’rait sur les doigts, traa-lala
Au pas Camarade, au pas Camarade, au pas, au pas, au pas !
Un nouveau blog, ou plutôt blogue, car l’autrice (l’auteure, l’auteuse, l’auteur.e ?) l’orthographie comme il se doit. Il s’agit de http://leblogueduvestiaire.blogspot.com [je vous conseille de bien taper » http:// » et de le mettre en favoris]. C’est le blogue d’une fidèle et charmante lectrice, la fameuse Mme Laplanche, de Vitreine-sur-Scie. Evidemment, elle ne s’appelle pas comme cela et souhaite (je pense) garder l’anonymat. Le blogue du vestiaire, originellement placardé sous format papier comme son nom l’indique, est consacré à ses coups de coeur littéraires (sa bibliothèque amoureuse ?), pleins de bienveillance. Alors bonne continuation, take care ! Et have fun !
Je l’ai écrit à plusieurs reprises : les publications françaises se distinguent bien souvent par leur manque d’index, mais aussi d’illustrations, de schémas ou de tableaux. Ou alors, pour ces trois derniers, en format timbre-poste. Témoin le nombre de fois où j’ai ouvert, dans une librairie, un livre français d’histoire, de géographie, de sciences ou d’art (!), sans trouver aucun des éléments cités précédemment. Le présent blog n’échappe pas à la règle, mais c’est pour des raisons techniques. Je vais essayer d’y remédier. Les Anglo-saxons, eux, ont l’esprit pratique et didactique.Bon nombre de collections françaises intéressantes sont en réalité des adaptations de collections anglaises, canadiennes ou américaines.
Idem pour les musées : on voit bien la difficulté pour les Français d’établir une médiation scientifique : entre un musée des Arts-et-métiers poussiéreux et le grand n’importe quoi de la Cité des sciences de la Villette… La même chose pour la médiation artistique ou patrimoniale : fiches de salle rédigées… par les conservateurs, exposition au musée Guimet consacrée à la ville indienne de Lucknow… sans aucune carte pour la situer.
Au delà, pour notre peuple intellectualiste qui semble ne pas avoir changé depuis la Sorbonne de Rabelais voire depuis Aristote, l’absence d’esprit pratique se traduit par les carences de l’information et de la signalétique. « Culte du secret » (les gens ne doivent – ou ne peuvent – pas savoir), non-anticipation de l’info en amont, infos rédigées en langage interne… On n’est pas doués…
Revenons à l’index, bien utile pour « retrouver » une entrée dans un livre. Il y a quelques années, le magazine Science&Vie avait décidé de ne pas se prendre au sérieux en établissant dans chaque numéro un anti-index, un index humoristique, appelé de façon inexacte « contre-sommaire ». Un sommaire, c’est une table des matières, pas un index. Je pense que la raison de cette mauvaise terminologie est que, « dans la vraie vie », un anti-index est « une liste ordonnée d’enregistrements permettant leur élagage rapide lors de recherches » (Wiktionnaire).
L’anti-index ou contre-sommaire, comme l’on voudra, de Science&Vie consistait en un « petit florilège des mots de ce numéro ». Il s’agissait de relever des mots ou expressions paraissant incongrus (surtout dans un magazine scientifique), drôles ou décalés. Voici un exemple (malheureusement, je n’avais pas relevé les numéro et date de la publication) :
Je ne sais pas qui est A.G., l’auteur. Sachant que beaucoup d’oulipiens sont des scientifiques, la piste de l’Oulipo n’est pas à exclure…
En tous cas, c’est très intéressant. D’abord, c’est une liste, c’est-à-dire une bonne base de travail littéraire. Ensuite c’est un prétexte à toutes sortes de choses poétiques ou surréalistes. Et on peut la triturer dans tous les sens ! Paires inversées : « sciences noires » et « substances bourgeoises », « second record » et « triste cerveau ». On peut en faire de vraies ou pseudo-contrepèteries : « gullage de base », « joues de feu », « cames de Luther ». Il y a des évocations salaces : « fantasme », « fentes de Young », « une bonne pompe ». Des « particules bohmiennes » qui pourraient être bohémiennes. Et il y a Houellebecq, que A.G. a trouvé pertinent à lui tout seul !
Une bonne pompe.
Eh bien, des anti-index, il y en aura d’autres, car j’en ai concocté ! Rendez-vous dans une publication ultérieure !
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