Dekoikonparle ? (7)

Clients et usagers

Le « gentil » Michel Barnier, ce grand méchant mou : mon oeil, oui ! Quelqu’un qui a occupé à deux reprises le poste de commissaire européen ne peut qu’être suspect. Cet homme lisse et sans humour préfère les salons du pouvoir à la volonté du peuple, car c’est lui qui a participé à la trahison du vote du 29 mai 2005 : il a préparé le « oui » et lorsque le « non » est passé, il a mis en place, avec d’autres, le Traité de Lisbonne, bafouant la volonté du peuple français. C’est donc un homme dangereux qui représente l’allégeance au système de l’Otan, au moment où la paix est menacée. Bref, Barnier est une image miroir de Macron…

Qu’est-ce que Macron va encore pouvoir inventer comme manifestations et événements liés au sport, pour nous faire « tenir » jusqu’en 2027 ? Ils n’ont pas de pain ? Qu’ils bouffent des jeux ! Cette injonction olympique commence à me courir sur le système… « Ces JO ont dit quelque chose de notre culture et de notre audace » a déclaré le président. On croyait que l’audace, c’était de réindustrialiser la France, et de faire des services publics un modèle pour le monde. Quant aux JO, c’est plutôt la culture Disney…

LA LISTE PEREC DU JOUR :

"La quatrième [malle] contenait [...] une tente à six places avec tous ses accessoires et fournitures depuis la classique «vache à eau» jusqu'au commode [...] gonfleur à pied, en passant par la toile de sol, le double-toit, les piquets inoxydables, les tendeurs de rechange, les duvets, les matelas pneumatiques, les lampes-tempête, les réchauds à pastille, les bouteilles thermos, les couverts emboîtables, un fer à repasser de voyage, un réveille-matin, un cendrier «anosmique» breveté [...] et une table entièrement pliante".

Dans le Dekoikonparle consacré au nucléaire (https://champouin.blog/2022/10/15/dekoikonparle-5/), j’avais écrit : « […] les comptables au pouvoir, ainsi que les obsédés de la dette ont réussi à saboter les projets Superphénix en 1998, Phénix en 2010 et Astrid en 2019 : il n’y a pas de quoi être fier… ». Or dans Marianne, Yves Bréchet, l’ancien haut-commissaire à l’énergie atomique qui a fini par en claquer la porte en 2018, confiait il y a quelques mois : « L’arrêt soudain du projet Astrid, qui devait ouvrir une nouvelle ère dans le nucléaire civil, m’a fait sortir de mes gonds. la France avait une avance considérable, […] mais des sous-chefs comptables ont tout rayé d’un trait de plume ». En plus des sous-chefs comptables, il y a Mélenchon qui dans son discours au soir du 7 juillet dernier a réclamé le « moratoire sur les grands travaux inutiles ». Les grands travaux : encore un truc de vieux mâles blancs hétéronormés…

J’avais également parlé des jeunes youtubeurs passionnés par la chose ferroviaire* dans Prenons le train du futur !(https://wordpress.com/post/champouin.blog/3657). Dans cette rubrique, j’avais évoqué la coopérative Railcoop (qui voulait relancer les « petites lignes »** transversales), à la recherche de financements. Railcoop a mis la clé sous la porte au printemps.

*Rafraîchissant, car est paru dans Que choisir de mai 2024 un article dégueulasse totalement hostile à la nouvelle liaison ferroviaire Lyon-Turin, avec les mêmes scies : projet dispendieux, non rentable, portant atteinte à l’environnement, et autre conneries dignes des écolos, toujours opposés au train. Que vient faire cet article dans Que Choisir ? Il est pathétique qu’on serve encore la soupe : « gentils consommateurs contre vilains pollueurs », digne d’un Ralph Nader des années 70.

**On notera l’utilisation péjorative par les plumitifs médiatiques de l’adjectif petit, cf. les « petits candidats » des élections présidentielles…

Voici un autre « you tout-beurre » ou « U2 beur », moins jeune mais tout aussi passionné : Clé2berne, qui anime la chaîne YouTube éponyme que je recommande (http://www.youtube.com/c/Clé2Berne). C’est visiblement un agent, ou ancien agent de la SNCF. Je recommande fortement cette chaîne qui est passionnante.

Une clé de Berne est une clé spéciale utilisée en interne par le personnel de la SNCF, et improprement appelée « carré ». En effet, rien n’est standard entre les « carrés » SNCF, RATP, sapeurs-pompiers, Marine nationale, etc.

Néanmoins, quelque chose cloche chez ce monsieur. Il reprend la même litanie éculée, avec virulence, contre l’aérotrain de Jean Bertin (« utopique », « irréalisable », « trop cher », etc.). S’il a raison d’être contre l’Hyperloop (un train/tube sous vide) d’Elon Musk ou autres, il attaque malheureusement aussi le concept de train à sustentation magnétique. Pour lui, c’est utopique. Ses arguments sont financiers (comptable ! – décidément…), infrastructurels (il faudrait construire de nouvelles voies – eh oui, mon bonhomme !), ou alors purement nominalistes (il n’y a pas de roues ni de rails, donc ce n’est pas un train) ! Soutiendrait-il le lobby de la sidérurgie, comme les opposants de Bertin à l’époque ?

Ce qui me choque autant est qu’il ne parle pas de voyageurs, mais de clients. Je lui ai posé la question. Il m’a répondu : « Selon les trains empruntés tu seras soit un client soit un usager. Les TGV ne sont pas des transports publics aussi dedans tu es un client. Le TER est un transport public et dedans tu es un usager. Et peu importe qu’ils roulent sur la même voie. Mais pour moi, l’un et l’autre ont les mêmes droits et méritent la même attention, c’est pourquoi j’utilise les deux et que je n’y vois aucune différence*« . Honte à lui ! On pourrait penser que ce type veut soit garder sa place, soit se faire sponsoriser par la SNCF (ou plutôt par Sncf, sigle sans article pour bien montrer qu’il s’agit d’une marque)… Je crois plutôt que c’est le modèle même de l’apolitique, qui n’en pense rien, bien au contraire… En tous cas on apprend au passage que seuls les transports de proximité (TER, RER, transports urbains) ont le statut de délégataires de service public…

*Souligné par moi.

Le financement de la SNCF avant, et maintenant…

Rebelote, malheureusement : dans son éditorial de TAXI Mag de mars 2024 (magazine destiné aux chauffeurs de taxi), Christian Thomas écrit : « Il serait souhaitable que les médias : TV, radios et un peu la presse écrite n’utilisent plus les mots : usagers consommateurs, utilisateurs abonnés, etc., lorsqu’ils parlent des citoyens mais de CLIENTS ! » – ou alors c’est ironique et il veut rejoindre mon propos mais la formulation est bancale…

Nous allons en profiter pour passer en revue toute la terminologie qui n’est pas encore remplacée par « client » mais çà ne saurait malheureusement tarder, même dans le domaine du régalien, ce qui ne déplairait pas aux libertariens Milei ou Musk. Quand on aura privatisé l’administration des impôts, comment s’appellera ce nouvel « opérateur » ? Taxeo (sans accent sur le e), France-impôt ou my-contrib.eu ?*

*Il faudra que j’écrive un papier sur les dernières tendances des appellations des marques. Après Frichti (qui a fait faillite), aura t-on Boostify ?

Si, « dans le privé » un client est un client, « dans le public » c’est plutôt un usager.

Dans le cas précis des transports, on parlera de voyageurs pour les transports terrestres – c’est là où notre ferroviphile a tout faux -, et de passagers pour les transports maritimes et aériens. Les compagnies aériennes, même les plus agressives commercialement, utilisent encore ce terme alors que les marques Tgv, Ouigo, Thalys, etc., qui parlent d’embarquement et nous souhaitent la bienvenue à bord, sont déjà passées de l’autre côté du miroir…

Fédération nationale des usagers des transports (FNAUT). Des clients, des usagers, des voyageurs ou bien des fnautes ?

Quant à ceux qui sont aujourd’hui des clients des services de base (eau, gaz, électricité, téléphone), ils en étaient autrefois des abonnés.

Les publics des spectacles sont tout simplement des spectateurs. La radio est destinée aux auditeurs et la télévision aux téléspectateurs. Dans ce cas, ce n’est pas une clientèle, mais une audience. Les bibliothèques, les archives publiques et les centres de documentation ont des lecteurs (le lectorat). Les lieux de patrimoine et de culture (hors spectacle) au sens très large, y compris les parcs d’attraction, sont fréquentés par des visiteurs. On parle souvent de visitorat.

Ceux qui sont sur les bancs de l’école primaire sont des écoliers, sur ceux du collège sont des collégiens, ceux des lycées sont des lycéens, voire étudiants. Pour l’enseignement supérieur ce sont des étudiants, parfois élèves pour les « grandes écoles » et l’enseignement supérieur privé. On ne dit plus « stage » pour désigner des formations, mais ceux qui les suivent sont encore des stagiaires.

Etudiant gnangnan…

Quant on recourt aux soins d’un établissement médical public ou privé, on est un patient – terme approprié au vu des déserts médicaux et du sous-effectif hospitalier ! On a même forgé le néologisme patientèle sur le modèle de clientèle.

L’administration des impôts s’adresse aux contribuables, terme malheureusement utilisé avec gourmandise par une droite constituée de commerçants moisis et artisans radins qui, c’est bien connu, « croulent sous les charges ». Et les bénéficiaires (terme officiel cependant) des prestations sociales (CAF, Assedic) sont plutôt des assujettis dans le langage courant. Penchons-nous sur l’Assurance Maladie, appellation inappropriée et qui trahit l’esprit du Conseil national de la Résistance, car il s’agit bien d’une sécurité abondée par des cotisations et non pas d’une assurance abondée par des primes. Du coup, ses bénéficiaires s’appellent assurés, et même assurés sociaux, terme absurde car (si, je le répète, on considère que c’est une assurance…) c’est l’assurance qui est sociale et non les assurés ! Quant aux assurances – les vraies, cette fois – quand elles ont le statut de mutuelles*, on parlera alors de sociétaires. Les caisses (prévoyance, retraite…) ont des cotisants.

*Il suffit de lire la prose des statuts desdites mutuelles pour constater qu’elles n’ont plus de mutuelles que le nom, des coups de boutoir législatifs successifs ayant mis à mal ce statut ces dernières années…

Fraternité Française, le torchon de « l’épicier » Pierre Poujade (1920-2003), obsédé par la tyrannie de l’Etat et des impôts envers les gentils « contribuables », et qui sera nommé membre du Conseil économique et social (1984 à 1999) par l’ancien « résistant de Vichy » François Mitterrand…

Les personnes ayant à faire à la justice, d’un côté ou de l’autre, sont des justiciables, tout simplement. A ce sujet, le fait, pour les avocats de parler de leurs clients me choque énormément. J’en profite aussi pour dire que je trouve totalement ridicule de donner du « Maître » à un avocat ou un notaire…

Bref, l’administration mais aussi les préfets et les maires doivent répondre à leurs administrés. Ces derniers sont-ils la version laïque de leurs paroissiens, voire en langage relâché, de leurs ouailles* ? Ou bien, hélas, des consommateurs ?

*Du latin ovicula, « petite brebis ».

Nota : l’illustration de bannière de titre est l’affiche d’un film de Jacques Poitrenaud (1965). Je l’ai vu une fois à la télévision et peux vous affirmer que c’est un véritable navet, malgré les prestations de Michel Serrault, Jean Poiret et Francis Blanche…

'Pataphysique Beethoven Ludwig van Bertin Jean Beuve-Méry Hubert Boudard Alphonse Brel Jacques Cheminade Jacques Coluche de Gaulle Charles Diop Cheikh Anta Duneton Claude Dutronc Jacques Ferrat Jean Ferré Léo Freud Sigmund Ghali Driss Houellebecq Michel Huxley Aldous Lapointe Boby Macron Emmanuel Merci Citron Onfray Michel Open Society OTAN Ouaknin Marc-Alain Oulipo Ouvrard Paty Samuel Perec Georges Perret Pierre Pitte Jean-Robert Platon Queneau Raymond Rabelais François Rosten Leo Ruffin François Ruhaud Etienne Saint-Quentin Schott Ben Socrate Szenes Arpad Trenet Charles Urban Traveller Vallès Jules Weil Simone

Soyez modernes : prenez le train !

Sur Salman Rushdie : on n’a pas tellement entendu de personnalités médiatiques à ce sujet… Fallait-il qu’il fût mort ? Et je parie que si Mmes Hidalgo ou Rousseau en ont parlé, elles n’ont pas employé le mot « islamiste »… J’invite en tous cas tout le monde à lire le billet qu’Etienne Ruhaud a publié, à propos de l’attentat contre Rushdie, sur son site https://pagepaysage.wordpress.com/ .

Sur la « sobriété » ordonnée par Elisabeth Thatcher Borne : les modèles Schacht/Hitler et Pinochet ne marchant plus, on instaure l’austérité au nom du dérèglement climatique, et au nom de la guerre en Ukraine… On aura toutefois remarqué que l’inflation massive des matières premières a commencé bien avant le conflit, il y a plus de deux ans, dû au fait que « les marchés » relèvent du casino ! A propos d’austérité environnementale, à lire le très bon article du hors série n° 3 du magazine scientifique epsiloon, consacré à l’infini, qui compare de manière objective et honnête cornucopiens (ceux pour qui le progrès repousse sans cesse les limites) et néomalthusiens (la croissance se heurte au mur des ressources). Pour une fois les cornucopiens ne sont pas qualifiés de scientistes !

Bonne rentrée à tous. Avez-vous bien voyagé ? Si oui, avez-vous pris le train ? Voire le métro !

marcjoly, votre serviteur (oui, il n’y a pas de majuscule à marcjoly), s’est souvent présenté comme un passionné des transports urbains et/ou ferrés*, mais ne vous en a pas fait profiter, à part la rubrique Métro loufoque dans laquelle on parle assez peu de métro ! Il faut que je « liquide » cette dernière (courage, encore sept lignes…). et que je passe au choses « sérieuses », notamment avec mon comparatif des réseaux de métro, et avec mon projet de rebaptême intelligent et légitime des noms de stations, non pas loufoque mais dans un souci de cohérence…

*A propos, connaissiez-vous la Boutique du train : ce magasin, qui se situait dans la gare St-Lazare, côté rue d’Amsterdam, avait fermé il y a quelques années pour réaménagement de la gare. Et j’en étais fort marri. En réalité, elle avait juste déménagé plus haut, 29 rue de Clichy. Livres, vidéo et gadgets « autour » du ferroviaire.

En tous cas, les choses sont en train (!) de changer, car un vent nouveau, frais et stimulant arrive grâce à la jeune génération. Quelques millenials consacrent des chaînes Youtube aux transports ferrés : Le Ferrovipathe et Urban Traveller presque exclusivement, Merci Citron et Princesse Armire parmi d’autres sujets. Je vous recommande de taper ces noms en mots-clé et de les mettre en favoris. Ces jeunes ont les défauts de leurs qualités et les qualités de leurs défauts : un peu wokistes, faiblards en culture générale et historique, mais passionnés par des sujets (trains, métros, réseaux) qui semblent a priori ne pas coller à l’air du temps. Ainsi le ferroviaire intéresserait d’autres individus que des cégétistes alcooliques abonnés à La Vie du Rail ! Pourtant ces jeunes gens ne sont pas étudiants en ingéniérie ou en économie des transports, et ne travaillent pas à la RATP ou la SNCF.

Un exemple très didactique du Ferrovipathe à propos du métro parisien.

Ainsi, j’ai été ainsi surpris de voir que le projet saboté de l’aérotrain de Bertin, qu’il fut bon ton de décrier (« utopique », « pharaonique », « gabegie », « non rentable », « fantaisiste », « ne marchera jamais », etc.) soit défendu plus de 50 ans après par cette génération – et aussi quelques trentenaires et quadras qui ont monté une ou deux start-up dans cet objectif. Princesse Armire déclare avoir été le plus attaqué, à la suite de ses vidéos, non sur son ambivalence sexuelle ostensible, mais sur sa défense de l’aérotrain ! Il y a encore quelques scrogneugneu, ceux que j’appellerai les comptables, qui n’ont pas digéré cette insolence ferroviaire. J’en profite pour dire que la grande vitesse n’aurait pas du passer par une technologie classique « upgradée » (le TGV), mais par une infrastructure inédite, sans frottement, à savoir aujourd’hui la sustentation magnétique, beaucoup plus « rentable » que le TGV nécessitant une maintenance de la voie, de la chaîne câbles/caténaires/pantographes et des bogies de roulement.

Cette gare inutile fut en réalité, en échange de l’abandon du projet d’aérotrain, un cadeau au lobby sidérurgique (Schneider, au Creusot) qui fabriquait le bon vieux rail et non la voie en béton de Bertin.

Toutes ces vidéos, grâce à des « tours de France ferroviaires » par exemple, font ressortir l’incurie de nos dirigeants en matière de réseaux. Exercices qui montrent qu’il n’est pas facile de voyager partout en train : nous minimisons le nombre de voies abandonnées, fermées pour manque d’entretien ou pour « absence de rentabilité ». Pourtant, pour ces « petites » lignes, les solutions existent : navettes à motorisation hybride composées d’une ou deux voitures, cadencement synchronisé aux correspondances, arrêt à la demande comme dans le bus, accessibilité intégrale aux personnes à mobilité réduite, stationnement P+R à proximité des arrêts… Nos youtubeurs cités supra revendiquent que nos décideurs doivent à nouveau miser sur les trafics local et intercités au détriment de la grande vitesse. Je ne suis pas d’accord : il faut miser sur les trois à la fois, plus le fret de surcroît ! Le problème est plutôt que le bon vieux maillage partant de Paris a été réitéré pour la grande vitesse : même si le principe du hub n’est pas mauvais en soi, Lyon-Nantes doit-il passer par Paris pour laisser Vierzon et Bourges de côté ? Enfin les écolos, toujours prompts à dégainer leur vélo ou trottinette de centre-métropole, se sont désintéressés des transports extra-urbains (trop « gilets jaunes » à leur goût) voire y ont été hostiles au nom de l’environnement.

La ligne (exploitée par Kéolis !) qu’on appelle encore Le Blanc-Argent, du nom de ses deux anciens terminus, ne parcourt plus que Salbris – Luçay-le -Mâle : elle est trop détériorée à ses extrémités.

Revenons à nos nouveaux passeurs. Ils voyagent et ont été éblouis par la Suisse (et le Japon, pays quelque peu similaire), patrie non seulement des trains, mais aussi des « solutions de transport » tous azimuts dans un pays montagneux au possible : tram, tram-train, train « classique », train à crémaillère – toutes motorisations et tous écartements de voie – et aussi funiculaires ou téléphériques… L’on dira que les trains suisses sont chers, ce qui est vrai (tout est cher en Suisse), et qu’en plus de la CFF, il y a pléthore de compagnies privées (ou des sociétés d’économie mixte). Eh bien, on en a pour son argent : trains à l’heure, cadencement à heures fixes (15 mn de correspondance maximum), desserte intégrale des zones rurales, tarifs transparents (suivez mon regard…) et titres de transport standard utilisables sur tous les trains, funiculaires, navettes lacustres, etc. Surtout, l’on remarquera que la Suisse n’appartient pas à l’Union européenne, qu’il est donc permis de creuser le déficit pour bâtir des infrastructures, et que les banques prêtent. En France, RailCoop, un opérateur privé qui veut relancer les lignes secondaires, n’intéresse pas les bailleurs de fonds…

Alors prenons le train du Futur !

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