Avant Le Champouin, marcjoly tenait un blog nommé Mr Liste (http://mrliste.hautetfort.com). Ce dernier a finalement mis du temps pour être bien référencé dans les moteurs de recherche (c’est pas trop tôt), mais sa navigation n’est pas intuitive. Votre serviteur va donc vous proposer pour cette été trois « rediffusions » légèrement retouchées ou actualisées, que vous pourrez consulter comme qui dirait en riplet ou en peau de caste. « Ah, ben pour les vacances, y s’est pas foulé… ». Mais du coup, il n’y aura pas « relâche » au 15 août.
La réélection de notre premier-de-la-classe-tête-à-claques-qui-n’aime-pas-le-peuple-et-qui-enjambe-tout (Parlement, syndicats, collectivités territoriales, présidentielle, législative et partis « qui ne sont pas de gouvernement ») m’oblige à ressortir ce billet à titre provocateur : Macron mort ?
Eh bien, un macron mort, çà existe, marcjoly l’a lu de ses propres yeux !
En effet, « Sur un clavier d’ordinateur, une touche morte (macron mort) peut servir à obtenir les caractères diacrités d’un macron ». Diable !
Et l’on apprend que « Le français n’utilise normalement pas de macron ». On se disait bien qu’on pouvait s’en passer ! Mais l’on précise « sauf pour la transcription de termes étrangers » – et de nous parler du « diacritique conjoining macron« … Voilà donc la raison de l’appétence de notre cher Président pour la langue de la start-up nation !
De plus, il y aurait un « diacritique moitié droit de macron ». Il y aurait aussi un « diacritique moitié gauche de macron ». Là, çà m’étonnerait ! Quoi qu’il en soit, il y a bien un « diacritique macron-grave ».
Et j’ai une explication sur la rapidité de la mise en place des « réformes » : il existe un « macron pleine chasse » !
Sous le patronage de Saint-Uber ?
Mieux encore, « en LaTeX, le macron s’obtient par l’instruction ⁄ = ». Qu’en pense Brigitte ?
Tout s’explique : il s’agit en fait d’une norme typographique Unicode. Ainsi, le caractère ā est un a macron, à savoir la lettre a surmontée du signe diacritique ‾. Tout cela est extrait d’un article Wikipédia, à l’entrée « Macron (diacritique) » .
Pour le fun, sachez qu’existent aussi, liste non exhaustive, a crochet en chef (toujours le chef qui enjambe !), a hatchek, apoint suscrit (et le peuple n’y a point souscrit), a tilde, a ogonek, a schwa réfléchi, a culbuté (qu’en pense Brigitte ?) et, note d’exotisme, a tchandrabindou.
Ce blog avait deux ans.Avecmarcjoly en piste, DéjàLe Champouin perçait sous Mr liste.
« Putain, deux ans »!
Vous l’aurez compris, cela fait deux ans que LeChampouin existe : çà s’arrose ! Et Macron : putain, encore cinq ans ! Cà ne s’arrose pas.
Je ne vais pas faire un bilan statistique détaillé, mais voici le nombre de vues du présent site (en rose) depuis juin 2020. Le pic de fréquentation a eu lieu pendant le confinement, et j’avais augmenté la périodicité. Des vues, certes mais avec peu d’internautes (en pourpre). Et voilà les détails :
… et nouveau record le 18 mai : 52 vues !
L’ami Ruhaud m’a reproché de mélanger humour, encyclopédie et polémique… J’assume, puisqu’il s’agit d’un blog amoureux (comme la collection des dictionnaires éponymes). J’ai choisi de classer mes rubriques en trois catégories (ce qui apparaît sous le titre à gauche) : « encyclopédie », « atelier d’écriture » et « polémique ».
Alors suivez-vous bien ce blog ? Et qu’en pensez-vous ? Voici pour vous ce petit test :
Le blog écrit par votre serviteur avant Le Champouin s’appelait…
Mr. Lost.
Mr Least.
Mr Liste.
Ce blog est en réalité…
Un ramassis potache de jeux de mots idiots, un Oulipo du pauvre.
Le sous-marin d’un mouvement souverainiste, voire populiste.
Un ovni bloguistique génial.
…Poil au dos !
Combien d’internautes consultent Le Champouin ?
Jeff Bezos et Mark Zuckerberg me l’on dit : c’est une clientèle intergalactique.
Trois : Mme Geypatout-Compry, Mr Rustaud et Mme Laplanche.
Heu, les graphiques ci-dessus, c’est cumulé ou non ?
Vous vous êtes tous jetés dans la gueule du loup : 22 vues pour la rubrique renversante du 1er avril !Un record !
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« Pas la peine de tout rejeter en bloc. Une personne n’est pas un pays. Un président n’est pas une nation à lui tout seul. Une culture est toujours plus grande que le peuple dont elle jaillit, mais sans ce peuple elle n’existerait pas. Alors un peu de nuance ô monde », écrit à juste titre l’autrice du Blogue du vestiaire, ma lectrice « Mme Laplanche » (leblogueduvestiaire.blogspot.com). D’avoir ostracisé les artistes classiques Valerii Guerguiev ou Anna Netrebko est un scandale ! De mettre en veille le programme ExoMars, à cause de la participation des Russes en est un autre. Et puis on a en effet oublié que de grands esprits russes comme Gogol ou Prokofiev étaient ukrainiens. Car il n’y a pas d’Ukrainiens ni de Russes « de souche », mais un peuple souvent « mixte ».
Un dessin dans Marianne : un père de famille bobo qui dit « je vais voir dans le grenier si on n’a pas des trucs russes à boycotter ». Bien vu !
Le ton désagréable de nos échanges avec Moscou est loin des amabilités que nous réservons à nos amis démocrates du Qatar ou de l’Arabie saoudite…
J’ai entendu à la radio l’expression « les Alliés » pour désigner « le bloc occidental ». La France n’a pas déclaré la guerre à la Russie, que je sache.
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Pour nous changer les idées, connaissez-vous ce jeu qui consiste à substituer, dans toutes les expressions contenant « coeur », le mot « cul » ? Fou-rires et bonne humeur assurés ! Vraiment, si nous n’avez pas le moral, je vous le recommande ! J’y reviendrai peut-être…
Autre exercice : prendre n’importe quel texte, et finir chaque phrase alternativement par « par devant » et « par derrière ». Succès garanti !
Le tourisme de masse, c’est quand les gens sucent des glaces dans la Galerie du même nom !
Mais voici un autre exercice plus subtil, mais pas forcément hilarant : mon lieu de travail est proche du musée des Arts décoratifs, dont la façade (une partie du Palais du Louvre) en rénovation est recouverte d’une gigantesque bâche à la gloire de la marque Dior, une de ces bâches dont les marques suent la vulgarité et l’obscénité d’une culture bling-bling servant de modèle à une génération mondialisée dont les touristes du Louvre et des Champs-Elysées sont les représentants. Il y a pire que Dior : Zalando, sur le chantier du Théâtre de la Ville, exhibait il y a peu en format XXL le sporstwear de style racaille, avec tronches idoines.
Mes collègues féminines semblant malheureusement n’y voir que du second degré, j’ai voulu porter la chose au niveau quelque peu métaphysique (?) :
Dieu
Dior*
A la grâce de Dior
*Dior émeut (Nietzsche)
*Dieu aime or (Christian Dieu)
Dieu dit : « or ! »
Dior dit : « heu… »
Dior seul le sait
Dis : « hors Dieu ! »
Dis heu… « DIOR ! »
Dior soit loué !
J’aime Dior partout : sous tous les ciors, dans tous les liors, et même au pior !
De nouveaux lecteurs, assidus je l’espère, de ce blog : les amis Denis Veysset et Yannick Baudry ! A eux d’abreuver ce site de commentaires, histoire que ce ne soit pas toujours la Pacompry, la Laplanche et le Ruhaud…
Nous sommes intimidés et émus : Le Champouin est heureux d’avoir obtenu un entretien avec le général de Gaulle, à l’occasion d’une visite outre-tombe de ce dernier. Le général, avec ses qualités et ses défauts, nous a quelque peu malmenés. Nous reproduisons ici l’intégralité de cette rencontre.
LE CHAMPOUIN [Emus et hésitants] :Mon général, c’est un honneur de nous recevoir. Après cinquante-deux ans d’absence, que pensez-vous de la politique française ?
CHARLES DE GAULLE : Vous ne me demandez même pas ce que je pense du Monde ! Les vieux démons des puissances d’argent ont encore plus de démangeaisons, et les Américains continuent de pousser au crime. Nous sommes à nouveau en plein tumulte des années trente ! Nous avons cédé aux puissances étrangères : c’est la démission du diplomate, et la trahison du militaire. J’avais eu raison de me méfier de l’OTAN. Tout ça pour ça ! [Un temps] J’ai une pensée pour cet Est, mais aussi pour cet Orient qui ne s’est pas simplifié, bien au contraire.
LC : Et les politiques français ?
Ch de G : Franchement, c’est pire que sous la IVe, et je ne vous parle même pas de la IIIe ! Il faut à nouveau donner un coup de pied dans les partis. [clin d’oeil…] Quant aux Français, ils sont naturellement retournés à leurs petites préoccupations, à la défense de leurs petits intérêts, à leurs petites querelles.
LC : Que pensez-vous de Macron ?
Ch de G : Ce gamin, c’est Mitterrand ! Un Rastignac tout en jésuitisme, et la banque Rothschild comme Pompidou. Ceux-là savent tuer le Père ! De toute façon, le centre, ce sont les puissances d’argent.
LC : Et Valérie Pécresse ?
Ch de G : La fonction de président ne sied pas à une femme. Et puis, je crains fort qu’elle soit encore plus libérale que Macron. Toujours les puissances d’argent… Pour paraphraser un de vos slogans : gaullistes partout, gaulliens nulle part !
Les écologistes, c’est les soviets moins l’électricité.
LC : Et Marine Le Pen ? Çà fait un peu Algérie française, pour vous…
Ch de G : J’ai peu de sympathie pour les familles de millionnaires… Mais vous m’agacez, à la fin, avec votre litanie des candidats à la candidature ! Je suis capable de les citer moi-même ! Mme Taubira, par exemple, même le Parti Radical ne se reconnaît pas dans cette transparence – c’est dire ! Quant à Mme Hidalgo, elle porte de belles robes… Mélenchon ? Il n’est qu’une grande gueule ! Jadot ? C’est un idiot ! Vos « écologistes », c’est les soviets moins l’électricité ! Les candidats que je viens de citer sont tous – vous m’entendez – tous des fossoyeurs de mon grand dessein nucléaire… Seul Roussel et Mme Arthaud me semblent, à défaut d’être réalistes, sensés.
LC : Vous ne nous avez pas parlé d’Eric Zemmour, mon général…
Ch de G : Celui-là est sûr de lui et dominateur … Et puis c’est un Pied-noir : il ne connaît rien à la France industrielle. Mais surtout, il révise l’Histoire. Pour cela, on devrait le fusiller…
LC : Alors, quel aurait été votre candidat idéal ?
Ch de G : Moi-même ! Encore une fois, je dois tout faire dans ce pays, même outre-tombe ! Mais puisque vous insistez, il y aurait ce Georges Kuzmanovic, un vrai souverainiste. Mais il s’y est pris trop tard, et puis, sans argent et avec une presse qui n’aime pas la France… Dans ce pays, on ne favorise que ceux qui sont déjà établis ! A présent, Messieurs, je ne vais pas tarder à me retirer, ce voyage extra-sépulture m’a fatigué. Avez-vous une dernière question ?
LC : Justement, mon général, nous supposons que vous avez reçu d’autres visiteurs…
Ch de G : Evidemment, et les Français ont brillé par leur absence… Et parmi les étrangers, je n’ai reçu que des importuns, des imbéciles et des crapules : Obama, Gorbatchev, Walesa… Ah, il fallait les voir !
LC : Mais les autres ?
Ch de G : Ceux qui sont en place ? Je ne vous aurais rien dit pour des raisons de discrétion, mais rassurez-vous : ils ont tous fait le mort !
[Nous voulions lui parler de la société, d’Histoire, d’économie, des idées et de sujets de fond, mais il fit un geste discret signifiant la fin de l’entretien.]
LC : Merci beaucoup, mon général, c’était un grand honneur…
Ch de G : Vous me l’avez déjà dit.
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Cette entrevue imaginaire n’est pas sans rapport avec l’actualité internationale [Cet article est rédigé le 26 février].
Ce blog prend depuis un certain temps une tournure plus polémique (je n’oublie pas le reste), mais on ne peut pas rester dans l’insouciance.
Je recommande à tous le discours de Vladimir Poutine du 24 février, à regarder sur le site de RT News (https://youtu.be/TKIIm2ucrXY). L’Occident en prend, à juste titre, plein la gueule : morgue et arrogance euro-américaine, accords non respectés, entrisme de l’OTAN, mensonges médiatiques de la « communauté internationale », coup d’Etat extérieur néo-nazi en Ukraine… Poutine été très posé et très calme, rien à voir avec un Bolsonaro ou un Trump !
Malheureusement, nous aimons trop le Grand-Frère, comme on dit dans 1984. Une collègue me dit : « Mais il n’y aurait pas un moyen de dire la vérité (selon elle) aux Russes, via l’internet ou autre chose ? » Bien sûr, çà existe : il y a Radio Free Europe/Radio Liberty, organe de propagande américaine, mais il y a aussi… toutes les médias occidentaux. Et bien entendu les Russes ont accès à tout cela. Mais ma collègue ne s’est jamais posé la question de savoir pourquoi le discours de Poutine est si peu disponible sur « nos » médias occidentaux (Mme Michu n’a pas l’internet et ne connaît que RTL et Ouest-France). L’impartialité est le grand principe du journalisme ! Mais pour ma collègue, comme pour la plus grande partie de la population, Poutine est, par postulat et par axiome le méchant, et l’idée de présenter les choses de façon impartiale ne l’a même pas effleuré. C’est lamentable.
Quand on a à ce point lavé les cerveaux, c’est que nous sommes en dictature.
Dernière minute. J’ai sous les yeux Le Parisien du 26, qui titre sans rire, page 14 : « S’informer sans être manipulé ». Ce quotidien, comme les autres journaux, n’a jamais fait allusion au contenu du discours du 24… Juste en dessous, sur la même page, on apprend que le sénateur Laurent Lafon (UDI), ex-conseiller de Marine Le Pen, « a envoyé un courrier au président de l’ARCOM pour demander la suspension de RT France ». Quand Poutine dit qu’il faut dénazifier l’Ukraine…
A voir sur Arte en « riplet » : un docu sur Patti Smith (wouah !), poétesse et performeuse plus que « chanteuse », une de ces artistes féministes, comme la plasticienne Nikki de Saint-Phalle*, qui ne se baladaient toutefois pas avec un sécateur dans leur sac à main (je ne vois guère Patti Smith avec un sac à main…). Il est clair que même dans la contre-culture, on était beaucoup plus créatif qu’aujourd’hui…
*Une féministe qui s’appelle Saint-Phalle, çà n’est pas banal !
Voilà, çà commence bien pour l’auteur de ces lignes qui en plus, change de métier pour travailler dans les bibliothèques ! Mais Times are in a Changin’, comme le disait Bob en chantant faux [faire la liste des interprètes qui chantent faux].
Les temps changent et les idé(ologi)es, les obsessions, les enjeux (le mot creux des sociologues et politologues), les auteurs et les livres changent aussi.
Voici une préoccupation des années 30 :
On en a brasillé pour moins que çà !
Quarante ans plus tard, la nouvelle grille de lecture pour tout expliquer :
Disponible aussi en 10/18 : c’est mieux, les pages se détachent, et il n’en reste aucune trace !
Enfin, la prose des nouveaux obsédés encore quarante ans plus tard (et vlan, dans la gueule !) :
Quand j’étais petit (oui, marcjoly a été petit), nous avons habité Aubervilliers pendant deux ans, le boulevard Félix Faure n’était pas l’horrible no man’s land à casses auto et kébabs qu’il est aujourd’hui, mais un charmant… boulevard, justement, c’est à-dire planté d’arbres.
Nous étions au 90 (la petite maison à côté de l’actuel Peinturama). Pour prendre le métro, ma maman et moi, il fallait descendre le boulevard sur 750 m, traverser, en marchant sur des planches et les flaques d’eau, le chantier de construction du Périphérique, puis faire encore 200 m pour atteindre le terminus d’alors : Porte de la Villette. Une véritable expédition. Et je confirme les distances, Google Earth à l’appui.
Ce fut un de mes premiers souvenirs (j’avais quatre ans), mais j’ignore où nous allions ensuite. Je crois deviner que nous descendions à Palais-Royal ou Pont-Neuf pour aller à la bibliothèque de St-Germain-l’Auxerrois.
Voilà ce qui pour moi évoque la ligne 7…
Les temps ont bien changés, et depuis, cette ligne a connu le parrainage de Léo Lagrange, de Paul-Vaillant Couturier, de Louis Aragon et du Kremlin (-Bicêtre, toutefois), même si, en 2021, tout cela est passé de mode.
Pour ceux qui ne comprendraient pas la suite, je les renvoie aux autres Métros loufoques de ce blog.
Aujourd’hui, je ne vais pas me fouler, il s’agira d’écrire un texte avec les noms loufoques des stations dans l’ordre. Toutefois, la ligne se termine au sud par une fourche : il y aura deux fins possibles.
M 7 : OUI, MES NEUFS CENT CAROTTES SAINES – OUI, L’ESTRAGON/MERDE, Y DIT VRAI* **
*Un texte à lui tout seul ?
** Pas compris. [Mme Rand (Berthe), Blois-sur-Charente]
La Courneuve – 8 mai 1945 > Oui, mes neufs cent carottes saines
Fort d’Aubervilliers > Fort des Halles
Aubervilliers-Pantin – Quatre Chemins > Parchemin
Porte de la Villette > Ce porc de Lavilliers
Corentin Cariou > Encore un caillou
Crimée > Crime
Riquet > Biquet
Stalingrad > Plantigrade
Louis Blanc > Ruy Blas
Château-Landon > Moët-et-Chandon
Gare de l’Est > Argelès
Poissonnière > Prisonnière
Cadet > Prout-prout cadet
« A dada prout-prout cadet, à cheval sur mon bidet… »
Le Peletier > Biscottes Pelletier (Je me souviens des biscottes Pelletier…)
Chaussée d’Antin – La Fayette > Yvan Dautin (comédien-chanteur des années 70)
Opéra > Apéro
Pyramides > Polyamide
Palais-Royal – Musée du Louvre > Museau des lèvres
Pont-Neuf > Bon oeuf
Châtelet > Chatterley (Cf. M1 et M4)
Pont-Marie > Mon mari
Sully-Morland > Su’l’lit, mon grand !
Jussieu > Judicieux
Place Monge > Cà se mange
Censier-Daubenton > Dentier au menton
Les Gobelins > Les gobelets
Place d’Italie > Chapeau de paille d’Italie
Tolbiac > Koulibiac
Koulibiac de saumon
Maison Blanche > La raison flanche
Le Kremlin-Bicêtre > Les Gremlins peut-être
Villejuif – Léo Lagrange > Les halles aux granges
Villejuif – Paul Vaillant-Couturier > Quel vaillant couturier !
Villejuif – Louis Aragon > Oui, l’estragon !
Porte d’Italie > A bord du Thalys
Porte de Choisy > Morceaux choisis
Porte d’Ivry > Ivry Gitlis (célèbre violoniste israélien)
Pierre-et-Marie Curie > Bain-marie de curry
Mairie d’Ivry > Merde, y dit vrai
Hop, c’est parti. Encore un texte capillotracté, avec une scène de cul, comme dans Houellebecq, dont seul marcjoly a le secret. A la guerre comme à la guerre :
FORT-BOYARD
J'entrai. "Oui, mes neuf-cent carottes saines", dit un fort des Halles en soulevant des cageots. C'est ainsi que débuta cette course au trésor organisée par l'auteur et interprète de Bats-toi.
Sur un vieux parchemin, ce porc de Lavilliers avait écrit : ENCORE UN CAILLOU VERS LE CRIME. On y voyait les silhouettes d'un biquet et d'un plantigrade. Trois indices étaient donnés : Ruy-Blas, Moët-et-Chandon et Argelès. Il fallait délivrer la prisonnière.
Je criai le mot de passe : "Prout-prout cadet". Puis il fallut apporter un paquet de biscottes Pelletier à un type que je reconnus être Yvan Dautin. Celui-ci me défia de boire l'apéro dans un verre en polyamide. Je n'y trempai que le museau des lèvres. Il fallut gober aussi un bon oeuf.
Là, l'épreuve se corsa. Apparut la Chatterley qui me fit : "Ah, mon mari ! Su'l'lit, mon grand !" Je trouvai judicieux que çà se mange, le dentier au menton !
Je vous passe l'épreuve des gobelets, puis celle du chapeau de paille d'Italie dans lequel il fallait manger un koulibiac.
C'est là (seulement ?) que la raison flanche.
( Deux fins possibles. La bleue : )
Quoi d'autre ? L'arrivée des Gremlins, peut-être, dans les halles aux granges ? Puis on m'aurait dit :"Quel vaillant couturier !", rapport au verre en polyamide, et je me serais exclamé : "Oui, l'estragon (c'était le trophée) !"
( La jaune : )
A bord du Thalys (un décor de studio, évidemment), quelques morceaux choisis : Ivry Gitlis, à l'annonce de mon énième mot de passe (çà commence à bien faire) : "Bain-Marie de curry ". Après l'oeuf et le koulibiac, j'avais envie de vomir. "Merde, y dit vrai !" s'écria le violoniste.
Des primaires pour désigner les candidats à la candidature ? Mais, à ce que je sache, c’est aux élus de parrainer des candidats, puis aux Français de choisir ! Il y a plusieurs prétendants pour une même sensibilité (gauche, droite, écolos) voire pour un seul parti ? Eh bien, ledit parti assume ses candidatures multiples ! A ce tarif, il ne reste qu’à mettre en place un Conseil de la Révolution pour désigner les candidats « officiels », comme en République Islamique d’Iran !
♦
Aujourd’hui, il y a des comparateurs pour tout : les aspirateurs, les ordinateurs, les pâtes à tartiner, les agences de voyages, les forfaits box internet, les contrats d’assurance, les restaurants, les pompes funèbres, les masques anti-covid, les sites de rencontre, les partenaires dégotés sur les sites de rencontre, et les comparateurs eux-mêmes. Kelcoût.fr, Kelcoup.fr, Kelcon.fr… Le tout avec force notes voire dénonciations… Et, heureusement, lancements d’alerte.
Les deux principales associations françaises de consommateurs n’ont pas été les pionnières : il y eut avant elles les guides de restaurants, dont le célèbre Michelin (qui n’est plus que l’ombre de lui-même), et le Gault & Millau, qui y a apporté le concept de banc d’essai, y compris pour les produits alimentaires, ce qui fit scandale chez les critiques gastronomiques.
Artefacts culturels (livres, spectacles) mis à part (la critique, quoi !), il s’agissait de comparer des choses que l’on consomme. Mais celles que l’on ne consomme pas ? Peut-on éditer un guide comparatif des idées ? Idées religieuses ou spirituelles, idées morales*, idées économiques, idées politiques…
*A ce sujet, il est aberrant que personne ne s’exprime sur le fait qu’une idée politique ou économique puisse être morale ou non…
Des médias qui, au mieux dénoncent, au pire font la leçon, il y en a, la presse française appartenant aux Bolloré, Lagardère, LVMH, etc. D’autres se lancent dans le « débat » ou le « décryptage », qui sont des faux-nez. Et si on tentait des bancs d’essai ou des comparatifs en la matière ? [Nota : il n’y a aucune hostilité envers les deux magazines parodiés ci-dessous.]
En voici un dont cette rubrique trash a le secret :
Le « bug » de la semaine dernière était évidemment un poisson d’avril !
Vous-êtes vous déjà demandé pourquoi certaines rames du métro parisien sont sur pneus ?
En 1956, la ligne 11 fut équipée de façon expérimentale : la RATP cherchait une ligne courte pour tester une solution de rapidité et de souplesse, par son adhérence sur la bande de roulement, et une solution de confort. La 1 (Porte Maillot – Château de Vincennes, à l’époque) fut plutôt une vitrine pour une ligne fréquentée par les touristes (confort). Et la 4, la plus fréquentée à l’époque, avait besoin d’accélérations et de freinages précis pour un meilleur cadencement.
La ligne 6, ce fut différent. Les fenêtres des immeubles haussmanniens des 7ème et du 15ème arrondissements jouxtaient le métro aérien. Les bourgeois réclamaient moins de bruit. En réalité, en ligne droite, le MP (matériel pneu) est plus bruyant que le MF (matériel fer). C’est dans les virages torturés de la 6 qu’il est plus silencieux.
Quant à l’autre ligne aérienne, la 2 traversant Barbès et la Goutte-d’Or, on n’eut pas tant d’égards pour ses riverains, et cette ligne garda son MF !
Je vous renvoie aux précédents Métros loufoques pour connaître le principe de ce qui va suivre. Cette fois, il n’y aura pas de contrainte particulière. Les stations apparaîtront dans l’ordre.
M 6 : GENERAL DEUX ETOILES DE GAULLE – INCARNATION
Charles-de-Gaulle – Etoile > Général deux étoiles de Gaulle
Kléber > Kléber -Colombes [ancienne marque de pneus]
Boissière > Brassière
Trocadéro > Tant qu’y a des ronds
Passy > Passif
Bir-Hakeim > Akim-Color [qui se souvient de cette BD cheap des années soixante ?]
… qui fut le concurrent de Rahan !
Dupleix > Complexe
La Motte-Piquet – Grenelle > La motte piquait la quenelle [ah, bravo …]
Cambronne > Cambrure
Sèvres-Lecourbe > Lèvres se courbent
Pasteur > A c’t’heure
Montparnasse-Bienvenüe > Viens par là, mon velu
Edgar-Quinet > Ecarquillé
Raspail > Rase-poil
Denfert-Rochereau > Foré d’en roche
Saint-Jacques > Singea
Glacière > D’la chair
Corvisart > Corps bizarre
Place d’Italie > Un chapeau de pailled’Italie [pièce d’Eugène Labiche]
Nationale > Là, si on y allait
Chevaleret > Chevalet
Quai de la Gare > Cas de la guerre
Bercy > Persil
… parce qu’elle est anti-re–dé–po–si–tion ! Même en allemand !
Dugommier > Du sommier
Daumesnil > Beau mais nul
Bel-Air > Bellérophon [Personnage de la mythologie grecque – « Arrêtez de bêler, au fond ! »]
Picpus > Rictus
Nation > Incarnation
BED TRIP
Le Général deux étoiles De Gaulle avait prévu de visiter l'usine Kléber-Colombes. Un stagiaire de l'Elysée (un artiste peintre !), un rêveur, s'étant trompé, ce fut une usine de brassières. "Bah ! Tant qu'y a des ronds", se dit le grand Charles.
Le stagiaire avait un lourd passif : grand lecteur d'Akim-Color, on rencontrait cette personnalité complexe également à Pigalle, ce qui aggravait son cas. Un soir, tandis que la motte piquait la quenelle, il pensa secrètement à une cambrure et à l'instant où les lèvres se courbent... Mais elle l'avait accueilli par un "c'est à c't'heure que t'arrives ? Allez, viens par là, mon velu !". Ses yeux étaient écarquillés à la vue du rase-poil (d'où la motte qui pique*). Bref, il fallait qu'il l'eut forée d'en roche, mais il singea. D'la chair... Un corps bizarre... Il regretta que la chose ne soit pas couverte d'un chapeau de paille d'Italie.
" Bon, là, si on y allait ?". Il prit son chevalet. "J'en fais cas, de la guerre ! J'en fais cas, de la motte au persil, du sommier ! C'était beau, mais nul ! Allons dompter Pégase, tel un Bellérophon !". Il eut un rictus : de Bellérophon, il se crut l'incarnation.
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