De l’impossibilité de visiter le musée Clumet

Je vous souhaite une bonne année 2024 sans égorgement ni décapitation. Pendant les JO, çà ferait tache… Sauf pour Mélenchon et Chikirou, incapables de prononcer le mot « terroriste ». Ces deux-là osent tout : c’est à çà qu’on les reconnaît.

Quoi d’autre au menu ? L’assassinat d’un dirigeant des Brics (au hasard : Lula), un conflit contre l’Arabie saoudite, seul médiateur possible pour le conflit israélo-palestinien (sauf si Marwan Barghouti est assassiné dans sa cellule) et un petit krach financier de derrière les fagots.

Quoi d’autre encore ? Les « experts », hier de la covid, aujourd’hui de la Russie (les mêmes qui avaient prédit la chute « imminente » de Bachar el Assad), passeront six mois de plus à prévoir la fin du pouvoir russe, déjà prévue dès… février 2022 ! Caramba, encore raté ! Sans compter, comme l’a affirmé Lloyd Austin, le Secrétaire américain à la Défense, qu’il est « fort probable » que les troupes américaines se retrouvent bientôt en train de combattre la Russie en Ukraine… Pourtant çà devrait marcher : l’Union européenne, (avec bientôt à sa tête Mario Draghi qui a déclaré le 29 novembre que l’UE devait se transformer d’urgence en un Etat à part entière), c’est la démocratie et la diversité… Quoi ? J’ai dit une bêtise ? Enfin.. Tant que l’Otan ou le Hamas sont là pour nous débarrasser des punaises de lit…

Dernière minute : nous avons une ministre de la Santé, des Affaires sociales… et du Travail (mais pas de la santé au travail…). Et un ministère de l’Education nationale, des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques… Faut-il en rire ou en pleurer ? Un ministère des JO ! Nous en sommes là ! Je suggère un ministère des Affaires étrangères, européennes et du football, voire un ministère de (l’agri)culture… Pendant ce temps, la Chine, dont les objectifs sont la fusion nucléaire, l’exploration spatiale et la recherche fondamentale s’esclaffe, et a raison de nous considérer comme des guignols.

A chaque repas de fin d’année, surgit toujours le sujet clivant qui divise tout le monde à table et mène au clash. Il y a ainsi eu la covid (« Moi, j’te dis que c’est un complot des Chinois/que la covid n’existe pas/que les vaccins c’est dangereux »), la réforme des retraites (« Moi, j’te dis que c’est un complot pour éliminer les vieux/que la réforme est nécessaire pour éponger la dette »), la guerre en Ukraine (« Moi, j’te dis que Poutine va envahir la Pologne/que tout ça c’est un complot des pétroliers à cause des gazoducs »). Cette année, le sujet tournait autour de Depardieu. Pour ou contre Gégé…

Sur Kissinger :

Julos Beaucarne (paroles et musique), Lettre à Kissinger, 1975

Kissinger, Delors… Ils ont fait partie de ces gens dont on se demande s’ils vivent encore… Or je suis tombé, en famille, sur une émission TV idiote (pléonasme) comportant une séquence intitulée Mouru/pas mouru ? Il s’agit de proposer des noms de célébrités à l’invité et de lui demander s’ils sont morts ou non !

LA LISTE PEREC DU JOUR :

Bartlebooth [...] y disposait, dans un ordre rituel, treize petits godets de couleur - noir d'ivoire, sépia colorée, terre de Sienne brûlée, ocre jaune, jaune indien, jaune de chrome clair, vermillon, laque de Garance, vert Véronèse, vert olive, outremer, cobalt, bleu de Prusse - ainsi que quelques gouttes de blanc de zinc de Madame Maubois [...]

DE L’IMPOSSIBILITE DE VISITER LE MUSEE CLUMET

ou dix raisons psychosexuelles de ne pouvoir visiter un musée.

Un jour, je m’enquis d’aller visiter le musée Clumet (6, place d’Iéna – et – Paul-Painlevé réunis) à Paris, à savoir le musée des Arts Médiétiques et Asiavaux. Je ne voulais pas rater de contempler la fameuse oeuvre dite « aux Mille Fleurs »*, la Joconde de ce musée.

*Pour certains il s’agit d’un vase, pour d’autres une tenture. Faudrait savoir !

Malheureusement, cette oeuvre était partie pour une grande exposition à Sidney. Un article du Journal des Arts m’informa que la dite expo se terminait début octobre.  » Bon, me dis-je, comptons qu’elle soit prolongée, comptons aussi le démontage/transport/remontage (car je ne suis pas naïf, je sais ce qui se passe en coulisses), je remets çà début janvier. »

Début janvier, je trouve porte close : une feuille A4 chiffonnée et de travers, fixée par un adhésif révélant des empreintes digitales et dans lequel un cheveu s’était inséré, disait qu’« en raison d’un incident tecnique [sic], le musée [était] exceptionnellement fermé. »

Autre jour, autre tentative. La salle dans laquelle se trouve l’oeuvre était fermée, car on montait in situ l’installation contemporaine Mon (mes) seul (s) désir(s) dont j’appris plus tard qu’il s’agissait d’une banderole en matière recyclée représentant un dragon chevauchant sexuellement une licorne, le tout s’appelant [Untitled #4], car l’auteur, « un artiste gay helvéto-ukrainien d’origine kényane qui vit entre Londres et Séoul » comme l’indiquait la plaquette de présentation, en avait réalisé d’autres.

Quand ce cirque fut terminé, je me cassai encore le nez. On ne pouvait accéder au musée. Celui-ci faisait l’objet d’un tournage pour la saison #2183 de Games of Thrones à moins que ce fut pour le dernier film de Woody Allen dans lequel Kate Winslet visite la Conciergerie, le musée Clumet et le Palais de Tokyo.

Lorsque je revins, le musée subissait un mouvement social. Un employé qui distribuait des tracts, un autocollant Cgt sur le sein gauche, m’informa que l’EPMC (Etablissement Public du Musée Clumet), suite à un audit du cabinet Deloitte, KPMG, BDO, PwC et associés, avait décidé de fusionner les surveillants, caissiers, conférenciers, agents de sécurité incendie et vendeurs de la boutique en un seul corps de personnel, lequel serait affublé d’un uniforme de pompier/vigile, sur le bandeau duquel serait inscrit « Clumet – Extrêmuséum ».

Tout conflit social a une fin, ne serait-ce que par usure, et je décidai de retenter ma chance. A l’approche du musée, une grappe de gens battait le pavé à l’extérieur, tandis qu’une sirène émettait, du tréfonds du bâtiment, un « dindon-dindon-dindon », entrecoupé d’une bouillie de messages qu’on ne saisissait pas. On m’expliqua qu’une alarme incendie s’était déclenchée, et que cela risquait de durer fort longtemps.

Je pris mon mal en patience et tentai encore un autre jour. Mais une foule considérable accompagnait déjà les couloirs, les quais et les rames du métro. En sortant, le quartier était bouclé. Le Comité olympique international avait décidé de faire passer la flamme éponyme par le musée Clumet, le sport étant désormais considéré comme une « pratique culturelle » et facteur de diversité et d’inclusivité. Le ministre de la Culture, Franck Ribériester, était lui-même un ancien joueur de foot.

De guerre lasse, je revins à l’assaut un mois plus tard. Hélas, des installations provisoires de type Algeco m’ont fait présager l’impensable : une feuille délavée par les pluies, insérée dans un transparent d’écolier, et le tout fixé par de l’adhésif type « déménagement », m’informa que le musée était fermé pour rénovation. Réouverture dans deux ans !

Salle khmère du musée Guimet ou bien frigidarium du musée de Cluny ?

Deux… cinq ans plus tard, le musée avait rouvert depuis quelques semaines et je fus comblé : finis le hall étriqué, les éclairages pisseux, les multiples marches à monter ou descendre et le parquet crasseux ! Malheureusement, la salle dédiée à l’oeuvre aux mille fleurs était privatisée : un défilé de mode s’y déroulait le soir même, organisé par la maison Gucciotte dans le cadre de la Fashion Week.

Je remis le paquet deux semaines plus tard. Stupeur ! Une affiche, ejusdem farinae que celles précitées, me signifia que le musée était définitivement fermé. « Pour en savoir plus, flashez ce QR code ». Nul code sur ce torchon : il figurait sur une autre affiche, format A2 et imprimée, fixée dans un cadre sur la palissade du chantier. Que je ne pus scanner, mon téléphone n’étant pas connecté à l’internet.

J’eus l’explication : la nouvelle ministre des Contenus culturels (nouvelle appellation du ministère concerné), Faune Pellegrin, avait pris la décision, en accord avec le Président de la République et l’Union Européenne, de sortir les musées nationaux encore non autonomes financièrement du giron de l’Etat (opération promue par Ingrid Micron, l’épouse du Président), et de les confier à des fondations « afin de réduire le fardeau de la dette ». Clumet revenait à celle créée par le milliardaire et mécène Marc Toutdroit de la Carrière. Les oeuvres, qui dormaient physiquement dans le musée, « tournaient » désormais dans des lieux culturels prestigieux à l’international : Venise, Abu Dhabi, Shanghai, Barcelone…

Consolation : on peut toutefois les contempler sur le web à condition, bien sûr, de s’abonner à Gogol Artefacts (99,99 € par mois).

Je mourrai sans revoir mon oeuvre aux Mille Fleurs, sauf dans un vieux Skira en noir et blanc, ou bien un Taschen des années 70 aux couleurs fausses…

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Les couvertures auxquelles vous avez échappé (7)

Horrible affiche de propagande dans le métro parisienGeorge Orwell m’a fourni la traduction de ce texte : « Enjambement des peuples, wokisme et austérité ». Une variante de l’affiche est Unité, sécurité et développement durable, que le dico Orwell traduit par  » Sodomie de la Grèce par l’Allemagne sans vaseline, guerre contre la Russie et (toujours) austérité ». Je redoute la toute nouvelle génération, cible de ce lavage de cerveau, une fois au pouvoir. Les nouveaux S.A. …

A voir sur Arte, un documentaire : Capitalisme américain, le culte de la richesse, (de 1870 à aujourd’hui) en trois parties. On y apprend la non-acceptation par les milliardaires du principe de l’Etat (l’idéologie libertarienne) ; le mythe (et l’imposture) du self made man, de Rockefeller cireur de chaussures à Steve Jobs bricolant dans son garage ; et l’argument de la philanthropie, exemptée d’impôts de surcroît (Carnegie, Bill Gates…) comme chantage pour l’acceptation de leur rôle de prédateurs.

La cause palestinienne ? Mais comme le dit l’écrivain Kamel Daoud dans Le Point, elle « est morte le 7 octobre 2023, assassinée par des éléments fanatisés, englués dans une idéologie islamiste de la pire espèce. »

LA LISTE PEREC DU JOUR :

"Il y a des rubriques politiques et syndicales, des pages sportives, des bandes dessinées, des nouvelles du lycée, des mots croisés, des petites annonces, des informations locales, des faits divers, de la publicité  - généralement fournie par des parents d'élèves ayant un commerce à côté du lycée -  et plusieurs rubriques de jeux et de bricolages (conseils pour poser le papier peint, fabriquez vous-même votre damier de jacquet, réussissez vos encadrements, etc.)"

Un des grands géographes du 19ème siècle s’appelait Elisée… Reclus. Et en 1794, Xavier de Maistre, en résidence surveillée pendant quarante-deux jours suite à sa participation à un duel, écrivait Voyage autour de ma chambre. Toutes les destinations de voyage étant aujourd’hui galvaudées, voilà qui serait original :

Mais il y a pire, l’actualité – le procès du pédophile en série Jean-Christophe Quenot – m’a inspiré cette autre couverture :

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Métro loufoque – M 9

La guerre russo-ukrainienne ne marche pas ? Essayons un « Bataclan » palestinien en Israël, histoire de l’avoir enfin, notre guerre nucléaire, avec la collaboration d’idiots utiles que sont aussi bien le Hamas que le gouvernement réactionnaire de Netanyahou. Malheureusement, ce n’est pas une blague… Et les vieux démons trotkystes du NPA et de la Nupes sont toujours là : antisémitisme et promotion implicite de l’islamisme – qu’il ne faut pas stigmatiser, bien sûr (pas de vagues ?)… A propos de l’attentat d’Arras : encore quelque chose qu’on a pas vu venir, tout comme les autorités israéliennes n’ont rien vu non plus samedi 7 octobre – çà en dit long sur la débâcle des pays du bloc occidental ! Sarkozy a réduit les effectifs du Renseignement, et on va mettre en place Vigipirate renforcé, qui ne sert à rien ! Notre tueur coche toutes les cases : Tchétchène (encore), fiché S (encore), famille délinquante (encore). S’il avait été tué lors d’un délit de fuite de contrôle routier, il y aurait eu des rassemblements « Justice pour Mohamed », avec le soutien de « comités Adama »...

LA LISTE PEREC DU JOUR :

"[...] des milliers de petits jouets et accessoires scolaires données en prime à tout acheteur d'une boîte de Sherwoods' à certaines époques déterminées : plumiers, petits cahiers, jeux de cubes, petits puzzles, petits tamis pour pépites (réservés à la clientèle californienne), photos faussement dédicacées des grandes vedettes de music-hall."

La ligne 9 du métro parisien a rythmé toute mon enfance. J’avais déjà narré les péripéties du jeune marcjoly à Aubervilliers, aux prises avec le métro à la Porte de la Villette. Après Aubervilliers, nous avons habité Boulogne-Billancourt, puis Chaville. Pour « sortir » à Paris, il nous fallait donc nous rendre au Pont de Sèvres par un bus qui, à l’époque, ne sentait pas la rose : le 171, ligne qui existe toujours ! Puis commençait le long périple de la ligne 9.

L’impression qui m’est restée est celle d’un trajet qui n’en finissait pas… De facto, la ligne traverse tout le 16ème arrondissement avec des stations aux noms étranges : Ranelagh, Franklin D. Roosevelt (je prononçais « Droosevelt »), ou noms qui sonnent comme des gags : Jasmin (une fleur !), La Muette (taisez-vous !) et l’énigmatique Rue de la Pompe. Sans compter les jumeaux Michel-Ange – Auteuil et Michel-Ange – Molitor (que j’énonçais en trois fois : Michel prononcé comme le prénom, Ange, puis Molitor). Il y avait aussi les trois « -tin » : Saint-Augus, Havre-Caumar et Chaussée d’An. Eh oui, nous sommes comme çà, les ar/au-tistes. Pouvez pas comprendre ! Passons à notre Métro Loufoque :

[Rappel : suivant le principe des autres Métros loufoques, il s’agit de détourner le nom des stations, et d’écrire un petit texte à partir de ceux-ci. On peut aussi faire subir des contraintes au texte, ce que je faisais au début, mais ce n’est pas nécessaire.]

M 9 : PONT DES CHEVRES – MAIRIE DE MONTREUX

  • Pont-de-Sèvres > Pont des chèvres
  • Billancourt > Bille en tête
  • Marcel-Sembat > Marcel s’en bat les couilles
  • Porte de Saint-Cloud > Saint-Maclou
  • Exelmans > Excellent
  • Michel-Ange – Molitor : Mickey l’ange, mollit trop (Mickey l’ange est un roman de Geneviève Dormann – Albin Michel, 1995. Et à propos de métropolitain, Pétain mollit trop !)
  • Michel-Ange – Auteuil : Mickey, l’ange dans le fauteuil
  • Jasmin > Yasmine
  • Ranelagh > Raah, là, là ! [suggestion d’Etienne Ruhaud]
  • La Muette > L’amulette
  • Rue de la Pompe > Rude Lapon
  • Trocadéro > Tant qu’y a des ronds…
  • Iéna > Y’en a
  • Alma-Marceau > Sophie Marceau
  • Franklin D. Roosevelt > Benjamin Franklin
  • Saint-Philippe-du-Roule > Alors çà roule ?
  • Miromesnil > Giromagny (commune du Territoire de Belfort)
  • Saint-Augustin > Didier Gustin (imitateur des années 90)
Didier Gustin
  • Havre-Caumartin > Jacques Martin
  • Chaussée d’Antin – La Fayette > Yvan Dautin (comédien et chanteur des années 70)
  • Richelieu-Drouot > Jean-Claude Drouot (Comédien né en 1938. Il jouait dans Thierry-la-Fronde)
Je me souviens de Thierry la Fronde
  • Grands-Boulevards > Audrey Pulvar
  • Bonne-Nouvelle > Pas de nouvelles
  • Strasbourg – Saint-Denis > Gainsbourg ! Cinq demis !
  • République > Raie publique
  • Oberkampf > Mein Kampf
  • Saint-Ambroise > Framboise
Boby Lapointe, Avanie et framboise, dans le film de François Truffaut : Tirez sur le pianiste (1960), avec Aznavour dans le rôle du pianiste. Truffaut a créé un précédent en imposant le sous-titrage de la chanson, contre l’avis de la production !

  • Voltaire > Voltarène
  • Charonne > Charogne
  • Rue des Boulets > Rouler bourré
  • Nation > Incarnation
  • Buzenval > Buchenwald
  • Maraîchers > Marre, fait chier ! [suggestion d’Etienne Ruhaud, qui connaît bien le quartier]
  • Porte de Montreuil > Ce que je porte est monstrueux
  • Robespierre > Roger Pierre
  • Croix de Chavaux > Choix de travaux
  • Mairie de Montreuil > Rémi de Montreux

J’avoue que les deux stations avec Montreuil m’ont donné du fil à retordre… Il ne reste plus qu’à pondre un texte au forceps :

ECLATEX VS. FLIPPAX

Sur le pont des chèvres, la nature bille en tête, Marcel s’en bat les couilles des conneries parisiennes, Instagram, les paillettes…

Chez Saint-Maclou, sur l’excellent revêtement de sol, Mickey, l’ange, mollit trop. Puis Mickey, l’ange, dans le fauteuil, met Yasmine sur ses genoux. Raah, là, là ! 

En pleine toundra, Marcel ne veut pas rendre l’amulette au rude Lapon. Elle lui portera bonheur.

Pour Mickey, tout baigne. Tant qu’y a des ronds… Et y’en a ! Mais Yasmine ne lui suffit plus. Il lui faut Sophie Marceau.

En rase campagne, sur les traces de Humboldt, Marcel fait des expériences à la Benjamin Franklin, et s’éclate.

Mickey à Yasmine : « Alors, çà roule, ma poule ? » Né à Giromagny, parti de rien, Mickey l’imposteur ne voulait pas se contenter d’une carrière à la Didier Gustin, qu’il confondait avec Jacques Martin ou Yvan Dautin, bons pour les boomers !

Marcel, le « boomer », préférait le panache à la Jean-Claude Drouot à la frime de l’influenceur Mickey.

« Audrey Pulvar, pas de nouvelles… », soupire Mickey… « Putain, je vais me saoûler comme Gainsbourg : cinq demis ! Audrey, raie publique, oui !« 

« Que la nature est belle », se réjouit Marcel, « rien à voir avec Mein Kampf ! » Allons déguster une petite framboise…

Mickey a une grosseur à la cheville, qu’il masse avec du Voltarène®. « Ah, charogne ! » dit-il en contemplant ce cou-de-pied turgescent.

« Framboise, oui ! Mais, il ne faut pas rouler bourré !« 

« Ce monde pourri est l’incarnation de Buchenwald ! MARRE ! FAIT CHIER ! Ce que je porte est monstrueux !« 

« Mais mon bonhomme, fais comme moi : prends-la plume. Vois-tu, je m’appelais Roger Pierre. Après tout un choix de travaux d’écriture, je publie sous le nom de Rémi de Montreux !« 

« Tu fais chier avec ta nature, ta sagesse, ton calme et ta plume. Mets-toi là dans le cul ».

FIN

Mouais…

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Premier prix de gratin !

Dans le numéro précédent, j’aurais pu ajouter ceci à propos de la Belgique : nous avons une Flandre, les Belges ont les Flandres. Par contre nous avons les Ardennes, ils ont l’Ardenne.

Au moment où je rédige cet article, l’évènement le plus important de la planète semble être la blessure d’Antoine Dupont. J’EN AI ABSOLUMENT RIEN A FOUTRE !

Si vous passez par Montpellier, allez voir l’exposition (jusqu’au 15 octobre au MO.CO) consacrée à Neo Rauch. Ce peintre allemand né en 196o nous décrit un monde imaginaire et onirique. Du Garouste avec un zeste de Plonck et Replonck. Cà me donne l’idée de faire un article du genre Eloge du figuratif (lequel reprend d’ailleurs du poil de la bête).

Neo Rauch, The Microscopic Giant.

LA LISTE PEREC DU JOUR :

"[o]n pouvait y faire aussi bien du cheval que de la voile, du ski nautique, de la chasse sous marine, de la pêche au gros, des promenades à dos de chameau, des stages de poterie, de tissage ou de sparterie, de l'expression corporelle ou du training autogène."

Où l’on voit qu’il en est du training comme de la soudure…

Les branleurs qui frimaient avec leur HP 50 !

Autres sports : le thème et la version. Je parle là du grec et du latin, mais enseigner l’hébreu ou le sanskrit ne serait pas inintéressant non plus ! Pour moi, les langues, « mortes » ou « vivantes », ont plus d’intérêt que les mathématiques (matière morte, justement). Mais, conséquence de l’effondrement du niveau de l’Education nationale, on n’apprend (presque plus) les langues anciennes au lycée et plus du tout au collège. Apprendre les dérivées ou les intégrales en 1ère et terminale n’apporte rien pour le développement personnel. Qu’on enseigne çà uniquement à la fac pour ceux qui ont la fibre matheuse (les petits branleurs qui excellent en maths pour préparer une école de… commerce) !

D’ailleurs, entre nous, le grec ancien, langue musicale par excellence, est plus légitime que le latin, idiome « unifié » créé artificiellement pour des raisons administratives alors que les peuples italiques employaient à l’oral des dialectes divers… Au lycée, on apprend surtout le latin et accessoirement le grec : çà devrait être l’inverse.

Le latin, c’est du chinois !

Tiens, soyons fous : créons une nouvelle langue ancienne : pas le palatin* ni le fenugrec, mais le gratin, fusion du grec et du latin ! Ce serait, comme il se doit, une langue à « cas », c’est-à-dire à déclinaisons. Que ceux qui n’ont fait ni latin, ni grec, ni allemand, ni russe veulent bien m’excuser de ne pas comprendre de quoi je parle… Je sais bien que pour vous, le latin c’est du chinois (sauf pour les Chinois pour lesquels c’est de l’hébreu) !

*Les Editions Latines, à Paris, ont leur siège rue Palatine. Faudrait savoir !

La rose, Rose !, de la rose, à la rose, par la rose…

Nous pourrions décliner les mots à l’accusatoire pour les avocats sophistes, au(x) génitoire(s) pour les lupanars de Pompéi, au suppositoire (dans des lupanars plus spécialisés ?), au primitif pour s’adresser aux peuples barbares, au plumitif pour en foutre plein la vue quand on s’appelle Cicéron, à l’apéritif pour commencer les orgies, au vomitif (conséquence de ce qui précède), au laxatif (même remarque ?) et au supplétif pour les auxiliaires, non pas des verbes mais des armées romaines.

Ne mettez pas « votre poire » au génitif !

Nous pourrions également conjuguer à la forme poussive qui serait la preuve que le latin, c’est laborieux ! Il y aurait d’autre formes : l’improviste pour exprimer les actions soudaines et le sapin pour les actions… définitives. Ou le lapin, lupin, rupin, rapin, radin, gadin, gamin, aaaargh!!!!

Et comme la syntaxe française est issue de celle du latin, il existerait aussi une langue française parallèle avec les conjugaisons qui suivent : ainsi l’absent quand il n’y a pas de sujet, le passé décomposé pour les dépositions judiciaires à déclarations contradictoires et l’impatient pour les services de police. Et le moins-que-parfait, pour les crimes ratés ? Quant au passé compliqué, l’est-il plus que le passé simple (qui l’est déjà) ? Le conditionnel serait remplacé par le suppositoire déjà évoqué, mais le traditionnel, qu’est-ce ?

Enfin, je ne résiste pas à cette réplique de sketch des Frères Ennemis (mais qui pourrait être de Chevallier & Laspalès) :

« Dîtes-moi, est-ce que vous avez fait du latin ?

– Non, mais hier j’ai fait des crêpes. »

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Honteux et confus…

Merci à Etienne Ruhaud [https://pagepaysage.wordpress.com] d’avoir évoqué la quadricentenaire de la naissance de Blaise Pascal. Voir également, sur France Mémoire, le site mémoriel du ministère de la Culture [https://www.france-memoire.fr/dossiers/naissance-de-blaise-pascal] : beaucoup de documents à lire, voir ou écouter, dont la lettre apostolique Sublimitas et miseria hominis du pape François à propos de Pascal. Sans compter, sur le même sujet, l’éditorial de Jacques Julliard dans Marianne du 22 juin. Pour une fois, Julliard écrit un papier sur autre chose que « la droite » et « la gauche » !

Prigogine : qu’en penser ? J’attends d’en savoir un peu plus. Est-il l’agent volontaire ou involontaire de l’Otan ?  A suivre…

L’autre jour, à la FNAC, je m’enquis (qu’est-ce qu’il parle bien, marcjoly) de chercher un DVD des Inconnus. Pas trouvé. En réalité le rayon humour était réduit à peau de chagrin (le chagrin étant l’équivalent poétique du zébi). Juste una testa di gondola, comme on dit à Venise, dont la moitié était constitué des insipides Florence Foresti et Gad Elmaleh. La FNAC regorge de films dits « d’action » (comprendre : de violence), mais d’humour, point. De Funès, Les Inconnus, Coluche : au poteau, ces horribles racistes et homophobes ! En ces temps d’inclusivité et de relativisme culturel, défense de rire ! Par contre, dans les séries, les jeux vidéo mais aussi dans la réalité : théâtres d’opérations manipulés par l’OTAN, hôpitaux et abords des collèges, contrôle de police, cités des banlieues, on peut au choix : bombarder, poignarder, tirer une balle dans la tête, tirer des coups de mortier, empêcher l’intervention des pompiers, incendier les poubelles, provoquer un suicide d’adolescent via Tik-Tok, etc. Triste époque !

J’avais promis que je présenterai « mes » textes au fur et à mesure, mais les pastiches, métros loufoques et exercices divers d’écriture ont pris le pas…

Celui-ci est vintage. Dans mon souvenir, il avait été composé quand j’étais petit. Soit, disons, selon mes propres critères, jusqu’à douze ans. Bon, mettons treize. Et là, le rouge m’est venu aux joues : j’ai gardé ce texte, écrit au verso d’un document datant du… 27 juin 1977.

J’avais bientôt seize ans !? Presque l’âge de Rimbaud…

Du coup il fallait que je transforme cette honte en fierté, comme un film navet qui devient culte, justement par sa qualité de navet.

Ni la BnF, ni les Archives Nationales (département des Archives privées) n’en ont voulu… Je me demande bien pourquoi !

Je me souviens l’avoir composé juste après la lecture de Michel Laclos, Jeux de lettres, jeux d’esprit, Jean-Claude Simoën, 1977. Un ouvrage, issu des Jeux de l’été du Figaro, un peu daté : palindromes, anagrammes, holorimes et tutti quanti plus ou moins oulipiens, le meilleur côtoyant le pire.

Suite à cette lecture, je décidai de m’adonner à quelques exercices et contraintes, et c’est ainsi que j’en suis venu à pondre, au forceps et en une après-midi, Le corps beau et l’heureux Nar (holorime de Le corbeau et le Renard). Tout le monde l’a fait, c’est la tarte à la crème des exercices de style, et je pense que le mien doit être le pire :

LE CORPS BEAU ET L'HEUREUX NAR

Mettre corps beau sur un art Breuperchay :
Tenez. Tend son bec, Infreau, mage.
Mettre heureux Nar : parle aux deux rats léchés,
Lui tinte à "peu près", seul engage.
Hé bon ! Jour ! Monsieur "duc Orbeau",
Queue, vous êtes jolie, Queue [sic] ! Vous me semblait [sic] beau !
Si, Parazar, votre plume, âge
Ressemble à votre rame, âge,
Vous êtes l'oeuf Hényx des hôtes de Céboix.
Assez, maux ! Le corps beau ne se sent pas de joie :
Il ouvre un Largebec et l'S tombait? Sape, roi !
L'heureux Nar sens ses I, elle lui dit :
Mon bon monsieur, âpre né, que tout flatte, heure.
Vitheau dépend de* celui qui les coûte.
Sept leçons vaut bien. Infreau, mage, s'en doute.
Le corps beau, tout  dès qu'on fit**, 
Jura. Mets un peu Tar, qu'on ne l'y prend Dréplud.

*Rayé par ma maman qui a remplacé par « Vite au dés, pende »

**Apparemment, j’avais confondu « honteux et confus » avec « tout déconfit »… Un acte manqué ?

Vous n’avez rien compris ? A cette fin, j’avais ajouté ce long codicille :

Explication [sic] :

Comment mettre un beau corps dans l'art Breuperchay (école picturale du XVIIIème siècle) : le mage Infreau est gourmand, et pour Nar le content hermaphrodite, le mage se faisant passer pour Nar, il parle très fort à deux souris propres, cela n'engage que lui : il lui dit qu'il a une belle queue. Il s'appelle Parazar une de ses plumes et compare la queue à une rame, et à Hénix, divinité céboisienne [sic] représentée par un oeuf. Le corps beau est tellement flatté qu'il ouvre une boîte de Largebec (fromage normand), et que l'S de "matières grasses" tombe. Le roi en saperait. Mais Nar sent les I de "matières" et lui dit que tout flatte le temps qui s'appelle Vitheau, et que la flatterie et chère. Vitheau est tombé sept fois dans le panneau. Infreau le sait. Pour prendre un certain Dréplud, il faut mettre Tar au lieu de corps beau.

C’est encore plus nébuleux ! Je précise que je ne consommais pas de substances illicites… Et j’aurai pu signer Laffont-Taine : on aurait eu l’éditeur et l’auteur en même temps !

Et si je faisais une holorime de l’explication elle-même ? « Comme en mètre, un bock horde en lard… » Mais non, Jean d’laf’, je blague…

On n’est pas sérieux quand on a seize ans.

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Les produits alimentaires auxquels vous avez échappé

Connaissez-vous Francky Vincent ? Vous ne ratez rien… Ce « chanteur » guadeloupéen, connu des amateurs de zouks et de discothèques, auteur et interprète de titres poétiques comme Tu veux mon zizi, Tu pues du cul ou Alice ça glisse, a été nommé le 5 décembre chevalier des Arts et des Lettres, à l’occasion d’une de ces rafles décorationnelles donc seule la France a le secret… Ce n’est pas un poisson d’avril : cette distinction, décidée par Rima Abdul-Malak, ministre de la (Cul)ture, par arrêté du 17 novembre 2022, a été attribuée sur proposition de la chef cuisinière guadeloupéenne et conseillère de Paris (LR) Babette de Rozières… La réalité rejoint l’affliction ! Et ce n’est pas tout : Vincent, qui vit dans un château dans l’Aisne et qui a eu des démêlés avec le fisc (c’est bien d’avoir des soutiens LR…) est un admirateur de Dieudonné ! « Je vous annonce que dans deux ans, je vais fêter mes 50 ans de carrière et je recevrai la Légion d’honneur » a-t-il déclaré sans rire. En plus il est modeste !

Guerre ouverte de l’Occident libéral contre la Russie et la Chine, guerre civile potentielle aux Etats-Unis, au Brésil et en Israël, banques qui s’effondrent comme des dominos, article 49-3 introduit en France sans vaseline : tout va très bien, Madame la Marquise, puisqu’il y a Franky Vincent, les séries Netflix, le dernier i-Phone, le foot et bientôt les JO… On eut voulu que cela ne fut pas un poisson d’avril.

L’orchestre de Ray Ventura (paroles de Paul Misrahi), Tout va très bien, Madame la marquise, 1935.

J’appartiens à la génération qui a été flouée par le Géant Vert.

Je m’explique. Au début des années 70 (j’étais au collège), sont arrivées les premières conserves de maïs, sous des marques bien « d’cheux nous ». Puis vinrent les boîtes sur lesquelles était écrit : Géant Vert. Chouette ! Il n’y a que les Américains pour faire du maïs géant. Et vert, de surcroît ! J’ouvris la boîte. Damned ! Il était petit et jaune…

Géant Vert n’était que la marque, déclinaison française de Green Giant !

Autre traumatisme générationnel : les petits pois, lors du « fameux » voyage en Angleterre (on a tous fait ce « fameux » voyage en Angleterre), qui nous paraissaient gros, insipides et verts fluo. C’est que nous, Français, ne connaissions pas encore les surgelés ou si peu, et n’étions familiers qu’avec les petits pois en boîte dont taille, couleur et goût étaient différents…

Marque qui nous « enduit » en erreur, histoires de pois… Je n’ose imaginer le traumatisme auquel nous avons échappé. Et si Cassegrain faisait vraiment des pois cassés ? Mais, paradoxe, le paquet* ci-dessous n’existe pas !

*La gueule du paquet (infographié à la va-vite par mes soins) : pas génial !

Autre paquet de produit alimentaire, hommage à Marcel Duchamp :

Et pendant qu’on y est :

Bonus :

Hue, t’es russe ?

-Dernière minute-

L’image de la une de 20 minutes du 22 mars :

Vous avez bien vu (entouré en rouge sur la photo par mes soins) : l’emblème de Pravy Sektor (image complète ci-dessous), le mouvement néonazi ukrainien qui a malheureusement repris du poil de la bête grâce à la « révolution de couleur » Maidan mise en place par les anglo-américains en 2014 !

Il est de bon ton de dire que Pravy Sektor, le bataillon Azov et les adorateurs du collabo ukrainien Stepan Bandera ont une influence confidentielle, n’existent plus, ou sont une invention des complotistes ou des Russes ! Or cette fois, la vérité s’invite et se révèle involontairement en première page ! Sans le vouloir, les médias montrent ce qu’ils ne voulaient pas montrer. Intéressant, non ?

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Métro loufoque – M 8

Il y a 14 lignes de métro en tout. Avec la 8, nous en sommes à la moitié de ce pensum imbuvable selon la Police, génial selon votre serviteur : le métro loufoque (loup-phoque ?). Courage, courage, chers internautes !

La ligne 8 du métro est la plus longue du métro parisien. A une extrémité, au fil des années, la ligne a grignoté laborieusement du terrain : Porte de Charenton, puis Charenton-Ecoles, puis Maisons-Alfort – Les Juilliottes, puis Créteil- Préfecture, et enfin Créteil-Pointe du Lac. De l’autre côté, cette ligne interminable n’a jamais été prolongée, en restant figée à la station Balard.

De plus, ce n’est pas une radiale, mais une gigantesque parabole, qui monte vers le nord pour franchir la Seine puis à nouveau redescendre vers le Sud.

Tout comme la 13, le 8 est équipée du MF (matériel fer) 77, qui fut un mauvais choix. Pour pallier l’affluence, on prit le parti d’augmenter la capacité des voitures plutôt que celle de la cadence entre deux arrêts. D’autre part, ce matériel est sujet à vibrations et la mauvaise conception de ses bogies (les trains de roues) [private joke spécial dédicace Mme Geypatout-Compry] le font crisser de manière atroce dans les virages. De surcroît, sa livrée intérieure bleu foncé était anxiogène et le petit « corner cosy » au fond de chaque voiture était prétexte à regroupement d’une faune particulière (clochards, toxicomanes, fêtards…).

Suivant le principe des autres Métros loufoques, il s’agit de détourner le nom des stations, et d’écrire un petit texte à partir de ceux-ci. On peut aussi faire subir des contraintes au texte, mais ce n’est pas nécessaire.

M 8 : BATARD – LANCELOT-DU-LAC

  • Balard  > Bâtard
  • Lourmel > Lourd miel
  • Boucicaut > Boursicote
  • Félix Faure > Fait l’effort
  • Commerce > Commère
  • La Motte-Piquet – Grenelle > La motte piquait

La grande motte aussi ?
  • Ecole Militaire > Et comme il l’était
  • La Tour-Maubourg > Ca tourne au bout
  • Invalides > Invasion
  • Concorde > Coucourde (sorte de courge)
  • Madeleine > Bas de laine
  • Opéra > Apéro
  • Richelieu-Drouot > Jean-Claude Drouot (Comédien né en 1938. Il jouait dans Thierry-la-Fronde)
  • Grands-Boulevards > Audrey Pulvar
  • Bonne-Nouvelle > Pas de nouvelles
  • Strasbourg – Saint-Denis > Gainsbourg ! Cinq demis !
  • République > Raie publique
  • Filles du Calvaire > Canard colvert
  • Saint-Sébastien – Froissard > Poissard
  • Chemin vert > Citron vert
  • Bastille > Pastille
  • Ledru-Rollin > Leroy-Merlin
  • Faidherbe-Chaligny > Faits d’armes alignés
  • Reuilly-Diderot > Neuilly-l’idiot
  • Montgallet > Mandala
  • Daumesnil > Beau mais nul
  • Michel Bizot > Bisous
  • Porte Dorée > Mordoré
  • Porte de Charenton > Porte des charentaises
  • Liberté > Puberté
  • Charenton-écoles > Charançons et sols
Berk !
  • Ecole vétérinaire de Maisons-Alfort > Ecole disciplinaire
  • Maisons-Alfort – Stade > Vorstadt
  • Maisons-Alfort – Les Juilliottes > Les bouillottes
  • Créteil – L’Echat > Tranquille, le chat
  • Créteil – Université > C’est élu, faire cité !
  • Créteil – Préfecture > C’était des factures
  • Créteil – Pointe-du-Lac > Lancelot-du-Lac
LES PARTITAIRES ELEMENCULES

Michel, ce bâtard, voulait déguster le lourd miel de l’argent. « Quand on boursicote, on fait l’effort », lui dit la commère hélée cinq minutes avant rue Saint-Denis. Bon, la motte piquait. De quoi mettre en rage. Et comme il l’était, il vit que çà tourne au bout. « Que m’arrive-t-il ? C’est l’invasion ? » se demanda-t-il en pensant aux morpions. « Mais non, coucourde, lui dit-elle, ah au fait, tu n’as pas rempli mon bas de laine, monsieur le financier. Avec çà je pourrai prendre l’apéro ».

Pendant ce temps, Jean-Claude Drouot avait un rencard avec Audrey Pulvar. Pas de nouvelles non plus de Gainsbourg ! « Cinq demis ! » lança-t-il désespéré au garçon.

En quittant la raie publique, Michel aurait voulu se prendre pour un canard colvert. A lui la liberté ! Mais il était trop poissard ! Blême comme un citron vert, il prit une pastille et alla se changer les idées chez Leroy-Merlin.

Jean-Claude, lui, pensa à tous ses faits d’armes alignés avant Audrey. Tout y passa : les plans-cul à Neuilly-l’idiot, les appartements tapissés de mandalas, c’était beau mais nul. Tout comme les bisous devant un bibelot mordoré.

Une fois chez lui, toujours Michel porte des charentaises. Il repensa aux morpions : après la puberté, c’est charançons et sols douteux. Il se souvint de l’Ecole disciplinaire dans une banlieue, pardon, presque une Vorstadt, ach ! A présent, c’était plutôt les bouillottes, tranquille le chat !

Pour Jean-Claude, lui, c’était la célébrité comme son pote maire d’une ville du 93. C’est élu, faire cité !

Mais pour Michel, c’était des factures. Il supprima le nom « Jean-Claude » de son agenda et décida, sous amphés, de réécrire Lancelot-du-Lac.

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J’ai perdu le do

« Toi avec tes listes ! » me reproche t-on souvent. Je ne suis pas le seul ! Actualité de ce qui relève des listes :

  • Le billet du blog(ue) – confidentiel par sa parution – Le Blogue du vestiaire, daté du 11 octobre [https://leblogueduvestiaire.blogspot.com/2022/10/parti.html] est consacré à une liste « hénaurme » intime, amoureuse, artistique, un « grenier de la beauté ». Bravo à toi et continue encore d’écrire !
  • Vient de paraître : Eric Desordre, Le Grand Catalogue des livres imaginaires, éditions Unicité. Desordre [sic] fait dans le registre du détournement.
  • Vient de paraître également : Stéphane Mathieu, Catalogue des vaisseaux imaginaires, Editions du Sandre. Il s’agit des bateaux (à voile ou à vapeur, comme on dit) dans la littérature française ou traduite (liste non exhaustive).

Soulages, avec du retard sur l’actualité :

De gauche à droite : Soulages, Malévitch, Klein.

Allez, on rigole, c’est une blague…

On m’a reproché d’être pro-russe et pro-chinois. Mais non, voyons : j’apprends les chansons suivantes aux enfants… avant de les manger ! Ainsi :

J’ai perdu le doo

de ma claa-rinette

Ah, si papa, il savait çà, traa-lala

Iiil- me tap’rait sur les doigts, traa-lala

Au pas Camarade, au pas Camarade, au pas, au pas, au pas !

Arlequin tient saa-boutique

Dessous un grand paa-rasol

Oui monsieur Po

Oui monsieur Li

Oui monsieur Chi

Oui monsieur Nelle

?

Oui monsieur Polii-chinelle !

Rideau (de fer).

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Le Répudent de la Présiblique

[J’avais scanné une photo de palimpseste d’affichage électoral (à la Villeglé), mais il a disparu et je n’ai plus l’image…]

Depuis octobre 2019, au Pays-bas, des milliers d’agriculteurs, forcés d’abandonner leur profession jugée désormais nuisible, ont bloqué les autoroutes. Pas vu à la télévision française. Depuis début septembre, à Prague, des milliers de gens manifestent régulièrement contre l’OTAN, l’inflation et les sanctions envers la Russie, et pour renouer des relations cordiales avec la Russie. Pas vu à la télévision française.

Be-BopA-Lula ! Espérons une nouvelle dynamique en Amérique de sud à la Lula/Chavez/Kirchner/Morales !

Annie Ernaux prix Nobel : légitime ou galvaudé ? Pas galvaudé si ce prix eût été attribué plus tôt. En tous cas, pour comprendre le déterminisme social, Ernaux, c’est sans doute plus vivant et moins indigeste que Bourdieu !

Lors du dernier scrutin présidentiel, vous n’aimiez ni Emmanuel Macron, ni Marine Le Pen ? Ni les autres ? Le mode de scrutin ne vous convenait pas non plus ? Peu importe !

Et si on créait ex nihilo de nouveaux présidents ? Il suffit de couper en deux des bulletins de vote différents, et de réduire les prétendants à l’état de cadavres (ah !) exquis (oh !) !

Certains se prêtent plus à l’exercice que d’autres : plus facile pour Macron, Pécresse et Zemmour, plus difficile pour les autres. Encore un mode de scrutin inique ! Décidément, on y arrivera pas !

Par ce procédé, on obtient :

NICOLAS DUPONT-AMOUR

EMMANUEL MAMOUR

JEAN LAMOUR

JEAN-LUC MELENCHTOU (Quelle salade !)

EMMANUEL MATOU (Raminagrobis ?)

EMMANUEL MACHON (La République en Mâche ?)

VALERIE PETHAUD

VALERIE PEDALGO (nouvel opérateur de vélos en libre-service ?)

VALERIE PEUR

VALERIE PETOU (pétouille ?)

PHILIPPE POUPONT-AIGNAN

On pourrait réaliser le même effet avec les programmes, en mode Ces professions de foi auxquelles vous avez échappé !

Et à propos de président de la République, ce moment dont on ne se lasse jamais :

« Arrêtez ! Arrêtez ! Vous vous êtes trompés ! C’était le président de la République ! » – Louis de Funès et Coluche dans L’aile ou la cuisse, Claude Zidi, 1976.

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Quiz : connaissez-vous Pierre Ferrari ?

Cet été :

Les rediff de Mr Liste

 

Le dénommé Pierre Ferrari fut recteur de l’académie de Metz en 1979, conseiller municipal de Metz en 1983, conseiller général de Moselle en 1985 et conseiller régional de Lorraine en 1986. Il a passé sa vie à ce que dénonçait de Gaulle : la notabilité. Quel grand sportif !

Je suis tombé sur un document que j’avais gardé, et qui concerne l’énième candidature du monsieur, cette fois aux élections cantonales de 1992 (canton de Metz-1). Et ce document s’intitule Connaissez-vous Pierre Ferrari ?

Il s’agit d’un quiz de seize questions pour lesquelles il faut cocher Vrai/Faux. Florilège :

Question : Pierre Ferrari a des enfants. Réponse : Pascal qui a 13 ans et va rentrer en classe de 4ème et Sébastien qui a 12 ans, [Etc. On s’en branle complètement].

Q: Le pot-au-feu est le plat préféré de Pierre Ferrari. R : Il y apprécie la viande de jarret, le bouillon tiré des os à moëlle et les légumes qui l’accompagnent. En revanche il change de plat l’été [en gras (c’est le cas de le dire) dans le texte – c’est un film de J.-P. Mocky avec Michel Serrault ou quoi ?]

Le pot-au-riz de Fer Pierrafeu.

Q : Pierre Ferrari a vu ses mérites reconnus par la République Française. R : Oui, il s’est vu attribuer les insignes d’Officier des Palmes académiques, celles de Chevalier à la fois de l’Ordre de la Légion d’Honneur et de l’Ordre national de Mérite.

Et en plus, il est modeste ! Ah, vraiment, en 1992 les hommes politiques savaient se tenir. On ne verrait plus çà aujourd’hui !

Lors de la publication dans Mr Liste, Je n’avais pas pensé à mettre le document en illustration, puis je l’ai jeté. Pour vous consoler, en voici un autre qui concerne la 2ème circonscription du Rhône pour les législatives de 1997, détourné par mes soins. Il ne s’agit là que du verso je n’ose vous présenter le sort que j’ai fait subir au recto :

Sur ce, à partir du 1er septembre, nous reviendrons au Champouin avec ses articles inédits, ou avec la suite des séries déjà amorcées.

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