Stop « Brutish » geopolitics !

Bonne rentrée à tous, si l’on peut dire…

Viol (par derrière) sans vaseline : c’est le programme de « l’année blanche » ou plutôt noire que Bayrou veut nous imposer. Les médias ont beaucoup insisté sur la suppression de deux jours fériés en 2026*, mais cela n’est pas le plus grave en soi, même s’il y aura fort à parier qu’il y aura un « effet cliquet » : ce sera définitif. Le reste est ahurissant : gel des pensions de retraite, des prestations sociales, des budgets de services publics, des rémunérations des fonctionnaires, baisse des droits des demandeurs d’emploi ; déremboursements des médicaments et des consultations. Et mesures qui pourraient prises par ordonnance dès l’automne. Retour, donc, au 19ème siècle pour un patronat qui n’a digéré ni les luttes syndicales d’entre 1880 et 1920, ni le Front populaire, ni les mesures issues du Conseil national de la Résistance, ni celles des accords de Grenelle. Retour aussi aux années 30 avec une économie de guerre à la Hjalmar Schacht ! Ach ! Retour à Pinochet. Retour à Thatcher. Retour aux « conditionnalités » du FMI… L’Occident, qui s’est effondré par l’obsession de la dette, croit utiliser l’obsession de la dette comme remède… et va s’effondrer encore. Pendant ce temps, les Chinois, adultes, se taisent et agissent …

*Personnellement, je suis pour la suppression des jours fériés religieux obligatoires, mais pour le patronat, il ne devrait plus y avoir aucun jour férié pour ces « feignants de Français ».

Entrons dans le vif du sujet : tous dans la rue le 10 septembre pour un blocage total ! Les Gilets Jaunes sont un caillou dans la chaussure d’Emmanuel Macron. On remarquera que 1. Bayrou veut faire son vote de confiance deux jours avant pour saboter le mouvement, et que 2. ces couards de syndicats ont peur d’être considérés comme d’extrême-droite s’ils se lancent dans le mouvement… Mais surtout, faisons le lien entre la situation internationale (Ukraine, Gaza, bulle des cryptomonnaies) et ce qui se passe en France, sinon çà ne sert à rien.

Nous retrouvons LA LISTE PEREC DU JOUR :

"La vitrine contient une collection de modèles réduits de machines de guerre antiques, à monter soi-même : des béliers, des vineas, dont Alexandre se servit pour mettre ses travailleurs à couvert au siège de Tyr, des catapultes syriennes qui jetaient à cent pieds des pierres monstrueuses, des balistes, des pyroboles, de scorpions qui lançaient tout à la fois des milliers de javelots, des miroirs ardents - tel celui d'Archimède qui embrasait, en un clin d'oeil, des flottes entières - et des tours armées de faux supportées par de fougueux éléphants."

La vineæ (appelée vinea par G. Perec) est utilisée pour se mettre à l’abri par les soldats qui devaient se rendre dans les tours mobiles. Il s’agit d’une sorte de baraque roulante en bois entièrement recouverte de peaux mouillées pour la protéger des projectiles enflammés lancés du haut des murailles de la cité.

Dans un brûlot paru le 27 mai dernier dans UK Column, la journaliste Vanessa Beeley montre que la manipulation britannique de tout le Proche-Orient remonte à l’accord Sykes-Picot de 1916, accord secret qui partagea l’Empire ottoman en sphères d’influence britannique et française. Ce dépeçage inique conduira, des décennies plus tard, à un « Axe de la Résistance » : FPLP, Iran des mollahs, Hamas, Hezbollah, Jihad islamique palestinien, Houthis, Syrie de 2025 … tous créés ou encouragés par les Britanniques.

Plus récemment, c’est une alliance entre Tony Blair, George W. Bush et le MI6 (renseignement britannique) qui avait lancé l’opération ayant conduit en décembre au renversement de Saddam Hussein. Beeley explique qu’après avoir détruit la nation irakienne, ces mêmes réseaux ont oeuvré pour faire de même en Syrie et faire tomber Bachar El-Assad par une avancée rapide des forces terroristes, après avoir choisi et formé un dirigeant de Daech et d’Al-Qaïda, Al-Jolani pour en faire le chef de l’Etat sous le nom d’Ahmad Al-Chareh. Il s’avère qu’un rôle-clé dans cette opération a été joué par Tony Blair et son ancien chef de cabinet Jonathan Powell, impliqué dans le montage frauduleux sur les armes de destruction massive ayant servi à justifier la guerre en Irak*.

*Aucun lien de parenté avec l’ex-secrétaire d’Etat américain Colin Powell, qui avait exhibé au Congrès une prétendue fiole d’anthrax comme « preuve » de l’existence de ces armes. Décidément…

Jonathan Powell et Ahmad Al-Chareh.

La prétendue « guerre contre le terrorisme » née après le 11 septembre 2001, a culminé avec la prise de contrôle de la Syrie par… le terrorisme ! Al-Qaïda y mène aujourd’hui des pogroms de nettoyage ethnique contre toutes les minorités…

Quelques jours avant la chute de Bachar, le premier Ministre britannique Keir Starmer avait nommé Jonathan Powell à la sécurité nationale, d’où il continue à propager la doctrine Blair.

La récente nomination de Tony Blair en tant que « conseiller spécial sur le Moyen-Orient » auprès de l’envoyé spécial Steve Witkoff, qui s’efforce de trouver des règlements en Palestine et en Ukraine, est plus inquiétante.

L’Ukraine, donc : comme le dit Jeffrey Sachs*, la haine de l’Angleterre vis-à-vis de la Russie remonte aux années 1840 avec la guerre de Crimée, mettant fin à l’alliance anglo-russe datant de l’opposition à Napoléon. Les Britanniques se sont mis à détester un rival potentiel qui aurait pu traverser l’Afghanistan pour aller envahir les Indes…

*L’économiste américain Jeffrey Sachs fut l’artisan de la « thérapie de choc » pour la Pologne et la Russie post-soviétique. Avec le remps, il semble avoir finalement gagné en sagesse…

Le rôle prépondérant des Britanniques dans le maintien du monde unipolaire est désormais reconnu par un nombre grandissant d’acteurs mondiaux. En Russie également, les accusations se multiplient. Le 9 juin dernier, Serguéi Lavrov a déclaré sans ambages que les services britanniques « étaient impliqués à 100% » dans les attaques terroristes contre la Russie. Quatre jours auparavant, sur Sky News, Andréi Kéline, ambassadeur de Russie au Royaume-uni s’exprimait sur l’attaque par drones contre les aérodromes stratégiques russes :  » Ce type d’attaque implique, bien sûr, la fourniture de technologies de pointe, de données dites géospatiales, qui ne peuvent être transmises que par ceux qui les possèdent. et c’est Londres et Washington ».

Andréi Kéline.

Dans cette histoire, écoutons plutôt les Russes : le 10 mars dernier, le SVR (service des renseignements extérieurs) déclarait : « Londres est extrêmement irrité par le fait que D. Trump « mène un dialogue avec la Russie comme avec une superpuissance et se montre méprisant envers ses alliés les plus proches » ». Cette déclaration du SVR a été rédigée dans le contexte des efforts frénétiques déployés par Starmer pour soutenir Zelensky. Selon l’agence TASS, « les autorités britanniques considèrent comme une « priorité urgente » de saper les efforts de maintien de la paix de la nouvelle administration sur le volet ukrainien ». Le SVR ajoute que Starmer fait tout pour « renforcer la résistance du régime de Kiev face à la pression croissante de Washington ».

Et le même SVR de conclure : « Aujourd’hui comme à la veille des deux guerres mondiales du siècle dernier, Londres agit comme le principal instigateur du conflit mondial. Il est temps de démasquer les Britanniques et d’envoyer un signal clair à la perfide Albion et à ses élites : vous ne réussirez pas ».

Quand on vous parlait d’Etat profond*…

*Cf. notre article Peur de Trump ? (https://champouin.wordpress.com/wp-admin/post.php?post=10207&action=edit).

Sources :

Contre la charité et le bénévolat

LA LISTE PEREC DU JOUR :

" Où étaient-elles les boîtes de cacao Van Houten, les boîtes de Banania avec leur tirailleur hilare, les boîtes de madeleines de Commercy en bois déroulé ? Où étaient-ils les garde-manger sous les fenêtres, les paquets de Saponite, la bonne lessive avec sa fameuse Madame Sans-Gêne, les paquets de ouate thermogène avec son diable cracheur de feu dessiné par Cappiello, les sachets de lithinés du bon docteur Gustin ? "

Je dois être un des rares à savoir ce que sont des lithinés. « Le lithiné est une boisson effervescente, à visées prétendument thérapeutiques, préparée à la maison dans une bouteille hermétique, avec de l’eau dans laquelle on dissout un sachet d’un mélange de sel de lithium, d’acide tartrique et de carbonate de sodium, qui, une fois en solution ces sels dégagent du gaz carbonique* qui se dissout dans l’eau » (Wikipedia). Ma grand-mère, dans sa pharmacie, vendait des sachets de lithinés. Je ne me rappelle pas de ceux du Dr Gustin, mais je me souviens bien des Lithinés Vée.

*Souligné par nous. Visiblement, on ne connaît pas la syntaxe chez Wikipedia

Dernière minute : la victoire du PSG contre Milan : 1. On en à rien à foutre. 2. Le patriotisme, ce n’est pas les résultats de ces conneries, ni même un drapeau et un hymne, mais une « certaine idée de la France ». 3. Cette équipe « française » appartient au Qatar, nation (?) esclavagiste qui de surcroît bafoue les droits de l’homme, et plus encore ceux de la femme. 4. Le Qatar a « investi » 400 millions d’euros sur le PSG. Et si nos dirigeants, obsédés par la dette, lui demandait de la rembourser ? 5. Est-ce le rôle d’un président de la République de recevoir des footballeurs à l’Elysée ? 6. « La France est entrée dans l’Histoire », « Çà fédère les Français », gningningnin… 7. On perd : casse (crime d’honneur). On gagne : casse (baroud d’honneur). 8. Des hordes de branleurs des banlieues (qu’il convient d’appeler des jeunes), galvanisés par la victoire (du PSG ou bien du Qatar ?) en ont profité pour entrer dans Paris et faire les kékés, avec une bonne dose de communautarisme et de masculinisme. On a les paires de couilles qu’on peut.

J’ai lu cet opuscule : François Ruffin, Mgr Olivier Leborgne, Paix intérieure et paix sociale – Dialogue entre un député et un évêque sur la spiritualité et la politique, TempsPrésent, 2018.

Le premier, député LFI de la 1ère circonscription de la Somme et le second, évêque d’Amiens puis Arras, se connaissent bien et sont amis, d’autant qu’ils ont chacun la fibre sociale, en témoignent leurs combats en faveur des migrants ou des ex-salariés de Whirlpool.

« La charité a toujours soulagé la conscience des riches, bien avant de soulager l’estomac du pauvre ».

– Alfred Sauvy, démographe et sociologue, in Mythologie de notre temps (1965)

Il y a cependant entre eux un différend : Leborgne prône sans surprise la charité, mais Ruffin note que les cadeaux aux riches se comptent en milliards, et ceux aux pauvres en millions, « version moderne de l’obole » – il veut dire l’aumône. Et de comparer cela à celles accordées au 19ème siècle aux pauvres par les dames patronnesses : au mieux se donner bonne conscience et au pire, ne surtout pas changer le système… Supprimons l’ISF pour les actionnaires à hauteur de 3,5 milliards d’euros, mais n’accordons que 50 millions pour les Ehpad : la France n’a pas les moyens budgétaires et il faut rembourser la dette, air connu.

Mgr Leborgne aime bien le mot charité mais pense que sa signification a été dévoyée : selon lui, il ne ne doit pas s’agir d’une sorte de piété dégoulinante ne contribuant pas à changer les structures, car « il n’y a pas de charité sans justice ».

Je (c’est votre serviteur qui parle) n’ai jamais donné d’argent aux « oeuvres* » humanitaires : contre le cancer, contre la faim dans le monde, pour l’aide aux démunis, pour l’environnement**… Je considère que je n’ai pas à me substituer à l’initiative publique. Sinon, c’est trop facile : je suis le brave couillon qui fait le boulot à la place se ceux qui doivent le faire… Et je ne parle pas des nouvelles conditions pour bénéficier du RSA, avec ses quinze heures d’activités non rémunérées…

*Ce mot pue le 19ème siècle… Suffit-il de changer deux lettres pour que pauvres se transforme en oeuvres ?

**Cela me rapelle ce sketch de Chevallier & Laspalès : -« T’as donné, toi, contre la faim dans le monde ? » -« Ouais. Eh bien, pas plus tard qu’hier, y’en avaient qu’avaient encore faim » -T’as raison : çà sert à rien ».

Quitte à faire du bénévolat, autant le faire en militant dans une structure politique ou syndicale (ce que j’ai d’ailleurs fait). Ah oui, c’est plus chronophage ? Ah oui, c’est plus exposé et on peut s’en prendre dans la gueule ? Ben, tiens ! C’est moins confortable que la charité…

D’ailleurs, on nous demande de « faire à la place des autres » dans d’autres domaines, comme celui, entre autres, du commerce et des services… Editer soi-même son billet de train ou d’avion, scanner soi-même ses courses au supermarché, oblitérer soi-même son colis à La Poste, en récupérer un autre soi-même dans les casiers automatiques à l’entrée du Monoprix, vider soi-même ses restes dans le bon bac avant de sortir de la cantine, former soi-même les nouveaux collègues à la place du n+1, appeler soi-même les prestataires de l’immeuble à la place du gardien, participer soi-même au mécénat de lieux de patrimoine à la place des milliardaires* et, le pompon : indexer soi-même, en tant que particulier, les documents des Archives Nationales, grâce à la plate-forme « participative » Girophares ! On remarquera que le vocable « participatif », en novlangue orwellienne, signifie « pigeon (béné)vole ».

*Le mécénat étant là pour faire ce que l’Etat ne fait pas, quelle mise en abîme !

C’est simple : les entreprises de service et les services publics, par radinerie du patronat ou de l’Etat, nous utilisent. C’est alors nous le produit !

On admettra tout de même que caissièr(e) (pardon : hôte(sse) de caisse !), employé(e) de guichet, et (ex-) poinçonneur/euse du métro étaient ou sont des métiers (?) pénibles et répétitifs, ce qui est vrai. Faux argument pour le patronat ou l’Etat car c’est le cadet de leurs soucis!

Verra-t-on des appels à bénévolat pour sauver les services publics ? A suggérer à Bayrou ou à Musk… Sans formation ni rémunération, allez aider l’hôpital, l’école, la police ! Une affiche, dans ma rue : « Nettoyage participatif » (encore). Ramasser les ordures à la place des éboueurs ! Il suffira d’enrober ces appels « participatifs » d’un vernis de citoyenneté, d’inclusivité, de solidarité européenne et de transition climatique, sous oublier l’allusion aux valeurs sportives !

Il y a quelques années, on lisait ici ou là que les DRH appréciaient les mentions d’expérience de bénévolat dans les CV. C’était, disait-on, la preuve de notre implication, de notre volonté et de je-ne-sais-quoi. La réalité a été autre : les recruteurs, au vu d’une telle expérience ont pensé que les candidats ne savaient pas se vendre et ne comprenaient rien à la compétition. Bref : des losers. C’est justement ceux que l’on exploite !

Cornu copiae

The Bayrou Watcher (#2) : je ne m’en suis pas souvenu sur le coup, mais dans le roman Soumission de Michel Houellebecq (Flammarion, 2015), le président de la République nouvellement élu, l’islamiste « modéré » Mohammed Ben Abbes, prend dans un premier temps pour premier Ministre François Bayrou « parce que c’est le plus bête », souligne le narrateur !

LA LISTE PEREC DU JOUR :

"[...] des ferrailleurs à gros gants viendront se disputer les tas : le plomb des tuyauteries, le marbre des cheminées, le bois des charpentes et des parquets, des portes et des plinthes, le cuivre et le laiton des poignées et des robinets, les grands miroirs et les ors de leurs cadres, les pierres d'évier, les baignoires, le fer forgé des rampes d'escalier..."

Nota : des charmants lecteurs m’ont demandé un article sur Donald Trump (du genre « Faut-il avoir peur de Trump »). Je ne suis pas blogueur professionnel et écrire un article de fond demande du temps. Je ne sais pas quand l’article en question sera prêt – évidemment, actualité oblige, le plus tôt serait le mieux. A défaut l’article qui suit fait partie de la routine de ceux qui sont rédigés à l’avance (j’ai pour l’instant des articles planifiés jusqu’au 1er avril) :

Il y a quelques décennies, l’Institut Schiller, un think tank géostratégique cornucopien* fondé par Helga Zepp-Larouche (et son satellite le Club de la Vie, nommé ainsi par opposition aux théories malthusiennes du Club de Rome), affirmait que si l’Australie accueillait toute la population de la Terre, elle n’aurait que la densité de la Belgique. Gros yeux et désapprobation générale de la part de la bien-pensance. Cela ne se peut pas, tout le monde sait bien que la planète est surpeuplée, c’est bien connu…

*Cornucopien (nom et adj. du latin cornu copiae, corne d’abondance) désigne ceux qui pensent qu’il n’y a pas de limite à la croissance. L’Institut Schiller, menant campagne depuis plus de quarante ans, n’utilise cependant pas ce terme apparu récemment.

Téléphone, La Bombe humaine, 1979.

De nos jours, un autre sniper revient à la charge à contre-courant du pessimisme ambiant : le géographe et essayiste Christophe Guilluy. Celui-ci, dans La France périphérique – Comment on a sacrifié les classes populaires (Flammarion, 2014), remettait au goût du jour le concept d‘Homme oublié, au centre des préoccupations de Franklin D. Roosevelt. « Ces temps funestes appellent à la construction de projets qui reposent sur l’Homme oublié : puissance économique, non organisée mais indispensable, de projets comme ceux de 1917 qui ont bâti depuis les fondations jusqu’au toit, qui ont fait une fois de plus confiance en l’Homme oublié comme base de la pyramide économique ». – FDR, allocation radiodiffusée du 7 avril 1932 (traduit par nous).

Maynard Dixon (1875-1946), Forgotten Man, 1934,
(Brigham Young University Museum of Art)

Revenons à nos moutons démographiques. Dans Marianne du 25 mai 2023, Guilluy ne prenait pas au sérieux l’annonce par l’ONU (une belle opération de com…) du franchissement du seuil des huit milliards d’habitants : c’est que seuls les pays « développés » (généralement les moins peuplés…) procèdent à des recensements ! L’Inde, par exemple, n’a pas connu de recensement depuis 1991 ! La marge d’erreur de la population mondiale, écrit Christophe Guilluy, est de +/- 800 millions de personnes.

Néanmoins, sommes-nous si nombreux ? J’invite les internautes à consulter une carte de la densité mondiale : celle-ci est de 6o hab/km2, deux fois moins que celle de la France [https://i.pinimg.com/originals/c0/98/5c/c0985cca1a3293eb992fcab504dcce87.jpg], ce qui dément le cliché « L’Afrique, çà grouille », comme je l’ai déjà entendu. « Si on s’amusait à rassembler tous les Terriens sur le territoire états-unien, notre densité s’élèverait à 814 hab/km2« , écrit Guilluy en citant les chiffres du démographe Gérard-François Dumont. En comparaison, la densité de l’Ile-de-France est de 1020 hab/km2 ! Souvent, la vérité sort de la bouche, non des « experts environnementaux » et des statisticiens, mais des démographes ou géographes : Christophe Guilluy, Hervé Le Bras, Emmanuel Todd.

De gauche à droite, et de haut en bas : Guilluy, Le Bras et Todd.

« Doit-on s’alarmer de la croissance exponentielle de la population ? Non plus ». C’est que la décélération de la population est amorcée depuis des décennies, due au vieillissement et à la baisse de la fécondité, et va marquer tout le 21ème siècle. Et de nous présenter ce paradoxe : le Japon, territoire « surpeuplé » et vieillissant. S’il y a trop de Tokyoïtes (38 millions d’habitants dans la grande aire métropolitaine du Kanto !), il n’y a pas assez de Japonais, et l’archipel est en train de se dépeupler !

Il existe un autre cornucopien : vous le voyez venir (roulement de tambour)…

C’est Elon Musk ! Nous y voilà. Père de dix enfants, il est persuadé qu’il n’y a pas de limite aussi bien à la croissance démographique qu’à la croissance technologique. Pas mal, non ?

Seulement voilà, il y a un os…

Tout d’abord, Musk est un libéral, et de la pire espèce : celles des libertariens. Les libertariens (ne pas confondre avec les libertaires) s’opposent à toute forme de régulation étatique, même dans le domaine régalien. Or le libéralisme est incompatible avec une politique nationale de crédit finançant des grands projets à long terme en vue du développement ! D’autre part le sud-africain Elon MuSSk est un suprémaciste : pour lui il n’y a pas de limite à la croissance démographique, à condition qu’il s’agisse de Blancs au QI élevé… Cornucopien, mais hélas « darwinien »* !

*Je mets des guillemets car cet adjectif, d’emploi courant, est inapproprié. Darwin n’a fait qu’affirmer l’évolution des espèces face au fixisme biblique. C’est Francis Galton qui y a ajouté la notion de « loi du plus fort ». Attaquons plutôt ce dernier !

« Mais s’il n’y avait pas Musk, qui ferait ces projets (science, spatial, médical…) ? ». Le problème est que Musk, véritable passionné, est également un irrationnel et un exalté*. Explorer Mars dans la décennie, alors qu’on ne sait encore rien des conditions de vie humaine dans un environnement extraterrestre – et sans retour, relève du suicide !

*Peut-être dû au fait que, selon ses dires, on lui a diagnostiqué un syndrome d’Asperger ?

Oublions Musk et revenons à nos histoires de cornes (d’abondance) : progrès et population illimités. Voici quelques idées, je les livre sans ordre précis car il s’agit d’un tout :

  • Il n’y a pas de limite à la créativité humaine, donc aux technologies.
  • Il n’y a pas de limites aux ressources, car on peut transmuter les éléments grâce à la physique nucléaire (fusion).
  • Pour assurer les deux points précédents, l’éducation est primordiale.
  • La densité de la population n’est pas un problème – à condition que le développement soit en adéquation. Densité sans développement apporte la pauvreté.
  • Un Etat dont les niveaux culturel, éducatif et sanitaire s’effondrent se paupérise, et le nombre et l’espérance de vie de sa population s’effondrent aussi.
  • Une population dont le niveau de développement matériel et humain (éducation et santé) est élevé voit sa population ne plus augmenter exponentiellement.
  • Le progrès n’est pas dans le superflu (déplacement aérien Paris-Nice, smartphone, lave-vaisselle dans un foyer de deux personnes…) mais le nécessaire (énergie, infrastructures, écoles, hôpitaux).
  • Le libéralisme n’est pas un facteur de développement (court-termisme, obsession de la dette, monopoles industriels et agro-alimentaires et leurs destructions environnementales comme la monoculture intensive).
  • A partir d’un certain niveau d’éducation (alphabétisation, scolarisation des filles, contraception, monogamie) la population décroit en maintenant un niveau de vie décent et une espérance de vie élevée.
  • Le but de l’humanité n’est pas d’augmenter sa population per se, ni le progrès per se, mais d’augmenter le potentiel de densité énergétique par habitant.

Et vlan dans la gueule qui pensent que « la démographie, c’est mathématique », ou qu’il suffit d’appliquer la courbe de Fibonacci ! Vous savez, celle des lapins ! Mais l’être humain n’est un animal que par son enveloppe. Pour le reste, il est capable lui-même de limiter sa population.

C’est trop pour vous ? Allez, vous allez vous en remettre…

Ecr. l’inf. (4)

Pour ceux qui en étaient restés à Stanislas* Guérini, Guillaume Kasbarian est le nouveau Ministre de la Fonction publique, de la Simplification et de la Transformation de l’action publique. Tout est dans l’intitulé, car dès que ce dernier à appris qu’Elon Musk était nommé par Trump à la tête d’un « département de l’efficacité gouvernementale », il s’est précipité sur son clavier : « J’ai hâte de partager avec vous les meilleurs pratiques pour […] repenser les organisations publiques pour améliorer l’efficacité des agents publics ». Admettons qu’en tant que tel, il s’agit d’une bonne intention (on peut rêver). Il sera plus difficile d’admettre que Kasbarian ne sache pas qui est Musk…

*Prénom tête-à -claques, s’il en est ! A bas les Edouard, les Charles-Henri, etc…

LA LISTE PEREC DU JOUR :

"Avant la guerre, elle travaillait dans une usine de cartonnages, qui faisait des emboîtages pour des livres d'art, en carton fort recouvert de soie, de cuir ou de suédine, avec des titres frappés à froid, des classeurs, des présentoirs publicitaires, des garnitures de bureau, des cartonniers en toile rouge sombre ou vert Empire avec des filets à l'or fin, et des boîtes fantaisie - à gants, à cigarettes, à chocolats, à pâtes de fruits - avec des décorations au pochoir".

L’arrestation le 16 novembre de l’écrivain Boualem Sansal par les autorités algériennes, suivie de son incarcération, est inquiétante, pas seulement en soi, mais aussi pour l’avenir de l’Algérie.

Il ne s’agit pas seulement de propos, comme il a été dit, sur la légitimité du territoire algérien : Sansal affirme en effet qu’une bonne partie aurait été arrachée au Maroc par la France colonisatrice. En réalité, Boualem Sansal a depuis des années dénoncé le vrai visage de l’Algérie : intolérance, totalitarisme, brutalité, islam(isme), haine et manipulations idéologiques. Il dénonce également l’antisémitisme.

Boualem Sansal :

Le Serment des barbares, Gallimard (Folio), 1999.

2084 : la fin du monde, Gallimard, 2015.

L’infortune s’abat aussi sur Kamel Daoud. Son dernier roman, Houris (prix Goncourt 2024), fait intervenir un personnage, une femme privée de la parole suite à une tentative d’égorgement lors des massacres des années 1990. Une algérienne au cas similaire lui fait aujourd’hui un procès. Il faut savoir que la loi dite « de réconciliation » (comprendre « de compromis avec les islamistes ») post-décennie noire interdit de narrer les faits de l’époque. Cette femme a-t-elle reçu des pressions du pouvoir en place ? Tout cela s’inscrit dans une stratégie de tension (« une prise d’otages de Paris par Alger », écrit L’Express) contre tous ceux qui dénoncent la dangereuse jonction du djihadisme et du décolonialisme, car c’est de cela dont il s’agit.

Kamel Daoud :

Meursault, contre-enquête, Gallimard (Folio), 2023

Houris, Gallimard, 2024

Kamel Daoud

Daoud a écrit un brûlot dans Marianne du 7 novembre. Je cite : « Aujourd’hui, camouflés derrière la barrière linguistique, les islamistes diffusent un révisionnisme dont l’objet est la guerre d’Algérie : celle-ci devient dans leur récit, largement diffusé, un djihad contre une France coloniale et chrétienne ». Les prémices de cette dimension religieuse perçaient tout de même déjà sous l’habit du FLN, mais ses sympathisants français communistes, trotskystes n’ont rien vu ou ont refusé de voir (« ils peuvent penser ce qu’ils veulent : moi, de tout façon je m’en fous, je suis athée »)*. Pire : « intellectuels » (Vidal-Naquet, Duras, Clavel) aussi bien que porteurs de valises, aveuglés par leur tiers-mondisme relativiste, encensèrent par la suite la révolution en Iran… Aujourd’hui, une certaine gauche wokiste et antisémite, aveuglée par la lutte (légitime) pro-palestinienne, ne s’émeut pas de l’oppression des mollahs sur les femmes iraniennes. Je ne parle même pas de la complaisance ou de la démission de nos élites politiques. Pas de vagues !

*Il y eut tout de même des militants FLN juifs ou chrétiens...

La matrice intellectuelle de tout cela est le relativisme culturel de l’Ecole de Francfort et de Normale Sup des années 30, relayés par Lévi-Strauss, puis par les bourgeois staliniens germanopratins Aragon/Triolet et Sartre/Beauvoir. Avec une couche supplémentaire : la culpabilité post-décolonisation.

Le bon temps des partouzes chic sous la faucille et le marteau…

J’entends déjà certains objecter que Boualem Sansal est proche de Michel Onfray et collabore au magazine Livre Noir. Daoud et Sansal sont au demeurant proches de Marianne, que la gauche citée supra qualifie de populiste, si ce n’est d’extrême-droite. Et ce que dit Kamel Daoud sur l’histoire maghrébine rejoint les propos de Driss Ghali (cf. notre rubrique Ecrasons l’infâme#3 https://wordpress.com/post/champouin.blog/7093), lequel s’exprime dans des médias assez à droite. Mais quels média mainstream aura les couilles publier ce que disent frontalement Sansal, Daoud et Ghali ? Qui osera publier, in your face (comme disent les Américains) ou zyé dan zyé (comme disent les Antillais,) ce que pensent nos trois mousquetaires du Maghreb ? En tous cas, je vois très bien Marianne, qui mène un combat pro-laïcité depuis trente ans, faire l’objet d’un attentat islamiste, et Boualem Sansal, Kamel Daoud (ce serait pour lui la deuxième fois), Yasmina Khadra, Rachid Boudjedra, qui ont fui les horreurs des « frères » dans l’Algérie des années 90, faire l’objet de fatwas…

Alors il est temps pour l’Algérie d’en finir avec la « rente » mémorielle du FLN (qui rappelle celle des dinosaures de l’ANC en Afrique du Sud, ou celle des « gaullistes » anti-gaulliens UDR/RPR) et de se projeter enfin vers le futur. L’Algérie doit abandonner ses fausses fiertés et honneurs, et tout ce qui va avec (corruption, rente gazière, prépondérance de l’Armée, et soumission aux barbus). C’est la condition pour qu’une nouvelle demande d’adhésion de ce pays au BRICS* soit enfin acceptée, pour une économie non dirigée par le dollar, l’euro ou les hydrocarbures.

*Une première demande a été rejetée en 2023.

'Pataphysique Beethoven Ludwig van Bertin Jean Beuve-Méry Hubert Boudard Alphonse Brel Jacques Cheminade Jacques Coluche de Gaulle Charles Diop Cheikh Anta Duneton Claude Dutronc Jacques Ferrat Jean Ferré Léo Freud Sigmund Ghali Driss Houellebecq Michel Huxley Aldous Lapointe Boby Macron Emmanuel Merci Citron Onfray Michel Open Society OTAN Ouaknin Marc-Alain Oulipo Ouvrard Paty Samuel Perec Georges Perret Pierre Pitte Jean-Robert Platon Queneau Raymond Rabelais François Rosten Leo Ruffin François Ruhaud Etienne Saint-Quentin Schott Ben Socrate Szenes Arpad Trenet Charles Urban Traveller Vallès Jules Weil Simone

Eloge du gardien de musée

Le hasard veut qu’au moment où j’écris l’article qui va suivre, un podcast de l’artiste David Christoffel (https://www.radiofrance.fr/personnes/david-christoffel) nous apprend que la Cour des Comptes avait, en 2021, pointé le « suivisme » [sic] du ministère de la Culture, qui aurait remplacé, à l’heure des nominations, les choix politiques par des effets de rente et des techniques de sélection parfois douteuses (orientation sexuelle, quotas ethniques à peine déguisés…). Je peux témoigner qu’il ne s’agit pas que des chefs d’établissement mais aussi des chefs de service lambda… J’écrirai peut-être un brûlot sur le sujet…

[à propos du nom Cinoc, personnage de La vie mode d'emploi] :"[...] par conséquent, compte tenu de la présence ou de l'absence de tel ou tel accent ou signe diacritique et des particularités phonétiques de telle ou telle langue ou dialecte, il y avait lieu de choisir entre les vingt prononciations suivantes : SINOSSE  SINOK  SINOTCH  SINOCH  SINOTS TSINOSSE  TSINOK  TSINOTCH   TSINOCH  TSINOTS  CHINOSSE  CHINOK CHINOTCH  CHINOCH  CHINOTS  TCHINOSSE  TCHINOK  TCHINOTCH TCHINOCH  TCHINOTS".

Maintenant vous savez tout : l’auteur de ces lignes, avant d’être archiviste, a été pendant plus de vingt ans « agent d’accueil, de surveillance et de magasinage », c’est-à-dire gardien dans les musées nationaux. Beaucoup de mes collègues, sans avoir honte de leur métier (ou alors c’était refoulé) préféraient stupidement la première terminologie, technocratique et froide, à la seconde. L’une est à l’autre ce que les technicien(ne)s de surface sont au personnel de ménage. Il faut appeler un chat un chat, et un gardien de musée un gardien de musée !

Il y a beaucoup de fantasmes négatifs à propos de la profession : l’image ridicule du gardien en uniforme, rivé sur sa chaise… quand il ne dort pas ! L’image aussi de celui qui est gardien parce qu’il n’a pas réussi à l’école : les pères de famille le montre du doigt à leur progéniture. Et puis la question : « mais qu’est-ce qu’ils peuvent faire de la journée ? ». Images véhiculées soit par ceux qui n’ont plus jamais remis les pieds dans un musée depuis l’école (rappelons que l’uniforme des musées nationaux a été supprimé en 1986), soit par les bobos qui ne connaissent que le Palais de Tokyo ou la Fondation Cartier surveillés par des vigiles à oreillette.

« Qu’est-ce qu’ils peuvent faire toute la journée ? » – Question posée aussi aux gardiens de phare (qui n’existent plus) !

Au fait, il fait quoi au quotidien le gardien de musée ? Il est au demeurant l’interface entre l’accueil, la médiation, la sécurité des personnes (pas inutile lors de forte fréquentation), la sécurité des biens, l’hygiène (un musée sale ne fait pas envie). Il voit ce que les autres ne voient pas, et joue donc un rôle central… et c’est pour cela qu’il est rarement consulté : il n’est que gardien et marcherait sur les plates-bandes de la conservation, du service pédagogique, de la communication, etc. Sans faire du Bourdieu/Ernaux à deux balles, bon nombre de chefs de service, de chefaillons et de conservateurs méprisent ce Jacquouille qu’est le gardien.

Une remarque partagée par tous les gardiens sur les guides qui racontent toujours les mêmes anecdotes, plusieurs fois par jour : durant la même journée, on assiste six fois d’affilée à la même mini-performance théâtrale. On finit par apprendre par coeur ce que dit le conférencier. Comme être gardien consiste beaucoup à ne rien faire, on se rattache au moindre petit bout de vie, on attrape des détails infimes.

Valérie Mréjen, artiste, autrice de Gardien Party, une pièce de théâtre sur les gardiens de musée.

Bien évidemment, la profession compte un certain nombre de « bras cassés » : j’en ai beaucoup connu. Collègues hors-secteur, faisant brochette sur un banc, le nez rivé sur leur portable, ne connaissant pas les oeuvres (ils en ont rien à foutre)… Mais que font (ou plutôt ne font pas) « les autres », c’est-à-dire « ceux des bureaux »* ? Excellente question !

*C’est-à-dire ceux du dernier étage (l’administration) par rapport à ceux d’en bas (les locaux de la surveillance sont souvent au rez-de-chaussée ou au sous-sol…). Bourdieu encore…

La typologie des gardiens de musée évolue : il y eut la grande époque des « emplois réservés » : anciens militaires, originaires des anciennes colonies (Antillais, Indiens de Pondichéry…). Puis les Corses. Puis leur progéniture. Dans les années 1990, sont arrivés les diplômés : les enfants de la crise. Deux cultures s’affrontaient. De même, les emplois réservés, entrés sans concours, ont vu arriver les reçus aux concours, puis sont venus des contractuels et des vacataires « saisonniers ».

Je me suis toujours demandé : « Quand les conservateurs (par exemple) voient les gardiens, qu’est-ce qu’ils pensent ? ». Illettrés qui peuvent peu (il y en a eu) et qui donnent une mauvaise image du musée, ou bien diplômés qui n’ont rien à faire là et feraient mieux de passer des concours (çà n’est pas faute d’avoir essayé !) ?

Mon opinion est que  » l’air du temps » veut se débarrasser des musées à la papa : ceux qui ouvrent tôt (les bobos sont encore au lit), qui ferment à 18 heures (alors que c’est Nuit blanche tous les jours), qui ferment le mardi (on n’est plus sous Malraux), qui ont encore des audioguides (l’appli, c’est tendance), qui ont une consigne (et les attentats, bordel ?), qui ont une librairie (on dit « boutique »), qui ont un café (il y en a déjà pléthore dans le quartier), etc. ad nauseam

Alors le gardien doit quitter les salles pour être le moins visible possible, sous peine de faire honte à l’institution culturelle. Il faut multiplier les caméras, qui ne géreront pas les groupes scolaires ni les mouvements de foule. On lui demande de jouer, non plus les gardiens, mais les vigiles et regarder l’intérieur des sacs, comme si Vigipirate était efficace*. On lui demande de tenir le PC sécurité affublé d’une tenue ridicule de pompier. Voilà à quoi sert de passer un concours dans la Culture ! Lors d’un oral de concours pour monter en grade (technicien des services culturels, appellation tête-à-claques pour l’ancien grade d’inspecteur), un imbécile m’a demandé le diamètre du tuyau d’un RIA (réseau d’incendie armé)… **

*Tous ceux qui ont la sécurité comme profession (militaires, policiers…) savent que Vigipirate provoque des files d’attente, cibles idéales pour les terroristes… Mais la volonté politique veut qu’on rassure la population… qui est certes de moins en moins dupe.

**Dès que je serai à la retraite, je publierai sans doute un livre sur le ministère de la Culture. Il y en aura des vertes et des pas mûres…1

1 Note à la note : marcjoly dit toujours qu’il « écrira quelque chose sur le sujet ». On attend, on attend…

Cela ressemble furieusement à mon cas personnel, mais j’ai trouvé cette image accompagnée de son commentaire sur l’internet !

Evidemment, cette mutation a des raisons financières comme pour tout ce qui relève de la fonction publique…

Alors vivent les gardiens de musée !

'Pataphysique Beethoven Ludwig van Bertin Jean Beuve-Méry Hubert Boudard Alphonse Brel Jacques Cheminade Jacques Coluche de Gaulle Charles Diop Cheikh Anta Duneton Claude Dutronc Jacques Ferrat Jean Ferré Léo Freud Sigmund Ghali Driss Houellebecq Michel Huxley Aldous Lapointe Boby Macron Emmanuel Merci Citron Onfray Michel Open Society OTAN Ouaknin Marc-Alain Oulipo Ouvrard Paty Samuel Perec Georges Perret Pierre Pitte Jean-Robert Platon Queneau Raymond Rabelais François Rosten Leo Ruffin François Ruhaud Etienne Saint-Quentin Schott Ben Socrate Szenes Arpad Trenet Charles Urban Traveller Vallès Jules Weil Simone

Quel est ton pronom ?

Abracadabra ! L’intrusion de l’Ukraine en Russie sort comme d’un chapeau…. La main de l’Otan dans la culotte d’un Z… elensky, comme l’ont reconnu même les grands médias. Par cette opération, l’Otan franchit une énième ligne rouge, et pousse à la guerre nucléaire. De plus, le New York Times du 20 août nous apprend que Biden a approuvé en mars dernier dans un document confidentiel (Nuclear Employment Guidance) la réorientation de la politique américaine de dissuasion sur la Russie, la Chine et la Corée du Nord avec l’expansion rapide de son arsenal nucléaire.

REVUE DE « PRESQUE » :

Mort d’Alain Delon : d’après France-Inter, organe officiel de la bien-pensance bobo parisienne, il avait « sa part d’ombre ». Les journaleux faisaient-ils référence à sa mégalomanie ? A l’affaire Markovic ? Au fait que Delon mélangeait de façon incohérente gaullisme et lepénisme ? Ou bien au fait qu’il battait son fils, comme l’a relaté Anthony dans un livre de souvenirs ? Que nenni ! La part d’ombre en question est, simplement, qu’il « était de droite ». On peut détester la droite (il y a d’excellentes raisons pour cela, et l’article d’aujourd’hui va le prouver), çà n’en fait pas la moitié de la population (d’inquiétants Français !) avoir sa part d’ombre…

Marianne, Charlie Hebdo et Le Monde ont eu la même idée :

Une de Libération jeudi 22 juillet : KAMALA ARRIVE, DONALD TREMBLE. Libé (qui avait déjà sévi avec MANUEL VALSE) recrute, on ne va pas s’en plaindre, chez Carambar… Est-ce aussi le même type qui opère sur les produits alimentaires Monoprix (par ex. : « Allô, à l’huile, y’a de la friture sur la ligne » sur les boîtes de maquereaux), ou les pubs Lidl (– « Moins de 2,50 € le kilo sur les haricots ? Là, je suis vert ! »). On est mal, patron, on est très mal…

Et au moment où je rédige ce chapeau (24 août), on parle ici et là (France Info, Charlie) – mais on point où on en est, tout est possible – de Tony Estanguet Premier ministre. Là, on se tripote… Comme dirait ma grand-mère : pendant ce temps, les Chinois travaillent (et s’esclaffent et sont consternés à la fois). Le plus pathétique, dans cette histoire de sports, JO, etc. n’est pas que Macron nous le serine, mais qu’il y croit…

LA LISTE (OLYMPIQUE) PEREC (GEORGES, ET NON MARIE-JOSE) DU JOUR :

Nous retrouvons donc ce cher Georges. Je rappelle le principe de La liste Perec du jour : chaque liste est extraite de La vie, mode d’emploi de Georges Perec.

"Il a devant lui une boîte en bois blanc abondamment pourvue d'étiquettes, de timbres, de cachets et de sceaux de cire rouge, d'où il  a sorti cinq broches en argent et strass, style Art Déco, représentant cinq sportives stylisées : une nageuse crawlant au milieu de vaguelettes en festons, une skieuse fonçant schuss, une gymnaste en tutu jonglant avec des torches enflammées, une joueuse de golf à la canne haute et une plongeuse exécutant un impeccable saut de l'ange."

Au moi de mai, j’étais tombé, en kiosque, sur une publication étrange : Livre Noir, trimestriel aux allures de mook (un mook est un livre-magazine).

Un autre périodique, Front Populaire (aucun rapport avec l’alliance de la carpe libéralo-zadiste gluglu et du lapin ruffino-communiste) de Michel Onfray, attaque et démonte faits et idées plutôt bien*, avec une profondeur historique, mais c’est tout ce qu’il fait… car il ne propose rien. En étant souverainiste mais en ne proposant rien, Onfray se situe ainsi dans le registre de la rage au détriment de celui de l’action, et donc est sur le point de rejoindre l’extrême-droite.

*Sauf sur la « transition énergétique », car Onfray, qui déteste pourtant « l’environnementalisme », est persuadé que le dérèglement climatique est d’origine strictement humaine…

Eh bien par rapport à Livre Noir, Front Populaire semble être un magazine gauchiste ! L’aspect même de Livre Noir (qui est aussi un site) dérange : une couverture noire, très « Police/Renseignement » et – la rédaction ne s’en cache pas – ils ont des relais dans ces milieux.

Les trois numéros parus traitent de l’immigration, de l’importation en France du conflit israélo-palestinien, et des mouvements d’extrême- gauche. Rien sur la question économique ou sociale. C’est que Livre Noir ne se positionne pas en tant qu’anti-libéral, comme Front Populaire ! Je ne sais pas qui est Eric Tegnér, qui est à la tête de la publication, mais y participent Thibaut de Montbrial* et Thierry Lentz, admirateur de Napoléon (!), qui ont déjà sévi dans FP ; François-Xavier Bellamy (celui de LR !) ; l’avocat Gilles-William Goldnadel et Rémi Brague, deux Juifs (pro-Netanyahou ?) inquiets – à juste titre – de l’anti-sémitisme ambiant ; Driss Ghali, déjà cité dans ce blog (https://wordpress.com/post/champouin.blog/7093) ; Loïk Le Floch-Prigent, qui a viré souverainiste ; et l’écrivain algérien Boualem Sansal dont on se demande ce qu’il est venu faire dans cette galère lepéno-zemmourienne. Car c’est bien de cela dont il s’agit !

*Ce dernier participe à Périclès, le think-tank de Pierre-Edouard Stérin, l’homme d’affaires ultra-ultra-libéral qui a manqué racheter l’hebdomadaire Marianne.

Là encore, tout comme pour Front Populaire, il n’y a objectivement rien à jeter dans ce qui est écrit, mais çà s’arrête là*. Comme dirait un homme politique de ma connaissance : « L’important est dans ce qui n’a pas été dit ! ». Pour moi, Livre Noir à « échoué au test ».

Aaaaaaah ! Vous avez échoué !

Je voudrais plutôt m’arrêter sur le sujet du troisième numéro de Livre Noir (avril-mai-juin 2024) : la jeune journaliste Pauline Condamines a infiltré successivement, et avec courage, un mouvement d’extrême-gauche pro-palestinienne (Urgence Palestine*), un mouvement éco-activiste (Soulèvements de la Terre) et un mouvement de soutien aux migrants (Collectif des sans-papiers).

*Qui en appelle ouvertement à l’Intifada, comme je l’ai vu sur leurs affiches…

Point commun à ces organisations et à tous celles ejusdem farinae, comme dirait Rabelais : une pensée binaire (eux contre « l’extrême-droite », c’est-à-dire tout ce qui va de Zemmour à… Macron!*), le wokisme, la haine anti-flic, l’antisémitisme et la haine anti-Israël. Presque tous leurs membres sont des diplômés urbains : pas d’ouvriers (çà ferait trop Gilets-jaunes, c’est-à-dire extrême-droite), ni d’agriculteurs (c’est-à-dire pollueurs). Le même dress-code est de rigueur : piercings, tatouages, sarouel à la Zaz, cheveux sales sous un bonnet rasta, accumulation de vêtements déchirés, etc. Autre point commun, le plus important dans cette histoire : une tutelle américaine de par leur financement, via des ONG comme le Climate Emergency Fund ou autres…

*Voire Fabien Roussel…

Le look Trust ou bien Shaka Ponk…

On apprend aussi ceci : drôles et pathétiques à la fois sont les rituels concernant les réunions de prise de parole ou de formation qu’organisent toutes ces organisations. Celles-ci doivent se réunir de préférence entre « racisés », pourtant quasi absents chez ces proto-bobos. « Chacun est sommé de dévoiler son prénom ou pseudo (« Ecureuil volant », « Choupisson »…), puis son pronom (par lequel on doit être désigné), ainsi « il » ou « elle » ou « iel ». On doit ensuite décrire sa « météo intérieure », par exemple « ma météo est plutôt bonne, même si je suis très fatiguée ». Si l’on est d’accord avec ce que quelqu’un dit, ne pas le dire à l’oral mais agiter les mains en l’air pour ne pas « polluer la conversation ». Et former un C avec le main pour signifier qu’on a besoin d’une clarification. enfin les participants sont invités à prévenir si, au cours de la journée l’on subit des formes d’oppression raciste, sexiste, classiste, validiste, grossophobe, etc. »

Pas très racisés, ces « rebelles » ! D’autant plus qu’il s’agit d’une image de propagande (des intermittents mannequins), sans doute pour faire croire qu’il s’agit d’un mouvement « non violent »…

Cela ne vous rappelle rien ? Oui, les sectes, bien sûr. Personnellement, cela me rappelle autre chose : les formations. Cela se fait moins maintenant, mais j’ai connu des formations gangrénées par l’analyse structurale et l’analyse transactionnelle… Et quels sont ceux qui animent souvent les réunions des mouvements cités supra ? Des gens qui sont « dans le civil » consultants et formateurs, dans des secteurs parasites et non productifs bien souvent (communication, marketing, publicité, etc).

Ce qui fait peur aussi est cette fragmentation de la société, wokisme et inclusivité obligent, en une infinité de catégories. Cela m’a fait penser à un passage des hilarantes Nouvelles de San Francisco, d’Armistead Maupin (10/18, 1995) :

A, B, A-Gays, B-Gays, c’est bien joli, mais on ne sait toujours rien de leurs pronoms…

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Manu et les soldats de plomb

Législatives : la plateforme privée qui permet de trouver à qui donner sa procuration s’appelle… Plan Procu ! Elections : les nouvelles galipettes…

LA LISTE PEREC DU JOUR :

"Après avoir exercé divers métiers dont il se plaisait à débiter la liste sur un rythme de plus en plus accéléré, ajusteur, soutier, chansonnier, marin, professeur d'équitation, artiste de variétés, chef d'orchestre, nettoyeur de jambons, saint, clown, soldat pendant cinq minutes, bedeau dans une église spiritualiste, et même figurant dans un des premiers courts métrages de Laurel et Hardy, Morellet était devenu, à vingt-neuf ans, préparateur de chimie à l'Ecole Polytechnique".

J’avais prévu un autre article, sur un sujet plus léger, mais l’actualité politique et surtout stratégique m’a fait réagir.

Ainsi il conviendrait de pousser des cris d’orfraie au vu des résultats électoraux du Rassemblement national et des partis qualifiés par l’oligarchie de populistes ? Au lendemain du 10 mai 1981, beaucoup pensaient que les Russes allaient défiler sur les Champs-Elysées. Eh bien ces jours-ci, ils ne vont pas non plus défiler à Bruxelles ou Strasbourg.

Le RN n’est hélas qu’un mouvement ultra-libéral de plus, tout comme Renaissance ou le Parti socialiste. On ferait plutôt mieux de se demander pourquoi la liste du Parti communiste français n’a fait que 2,5 %… Léon Deffontaines et ses amis seraient-ils des « candidats fantaisistes », expression assénée avec gourmandise par l’élite quand ces derniers ne lui plaisent pas (cf. envers Jacques Cheminade en 1995) ?

Hue, t’es russe ?

Mais ce n’est même pas de cela dont il faut s’inquiéter, ni des traîtrises tragi-comiques dans les alliances partisanes. Ce qui est inquiétant, c’est la fuite en avant belliciste d’Emmanuel « Boum-boum » Macron.

A ce propos, les cérémonies du Débarquement* ont totalement détournées de leur objet ! La Russie, autre libératrice en 1944 n’a pas été invitée, par contre on fait venir l’Ukraine qui, à l’époque, n’avait brillé ni par sa judéophilie, ni par sa détestation des Nazis… Ce moment de paix qu’aurait dû être ce 80ème anniversaire est devenu une déclaration de guerre de Macron et de Biden contre la Russie – et accessoirement une propagande électorale de la part du président français… Lamentable !

*Notons que de Gaulle a toujours refusé d’assister à ces cérémonies car « la France avait été traitée comme un paillasson », tout en honorant « ceux qui ont donné leur vie à leur patrie sur notre terre ».

Pour une certaine gauche, ce n’est pas un sujet : LFI s’en fout, et de surcroît importe en France le conflit israélo-palestinien tout en rêvant de la destruction d’Israël, rejoignant ainsi l’idéologie du bataillon Azov et des nazillons du mouvement Pravy Sektor, dont j’ai encore vu il y a quelques jours à Paris une voiture (immatriculée en Pologne, cette fois) en arborer les emblèmes. L’union de la Gauche pour les législatives va être elle aussi difficile à porter…

Prisonnier d’une idéologie libérale de la dette, l’Occident est aux abois. Or historiquement, la meilleure manière d’effacer les dettes est de jouer aux soldats de plomb pour de vrai, c’est-à-dire de faire la guerre… Assistance technique militaire, accord donné à l’Ukraine pour utiliser des missiles français pour frapper le sol russe, don de Mirage puisés sur le stock de l’armée française, accélération du processus de l’adhésion de l’Ukraine à l’UE – et de facto à l’Otan : tout cela constitue des lignes rouges à ne pas franchir. Les mêmes lignes rouges existentielles comme celles franchies lors de la crise des missiles de Cuba en 1962. Comme le dit l’ancien ministre LR Pierre Lellouche dans Le Figaro, « Emmanuel Macron risque de faire sauter tous les verrous qui nous protègent de la troisième guerre mondiale ». Lellouche est bien gentil : c’est « guerre nucléaire » qu’il faudrait dire…

Puisque les dernières élections concernaient l’Europe, parlons-en, de l’adhésion de l’Ukraine ! Les vingt-sept* passent l’éponge sur les déficiences de l’Etat de droit de ce pays, qui ne répond à aucun des critères nécessaires pour adhérer à l’UE, à commencer par la nécessité d’en finir avec une corruption endémique.

*A vingt-sept, ce n’est plus une union, mais un gloubi-boulga…

L’Otan, dont son caniche français, a opté pour le contrôle politique, pour l’idée que tous les pays du monde devaient adopter le modèle néolibéral occidental, fait de changements de régime, de révolutions de couleur et de guerres interventionnistes causant des millions de morts. La Chine au contraire, s’est concentrée avant tout sur le développement économique et la lutte pour sortir de la pauvreté 850 millions de ses propres citoyens, puis, de plus en plus, sur une coopération gagnant-gagnant avec les nations du Sud.

L’essayiste Max-Erwann Gastineau, interrogé par Marianne en décembre 2023, déclarait qu’« il est sidérant de voir les élites françaises ou européennes brandir leur suffisance, faire comme si le simple fait de jouer dans le «camp des démocraties» était une garantie d’avenir, de prospérité et de puissance digne d’être jetée à la face des autocrates. Nous avons oublié les conditions de la puissance, et notamment ses conditions non économiques. L’effondrement du système éducatif français devrait, à ce titre, bien plus nous inquiéter que les discours de Vladimir Poutine* ». Comment alors reprocher au président chinois d’avoir une stratégie, quand l’Europe n’en a aucune ? Cette Europe et cet Occident débiles dont les orientations économiques et financières ont conduit leurs citoyens dans le mur sont des jouets idéaux pour le pays de Xi Jinping ! La Nature a horreur du vide, et c’est la Chine qui le remplit.

*Souligné par nous.

Le reste, aussi bien chez les plumitifs médiatiques qu’au café du Commerce, n’est que verbiage et papotage.

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« Granprofesseurs » de tous les régimes, dispersez-vous !

L’actualité sportive à venir me fait revenir sur un article du Parisien du 18 novembre 2022 : « Ces enfants vont aller jouer les supporters au Qatar – A l’initiative d’une association, 25 écoliers de Sarcelles vont s’envoler dimanche pour Doha, accompagnés d’ados des Ulis et de jeunes autistes venus de Paris ». Encore une fois, on n’échappe pas au cliché : quartiers défavorisés donc bien évidemment football/boxe/rap/hip-hop, des modes culturels (?) déjà bien endogènes des « quartiers ». Il ne sera pas question de musique classique ni de science. D’autant plus que ces gamins veulent tous devenir footballeurs, le modèle de l’argent facile. Et cerise sur le gâteau : en 2021, la Coupe se déroulait au Qatar. La plupart allaient y retrouver des « valeurs » déjà ancrées dans leur environnement familial : machisme, antisémitisme, et la culture du conflit qu’est toute compétition. Qu’en penser ? La même chose que pour les mères de familles musulmanes que l’on fait participer à des « ateliers couscous » : aucun espoir d’intégration. « On n’arrête pas de nous dire d’ouvrir le champ des possibles. Pour le coup, nous le faisons ! », affirmait sans rire la directrice de l’école primaire de Sarcelles participant à l’opération… Soumission, écrirait Houellebecq.

Karim Khan, le procureur de la Cour Pénale Internationale a bien joué en lançant un mandat d’arrêt contre Netanyahou (les wokistes antisémites se réjouissent)… et contre trois dirigeants du Hamas (merde… raté pour eux!).

« J’ai dix ans ». Jordan Bardella ou Gabriel Attal ?

LA LISTE PEREC DU JOUR :

"Il tient dans la main un biberon géant dont les graduations évoquent en termes familiers ou semi-argotiques les exploits ou fiascos amoureux censés correspondre aux quantités d'alcool absorbées (Viens Poupoule, Mont'là d'sus tu verras Montmartre, Le Pont de la Rivière Kwaï, Satisfaite ou remboursée, Reviens veux-tu, Do do l'enfant do, Extinction des feux, etc.)."

Pour la centième parution de ce blog, voici un petit foutage de gueule bien justifié :

Tous ceux de ma génération (enfin surtout celle d’avant) se souviennent de Maurice Duverger, universitaire et juriste, né en 1917 à Angoulême*.

*Donc proche chronologiquement et géographiquement de François Mitterrand...

Duverger, la référence en matière de droit constitutionnel et de science politique ! Le Dalloz incarné ! « Maurice Duverger est le plus grand politologue français », dixit sans rire FranceArchives, le portail officiel des Archives de France…

Drôle (si l’on peut dire) de bonhomme ! Militant d’extrême-droite depuis l’âge de quinze ans, puis responsable à Bordeaux de l’organisation de jeunesse du PPF de Jacques Doriot, il enseignera sous l’Occupation à l’Institut d’études corporatives et sociales, un laboratoire de la doctrine corporatiste sous le régime de Vichy. A t-il légitimé le statut des Juifs ? Georges Vedel témoigne que que « loin d’approuver le principe des mesures frappant les fonctionnaires juifs et encore moins d’en favoriser l’application, Maurice Duverger en a proposé une interprétation totalement restrictive de nature à en paralyser l’effet, ce qui, dans les circonstances du moment, constituait la contribution la plus efficace qu’un juriste pût apporter à l’opposition aux textes qu’il commentait ». Mouais… En juin 1941, Duverger fera partie de l’équipe de rédaction de l’hebdomadaire Le Progrès, fondé par Adrien Marquet, ministre de l’intérieur du Maréchal Pétain en 1940. Maurice Duverger, sous le nom de Philippe Orgène, signe des articles culturels, politiques et sociaux. Aux côtés des officiels de Vichy, les personnalités allemandes y sont interviewées sans complaisance.

Philippe Orgène ? Le prénom Philippe n’est pas anodin…

Après s’être rapproché de la Résistance*, il devint un éditorialiste écouté au journal Le Monde, le quotidien de tous les régimes, dirigé par l’ancien collaborationniste Hubert Beuve-Méry, et deviendra fervent communiste et admirateur de l’Union Soviétique ! Il justifiera le stalinisme en affirmant que « la crainte des purges maintient les militants en haleine, réveille constamment leur zèle. » Jeune collabo puis vieux stal !

*Tonton, pourquoi tu tousses ?

Ainsi, il rejoindra le panthéon des imposteurs intouchables multicartes, des bourgeois plus ou moins collabos devenus soudainement proches du peuple, entre le « granphilosophe » Jean-Paul Sartre et le « granpenseur » Raymond Aron, dont il fallait obligatoirement placer une citation dans une dissertation… corrigée par un granprofesseur de même acabit. Eussent-ils vécu plus longtemps, tout ce petit monde serait devenu de parfaits ultra-libéraux europhiles.

J’ai retrouvé une blague délicieusement méchante, dont j’ignore l(es) auteur(s), parue en 1988 dans Nouvelle Solidarité, le journal du mouvement de Jacques Cheminade (déjà !) : des militants qui, visiblement, savaient s’amuser. J’y ai effectué des modifications minimes.

Pour comprendre un tant soit peu ce qui suit, l’Angkar était le nom donné au Parti communiste du Kampuchéa démocratique. François Genoud, est un suisse, ancien pronazi, qui est devenu banquier du FLN et d’autre mouvements (pan)arabes, parfois terroristes. Quant à Viktor Tchébrikov, c’était le chef du KGB sous Gorbatchev.

Complément à la bibliographie de M. Maurice Duverger

Duverger (M.), Le statut des jeunes juristes en zone libre (carrière, salaire, promotion, considération sociale, idéologie), Vichy, 1942. Avec une préface de Philippe Henriot et un commentaire de Louis Darquier de Pellepoix.

Duverger (M.), La torture dans ses aspects juridiques : baignoire, magnéto, arrachement des ongles, torsion des parties génitales, simulacre d’exécution, Athènes, 1965. Avec un appendice : Le lavage de cerveau & le sujet de droit.

Duverger (M.), Les ordonnances et décrets de M. Pol Pot et de l’Angkar : statut juridique comparé de l’exécution au manche de pioche et de la balle dans la nuque, Editions de l’Objectivité scientifique, Phnom-Penh, 1976.

Duverger (M.), Influence de la pensée des juristes arabes sur l’action législative et exécutive d’Idi Amine Dada, Editions du ministère de l’Intérieur, Kampala, 1977.

Duverger (M.), Adolf Eichmann, éléments biographiques pour une évaluation finale, François Genoud éditeur, Lausanne, 1980.

Duverger (M.), Renaissance du Droit en URSS : perestroïka, glasnost et pensée nouvelle de Mikhaïl Serguéiévitch Gorbachev, Editions Goulag-Presse, Moscou, 1990. Avec une préface de Viktor Tchébrikov.

Duverger (M.), Mémoires – Une vie et une carrière au service du Droit, de la Rigueur et de la Morale, Plon, Paris, 1986. Six volumes.

'Pataphysique Beethoven Ludwig van Bertin Jean Beuve-Méry Hubert Boudard Alphonse Brel Jacques Cheminade Jacques Coluche de Gaulle Charles Diop Cheikh Anta Duneton Claude Dutronc Jacques Ferrat Jean Ferré Léo Freud Sigmund Ghali Driss Houellebecq Michel Huxley Aldous Lapointe Boby Macron Emmanuel Merci Citron Onfray Michel Open Society OTAN Ouaknin Marc-Alain Oulipo Ouvrard Paty Samuel Perec Georges Perret Pierre Pitte Jean-Robert Platon Queneau Raymond Rabelais François Rosten Leo Ruffin François Ruhaud Etienne Saint-Quentin Schott Ben Socrate Szenes Arpad Trenet Charles Urban Traveller Vallès Jules Weil Simone

Ecr. l’inf. (3)

« Écr.l’inf. », abréviation de « Écrasons l’infâme » et parfois contracté en Ecrelinf, était une formule que le philosophe des Lumières Voltaire utilisait dès 1763 en conclusion de ses lettres. Ce slogan invitait ainsi ses correspondants à le joindre dans son combat contre l’obscurantisme, notamment religieux.

LA LISTE PEREC DU JOUR :

"Le client d'une des nouvelles hostelleries Marvel [...] aurait également son champ de ski, ses remontées mécaniques, sa patinoire, son fond sous-marin, ses vagues à surf, son safari, son aquarium géant, son musée d'art ancien, ses ruines romaines, son champ de bataille, sa pyramide, son église gothique, son souk, son bordj, sa cantina, sa Plaza de Toros, son site archéologique, sa Bierstübe, son Bal-à-Jo, ses danseuses de Bali, etc., etc., etc., et etc."

Claude Lévi-Strauss.

Dans cet article, il ne sera pas question d’ethnies, ce qui serait du racisme, mais de cultures, de religions et de mentalités. Désolé, Lévi-Strauss, mais la mantra débitée au collège, au lycée, à la fac, sur « France Cul » et sur Arte (« Toutes les cultures se valent »), ce chantage à la bien-pensance antidiscriminatoire, est à mettre à la poubelle. Que « valent » des cultures ayant pratiqué les sacrifices humains, l’anthropophagie, ou bien « simplement » l’esclavage, l’infériorité des femmes ou l’antisémitisme ?

L’auteur de ces lignes, marcjoly, votre serviteur, est un « mâle français blanc hétérosexuel cisgenre de plus de soixante ans ». Mais ce que nous allons exposer ne provient pas de lui mais de deux sources… arabes. La première s’appelle Adonis, pseudonyme provocateur d’Ali Ahmed Saïd, né en 1930 en Syrie. Cet ancien représentant de la ligue arabe à l’Unesco est surtout le plus grand poète arabe contemporain avec Mahmoud Darwich. Athée, il se montre très critique envers l’islam – c’est le moins qu’on puisse dire – dans son livre d’entretiens avec la psychanalyste Houria Abdelouahed Violence et islam (Seuil, 2015). Adonis dénonce le caractère intrinsèque de la violence dans cette religion.

L’autre source, est à mon avis, plus justement méchante encore. Cette bombe s’appelle Driss Ghali, universitaire marocain et musulman pratiquant vivant en France, auteur d’Une contre-histoire de la colonisation française (éditions Jean-Cyrille Godefroy, 2023).

Adonis, tout d’abord. Pour lui, « L’islam, puisqu’il est né parfait, combat tout ce qui lui était antérieur et tout ce qui est venu après. «Tout» désigne : philosophie, art, pensée, créativité, vision du monde, etc ». « Dans l’islam, le mouvement est forcément tourné vers le passé. L’avenir n’a pas de sens et n’existe qu’à la lumière de passé : le passé, c’est l’avenir du présent ». « Le musulman voit le monde à travers la vision islamique qui est ancienne et close. L’islam n’a besoin ni du monde, ni de l’autre, ni de la culture puisqu’il est la Culture absolue […] Quelle nouveauté a-t-il apportée par rapport aux anciennes civilisations ? «  « La grande majorité de la société arabe est encore dominée par l’ignorance, l’analphabétisme et l’obscurantisme religieux » et « on peut constater le manque d’un esprit de recherche et d’innovation » dans un monde figé dans lequel le progrès et l’avenir n’existent pas, car « le pouvoir est devenue la propriété de la tribu. Depuis, l’Histoire est restée liée au pouvoir de la tribu ». Un bon « cas » pour la psychanalyste qui a mené l’entretien avec Adonis !

Adonis.

Ce dernier en vient au vif du sujet : Il y a dans l’islam « l’absence de «l’autre comme structure» […] L’autre est à annuler en tant qu’autre. D’où la violence qui habite le djihad. le meurtre de l’Autre est un djihad« . « Historiquement, l’islam […] a été fondé par l’esprit de la tribu, les conquêtes et la puissance de l’argent. Aujourd’hui, Daech s’enrichit grâce aux ghanâ’im [butins de guerre] et la mainmise sur le pétrole, le gaz, l’argent des banques et la vente des femmes ». Et puisqu’il y a soumission (islam, en arabe) à l’islam et à ses préceptes (prix de la miséricorde), l’homme doit faire preuve de vassalité.

Pour Adonis, face à ce constat, l’islam est condamné à régresser.

Venons-en maintenant à Driss Ghali. je vais parler de son ouvrage précité, mais en préparant cet article par le biais de l’internet, je suis tombé sur une entrevue sur Breizh-Info à propos de son autre ouvrage (que je n’ai pas lu) : Français, ouvrez-les yeux ! – Une radiographie de la France par un immigré (L’Artilleur, 2023). Ce qu’il y écrit là résume totalement son propos, et j’aurais pu m’arrêter là : « Le comportement des immigrés en France est influencé par leur civilisation d’origine. Quand ils viennent de civilisations où la courtoisie et le travail sont des valeurs suprêmes, tout va bien : Vietnamiens, Chinois etc. Quand ils viennent de civilisations de commerçants où l’adaptabilité est une valeur cardinale, tout va bien aussi : les Libanais, les Syriens, les Arméniens… Quand ils viennent de civilisations tribales et féodales qui ne promeuvent pas le travail, l’instruction et le civisme, ça se passe mal : Afrique du Nord, Afrique subsaharienne… Au sein d’une tribu, la productivité est le dernier des soucis, il suffit de razzier les voisins ou de mener une campagne de piraterie (ou un jihad) afin de capter la valeur ajoutée que l’on ne sait pas produire localement. Parfois, on dispose d’esclaves à la maison ou aux champs. Autrement dit, le travail est mal vu, il est associé aux faibles et aux soumis, les forts et les riches font la guerre et ont des esclaves qui travaillent pour eux. Conséquence : inutile de s’instruire puisqu’il n’est pas question d’améliorer les méthodes de production. En revanche, on exige de l’individu qu’il se batte avec hargne et cruauté pour défendre les siens. On attend de lui qu’il considère les autres comme des « sous-hommes », tout juste bons à le servir ou à déguerpir ».

Bon. Vous allez vous en remettre…

Driss Ghali.

Quelques commentaires : 1. la typologie que dresse Ghali des différents peuples relève à la fois du cliché (Asiatiques travailleurs, Levantins commerçants…) et de la vérité* ! 2. Breizh-info est malheureusement un média internet de droite identitaire, et Driss Ghali est parfois invité sur Radio-Courtoisie. D’autre part, son éditeur, Jean-Cyrille Godefroy, non conformiste, fut le cofondateur, avec Cabu (!), du (mauvais) journal pacifiste satirique anti-Otan La grosse Bertha et professe aujourd’hui des positions non politiquement correctes sur la Russie. Son autre éditeur, L’Artilleur, édite des « climatosceptiques ». Ghali est-il donc « d’extrême » ? Est-ce « l’arabe de service » ? Ou bien les seuls médias qui lui permettent de s’exprimer sont-ils les précités… parce que cela les arrange bien ? Ou alors les autres médias ne veulent pas entendre ce discours ? Vous avez quatre heures…

*A ce sujet, je suggère de regarder les trois films de Philippe de Chauveron Qu’est qu’on a [-/tous/encore] fait au bon Dieu, avec Christian Clavier, où l’on voit que la frontière entre cliché et vérité est ténue… et que l’on peut en rire – n’est-ce pas les wokistes ?

Je vous vois venir, mais dans sa Contre-histoire de la colonisation Driss Ghali ne fait pas l’apologie de la colonisation, en soi « une idée tordue ». Ce qu’il dit est que le Maghreb était, avant la colonisation, un coupe-gorge misérable connaissant pauvreté, arbitraire et arriération : conditions sanitaires et économiques plus que précaires, « disette, criquets, lèpres et maladies de la peau, typhus, dysenterie ». « La magie et la superstition sont le seul recours du Marocain ». « Il connaît parfaitement sa place dans la société. Et de sa soumission dépend sa survie. Il baise la main du notable qui lui jette des miettes aux grandes fêtes religieuses, il se jette au pied du caïd qui […] le défend face au juge (cadi) qui […] penche toujours du côté de celui qui lui graisse la patte ». « La société est ainsi organisée autour de la relation patron-client ». « On n’a pas le choix, car l’Etat est minimal, il est même absent la plupart du temps ». « Agressivité plutôt que tempérance. Loyauté restreinte aux membres de la tribu plutôt que sens de l’intérêt général ».

Mais « si l’homme va mal, la femme a un sort plus lamentable encore. Elle n’est rien. Un butin dans les razzias qui éclatent de temps en temps […] Une marchandise que l’on achète en versant une dot à sa famille ». Quant à l’enfant, « il n’existe pas en tant que tel ». Et tout citadin « dans des villes fortifiées et fermées à clé la nuit par peur des pillards » assiste plusieurs fois par an à l’arrivée de caravanes « chargées de leur cargaison humaine, des enfants noirs, des femmes noires et des mâles noirs que l’on a castrés en cours de route ».

L’auteur établit aussi un panorama pré- et postcolonial de l’Afrique subsaharienne et de l’Indochine, que je ne reprendrai pas, faute de place.

La colonisation, maintenant. Les habitants d’un territoire colonial ont besoin d’être pris en main par « des infirmiers, des médecins, et des officiers de l’état civil, sans compter les instituteurs ». « Par millions, les Marocains, les Algériens et les Vietnamiens ont passé une vie entière sans voir […] un seul médecin ou un seul instituteur français ». « Ils ont vécu parqués dans une réalité hybride où leur mode de vie est maintenu et leur souveraineté est annulée ». Tout çà pour çà… Car, pour que l’Etat colonial développe des infrastructures d’énergie, de santé, de logement, de transport, etc., « il aurait fallu dédier des universités entières à l’étude des cultures d’Asie et d’Afrique, à la cartographie des religions et des sectes, à l’enseignement des langues, à l’analyse des sous-sols et de la biodiversité »… Or l’Ecole nationale de la France d’outre-mer n’a formé que des… administrateurs, sinon, elle ne serait pas française…

Code vestimentaire venant du Moyen-Orient.

Et après ? Driss Ghali écrit que depuis les années 1970-1980, « l’inégalité, le fait tribal et le fanatisme religieux » ont refait surface. L’inégalité : « Une école à deux vitesses est donc apparue, l’une en Arabe où l’on prépare les pauvres au chômage de masse […], l’autre en français où les « fils de » recevaient le sésame du succès ». Le fait tribal : le paysan, urbanisé, a importé ses mœurs. « Il refuse de payer l’impôt et s’engouffre dans l’informel », « il insiste pour payer un bakchich à l’infirmier des urgences pour passer en premier, il vomira sa détestation du régime […] mais se jettera aux pieds d’un conseiller municipal pour obtenir une prébende« . Il ne fera rien aussi pour s’assurer que ses enfants vont à l’école. Le fanatisme religieux : la religiosité populaire « a accepté d’assimiler des codes venus d’ailleurs, du Moyen-Orient en particulier ». « Les Maghrébins ont réinventé une noblesse religieuse qui a son mot en politique, dans la figure du barbu« .

Ouf !

Je vous laisse réfléchir, turbiner et cogiter sur tout cela, dans le contexte du relativisme culturel.

'Pataphysique Beethoven Ludwig van Bertin Jean Beuve-Méry Hubert Boudard Alphonse Brel Jacques Cheminade Jacques Coluche de Gaulle Charles Diop Cheikh Anta Duneton Claude Dutronc Jacques Ferrat Jean Ferré Léo Freud Sigmund Ghali Driss Houellebecq Michel Huxley Aldous Lapointe Boby Macron Emmanuel Merci Citron Onfray Michel Open Society OTAN Ouaknin Marc-Alain Oulipo Ouvrard Paty Samuel Perec Georges Perret Pierre Pitte Jean-Robert Platon Queneau Raymond Rabelais François Rosten Leo Ruffin François Ruhaud Etienne Saint-Quentin Schott Ben Socrate Szenes Arpad Trenet Charles Urban Traveller Vallès Jules Weil Simone

The Greta Watcher (4)

Climatosceptiques = SS ?

Faut-il absolument une solution à deux Etats : un Etat palestinien et un Etat-Nyahou ? Même dans l’horreur de l’adversité, il faut une dose d’humour, sinon on se flingue…

LA LISTE PEREC DU JOUR :

"[...] un article sur le curare dans Science et Vie, un autre sur les épidémies d'hépatite dans France-Soir, les aventures du commissaire Bougret et de son fidèle adjoint Charolles dans les Rubriques-à-brac de Gotlib, plusieurs faits divers sur les habituels scandales financiers du cinéma français, une lecture hâtive du Cid, un roman policier d'Agatha Christie intitulé La Mort dans les nuages, un film avec Danny Kaye dont le titre anglais est Knock on Wood et le titre français Un grain de folie."

Dans la rubrique Faux-nez (1/2) du 1er février 20211, à l’entrée « climatosceptique », j’avais écrit ceci : « Mot signifiant peu ou prou « ne croyant pas aux tendances futures du climat », et dont on affuble en réalité ceux qui doutent que ces tendances puissent avoir, en partie ou en totalité, une origine humaine, ce qui n’est pas la même chose ! Le débat est interdit : contredire le GIEC est un blasphème (faire les « gros yeux »…). Faut-il rappeler que le GIEC n’est pas un organisme scientifique ni une association de chercheurs, mais une association intergouvernementale qui examine et synthétise ce qui s’est publié dans la littérature scientifique sur la question de l’influence de l’homme sur le climat . Autrement dit, le GIEC n’est qu’un comité de relecture – et dans lequel les décisions se votent à main levée ! Quand les faits scientifiques relèvent de l’opinion… Les climatosceptiques ne sont pas encore des révisionnistes, voire des négationnistes, mais çà ne saurait tarder !2«  Certains m’avaient dit : « Tu exagères… »

Eh bien, on y est…

Voici ce que nous apprend la publication en ligne Strategic Alert du 7 septembre 2023 : Norbert Häring, chroniqueur du quotidien allemand Handelsblatt, s’est penché sur deux entités à savoir le NKD (Netzwerk Klimajournalismus Deutschland – Réseau allemand de journalisme climatique) et le britannique WWA (World Weather Attribution)3.

Norbert Häring.

Le premier a publié une charte signée par 302 journalistes allemands. Le second a publié (en douze langues !) un Guide sur l’attribution [de causes qui dérèglent le climat] par les journalistes : les événements météorologiques extrêmes et le changement climatique4.

« Ce n’est plus du journalisme,
mais de la propagande. »

Norbert Häring

Selon la Charte, la tâche des journalistes spécialisés dans le climat est de « reconnaître que le colonialisme et le paradigme de la croissance sont les causes de la crise climatique ». Elle consiste aussi « à déclarer que la crise climatique est une menace pour la démocratie et les droits fondamentaux ». Autant il faut en finir avec le colonialisme, autant ce texte exhale des relents wokistes : on sent que le développement ou le nucléaire sont forcément des instruments oppressifs créés par des mâles blancs hétérosexuels populistes sino-russes d’extrême droite… Ainsi, pour un exemple concret de la mise en oeuvre de la doxa du NKD, une publication Instagram de la chaîne publique WDR préconise de remplacer « changement climatique » par « crise climatique » (ce qui est déjà fait par tous), et « climato-sceptique » par « climato-négationniste ». Nous y voilà.

« zu einem klaren ethischen Ziel » : dans un but éthique… mon oeil !

Dans Briefing sur le climat, un autre document du NKD, il est recommandé de marteler la litanie suivante : « 99% des scientifiques sont d’accord » sur le changement climatique d’origine humaine. Häring commente : « […] la science a établi que les gens sont prêts à dire n’importe quoi si on leur répète assez souvent que la science l’a établi. » Et il ajoute : « Ce n’est plus du journalisme, mais de la propagande. »

Quant au Guide rédigé par le WWA, de même orientation, l’introduction à son édition allemande a été rédigée par Ozden Terli, le présentateur météo de la ZDF… Présentateurs météo, au rapport ! Pas d’écarts ! Norbert Häring souligne que parmi les sponsors de la WWA, figure le tristement célèbre Impérial College of London, qui a fourni des bases pseudo-scientifiques pour des contre-mesures environnementales…

Evelyne Dhéliat n’a plus qu’à bien se tenir…

On attend plus qu’un tribunal de Nuremberg pour climato-révisionnistes… Ne riez pas : certains parlent déjà du Tribunal pénal international pour non-respect des accords de Kyoto…

Oui : gros yeux !

1 https://champouin.blog/2021/02/01/faux-nez-1/

2 Souligné aujourd’hui par moi.

3 https://www.worldweatherattribution.org/wp-content/uploads/FR_WWA-Les-evenements-meteorologiques-extremes-et-le-changement-climatique.pdf

4 https://www.strategicalert.news/fr/

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