J’les confonds toujours (4)

Pour paraphraser Pierre Desproges à propos de Tino Rossi : le jour de la mort de la Reine d’Angleterre, j’ai repris deux fois des moules… En effet, j’ai toujours trouvé totalement ridicule tout ce culte qui tourne autour de la monarchie royale (les Royals ou la Firme comme disent les Anglais). Gorbatchev, lui, était un personnage assez ambigu, mais j’aurais préféré que « la communauté internationale » (à ces mots, tremblez et pensez bien) aille à ses obsèques plutôt qu’à celles de la Queen. Alors aujourd’hui que faire (comme dirait Lénine) face à un Charles III écolo-fanatique et une Liz Truss libéralo-fanatique qui a déclaré, lors d’un débat du parti Conservateur à Birmingham, ne pas hésiter à lancer une frappe nucléaire sur la Russie ? [A lire : notre article The Greta Watcher #3du 25 avril 2021 https://wordpress.com/post/champouin.blog/1373].

Macron nous la refait avec le conseil national de la Refondation, un machin pseudo gaullo-résistant, lancé sans rire « au nom de la démocratie »… à huis-clos ! Rassurez-vous, certaines propositions seront soumises à référendum… lequel est vite devenu une consultation citoyenne (faut pas déconner !). Cette consultation n’aura lieu qu’en ligne, des fois que les victimes rurales et/ou âgées de la fracture sociale aient l’idée saugrenue d’y participer ! « Ici Londres. Les classes moyennes supérieures urbaines diplômées parlent aux classes moyennes supérieures urbaines diplômées ! »

« Maisons Merlin,
cages à lapins »

Coluche

Adieu les maisons Phénix ! Le groupe Geoxia, propriétaire de la marque, est en liquidation judiciaire. C’est tout un pan du vécu de la classe moyenne qui s’en va ! Ceci dit, le modèle « américain » du lotissement pavillonnaire ne fait plus recette : rognage des terres agricoles, gouffre énergétique, obligation de posséder une voiture, charges élevées car infrastructures non mutualisées… « Maisons Merlin, cages à lapins », disait Coluche. Maisons Phénix et maisons Merlin, j’les confonds toujours !

Précision : Dans J’les confonds toujours #2 (https://champouin.blog/2021/06/01/jles-confonds-toujours-2/), à l’entrée Balagne/Cerdagne/Limagne, je n’avais pas mentionné l’enclave espagnole de Llivia. Son origine est intéressante : lors du traité de 1660 par lequel l’Espagne laisse une partie de son territoire à la France, cette dernière stipule que l’Espagne cèdera « les villages » de la vallée de Cerdagne. Mais plus tard, l’Espagne prendra prétexte que Llivia n’est pas un village mais une ville : Llivia est restituée.

Suite, donc, de notre rubrique :

  • Eric BESSON (né en 1958) et Luc BESSON (né en 1959) – deux hommes d’affaires (à leur façon).

Eric BESSON est un entrepreneur, également homme politique – un des ces libéraux pro-industrie (comme Montebourg) à qui il reste une fibre gaullienne, mais qui restent totalement pro-européens, ce qui prouve qu’ils n’ont rien compris à l’économie ni à l’histoire. Luc BESSON, cinéaste (Subway, Le Grand Bleu, Nikita…) et producteur, est un de ces beaufs à la Dupont-Moretti qui ne touche plus terre et qui ose tout (c’est à çà qu’on les reconnait). On peut citer aussi deux écrivains, cette fois : Patrick BESSON (né en 1956), qualifié trop sommairement d’anar de droite, et Philippe BESSON (né en 1967), qui est également critique.

  • Hubert BEUVE-MERY (1902-1989) et Charles-Augustin SAINTE-BEUVE (1804-1869) – deux plumitifs.

SAINTE-BEUVE fut un écrivain qui commença sa carrière en se liant d’amitié avec Victor Hugo. Mais ils divergeront politiquement et Hugo l’appellera « Sainte-Bévue ». Ses romans et poèmes, mauvais, seront vite oubliés. Il se lancera également dans la critique. Sa méthode se fonde sur le fait que l’œuvre d’un écrivain serait avant tout le reflet de sa vie et pourrait s’expliquer par elle. Elle se fonde sur la recherche de l’intention poétique de l’auteur (intentionnisme) et sur ses qualités personnelles (biographisme). Proust contestera cette méthode avec Contre Sainte-Beuve. Quant à BEUVE-MERY, c’est un journaliste pas très à gauche, membre des Camelots du Roy (!), qui en 1941-42, participera aux activités de l’Ecole des Cadres d’Uriage, fondée par le régime de Vichy. Il deviendra « vichysso-résistant » [!] et se recyclera en créant et dirigeant l’anti-gaulliste Le Monde, quotidien de tous les régimes… Il sera l’icône intouchable, respectable et inattaquable de la presse « indépendante et objective » qui dictera pendant des décennies ce qu’il est convenu de penser. [à lire : Michel Onfray, Vies parallèles – De Gaulle-Mitterrand, Robert Laffont, 2020. Je n’ai plus retrouvé les références des pages concernées, le livre ne possédant pas d’index…].

  • BLAGNAC et MERIGNAC – deux aéroports méridionaux.

Vu de Paris, on les confond toujours… BLAGNAC est la commune sur laquelle se situe l’aéroport de Toulouse (code TLS). Toulouse-BLAGNAC est le 6ème aéroport français et le 4ème de province. Son aérogare est à 6 km de la Place du Capitole. Né de la multiplication des liaisons postales, dont il fut la plaque tournante, cet aéroport accueillit l’industrie aéronautique : Sud-Aviation, Bréguet puis Airbus dont il est la piste d’essai. C’est aussi un contre-exemple de la privatisation. Il est vendu en 2015 à un escroc hong-kongais. En 2019, l’Etat veut annuler la vente, ce que refuse le Conseil d’Etat. Bordeaux-MERIGNAC (code BOD) est le 6ème aéroport de province et le plus ancien de France (1911) avec celui de Pau. Jusqu’en 1961, MERIGNAC (12 km du centre-ville) va accueillir des installations militaires aériennes dont une base de l’OTAN. De 1968 à 1976, l’aéroport s’appellera Bordeaux – Pierre-Messmer.

  • Louis BLANC (1811-1882) et Auguste BLANQUI (1805-1881) – deux insurgés socialistes.

BLANQUI, très tôt marqué par l’hostilité à la Restauration, et par conséquent par le bonapartisme, devient athée. Authentique carbonaro depuis 1824, il sera mêlé à toutes les conspirations républicaines de son époque. Dès lors, se succèdent pour lui complots, coups de force manqués et incarcérations : passant la majorité de sa vie en prison, il fut surnommé l’Enfermé. Il participe à la révolution de 1848, mais préfère un gouvernement révolutionnaire au gouvernement républicain mis en place. Lors de la Commune, Flotte, son vieil ami, souhaite que soit libéré BLANQUI en échange de quoi les communards libéreront les otages (des religieux et un sénateur). Thiers refuse de souscrire à cette proposition. Quant à Louis BLANC, il sera très tôt témoin des condition de vie du prolétariat. Il devient journaliste socialiste et fonde La Revue du Progrès. Dans L’Organisation du travail (1839), il s’attaque à la concurrence anarchique. Il fera partie du gouvernement provisoire de 1848, puis s’exile pendant vingt ans en Grande-Bretagne. Il revient en 1870. C’est un fervent partisan du (vrai) suffrage universel.

  • James BROWN (1933-2006) et John BROWN (1800-1859) – deux militants américains en faveur des Noirs.

On croit souvent que John BROWN était noir (à cause de son nom ?), le confondant avec l’ancien esclave Frederick Douglass. John BROWN, un blanc témoin très tôt de sévices contre un esclave, rencontre Douglass et s’installe dans une communauté noire en pensant être l’envoyé de Dieu sur Terre. En 1855, son action devient violente et très problématique : lui et ses hommes tuent cinq colons blancs à coup de sabre, puis s’empare d’un arsenal fédéral pour lancer une insurrection mais aucun esclave le rejoint. Il sera jugé pour meurtre et condamné à mort. James BROWN, lui, est un musicien, chanteur, auteur-compositeur, danseur et producteur afro-américain. Il est l’initiateur du funk et de la soul. Il introduit aussi beaucoup de ruptures de rythmes et régulièrement apparaissent des parties parlées s’adressant souvent directement au public. Son style influencera les artistes de la fameuse Motown, dont Michael Jackson ou Prince. Ses textes revendiquent la fin des discriminations raciales.

On remarquera que, tout comme Michael Jackson, c’était un excellent danseur.

A suivre…

ET TOUS DANS LA RUE LE 29 SEPTEMBRE !

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Soyez modernes : prenez le train !

Sur Salman Rushdie : on n’a pas tellement entendu de personnalités médiatiques à ce sujet… Fallait-il qu’il fût mort ? Et je parie que si Mmes Hidalgo ou Rousseau en ont parlé, elles n’ont pas employé le mot « islamiste »… J’invite en tous cas tout le monde à lire le billet qu’Etienne Ruhaud a publié, à propos de l’attentat contre Rushdie, sur son site https://pagepaysage.wordpress.com/ .

Sur la « sobriété » ordonnée par Elisabeth Thatcher Borne : les modèles Schacht/Hitler et Pinochet ne marchant plus, on instaure l’austérité au nom du dérèglement climatique, et au nom de la guerre en Ukraine… On aura toutefois remarqué que l’inflation massive des matières premières a commencé bien avant le conflit, il y a plus de deux ans, dû au fait que « les marchés » relèvent du casino ! A propos d’austérité environnementale, à lire le très bon article du hors série n° 3 du magazine scientifique epsiloon, consacré à l’infini, qui compare de manière objective et honnête cornucopiens (ceux pour qui le progrès repousse sans cesse les limites) et néomalthusiens (la croissance se heurte au mur des ressources). Pour une fois les cornucopiens ne sont pas qualifiés de scientistes !

Bonne rentrée à tous. Avez-vous bien voyagé ? Si oui, avez-vous pris le train ? Voire le métro !

marcjoly, votre serviteur (oui, il n’y a pas de majuscule à marcjoly), s’est souvent présenté comme un passionné des transports urbains et/ou ferrés*, mais ne vous en a pas fait profiter, à part la rubrique Métro loufoque dans laquelle on parle assez peu de métro ! Il faut que je « liquide » cette dernière (courage, encore sept lignes…). et que je passe au choses « sérieuses », notamment avec mon comparatif des réseaux de métro, et avec mon projet de rebaptême intelligent et légitime des noms de stations, non pas loufoque mais dans un souci de cohérence…

*A propos, connaissiez-vous la Boutique du train : ce magasin, qui se situait dans la gare St-Lazare, côté rue d’Amsterdam, avait fermé il y a quelques années pour réaménagement de la gare. Et j’en étais fort marri. En réalité, elle avait juste déménagé plus haut, 29 rue de Clichy. Livres, vidéo et gadgets « autour » du ferroviaire.

En tous cas, les choses sont en train (!) de changer, car un vent nouveau, frais et stimulant arrive grâce à la jeune génération. Quelques millenials consacrent des chaînes Youtube aux transports ferrés : Le Ferrovipathe et Urban Traveller presque exclusivement, Merci Citron et Princesse Armire parmi d’autres sujets. Je vous recommande de taper ces noms en mots-clé et de les mettre en favoris. Ces jeunes ont les défauts de leurs qualités et les qualités de leurs défauts : un peu wokistes, faiblards en culture générale et historique, mais passionnés par des sujets (trains, métros, réseaux) qui semblent a priori ne pas coller à l’air du temps. Ainsi le ferroviaire intéresserait d’autres individus que des cégétistes alcooliques abonnés à La Vie du Rail ! Pourtant ces jeunes gens ne sont pas étudiants en ingéniérie ou en économie des transports, et ne travaillent pas à la RATP ou la SNCF.

Un exemple très didactique du Ferrovipathe à propos du métro parisien.

Ainsi, j’ai été ainsi surpris de voir que le projet saboté de l’aérotrain de Bertin, qu’il fut bon ton de décrier (« utopique », « pharaonique », « gabegie », « non rentable », « fantaisiste », « ne marchera jamais », etc.) soit défendu plus de 50 ans après par cette génération – et aussi quelques trentenaires et quadras qui ont monté une ou deux start-up dans cet objectif. Princesse Armire déclare avoir été le plus attaqué, à la suite de ses vidéos, non sur son ambivalence sexuelle ostensible, mais sur sa défense de l’aérotrain ! Il y a encore quelques scrogneugneu, ceux que j’appellerai les comptables, qui n’ont pas digéré cette insolence ferroviaire. J’en profite pour dire que la grande vitesse n’aurait pas du passer par une technologie classique « upgradée » (le TGV), mais par une infrastructure inédite, sans frottement, à savoir aujourd’hui la sustentation magnétique, beaucoup plus « rentable » que le TGV nécessitant une maintenance de la voie, de la chaîne câbles/caténaires/pantographes et des bogies de roulement.

Cette gare inutile fut en réalité, en échange de l’abandon du projet d’aérotrain, un cadeau au lobby sidérurgique (Schneider, au Creusot) qui fabriquait le bon vieux rail et non la voie en béton de Bertin.

Toutes ces vidéos, grâce à des « tours de France ferroviaires » par exemple, font ressortir l’incurie de nos dirigeants en matière de réseaux. Exercices qui montrent qu’il n’est pas facile de voyager partout en train : nous minimisons le nombre de voies abandonnées, fermées pour manque d’entretien ou pour « absence de rentabilité ». Pourtant, pour ces « petites » lignes, les solutions existent : navettes à motorisation hybride composées d’une ou deux voitures, cadencement synchronisé aux correspondances, arrêt à la demande comme dans le bus, accessibilité intégrale aux personnes à mobilité réduite, stationnement P+R à proximité des arrêts… Nos youtubeurs cités supra revendiquent que nos décideurs doivent à nouveau miser sur les trafics local et intercités au détriment de la grande vitesse. Je ne suis pas d’accord : il faut miser sur les trois à la fois, plus le fret de surcroît ! Le problème est plutôt que le bon vieux maillage partant de Paris a été réitéré pour la grande vitesse : même si le principe du hub n’est pas mauvais en soi, Lyon-Nantes doit-il passer par Paris pour laisser Vierzon et Bourges de côté ? Enfin les écolos, toujours prompts à dégainer leur vélo ou trottinette de centre-métropole, se sont désintéressés des transports extra-urbains (trop « gilets jaunes » à leur goût) voire y ont été hostiles au nom de l’environnement.

La ligne (exploitée par Kéolis !) qu’on appelle encore Le Blanc-Argent, du nom de ses deux anciens terminus, ne parcourt plus que Salbris – Luçay-le -Mâle : elle est trop détériorée à ses extrémités.

Revenons à nos nouveaux passeurs. Ils voyagent et ont été éblouis par la Suisse (et le Japon, pays quelque peu similaire), patrie non seulement des trains, mais aussi des « solutions de transport » tous azimuts dans un pays montagneux au possible : tram, tram-train, train « classique », train à crémaillère – toutes motorisations et tous écartements de voie – et aussi funiculaires ou téléphériques… L’on dira que les trains suisses sont chers, ce qui est vrai (tout est cher en Suisse), et qu’en plus de la CFF, il y a pléthore de compagnies privées (ou des sociétés d’économie mixte). Eh bien, on en a pour son argent : trains à l’heure, cadencement à heures fixes (15 mn de correspondance maximum), desserte intégrale des zones rurales, tarifs transparents (suivez mon regard…) et titres de transport standard utilisables sur tous les trains, funiculaires, navettes lacustres, etc. Surtout, l’on remarquera que la Suisse n’appartient pas à l’Union européenne, qu’il est donc permis de creuser le déficit pour bâtir des infrastructures, et que les banques prêtent. En France, RailCoop, un opérateur privé qui veut relancer les lignes secondaires, n’intéresse pas les bailleurs de fonds…

Alors prenons le train du Futur !

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Quiz : connaissez-vous Pierre Ferrari ?

Cet été :

Les rediff de Mr Liste

 

Le dénommé Pierre Ferrari fut recteur de l’académie de Metz en 1979, conseiller municipal de Metz en 1983, conseiller général de Moselle en 1985 et conseiller régional de Lorraine en 1986. Il a passé sa vie à ce que dénonçait de Gaulle : la notabilité. Quel grand sportif !

Je suis tombé sur un document que j’avais gardé, et qui concerne l’énième candidature du monsieur, cette fois aux élections cantonales de 1992 (canton de Metz-1). Et ce document s’intitule Connaissez-vous Pierre Ferrari ?

Il s’agit d’un quiz de seize questions pour lesquelles il faut cocher Vrai/Faux. Florilège :

Question : Pierre Ferrari a des enfants. Réponse : Pascal qui a 13 ans et va rentrer en classe de 4ème et Sébastien qui a 12 ans, [Etc. On s’en branle complètement].

Q: Le pot-au-feu est le plat préféré de Pierre Ferrari. R : Il y apprécie la viande de jarret, le bouillon tiré des os à moëlle et les légumes qui l’accompagnent. En revanche il change de plat l’été [en gras (c’est le cas de le dire) dans le texte – c’est un film de J.-P. Mocky avec Michel Serrault ou quoi ?]

Le pot-au-riz de Fer Pierrafeu.

Q : Pierre Ferrari a vu ses mérites reconnus par la République Française. R : Oui, il s’est vu attribuer les insignes d’Officier des Palmes académiques, celles de Chevalier à la fois de l’Ordre de la Légion d’Honneur et de l’Ordre national de Mérite.

Et en plus, il est modeste ! Ah, vraiment, en 1992 les hommes politiques savaient se tenir. On ne verrait plus çà aujourd’hui !

Lors de la publication dans Mr Liste, Je n’avais pas pensé à mettre le document en illustration, puis je l’ai jeté. Pour vous consoler, en voici un autre qui concerne la 2ème circonscription du Rhône pour les législatives de 1997, détourné par mes soins. Il ne s’agit là que du verso je n’ose vous présenter le sort que j’ai fait subir au recto :

Sur ce, à partir du 1er septembre, nous reviendrons au Champouin avec ses articles inédits, ou avec la suite des séries déjà amorcées.

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Voies publiques

Cet été :

Les « rediff » de Mr Liste

Le Parisien avait publié en 2019 son neuvième hors-série Histoires de Paris, consacré cette fois au Paris des Trente Glorieuses. A ce sujet, je vous recommande ma rubrique (sur Le Champouin) Je me souviens. D’autre part, la longue série L’oeil de Paris (idem) amorcée il y a peu m’incite à republier ce billet :

Entre le 23 novembre 1936 et le 26 octobre 1938, Raymond Queneau posa quotidiennement aux lecteurs de l’Intransigeant trois questions consacrées à Paris. Exemple : « Où peut-on voir un immeuble « modern’ style » dont l’architecture « rappelle la gloire du sapin neigeux » ? » – réponse : « 40 cours Albert-Ier, sur les plans de R. Lalique », ou encore : « Combien y avait-il d’édifices religieux à Paris en 1789 ? » – réponse : « 160 églises et chapelles, 11 abbayes et 123 couvents ».

Folio (Gallimard) a édité en 2011 l’ensemble de ces questions et de leurs réponses sous le titre Connaissez-vous Paris ?, malheureusement dépourvu d’index, défaut bien français de nos éditeurs, ce qui fait qu’une fois le livre lu, on ne peut plus le consulter…

Quoi qu’il en soit, c’est l’occasion de découvrir des noms de rues, avenues ou impasses totalement inconnues jusque là.

Raymond Queneau

Dès le 3 janvier 1937, Queneau apporte la précision suivante à ses lecteurs (cela ne concerne pas que Paris, comme on pourra le deviner) :

« Voici sous quelles dénominations différentes peut être désignée une voie publique ou privée : rue, passage, avenue, impasse, square, place, villa, cité, boulevard, cour, quai, pont, port, allée, galerie, sentier, porte, chemin, sente, faubourg, ruelle, rond-point, hameau, jardin, péristyle, parc, carrefour, cours, gare, marché, chaussée, bourse, halle, route, bois, palais, arcade, carré, entrepôt, escalier, esplanade, palacio, passerelle, pavillon, portique, voie« .

Palacio…

Certaines sont courantes, d’autres moins, et d’autres encore nous paraissent improbables. « Chaussée » est utilisé dans le Nord et en Belgique (au départ, une voie romaine). Il manque « cours » au masculin et avec un s, et « mail », répandus dans le Midi.

« Bourse » ou « passerelle », c’est original ! « Péristyle » ou « palacio » dans une adresse, çà a de la classe ! « Ruelle » ou « entrepôt » , beaucoup moins …

BONUS :

Et c’est plus fort que moi. J’ai envie de le faire en mode (comme disent les jeunes) jeu de mots pouvant servir de base à un atelier d’écriture à ma sauce :

Rue Tabagat, passage Pham, avenue Acade-et-Mique, impasse Parretou, place Hébault, cité Gueyridon, cour Bouillon, quai Keth, pont Levy, port Nograff, allée Leyvert, galerie Golleau, chemin Deferre, faubourg Herrat-Tatame, hameau Depasse, jardin Donnot, péristyle Ampoulay, carrefour Hapidzat, Cours Sanssac, gare O’Goryll, chaussée Haumoine, carré Duccut, entrepôt Delapin…

Villa Mentable…

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Macron mort ?

Cet été :

Les « rediff » de Mr Liste

Avant Le Champouin, marcjoly tenait un blog nommé Mr Liste (http://mrliste.hautetfort.com). Ce dernier a finalement mis du temps pour être bien référencé dans les moteurs de recherche (c’est pas trop tôt), mais sa navigation n’est pas intuitive. Votre serviteur va donc vous proposer pour cette été trois « rediffusions » légèrement retouchées ou actualisées, que vous pourrez consulter comme qui dirait en riplet ou en peau de caste. « Ah, ben pour les vacances, y s’est pas foulé… ». Mais du coup, il n’y aura pas « relâche » au 15 août.

La réélection de notre premier-de-la-classe-tête-à-claques-qui-n’aime-pas-le-peuple-et-qui-enjambe-tout (Parlement, syndicats, collectivités territoriales, présidentielle, législative et partis « qui ne sont pas de gouvernement ») m’oblige à ressortir ce billet à titre provocateur : Macron mort ?

Eh bien, un macron mort, çà existe, marcjoly l’a lu de ses propres yeux !

En effet, « Sur un clavier d’ordinateur, une touche morte (macron mort) peut servir à obtenir les caractères diacrités d’un macron ». Diable !

Et l’on apprend que « Le français n’utilise normalement pas de macron ». On se disait bien qu’on pouvait s’en passer ! Mais l’on précise « sauf pour la transcription de termes étrangers » – et de nous parler du « diacritique conjoining macron« … Voilà donc la raison de l’appétence de notre cher Président pour la langue de la start-up nation ! 

De plus, il y aurait un « diacritique moitié droit de macron ». Il y aurait aussi un « diacritique moitié gauche de macron ». Là, çà m’étonnerait ! Quoi qu’il en soit,  il y a bien un « diacritique macron-grave »

Et j’ai une explication sur la rapidité de la mise en place des « réformes » : il existe un « macron pleine chasse » !

Sous le patronage de Saint-Uber ?

Mieux encore, « en LaTeX, le macron s’obtient par l’instruction ⁄ = ». Qu’en pense Brigitte ?

Tout s’explique : il s’agit en fait d’une norme typographique Unicode. Ainsi, le caractère ā est un a macron, à savoir la lettre a surmontée du signe diacritique ‾. Tout cela est extrait d’un article Wikipédia, à l’entrée « Macron (diacritique) » .

Pour le fun, sachez qu’existent aussi, liste non exhaustive, a crochet en chef (toujours le chef qui enjambe !), a hatchek, a point suscrit (et le peuple n’y a point souscrit), a tilde, a ogonek, a schwa réfléchi, a culbuté (qu’en pense Brigitte ?) et, note d’exotisme, a tchandrabindou.

[Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Macron_(diacritique)]

MACRON (DIACRITIQUE) : voilà un beau titre de manifeste structuralo-prolétarien, qu’Alain Badiou n’aurait pas renié ! A publier chez Maspéro ?

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En l’an 2000… (1/2)

Lu dans Philosophie Magazine/Hors série n°53, Vivre et penser comme un arbre – Philosophie du monde végétal, une interview de Suzanne Simard, professeure canadienne d’écologie forestière. Elle dit : « Lorsque j’étais étudiante, le modèle en vigueur consistait à dire que l’écosystème est comme un gâteau : les ressources y sont limitées. […] C’est une hypothèse erronée. Les espèces, en travaillant ensemble, augmentent la taille du gâteau !  » Et vlan dans la gueule des ayatollahs du malthusianisme !

C’est bien connu : en l’an 2000, on se nourrira de pilules et les voitures voleront. Eh bien çà y est : on y est – et même 22 ans après. De pilules et de voitures volantes, toujours point. Et tu n’es pas chef d’escadrille, car les cons, pourtant fort nombreux, ne volent toujours pas non plus.

C’est qu’il y a un imaginaire de l’an 2000 ! C’est le summum du futur, dans lequel nous sommes habillés de combinaisons à la Courrèges, assis dans des fauteuils-coque tandis que devant nous, une porte s’ouvre latéralement, laissant le passage à un robot qui nous sert le café ! C’est chié, non ?

Evidemment, çà ne s’est pas passé comme çà (oooh !).

Passons en revue toutes ces prévisions/prédictions/fantasmes/croyances :

  • « Les voitures voleront ».

Techniquement, c’est possible, et quelques constructeurs y ont réfléchi. Mais à quoi servirait une voiture volante ? A la campagne, la route suffit largement. D’autre part, pour aller d’une grande ville à une autre, l’autoroute suffit. En réalité, l’idée de voiture volante serait utile en ville afin d’éviter les embouteillages. Sauf que l’environnement urbain est le plus hostile au vol d’aéronefs : immeubles, antennes, arbres, lignes électriques… même si l’engin est autonome afin d’éviter les erreurs humaines. Ce n’est pas par hasard si la réglementation des zones urbaines est très restrictive, ne serait-ce que pour un survol de drone… Et une chute de voiture volante en plein centre ville, ce n’est pas rien !

  • « On se nourrira de pilules ».

On peut toujours synthétiser les protéines, lipides, vitamines et oligo-éléments, mais il faut l’admettre : les pilules, çà ne nourrit pas son homme, ou alors il en faudrait un monceau dans l’assiette ! Et pas sûr que leur fabrication à cette échelle coûte moins cher que l’agriculture… De toute façon le mouvement anti-malbouffe est passé par là, on tend depuis un certain temps à vouloir retrouver le « goût de l’authentique » et de plus les compléments alimentaires (car les « pilules », c’est en fait çà) attisent aujourd’hui le scepticisme.

  • « On apprendra à l’aide de machines« .

Je ne parle pas de méthodes audiovisuelles ou de choses de ce genre, qui existaient déjà avant l’électronique, mais de machines que l’on branche pendant son sommeil sur le crâne à l’aide d’électrodes. Cela n’existe pas car cela ne se peut pas ! Tout au mieux peut on dire que le sommeil (le vrai) est bénéfique pour l’apprentissage…

  • « Les voitures rouleront toutes seules ».

Avec nous dedans, sinon çà ne sert à rien ! Mais c’est dangereux, dira-t-on ! Que nenni ! C’est même plus sûr ! Il n’y a jamais eu d’accident avec les métros automatiques, par exemple. En réalité, il y a deux cas de figure pour lesquels on a besoin de voitures autonomes : l’autoroute car il n’y a rien à faire et on se laisse porter, et la ville pour au contraire éviter de jeter un oeil partout en même temps. Malgré les accidents médiatisés des essais de GoogleCar ou de Tesla, tout sera au point dans dix ans. Les dispositifs existants comme l’alerte de franchissement de voie ou le régulateur de vitesse sont déjà des étapes vers l’autonomie complète.

  • « Il y aura des robots ».

Mais il y en a partout autour de nous et nous ne les voyons pas ! Seulement, il ne sont pas anthropoïdes… Le robot ne nous sert pas le café, çà n’est pas d’une grande utilité… Par contre il nous le prépare : çà s’appelle la cafetière électrique – électronique, en fait, tout comme le robot qui fait la vaisselle s’appelle un… lave-vaisselle. Mais R2D2 réduit à l’état de microprocesseur de 0,5 X 0,5 cm, çà fait moins rêver. On parle aujourd’hui d’intelligence artificielle (IA) pour tout et n’importe quoi, mais la vraie IA, c’est celle de la cybernétique, celle du « robot » qui apprend à apprendre (par exemple Google qui adapte les publicités à nos goûts). Par contre ce qu’on appelle IA dans le langage courant n’est que de l’électronique.

  • « Les écrans seront en relief »

Sur de simples écrans, tous les procédés ont été des échecs (ah, les lunettes vertes et rouges, inefficaces pour une vision à 10/10 d’un oeil et 5/10 de l’autre !). Cela ne peut marcher que pour une vue en immersion : le casque de réalité virtuelle. Mais se pose alors la question de la fausse information que perçoit le cerveau, ce qui cause des malaises. Les spécialistes ne prévoient pas un grand avenir pour les casques VR, qui vont provoquer des cas d’épilepsie, sans compter les effets à long terme. Et maintenant, la télé en odorama, c’est pour quand ?

  • « On ira sur Mars ».

C’était ce qu’il était prévu de faire après le projet Apollo : un homme sur Mars en 1981 ! Malheureusement, l’exploration spatiale, à cause des « comptables » de l’Administration américaine n’a même pas permis à Apollo de continuer. Ceci dit, on n’avait pas non plus prévu la robotisation qui permet maintenant de connaître Mars sans y mettre les pieds, grâce au sondes automatiques et autres rovers. Et on a sous-estimé la difficulté psychologique des voyages longs, celle matérielle de la génération de l’eau/de l’oxygène/des vivres. On a également sous-estimé l’impact des radiations et de l’hypogravité. J’aurais voulu suivre l’évènement en direct une fois dans ma vie, mais je pense que cela n’arrivera pas avant le siècle prochain… Dommage.

A suivre…

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L’oeil de Paris (1)

Rue de l’Abbaye

Extrait de professions de foi des candidats pour l’élection législative du 12 juin dans la 16ème circonscription de Paris : « je m’engage à éradiquer le fléau du crack dans le 19ème« , « j’ai grandi à la porte des Lilas », « nous pouvons agir pour améliorer notre quotidien de la Porte de la Villette aux Buttes Chaumont » avec un encadré « Nos priorités pour le 19ème« … Or le mandat législatif n’est pas un mandat local, mais national, car le député représente la Nation dans son intégralité ! Confusion entretenue par la notion de circonscription qui n’existe que pour des raisons techniques : imaginez des professions de foi voire des bulletins avec une liste de 577 candidats au niveau national ! Par conséquent, les accusations de parachutage ne sont pas justifiées pour les législatives.

Ainsi, en ces temps troublés, un seul candidat dans cette « circo » à Paris, celui du Parti ouvrier indépendant démocratique, dénonçait quelque chose relevant du domaine national, à savoir les Affaires étrangères : « l’intervention croissante de l’OTAN dans la guerre à l’est de l’Europe ».

Nouvelle rubrique ! Paris en photos ! Il ne s’agira pas de photographier Paris d’un point de vue uniquement architectural, ni de retracer l’histoire des rues. Evidemment, on ne lève pas assez le nez et beaucoup de choses dans Paris nous échappent : des petites « pépites ». Par exemple, j’ai été stupéfait par le nombre de balcons fleuris en plein Paris !

L’ordre alphabétique nous impose de débuter par la rue de l’Abbaye, commençant (comme l’écrivent les index des plans de ville) rue de l’Echaudé, 18 et finissant rue Bonaparte, 37.

Cette rue est assez courte, mais l’Abbaye en question était celle de St-Germain-des-Prés, dont l’emprise était autrefois immense.

Nota : afin d’être plus libre, je n’ai pas cru utile ni opportun de replacer les photos dans l’ordre croissant des numéros de rue, ni dans l’ordre pair/impair.

La perspective de la Rue de l’Abbaye donne une fausse impression de cul-de-sac.

En réalité, elle se rétrécit et se poursuit juste de la longueur de cet immeuble, dont l’enseigne du pas-de-porte nous rappelle que les merlans ont beaucoup d’imagination (Diminu’tif, etc).

Et voici une autre enseigne, et sage conseil !

C’est là, la télé ?

Par contre, il y a un centre culturel du Crous, eh oui ! Et sur le trottoir d’en face, d’autres choses encore pour étudiants.

Jouxtant le bâtiment de l’aumônerie, ce superbe bâtiment est un site de l’Institut Catholique de Paris.

Ce qu’ils peuvent être véner, ces gens du 12ème, quand ils se garent dans le 6ème !

La perspective inverse n’est pas géniale, avec derrière la Place St-Germain-des-Prés, cet horrible immeuble de la Faculté de Médecine.

Petite fantaisie, que certains appelleront une crotte. Moi, j’adore l’unique fenêtre excentrée.

Ces échelles de ramoneur m’ont toujours intrigué.

Finissons en beauté avec l’église Saint-Germain-des-Prés et son Palais abbatial.

A suivre…

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S.I.G.L.E.S. (2)

Spécial Mars

Elizabeth Borne Première Ministre !!! Là, il ne s’agit plus de provocation, ni d’une gifle, mais bien de ce que, dans la Maffia, on appelle un « avertissement » Macron, après avoir effacé la présidentielle, enjambe maintenant les législatives.

Je suis EX-CE-DEE par tous ces Français irresponsables qui laissent filer la dette ! Je pense -mon cher- qu’une bonne correction ne leur ferait pas de mal !

De gauche (!) à droite : Elizabeth Borne et Christine Lagarde.

Spécial Mars ? Mais nous sommes en Juin !

Mais il s’agit de la planète Mars, car l’exploration martienne est très prolifique en projets scientifiques et instruments embarqués (et débarqués) en tous genres, et les projets scientifiques sont très créatifs et prolifiques en matière de sigles !

Signalons en guise d’apéritif qu’Arianespace peut se lire en français Ariane Espace ou en anglais Ariane Space, que le rover (on doit dire en français « astromobile ») chinois Yutu (« Lapin de Jade ») peut se lire You too ou bien U2, et que les sondes chinoises Chang’e, du nom d’une déesse de la Lune, peuvent se lire Change, ce qui montre le caractère international de ce qu’il faudrait appeler (n’en déplaise aux Américains et maintenant à l’UE) la coopération spatiale. L’expulsion des Russes du projet ExoMars (entre autres) est un comportement infantile et inacceptable.

Chang’e, déesse chinoise de la Lune.

Revenons aux sigles, et commençons par le commencement avec tout simplement… MARS (MArs Radiation Science experiment).

Les prénoms féminins sont toujours à l’honneur pour nommer les projets. Ainsi, voici AMELIA (Atmospheric Mars Entry and Landing Investigation and Analysis), et LARA (LAnder RAdioscience).

Il s’agira de ne pas louper sa trajectoire avec CheMin [sic] (CHEmistry & MINeralogy – aucun rapport en fait avec un déplacement) et avec une idée contraire : STATIC (Supra Thermal And Thermal Ion Composition – même remarque).

N’oublions pas nos classiques grecs avec OMEGA (Observatoire Martien pour l’étude de l’Eau, les Glaces et de l’Activité). Puis vient THEMIS (THermal EMission Imaging Spectrometer). Cette dernière étant la déesse de la Justice, de la loi et de l’Equité, voici maintenant WISDOM, « sagesse » en anglais (Water Ice and Subsurface Deposit Observation on Mars).

Coucou, voici RAT (Rock Abrasion Tool, une meule à godets pour creuser des trous dans les roches – un rongeur, donc !), les jumeaux TWINS (Temperature and Winds for INSight) et un concept récurrent en science(-fiction) : BEAM, « rayon » en anglais, (Bigelow-Expendable Activity Module). Un programme de simulation de vie sur Mars, basé à Hawaii, s’appelle HawaIi Space Exploration Analog and Simulation, soit HI-SEAS, c’est-à-dire « Eaux profondes ». Et tous les jours c’est MARDI (MARs Descent Imager).

Il y a du fromage sur Mars !

Et j’ai lu, à propos de la mission ExoMars (ESA) de 2022, maintenant reportée, qu’il existe un instrument russe, un magnétomètre, nommé MAIGRET. Est-ce un sigle ? Ou bien ce dispositif a-t-il baptisé ainsi à cause de son flair ? Le site de l’ESA mentionne l’instrument mais n’en dit pas plus…

Pour résumer, tout cela fait rêver… avec DREAMS (Dust characterization, Risk assessment, and Environmental Analyzer on the Martian Surface).

[Principale source pour cet article : Objectif Mars, Hors-série Le Monde – La Vie, 2020. Paru simultanément en tant que « vrai » livre chez Glénat].

Evidemment, tous les projets scientifiques sont concernés, y compris ceux qui dépassent largement le système solaire. Ainsi TRAPPIST (TRAnsiting Planets and PlanetIsimals Small Telescope) est un instrument au service de SPECULOOS (Search for Planets EClipsing ULtra- cOOl Stars). Car SPECULOOS est un projet de l’université de Liège ! J’adore ! [A ce sujet, je vous recommande http://trappist.one (en anglais) sur ce projet génial qui a pour objet les exoplanètes, et où l’on parle d’harmonie des sphères !] Bon, ces sigles-là sont plutôt capillotractés, et versent dans l’à-peu-près …

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Happy Birthday to you, Le Champouin !

Ce blog avait deux ans. Avec marcjoly en piste,
Déjà Le Champouin perçait sous Mr liste.

« Putain, deux ans » !

Vous l’aurez compris, cela fait deux ans que Le Champouin existe : çà s’arrose ! Et Macron : putain, encore cinq ans ! Cà ne s’arrose pas.

Je ne vais pas faire un bilan statistique détaillé, mais voici le nombre de vues du présent site (en rose) depuis juin 2020. Le pic de fréquentation a eu lieu pendant le confinement, et j’avais augmenté la périodicité. Des vues, certes mais avec peu d’internautes (en pourpre). Et voilà les détails :

… et nouveau record le 18 mai : 52 vues !

L’ami Ruhaud m’a reproché de mélanger humour, encyclopédie et polémique… J’assume, puisqu’il s’agit d’un blog amoureux (comme la collection des dictionnaires éponymes). J’ai choisi de classer mes rubriques en trois catégories (ce qui apparaît sous le titre à gauche) : « encyclopédie », « atelier d’écriture » et « polémique ».

Alors suivez-vous bien ce blog ? Et qu’en pensez-vous ? Voici pour vous ce petit test :

Le blog écrit par votre serviteur avant Le Champouin s’appelait…

  1. Mr. Lost.
  2. Mr Least.
  3. Mr Liste.

Ce blog est en réalité…

  1. Un ramassis potache de jeux de mots idiots, un Oulipo du pauvre.
  2. Le sous-marin d’un mouvement souverainiste, voire populiste.
  3. Un ovni bloguistique génial.
…Poil au dos !

Combien d’internautes consultent Le Champouin ?

  1. Jeff Bezos et Mark Zuckerberg me l’on dit : c’est une clientèle intergalactique.
  2. Trois : Mme Geypatout-Compry, Mr Rustaud et Mme Laplanche.
  3. Heu, les graphiques ci-dessus, c’est cumulé ou non ?
Mes potes…

Votre rubrique préférée est…

  1. Les couvertures auxquelles vous avez échappé : c’est totalement trash et irrévérencieux.
  2. Dekoikonparle : c’est encyclopédique et instructif. Un exemple pour mes enfants.
  3. Métro loufoque : car le texte composé avec les noms des stations comporte des scènes de cul, comme dans Houellebecq.

Suivez-vous bien Le Champouin ?

  1. Je regarde toujours The Greta Watcher et les articles contre l’islamisme.
  2. Le quoi ?
  3. J’ai bien aimé « l’Aisne, la femelle de l’Ain ».
« Où est ma femme ? »

Eh bien voilà. Y ‘a rien à gagner, sauf ma considération (ou mon mépris).

Et savez-vous quel est le pluriel d’un p’tit-beurre ? Des touyous. Parce qu’« un p’tit-beeeeeurre, des toooouyooooous… »

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Anti-index (2)

Conséquence de la guerre en Ukraine : pénurie d’huile de tournesol, et donc de chips. Et les Russes coupent le gaz à la Pologne. Les Polonais pourront toujours utiliser du gaz de chips. Allez, les pisse-froid, on rit : c’est une blague…

Vous-souvenez vous du concept de l’anti-index développé un moment par Science & Vie (cf. Anti-index (1) : https://champouin.blog/2021/03/15/anti-index-1/ ) ?

Je vous en avais promis d’autres.

Alors, j’ai pondu celui ci-dessous à partir de Thierry Paquot, Terre urbaine : cinq défis pour le devenir urbain de la planète, La Découverte, 2006. Excellent ouvrage au demeurant, d’un écologiste « philosophe de l’urbain » que certains veulent absolument qualifier de décroissant, ce qu’il n’est pas ! Lui est plutôt dans la mouvance slow-life, un mode de vie sans portable ni malbouffe. Je ferai peut-être un papier (comme dirait l’ami Ruhaud) sur ce sujet.

En tous cas, penser autrement la ville implique de penser autrement… tout court, et puis Paquot écorne au passage le jargon des écolo-technocrates déconstructionnistes enseignant dans les universités de Seattle ou de Berlin.

ANTI-INDEX

Banque de temps (p. 51)

Bêtement posée sur une butte-garage (p. 124)

« Bougisme » (p. 99)

Capitalisme « liquide » (p. 7)

Carcan lignagier (p. 177)

Club des faux héros, club du feu infernal (p. 152)

Clubisme spontané (p. 152)

Clubisme spontané.

« Commissions méchantes » (p. 157)

« Ecologie des langues » (p. 195)

« Elément morphotypologique générateur de l’établissement de la bioreligion » (p. 9)

Famille cognatique (p. 142)

Horde de chats faméliques en rivalité avec des chiens errants (p. 30)

Incrémentalisme spontané (p. 18)

Interférences d’un local et d’un global pluriels (p.17)

La langue est « l’habitat de l’être » (p. 196)

« Le transplanté transpire la série dont il est issu » (p. 23)

« Les jeunes d’aujourd’hui ont un moteur d’auto dans le ventre » (p. 96)

Littérature « grise » internationale (p. 97)

Littérature grise.

Mot passe-partout de l’onusien (p. 130)

Mythe de la petite maison dans la prairie (p. 127)

« On tondra les pelouses à Noël » (p. 103)

« Oreille/oreille où s’emboîtent les silences » (p. 178)

Paillasse à haute rentabilité (p. 48)

« Parlement des êtres vivants » (p.11)

Banksy, Devolved Parliament, 2009.

« Polistique » (p. 136)

« Poubellisation » (p. 57)

« Privance » (p. 74)

Promenadologie (p. 157)

Relier les toits des immeubles algérois par une autoroute (p. 96)

« Sentiment terrien » (p. 110)

« Stagériat » (p. 7)

Street politics (p. 153)

Suppression arbitraire de la sieste (p. 174)

« Tout communique » (p. 99)

Et vice-versa.

Un incitateur à urbanité, un démultiplicateur de civilité, un incubateur d’altérité (p. 193)

Un ou deux retraités lassés des programmes télévisés (p. 150)

« Urbanisation des mœurs » (p. 27)

« Urbanisme de prétoire » (p. 155)

Urbanisme spontané et sans urbanisme, mais pas sans urbanité (p. 50)

« Ville panique » (p. 17)

« Villes lentes » (p. 10)

Villes grises internationales

Urbanisation de la sieste

Commissions des programmes télévisés

Oreille/oreille, mais pas sans urbanité

Horde de chats faméliques de prétoire

On tondra les pelouses par une autoroute

Les jeunes d’aujourd’hui en rivalité avec des chiens errants

Paillasse cognatique

Un ou deux retraités où s’emboîtent les silences

Gabin et Signoret dans Le Chat, Pierre Granier-Deferre, 1971 , d’après Simenon.

Sentiment liquide

Mythe de la petite maison sur une butte-garage

Carcan à haute rentabilité

Ah, non, çà ne va pas recommencer…

 

A suivre…