The Greta Watcher (3)

« Au cas où je serais réincarné, je souhaiterais l’être sous la forme d’un virus mortel afin d’apporter ma contribution au problème de la surpopulation. »

Prince Philip, duc d’Edimbourg

Nota : les Greta Watchers n°1 et 2 sont consultables sur notre ancien blog http://mrliste.hautetfort.com .

Je ne me réjouis pas de la disparition d’autrui, mais on ne regrettera pas le décès de Philip Mountbatten, duc d’Edimbourg, prince « qu’on sort », ou plutôt pas très sortable, et que les médias nous ont présenté comme « gaffeur » (qu’en termes bien choisis ces choses-là sont dites !). Exemples cités par Le Parisien du 10 avril : au président nigérian Obasanjo, en tenue traditionnelle : « On dirait que vous êtes prêt à aller au lit ». A un routard revenant de Papouasie : « Vous avez réussi à ne pas être mangé ? » A un étudiant en partance pour un stage en Chine : « Ne restez pas trop longtemps, sans quoi vous aurez les yeux bridés ». A un handicapé en fauteuil roulant : « Combien de personnes avez-vous fauché ce matin, avec ce truc ? »

C’est que la matrice intellectuelle de Philip est celle du cercle des malthusiens Francis Galton et Thomas Huxley (grand-père d’Aldous), au 19ème siècle. Ceux qui ont créé les réseaux eugénistes, réseaux qui ont par la suite financé la mise en place de Hitler.

La famille Huxley : Le grand-père Thomas (au centre) et ses deux petits-fils Julian et Aldous.

Depuis soixante ans, le prince Philip a personnellement engagé son World Wildlife Fund (WWF – Fonds mondial pour la Nature), qu’il a créé en 1961 avec un autre Huxley (Julian, frère d’Aldous) dans le but explicite de lever des fonds destinés à financer les activités de l’Union Internationale pour la conservation de la Nature (UICN). Philip convainquit le prince Bernhardt des Pays-Bas, authentique adhérent au parti nazi (dès 1933 !), d’accepter la présidence du WWF International.

Sous prétexte de protéger la nature, le WWF-UICN poursuit en réalité deux objectifs centraux : la réduction de la population mondiale (d’où la citation sur la photo sous le titre, rapportée par l’agence de presse allemande DPA en août 1988), notamment dans les pays du Sud, et la concentration des matières premières du monde dans les mains de quelques multinationales, surtout britanniques ou anglo-hollandaises. Il s’agit de faire de l’Afrique un immense parc naturel, dans lequel on peut extraire toute sortes de métaux en toute tranquillité. D’ailleurs, Philip, ce « protecteur » de la nature, était un grand amateur de… safaris. Et pour faire respecter ce nouvel ordre environnemental planétaire, rien de tel qu’un gouvernement mondial.

Le WWF est loin de signifier Villages Vacances de France !

Contrairement à l’idée reçue, le nom Battenberg n’a pas été anglicisé en Mountbatten en raison des sympathies nazies de la famille, mais à cause de la première Guerre Mondiale : la changement de nom est intervenu en 1917. Idem pour la branche anglaise Saxe-Cobourg & Gotha, qui devint Windsor. Cela n’a pas empêché les deux maisons d’avoir eu par la suite des sympathies quelque peu WASP, ou plutôt White Anglican Supremacist Princes !

Quand la reine d’Angleterre pète,
la Queen couine et le wind sort !

Anglican ? Rien n’est moins sûr. Parallèlement à l’attirance des nazis pour un nouvel Age situé entre le théosophique et le païen, avec un Homme Nouveau (on commence par le naturisme, et on finit par la Nature…), Philip d’Edimbourg déclare : « Il est désormais évident que le pragmatisme écologique des religions dites païennes […] était bien plus réaliste en termes d’une éthique de la conservation que les philosophies monothéistes plus intellectuelles de religions révélées » (Conférence de presse au National Press Club de Washington, 18 mai 1990). Son fils, le Prince Charles, n’est en ce sens, qu’une version soft de son père.

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Faux-nez (2/2)

Nota : parution hebdomadaire durant le troisième « confinement » !

L’autre jour, j’ai été invité chez un couple d’amis, fort charmants au demeurant. Bien évidemment, la conversation a porté sur les vaccins (« Tu te ferais vacciner, toi ? », etc.) Et je dis : « pourquoi pas le Spoutnik-V (le vaccin russe) ? » [non encore agréé en UE]. Stupeur. « Ah, ben surtout pas ! » Réflexe très révélateur de mes amis, avec un silence valant sous-entendu implicite : « parce que c’est russe ».

C’est que mes amis avaient répondu ce qu’il est convenu de répondre, et pensé ce qu’il est convenu de penser ! Je ne leur en veux pas : cette anecdote est révélatrice de ce qu’est la fabrique de l’opinion, et de comment nous tombons tous dans le piège de nous coucher inconsciemment devant la pensée unique, les cerveaux ayant été nourris à la vulgate anti-russe et anti-chinoise. Peu importe que Navalny soit un ultra-nationaliste et ultra-libéral, ni que les Chinois voient dans l’Occident ce que dénonçait De Gaulle : le régime des partis.

Je les ai même incité (les amis, pas les Chinois !) à consulter ce blog : il ne s’agit surtout pas d’une attaque personnelle !

Voici donc le deuxième volet de ce Faux-nez :

  • Homme fort

Terminologie utilisée par les médias pour transformer un dirigeant hors communauté internationale [cf. Faux-nez (1)] en tyran sanguinaire. On a même entendu « Matteo Salvini, l’homme fort de l’Italie » ! A noter que les princes dirigeants de l’Arabie Séoudite et des Emirats, ou des va-t-en guerre comme Biden ne sont pas considérés comme des hommes forts !

  • Marchés (les)

« Les marchés » (on ne dit plus : « la Main invisible », les peuples ne sont plus dupes) sont aux élites actuelles ce que « les masses » étaient au régime de Mao.

  • OTAN

Bras armé de l’Union européenne, de la communauté internationale et des marchés. Et pour que l’OTAN garde sa raison d’être, car les peuples là non plus ne sont plus dupes, on a réinventé la guerre froide.

  • Pharaonique

Adjectif servant à désigner tout grand projet infrastructurel, dès que celui-ci déplaît aux élites à l’esprit comptable opposées au développement pour le peuple, et aux environnementalistes. Ainsi, le Complexe des Trois-Gorges (remplaçant une centaine de centrales à charbon), le canal Rhin-Rhône et la LGV Lyon-Turin (tous deux une alternative au transport routier) ont été qualifiés de projets pharaoniques.

Chantier de la future capitale administrative en … Egypte !
  • Planète (la)

Vous avez remarqué ? Autrefois, on disait : « la Terre ». Dire : « la Planète » est une façon tête-à-claques de marquer son pessimisme en pensant que l’Homme est un assassin…

  • Populiste

« Le terme est d’usage polémique : il permet d’inclure dans une même catégorie vague tous les groupes qu’on aime pas et qu’on perçoit comme ennemis. » (Pierre-André Taguieff, in Marianne du 12 juin 2020). On en arrive à qualifier de populistes : Vladimir Poutine, Michel Onfray, Viktor Orban, Jacques Cheminade, Donald Trump, Boris Johnson, les Gilets Jaunes, etc. L’art d’additionner des carottes et des navets…

  • « Protéger mes enfants »

Pour un artiste [cf. Faux-nez (1) https://champouin.blog/2021/02/01/faux-nez-1/], dire : « Si je pars aux-Etats-Unis, c’est pour protéger mes enfants » signifie qu’il s’exile pour des raisons fiscales. Exemples : Dany Boon, Marion Cotillard, Omar Sy…

  • Société civile

Terme désignant des hommes politiques… issus du monde de la banque, des grands groupes cotés en bourse, de BlackRock, etc… What did you expect ?, disait une publicité pour une boisson. Aucun ouvrier, artisan, artiste, fonctionnaire catégorie B ou C chez les élus LREM ! On observe le même phénomène « société civile » dans certains pays « émergents » : des rappeurs ou footballeurs qui deviennent chefs d’Etat : ils ont l’argent et le carnet d’adresses !

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Faux-nez (1/2)

Retour sur actu : dans le numéro précédent, j’avais évoqué une éventuelle pénurie de vaccins organisée par les labos pour faire monter les prix. Eh bien, bingo ! Le 22 janvier, Pfizer BioNTech assurait ne pas pouvoir livrer le nombre attendu de vaccins « pour des raisons techniques », puis « pour des problèmes de rendement ». Cela s’appelle « le moment boursier »…

Et pas de confinement pour l’instant, c’est-à-dire pendant les soldes…

En 1968, dans Le Jacassin (Le Livre de Poche, 1968), l’écrivain Pierre Daninos dressait un nouvel inventaire des idées reçues, folies bourgeoises et automatismes, à la Flaubert. Une section s’appelait « Si l’on vous dit… n’y croyez pas ! ».

De façon plus profonde et dans un autre registre, George Orwell, dans 1984 (Gallimard, 1950, disponible aujourd’hui en Folio), décrivait un monde futur de dictature censée être acceptée par la population car les mots désignent leur contraire : « La guerre, c’est la paix »,  « La liberté, c’est l’esclavage », « L’ignorance, c’est la force ».

« La Guerre, c’est la Paix. »

George Orwell, 1984.

Aujourd’hui, nous y voilà : les « forces du maintien de la paix », la « flexibilité », un fonds d' »investissement »… Procédé déjà utilisé par des dictatures passées : Pravda signifiait : « La Vérité » !* Aujourd’hui Big Brother, grâce à l’électronique et l’Intelligence Artificielle (technologies néanmoins utiles en tant que tel), multiplie le contrôle décrit par Orwell à la puissance supérieure.

*En 2020, un quotidien libéral français (pléonasme…) s’appelle L’Opinion !

Attention, « certaines scènes risquent de heurter la sensibilité des lecteurs », comme on dit. Si c’est le cas, vous avez échoué au test… Vous avez alors droit à un gage : lire les Mémoires de Charles de Gaulle, militer au Parti communiste, vous intéresser à F. D. Roosevelt… Voici donc mon jacassin à moi, ou plutôt mon tracassin :

  • Ajustement structurel

Mot faux-nez pour austérité.

  • Artiste

Produit marketé par Warner/Sony/Disney. Ex. : rappeur, « chanteuse » de RNB montrant ses cuisses, minet à la Bénabar qui croit jouer les écrivains-poètes, etc..

  • Candidat fantaisiste

Candidat à la présidentielle non adoubé par l’oligarchie, malgré les 500 parrainages (de même qu’il faut dissoudre le peuple, il faut dissoudre les parrainages, en attendant de supprimer les élections !). Spécimen de candidat « fantaisiste » tête de Turc : Jacques Cheminade, qu’on fusilla pour l’exemple en ne validant pas son compte de campagne en 1995. Les comptes de Chirac et de Balladur, eux, étaient bien entendu nickel !

  • Climatosceptique

Mot signifiant peu ou prou « ne croyant pas aux tendances futures du climat », et dont on affuble en réalité ceux qui doutent que ces tendances puissent avoir, en partie ou en totalité, une origine humaine, ce qui n’est pas la même chose ! Le débat est interdit : contredire le GIEC est un blasphème (faire les « gros yeux »…). Faut-il rappeler que le GIEC n’est pas un organisme scientifique ni une association de chercheurs, mais une association intergouvernementale qui examine et synthétise ce qui s’est publié dans la littérature scientifique sur la question de l’influence de l’homme sur le climat (source : http://jancovici.com, le site de J.-M. Jancovici, ingénieur lui même engagé contre le réchauffement climatique). Autrement dit, le GIEC n’est qu’un comité de relecture – et dans lequel les décisions se votent à main levée ! Quand les faits scientifiques relèvent de l’opinion… Les climatosceptiques ne sont pas encore des révisionnistes, voire des négationnistes, mais çà ne saurait tarder !

  • Commission indépendante

Commission partisane, composée exclusivement d’activistes écologistes, et exigée par ces derniers lorsque les analyses des scientifiques (Académie des Sciences, AIEA, etc.) leur déplaisent.

  • Communauté internationale

Désigne ceux qui font tout pour soutenir l’ordre ordolibéral au niveau international. Constituent la communauté internationale : les diplomates de la « doctrine diplomatique Kouchner », l’Otan, l’UE… Face à ce qui va à l’encontre de la « communauté internationale », on est prié de faire les « gros yeux », sur injonction des médias. « La communauté internationale » n’en est pas une. Ce flasque zombie reste une formule creuse, un alibi rhétorique aux mains du Directoire occidental qui s’en est jusqu’ici arrogé le mandat » (Régis Debray, Eloge des frontières, Gallimard, 2010). Ainsi la « communauté internationale » s’agite pour la libération de Navalny mais se fout de Julian Assange qu’on laisse crever dans l’indifférence générale .

Gros yeux !

  • Croissance

Dépression économique et financière. Cela fait quarante ans qu’on nous parle de la croissance américaine, par exemple, pour désigner la « désintégration contrôlée » de ce pays. Et les « experts » continuent de dire : « Les Etats-Unis, première puissance mondiale » : bel exemple de déni ! En réalité ils se basent sur les PNB et PIB qui sont des indices déconnectés de l’économie réelle.

  • Expert

Technocrate désigné pour mettre en place ou faire appliquer des réformes impopulaires. Ex : Christine Lagarde. La désignation d’un expert peut même se substituer à l’élection d’un homme politique, comme on l’a vu en Italie avec Matteo Renzi, seul président du Conseil non élu !

  • Fake news

Informations ou faits que les élites en place ne voudraient pas qu’ils soient divulgués. « Les partisans du président Macron ont tendance à utiliser l’expression fake news pour désigner des faits qui leur déplaisent, davantage que pour brocarder des informations erronées. » (Hadrien Mathoux, in Marianne du 21 février 2020).

  • Fonds d’investissement

Faux-nez pour fonds de spéculation !

  • Forces de maintien de la paix

Expression qui désigne des forces armées déployées pour un conflit qui a vocation de ne jamais se terminer. Spécialistes : les Forces américaines (qui n’ont jamais gagné un conflit depuis la Corée), l’Otan, les Forces françaises déployées en Afrique, et surtout l’ONU.

  • Grande réinitialisation (Great Reset)

Présenté de façon idyllique comme le monde d’après, désigne ce qui sera une dictature monétaire, financière, sociale et politique : une austérité au carré sous des prétextes environnementaux et sous la « gouvernance » réelle d' »experts » Mc Kinsey et BlackRock. Ce nouveau fascisme sera inconsciemment accepté par la population qui, grâce à l’aumône via « l’argent-hélicoptère », pourra accéder à des dérivatifs style abonnement à Netflix. Du pain et des jeux XXL. On aimera le Grand Frère, quoi.

Le  » Grand Chambardement », comme chantait Béart ?

A su(rv)ivre…

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Ecr. l’inf. (1)

Parution hebdomadaire pendant le confinement

« Écr.l’inf. », abréviation de « Écrasons l’infâme » et parfois contracté en Ecrelinf, était une formule que le philosophe des Lumières Voltaire utilisait dès 1763 en conclusion de ses lettres. Ce slogan invitait ainsi ses correspondants à le joindre dans son combat contre l’obscurantisme, notamment religieux.

Je vous enjoins tous à regarder sur Arte le documentaire en deux parties Ku-Klux-Klan, une histoire américaine (à chercher sur arte.tv/guide/fr/). L’on en apprend de belles sur un mouvement anti-noir, çà on le sait, mais aussi antisémite et antidémocrate, mené par des prédicateurs galvanisés et pas défavorables à l’esclavage. Un mouvement qui a fini par délaisser les opérations d’envergure et isolées pour finalement multiplier les actes opérés par des « loups solitaires ». Un mouvement sectaire et mafieux, qui a infiltré une bonne partie de la société, et terroriste. Cà ne vous rappelle rien ? Bingo : entretien de David De Pas, juge d’instruction, dans le Parisien du 14 novembre : « Les organisations djihadistes, une synthèse parfaite entre secte et mafia ».

Je vous dis çà car j’entends trop souvent cette petite musique : « oui mais quand même, si on avait pas publié/republié/expliqué à l’école les caricatures, on n’en serait pas là ».

Moi-même, je n’aimais pas Charlie… sauf pour ses dessins ! Exception : ceux sur la religion. Je n’ai jamais été choqué, ni scandalisé, mais c’est qu’ils étaient tout simplement mauvais… Mais j’estime qu’un dessin, un journal, un livre, un film mauvais a tout de même le droit d’être publié…

Les islamistes n’ont pas attendu ces fameux dessins, ni « l’affaire du voile » pour passer à l’acte ! Comme on le verra, ils sont passé à l’acte depuis la création des Frères musulmans, en appliquant les méthodes de toutes les mafias terroristes du monde, du Ku-Klux-Klan en passant par la Camorra.

Avant tout, deux points :

Ceux qui se sont toujours couchés, avec les « pas d’amalgame » et « pas de vagues ». Ce sont les victimes et les idiots utiles du relativisme culturel, qui ne date pas des ethnic studies anglo-saxonnes, ni de mai 68, mais des années 30 avec l’Ecole de Francfort et les déconstructionnistes d’une part, et avec Lévi-Strauss d’autre part. Elisabeth Badinter raconte, dans le Figaro du 13 novembre, comment elle fut obligée de rentrer dans le lard d’une Danielle Mitterrand qui avait refusé de condamner l’excision et la polygamie sur le sol français, au nom du respect de toutes les cultures.

Ceux, en face, le Croissant entre les dents, et non pas sur le coeur. Nous allons en parler. Pour cela, je vous recommande la lecture de trois ouvrages, deux minces et un épais.

Si l’Islamisme est toujours « radical », c’est pour mettre en valeur un islamisme « modéré », bien sûr !

Tout d’abord, de Chahdortt Djavann : Bas les voiles ! (Folio Gallimard, 2003). Pour cette romancière et anthropologue d’origine iranienne, qui a porté le voile pendant dix ans avant de s’exiler en France, ce port, même volontaire, comme tout marquage culturel et discriminant, devrait être interdit. Cette interdiction, selon elle, devrait être un préalable à tout débat sur la laïcité et ce langage de fermeté aurait du être tenu il y a dix ou vingt ans [écrit en 2003 !].

Ensuite de Michel Onfray : Penser l’Islam (Grasset/Fasquelle, 2016) – disponible en Livre de Poche. Pour lui, « on doit pouvoir lire le Coran comme on lit la Bible, la Torah ou Platon […] Ce programme n’est un péché que chez ceux qui n’aiment ni la liberté ni l’exercice de la raison ». Certains diront que c’est à des Musulmans d’accomplir ce programme. Il y en a. Hassen Chalghoumi, imam de Drancy, en sait quelque chose : il est sous protection policière…

Venons en au gros pavé, véritable somme sur les Frères musulmans : Mohamed Sifaoui, Taqiyya – Comment les Frères musulmans veulent infiltrer la France, Editions de l’Observatoire, 2019. Taqiyya, en arabe signifie littéralement la « prudence » ou « crainte » pour se « protéger ». Appliqué aux Islamistes, c’est la dissimulation : « montrer et dire le contraire de ce que l’on prépare, qui doit, en toute circonstance, demeurer secret et dissimulé », technique qui facilite l’infiltration.

Mohamed Sifaoui.

Comme son sous-titre ne l’indique pas, il ne s’agit pas que de la France : l’auteur explique le départ idéologique des islamistes, en la personne de l’Egyptien Hassan El-Banna (1906-1949), grand-père du gourou Tariq Ramadan, et fondateur en 1928 de la Confrérie des Frères musulmans, qui allait essaimer dans les pays du Croissant. Pensée totalitaire, méthodes redoutables, soutien à l’idéologie nazie… Ils n’ont en effet pas attendu les caricatures…

Tout çà, ce n’est que l’Orient compliqué ? Bon nombre de « cadres » des Frères se sont exilés en Occident à partir des années 50. En France l’Institut européen de Sciences humaines (IESH) de Château-Chinon s’appelle en arabe Al-Kouliya Al-Ouroubiya Lil Dirassat Al-Islamiya, c’est-à-dire Faculté européenne de Sciences islamiques. Bel exemple de taqiyya !

« Les organisations djihadistes,
une synthèse parfaite
entre secte et mafia ».

Juge David De Pas

Propagandistes prêts à bondir, chantage à l’islamophobie (fonds de commerce d’une certaine gauche), maîtrise parfaite des médias, destruction du féminisme par le voile, action sociale dans les banlieues abandonnées… Je ne vais pas dévoiler tout l’ouvrage de Sifaoui, mais ce dernier détaille le grignotage des mentalités et des institutions par les islamistes, non pas par leur force, mais par notre faiblesse et celle de nos dirigeants : Sarkozy, Hollande et Macron (jusqu’à récemment) ayant été malheureusement persuadés que, « quelque part », on pouvait « aménager » la laïcité.

Faut-il rappeler que Mohamed Sifaoui vit lui aussi sous protection policière ?

Addendum : le roman Soumission de Michel Houellebecq (Flammarion, 2015) est instructif par rapport au noyautage communautariste du monde universitaire, mais, comme le soulignent aussi bien Onfray que Sifaoui, Houellebecq ne connaît rien à l’Islam et voit l’action des « Frères » comme faisant partie d’un « grand remplacement » à la Zemmour alors que ces derniers veulent dévier les mentalités des musulmans du monde entier : il ne s’agit pas de croisade. Notons, pour faire écho avec le contexte du roman, que la Sorbonne a décidé de supprimer en 2019, sous la pression des communautaristes, le cycle de cours Prévention de la radicalisation animé par Mohamed Sifaoui !

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Polémique, vérité et opinion

En guise d’apéritif, une contrepèterie en lien avec l’actualité : « Bécaud, je vous présente Magritte ! »

Pas de polémique ! C’est ce qu’on entend souvent. Les gens ont peur de la polémique. Elle est mal perçue en France : on croit qu’être polémique, c’est être intolérant. Parlez donc de (vraie) politique, ou tout simplement de ce qui relève des idées à vos collègues et amis, et vous ferez le vide autour de vous !

C’est que la population a bien été conditionnée, et ceci dès l’école.

En classe de français, il fallait être objectif. Le moindre écart, et le couperet tombait : « c’est connoté ! » Cette matière, faite pour développer l’argumentation et l’imagination, n’allait pas du tout dans ce sens ! D’ailleurs les manuels, dont le Lagarde & Michard, ainsi que les Classiques Larousse, nous obligeaient à penser ce qu’il fallait penser, puisque les fameuses Questions de bas de page de ces livres n’appelaient qu’une seule réponse. L’élève était littéralement soumis à la… question ! Claude Duneton avait très bien soulevé le problème dans Je suis comme une truie qui doute (Seuil, 1976).

Souvenons-nous de ce monument de l’enseignement du français qu’est la dissertation. Première partie : je pense carpe. Deuxième partie : je pense lapin. Et troisième partie : je fais la synthèse de la carpe et du lapin. Cà, c’est fort ! C’est de la prestidigitation ! Du « en même temps » macronien (ou plutôt jésuitique, en référence à ses maîtres). Evidemment, toute opinion n’est pas tranchée, loin de là ! Mais l’exercice est artificiel : pourquoi deux propositions de base ? Pourquoi pas une, ou trois, ou quatre ? Et pourquoi chacune de manière égale ? Unité de temps, de lieu et d’action ? Jardin à la française de la pensée ?

Je soupçonne les bêtes à concours de n’avoir aucune opinion sauf « tout pour ma gueule », ou d’avoir celle de l’idéologie dominante. Et c’est ce qu’on voit dans le monde du travail…

Conséquence de cette pensée unique précoce : le relativisme. Ainsi, il fallait que toutes les cultures se valent, et défense de hiérarchiser celles-ci, même si certaines ont bâti leur système économique sur l’esclavage, ou étaient rythmées par les sacrifices humains ! C’est ainsi qu’aujourd’hui l’on en vient à tolérer dans notre république des cultures (notamment orientales ou méditerranéennes) qui prônent l’infériorité des femmes ou l’antisémitisme.

Et l’on en vient à dire qu’il y a plusieurs vérités ! C’est confondre les opinions, les mentalités ou bien encore les visions du monde, avec la vérité. Sauf que nous ne sommes malheureusement plus en démocratie, mais en dictature de l’opinion, les médias étant le relais des aspirations des élites et l’outil de manipulation des populations, ne serait-ce que par le martèlement en boucle des infos. Vous n’avez jamais remarqué que les « opinions » de la machine à café sont des répétitions de perroquet d’infos qui traînent ?

« Le nucléaire est dangereux », « les Chinois sont des salauds », « çà ne sert à rien d’aller dans l’espace, occupons nous de la Terre d’abord »…

On connaît cette « opinion » : « en Russie, toute la presse est aux mains des oligarques ». Et de fermer les yeux sur la situation française, aux mains des Lagardère, Bolloré, Bouygues, etc. C’est que toute la presse française, hormis L’Humanité et Marianne, est pro-libérale. Eh bien, cela ne suffisait pas : en 2013, naissait un nouveau quotidien « libéral, européen et pro-business ». Son titre : L’Opinion ! Orwell pas mort !

On pourrait alors s’en tenir à la juxtaposition des opinions. C’est ce qu’on a d’ailleurs vu avec la crise sanitaire : 65 millions d’opinions différentes sur le masque, sur les gestes barrières, etc.

Alors ? Pour faire avancer le schmilblick, il faut ce que certains appellent le débat – je dirais, moi, la polémique [cf. la rubrique Ma bibliothèque amoureuse (4/l’infini) de ce blog, concernant les Dialogues de Platon], car les débats, en France, n’en sont jamais. Ne pas parler de politique à table ou en famille, par exemple, devrait être un péché (certains croient parler politique : mais ils s’agit au pire du « café du commerce », au mieux de la répétition perroquet mentionnée plus haut). Evidemment il faut pour cela l’éducation du citoyen à la chose qui s’appelle les idées – l’Education tout court, quoi ! Pas l’éducation nationale…

Ils en ont parlé !

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Le testament des Maastricheurs

https://champouin.blog

Mettez-le en « favoris »…

Des nouvelles du front :

Ce blog compte une nouvelle lectrice : Mme Fridigearium. Standing ovation !

Un M. Cottiè me dit : « J’en ai assè de voir écrit mélanges scientifiques. Où sont-ils ? » Réponse : cher ami, des considérations linguistiques ou géographiques sont-elles scientifiques ? Et puis un blog mène toujours là où on ne veut pas aller !

Une fidèle et charmante lectrice, Mme Laplanche, s’insurge du traitement que j’ai infligé au football. Je rappelle que mes écrits sont aussi polémiques… Je ferai ultérieurement un billet consacré à cette question, et à la manière dont la polémique est perçue en France.

Aujourd’hui, une nouvelle rubrique ! Celle consacrée aux textes de marcjoly, car votre serviteur écrit des textes, des poèmes, et même des chansons !

Ecrire… Tout un continent… Et le sentiment de culpabiliser car on a tous le prétexte de ne pas avoir le temps. Plus les injonctions de l’entourage : « mais tu devrais écrire ! » – Spécial dédicace (tiens, un terme qui concerne les écrivains !) : Etienne Ruhaud, Christophe Cottier et Eric Sauzé, trois connaissances qui manient la plume.

Vintage ! Le texte qui suit date de 1992 ! C’est un texte polémique (à ces mots, dix internautes français résilient leur abonnement) et politique, écrit dans le contexte de la signature du traité de Maastricht. Il doit être chanté sur l’air du Testamour de Jacques Dutronc.

Ce n’est pas que j’aime Dutronc ce cynique, ni Lanzmann son parolier, mais cette chanson m’était venue à l’esprit je ne sais comment, et je l’avais écrite en vingt minutes. J’avais reproduit l’esprit des jeux de mots du texte original.

Ma chanson qui, hors du contexte du moment, tombe à côté, mérite des explications. Dans ce « Bébête show« , il y a quelques personnages que les moins de trente ans ne peuvent pas connaître.

« Je laisse Tonton à Tata. Je laisse Jack Lang à Tonton » : je demande de l’indulgence par rapport à ce dont on pouvait rire autrefois mais plus maintenant. Sous le jeune homme insouciant de 31 ans que j’étais perçait déjà l’horrible mâle blanc hétéro cisgenre de près de 60 ans que je suis…

« Je laisse […] Mickey à Bush » : c’était la construction d’EuroDisneyland. La population avait bien mordu à l’hameçon. Du coup, il était impossible, dans la conversation, d’être contre : « Mais çà va créer des emplois ! », hurlaient les gens…

« Chirac et ses odeurs » fait allusion à la malheureuse phrase de ce dernier sur les immigrés : « …sans compter les odeurs ».

« Je laisse Tapie à… didas » : faut-il rappeler que Nanard avait racheté Adidas pour une bouchée de pain pour le pressurer et le revendre (sa spécialité) ?

Maxwell, c’est Robert Maxwell, un magnat de la presse britannique et agent d’influence ultra libéral et européiste. Il s’était donné une image de philanthrope, grâce à la fondation qui porte son nom, navire amiral de ses nombreuses entreprises basé au Liechtenstein. « Tout au long de son parcours, il s’est montré un dirigeant aux pratiques malsaines » dixit Wikipédia qui, refusant de se mouiller, ajoute sans rire : « réf. nécessaires ». À 68 ans, Maxwell chuta « malencontreusement » de son yacht alors qu’il était au large des Canaries…

Paretti, c’est Giancarlo Paretti, l’ancien dirigeant du Crédit Lyonnais au moment de « la » fameuse affaire impliquant cette banque.

« Balcéro » est Leszek Balcerowicz, qui a infligé la « thérapie de choc » libérale à la Pologne après la chute du communisme pour récidiver en Ukraine.

Jean Monnet n’était évidemment plus d’actualité, sauf dans la tête des « centristes », nom de code pour désigner les mon(n)étaristes obsédés de la dette, à savoir notamment Barre comme Delors.

LE TESTAMENT DES MAASTRICHEURS


Je laisse Tonton à Tata. 
Je laisse Jack Lang à Tonton. 
Je laisse Cresson à sa botte, 
Le Pen à son oeil, 
Bush à oreille 
Et Mickey à Bush.
 
Je laisse un Rocard, sinon rien. 
Je laisse Giscard à son destin. 
Je laisse Chirac à ses odeurs, 
Villiers à la Vendée, 
La Vendée aux Deux-Sèvres 
Et Seguin à sa chèvre. 

Oui, de Maastricht faisons le testament, 
le testament de ce texte imbécile.  
Oui, de Maastricht faisons le testament,
Le testament de ces idiots utiles. 

Je laisse Béré à Govoy. 
Je laisse Tapie à... didas. 
Je laisse Maxwell à Marbella, 
Paretti au Lyonnais, 
Le lion à Belfort 
Chevènement je ne sais où. 

Je laisse la Pologne à Balcéro. 
Je laisse Havel à la Tchéco. 
Je laisse Thatcher à un tas de choses, 
Jean Monnet au fric, 
Barre à la monnaie  
Et Delors en Barre. 

Oui, de Maastricht faisons le testament, 
Le testament de l'Europe-zizanie. 
Oui, de Maastricht faisons le testament, 
Le testament de ces odieux nazis !

Texte génial selon les organisateurs, affligeant selon la police ! Brûlot politiquement méchant ou candeur crasse de l’auteur ? Boby Lapointe en herbe ou bien torchon potache ? A vos commentaires ! ♦

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