Macron mort ?

Cet été :

Les « rediff » de Mr Liste

Avant Le Champouin, marcjoly tenait un blog nommé Mr Liste (http://mrliste.hautetfort.com). Ce dernier a finalement mis du temps pour être bien référencé dans les moteurs de recherche (c’est pas trop tôt), mais sa navigation n’est pas intuitive. Votre serviteur va donc vous proposer pour cette été trois « rediffusions » légèrement retouchées ou actualisées, que vous pourrez consulter comme qui dirait en riplet ou en peau de caste. « Ah, ben pour les vacances, y s’est pas foulé… ». Mais du coup, il n’y aura pas « relâche » au 15 août.

La réélection de notre premier-de-la-classe-tête-à-claques-qui-n’aime-pas-le-peuple-et-qui-enjambe-tout (Parlement, syndicats, collectivités territoriales, présidentielle, législative et partis « qui ne sont pas de gouvernement ») m’oblige à ressortir ce billet à titre provocateur : Macron mort ?

Eh bien, un macron mort, çà existe, marcjoly l’a lu de ses propres yeux !

En effet, « Sur un clavier d’ordinateur, une touche morte (macron mort) peut servir à obtenir les caractères diacrités d’un macron ». Diable !

Et l’on apprend que « Le français n’utilise normalement pas de macron ». On se disait bien qu’on pouvait s’en passer ! Mais l’on précise « sauf pour la transcription de termes étrangers » – et de nous parler du « diacritique conjoining macron« … Voilà donc la raison de l’appétence de notre cher Président pour la langue de la start-up nation ! 

De plus, il y aurait un « diacritique moitié droit de macron ». Il y aurait aussi un « diacritique moitié gauche de macron ». Là, çà m’étonnerait ! Quoi qu’il en soit,  il y a bien un « diacritique macron-grave »

Et j’ai une explication sur la rapidité de la mise en place des « réformes » : il existe un « macron pleine chasse » !

Sous le patronage de Saint-Uber ?

Mieux encore, « en LaTeX, le macron s’obtient par l’instruction ⁄ = ». Qu’en pense Brigitte ?

Tout s’explique : il s’agit en fait d’une norme typographique Unicode. Ainsi, le caractère ā est un a macron, à savoir la lettre a surmontée du signe diacritique ‾. Tout cela est extrait d’un article Wikipédia, à l’entrée « Macron (diacritique) » .

Pour le fun, sachez qu’existent aussi, liste non exhaustive, a crochet en chef (toujours le chef qui enjambe !), a hatchek, a point suscrit (et le peuple n’y a point souscrit), a tilde, a ogonek, a schwa réfléchi, a culbuté (qu’en pense Brigitte ?) et, note d’exotisme, a tchandrabindou.

[Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Macron_(diacritique)]

MACRON (DIACRITIQUE) : voilà un beau titre de manifeste structuralo-prolétarien, qu’Alain Badiou n’aurait pas renié ! A publier chez Maspéro ?

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Happy Birthday to you, Le Champouin !

Ce blog avait deux ans. Avec marcjoly en piste,
Déjà Le Champouin perçait sous Mr liste.

« Putain, deux ans » !

Vous l’aurez compris, cela fait deux ans que Le Champouin existe : çà s’arrose ! Et Macron : putain, encore cinq ans ! Cà ne s’arrose pas.

Je ne vais pas faire un bilan statistique détaillé, mais voici le nombre de vues du présent site (en rose) depuis juin 2020. Le pic de fréquentation a eu lieu pendant le confinement, et j’avais augmenté la périodicité. Des vues, certes mais avec peu d’internautes (en pourpre). Et voilà les détails :

… et nouveau record le 18 mai : 52 vues !

L’ami Ruhaud m’a reproché de mélanger humour, encyclopédie et polémique… J’assume, puisqu’il s’agit d’un blog amoureux (comme la collection des dictionnaires éponymes). J’ai choisi de classer mes rubriques en trois catégories (ce qui apparaît sous le titre à gauche) : « encyclopédie », « atelier d’écriture » et « polémique ».

Alors suivez-vous bien ce blog ? Et qu’en pensez-vous ? Voici pour vous ce petit test :

Le blog écrit par votre serviteur avant Le Champouin s’appelait…

  1. Mr. Lost.
  2. Mr Least.
  3. Mr Liste.

Ce blog est en réalité…

  1. Un ramassis potache de jeux de mots idiots, un Oulipo du pauvre.
  2. Le sous-marin d’un mouvement souverainiste, voire populiste.
  3. Un ovni bloguistique génial.
…Poil au dos !

Combien d’internautes consultent Le Champouin ?

  1. Jeff Bezos et Mark Zuckerberg me l’on dit : c’est une clientèle intergalactique.
  2. Trois : Mme Geypatout-Compry, Mr Rustaud et Mme Laplanche.
  3. Heu, les graphiques ci-dessus, c’est cumulé ou non ?
Mes potes…

Votre rubrique préférée est…

  1. Les couvertures auxquelles vous avez échappé : c’est totalement trash et irrévérencieux.
  2. Dekoikonparle : c’est encyclopédique et instructif. Un exemple pour mes enfants.
  3. Métro loufoque : car le texte composé avec les noms des stations comporte des scènes de cul, comme dans Houellebecq.

Suivez-vous bien Le Champouin ?

  1. Je regarde toujours The Greta Watcher et les articles contre l’islamisme.
  2. Le quoi ?
  3. J’ai bien aimé « l’Aisne, la femelle de l’Ain ».
« Où est ma femme ? »

Eh bien voilà. Y ‘a rien à gagner, sauf ma considération (ou mon mépris).

Et savez-vous quel est le pluriel d’un p’tit-beurre ? Des touyous. Parce qu’« un p’tit-beeeeeurre, des toooouyooooous… »

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Oh, mon Dior !

Vous vous êtes tous jetés dans la gueule du loup : 22 vues pour la rubrique renversante du 1er avril ! Un record !

« Pas la peine de tout rejeter en bloc. Une personne n’est pas un pays. Un président n’est pas une nation à lui tout seul. Une culture est toujours plus grande que le peuple dont elle jaillit, mais sans ce peuple elle n’existerait pas. Alors un peu de nuance ô monde », écrit à juste titre l’autrice du Blogue du vestiaire, ma lectrice « Mme Laplanche » (leblogueduvestiaire.blogspot.com). D’avoir ostracisé les artistes classiques Valerii Guerguiev ou Anna Netrebko est un scandale ! De mettre en veille le programme ExoMars, à cause de la participation des Russes en est un autre. Et puis on a en effet oublié que de grands esprits russes comme Gogol ou Prokofiev étaient ukrainiens. Car il n’y a pas d’Ukrainiens ni de Russes « de souche », mais un peuple souvent « mixte ».

Un dessin dans Marianne : un père de famille bobo qui dit « je vais voir dans le grenier si on n’a pas des trucs russes à boycotter ». Bien vu !

Le ton désagréable de nos échanges avec Moscou est loin des amabilités que nous réservons à nos amis démocrates du Qatar ou de l’Arabie saoudite…

J’ai entendu à la radio l’expression « les Alliés » pour désigner « le bloc occidental ». La France n’a pas déclaré la guerre à la Russie, que je sache.

Pour nous changer les idées, connaissez-vous ce jeu qui consiste à substituer, dans toutes les expressions contenant « coeur », le mot « cul » ? Fou-rires et bonne humeur assurés ! Vraiment, si nous n’avez pas le moral, je vous le recommande ! J’y reviendrai peut-être…

Autre exercice : prendre n’importe quel texte, et finir chaque phrase alternativement par « par devant » et « par derrière ». Succès garanti !

Le tourisme de masse,
c’est quand les gens sucent des glaces
dans la Galerie du même nom !

Mais voici un autre exercice plus subtil, mais pas forcément hilarant : mon lieu de travail est proche du musée des Arts décoratifs, dont la façade (une partie du Palais du Louvre) en rénovation est recouverte d’une gigantesque bâche à la gloire de la marque Dior, une de ces bâches dont les marques suent la vulgarité et l’obscénité d’une culture bling-bling servant de modèle à une génération mondialisée dont les touristes du Louvre et des Champs-Elysées sont les représentants. Il y a pire que Dior : Zalando, sur le chantier du Théâtre de la Ville, exhibait il y a peu en format XXL le sporstwear de style racaille, avec tronches idoines.

Mes collègues féminines semblant malheureusement n’y voir que du second degré, j’ai voulu porter la chose au niveau quelque peu métaphysique (?) :

 

Dieu

Dior*

A la grâce de Dior

*Dior émeut (Nietzsche)

*Dieu aime or (Christian Dieu)

Dieu dit : « or ! »

Dior dit : « heu… »

Dior seul le sait

Dis : « hors Dieu ! »

Dis heu… « DIOR ! »

Dior soit loué !

J’aime Dior partout : sous tous les ciors, dans tous les liors, et même au pior !

Si Dior me prête vie !

RIDEAU.

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Entrevue exclusive avec Charles de Gaulle

De nouveaux lecteurs, assidus je l’espère, de ce blog : les amis Denis Veysset et Yannick Baudry ! A eux d’abreuver ce site de commentaires, histoire que ce ne soit pas toujours la Pacompry, la Laplanche et le Ruhaud…

Nous sommes intimidés et émus : Le Champouin est heureux d’avoir obtenu un entretien avec le général de Gaulle, à l’occasion d’une visite outre-tombe de ce dernier. Le général, avec ses qualités et ses défauts, nous a quelque peu malmenés. Nous reproduisons ici l’intégralité de cette rencontre.

LE CHAMPOUIN [Emus et hésitants] : Mon général, c’est un honneur de nous recevoir. Après cinquante-deux ans d’absence, que pensez-vous de la politique française ?

CHARLES DE GAULLE : Vous ne me demandez même pas ce que je pense du Monde ! Les vieux démons des puissances d’argent ont encore plus de démangeaisons, et les Américains continuent de pousser au crime. Nous sommes à nouveau en plein tumulte des années trente ! Nous avons cédé aux puissances étrangères : c’est la démission du diplomate, et la trahison du militaire. J’avais eu raison de me méfier de l’OTAN. Tout ça pour ça ! [Un temps] J’ai une pensée pour cet Est, mais aussi pour cet Orient qui ne s’est pas simplifié, bien au contraire.

LC : Et les politiques français ?

Ch de G : Franchement, c’est pire que sous la IVe, et je ne vous parle même pas de la IIIe ! Il faut à nouveau donner un coup de pied dans les partis. [clin d’oeil…] Quant aux Français, ils sont naturellement retournés à leurs petites préoccupations, à la défense de leurs petits intérêts, à leurs petites querelles.

LC : Que pensez-vous de Macron ?

Ch de G : Ce gamin, c’est Mitterrand ! Un Rastignac tout en jésuitisme, et la banque Rothschild comme Pompidou. Ceux-là savent tuer le Père ! De toute façon, le centre, ce sont les puissances d’argent.

LC : Et Valérie Pécresse ?

Ch de G : La fonction de président ne sied pas à une femme. Et puis, je crains fort qu’elle soit encore plus libérale que Macron. Toujours les puissances d’argent… Pour paraphraser un de vos slogans : gaullistes partout, gaulliens nulle part !

Les écologistes,
c’est les soviets moins l’électricité.

LC : Et Marine Le Pen ? Çà fait un peu Algérie française, pour vous…

Ch de G : J’ai peu de sympathie pour les familles de millionnaires… Mais vous m’agacez, à la fin, avec votre litanie des candidats à la candidature ! Je suis capable de les citer moi-même ! Mme Taubira, par exemple, même le Parti Radical ne se reconnaît pas dans cette transparence – c’est dire ! Quant à Mme Hidalgo, elle porte de belles robes… Mélenchon ? Il n’est qu’une grande gueule ! Jadot ? C’est un idiot ! Vos « écologistes », c’est les soviets moins l’électricité ! Les candidats que je viens de citer sont tous – vous m’entendez – tous des fossoyeurs de mon grand dessein nucléaire… Seul Roussel et Mme Arthaud me semblent, à défaut d’être réalistes, sensés.

LC : Vous ne nous avez pas parlé d’Eric Zemmour, mon général…

Ch de G : Celui-là est sûr de lui et dominateur … Et puis c’est un Pied-noir : il ne connaît rien à la France industrielle. Mais surtout, il révise l’Histoire. Pour cela, on devrait le fusiller…

LC : Alors, quel aurait été votre candidat idéal ?

Ch de G : Moi-même ! Encore une fois, je dois tout faire dans ce pays, même outre-tombe ! Mais puisque vous insistez, il y aurait ce Georges Kuzmanovic, un vrai souverainiste. Mais il s’y est pris trop tard, et puis, sans argent et avec une presse qui n’aime pas la France… Dans ce pays, on ne favorise que ceux qui sont déjà établis ! A présent, Messieurs, je ne vais pas tarder à me retirer, ce voyage extra-sépulture m’a fatigué. Avez-vous une dernière question ?

LC : Justement, mon général, nous supposons que vous avez reçu d’autres visiteurs…

Ch de G : Evidemment, et les Français ont brillé par leur absence… Et parmi les étrangers, je n’ai reçu que des importuns, des imbéciles et des crapules : Obama, Gorbatchev, Walesa… Ah, il fallait les voir !

LC : Mais les autres ?

Ch de G : Ceux qui sont en place ? Je ne vous aurais rien dit pour des raisons de discrétion, mais rassurez-vous : ils ont tous fait le mort !

[Nous voulions lui parler de la société, d’Histoire, d’économie, des idées et de sujets de fond, mais il fit un geste discret signifiant la fin de l’entretien.]

LC : Merci beaucoup, mon général, c’était un grand honneur…

Ch de G : Vous me l’avez déjà dit.

Cette entrevue imaginaire n’est pas sans rapport avec l’actualité internationale [Cet article est rédigé le 26 février].

Ce blog prend depuis un certain temps une tournure plus polémique (je n’oublie pas le reste), mais on ne peut pas rester dans l’insouciance.

Je recommande à tous le discours de Vladimir Poutine du 24 février, à regarder sur le site de RT News (https://youtu.be/TKIIm2ucrXY). L’Occident en prend, à juste titre, plein la gueule : morgue et arrogance euro-américaine, accords non respectés, entrisme de l’OTAN, mensonges médiatiques de la « communauté internationale », coup d’Etat extérieur néo-nazi en Ukraine… Poutine été très posé et très calme, rien à voir avec un Bolsonaro ou un Trump !

Malheureusement, nous aimons trop le Grand-Frère, comme on dit dans 1984. Une collègue me dit : « Mais il n’y aurait pas un moyen de dire la vérité (selon elle) aux Russes, via l’internet ou autre chose ? » Bien sûr, çà existe : il y a Radio Free Europe/Radio Liberty, organe de propagande américaine, mais il y a aussi… toutes les médias occidentaux. Et bien entendu les Russes ont accès à tout cela. Mais ma collègue ne s’est jamais posé la question de savoir pourquoi le discours de Poutine est si peu disponible sur « nos » médias occidentaux (Mme Michu n’a pas l’internet et ne connaît que RTL et Ouest-France). L’impartialité est le grand principe du journalisme ! Mais pour ma collègue, comme pour la plus grande partie de la population, Poutine est, par postulat et par axiome le méchant, et l’idée de présenter les choses de façon impartiale ne l’a même pas effleuré. C’est lamentable.

Quand on a à ce point lavé les cerveaux, c’est que nous sommes en dictature.

Dernière minute. J’ai sous les yeux Le Parisien du 26, qui titre sans rire, page 14 : « S’informer sans être manipulé ». Ce quotidien, comme les autres journaux, n’a jamais fait allusion au contenu du discours du 24… Juste en dessous, sur la même page, on apprend que le sénateur Laurent Lafon (UDI), ex-conseiller de Marine Le Pen, « a envoyé un courrier au président de l’ARCOM pour demander la suspension de RT France ». Quand Poutine dit qu’il faut dénazifier l’Ukraine…

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Les couvertures auxquelles vous avez échappé (6)

A voir sur Arte en « riplet » : un docu sur Patti Smith (wouah !), poétesse et performeuse plus que « chanteuse », une de ces artistes féministes, comme la plasticienne Nikki de Saint-Phalle*, qui ne se baladaient toutefois pas avec un sécateur dans leur sac à main (je ne vois guère Patti Smith avec un sac à main…). Il est clair que même dans la contre-culture, on était beaucoup plus créatif qu’aujourd’hui…

*Une féministe qui s’appelle Saint-Phalle, çà n’est pas banal !

Voilà, çà commence bien pour l’auteur de ces lignes qui en plus, change de métier pour travailler dans les bibliothèques ! Mais Times are in a Changin’, comme le disait Bob en chantant faux [faire la liste des interprètes qui chantent faux].

Les temps changent et les idé(ologi)es, les obsessions, les enjeux (le mot creux des sociologues et politologues), les auteurs et les livres changent aussi.

Voici une préoccupation des années 30 :

On en a brasillé pour moins que çà !

Quarante ans plus tard, la nouvelle grille de lecture pour tout expliquer :

Disponible aussi en 10/18 : c’est mieux, les pages se détachent, et il n’en reste aucune trace !

Enfin, la prose des nouveaux obsédés encore quarante ans plus tard (et vlan, dans la gueule !) :

Catastrophistes de tous les pays, unissez-vous !

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Les couvertures auxquelles vous avez échappé (5)

Des primaires pour désigner les candidats à la candidature ? Mais, à ce que je sache, c’est aux élus de parrainer des candidats, puis aux Français de choisir ! Il y a plusieurs prétendants pour une même sensibilité (gauche, droite, écolos) voire pour un seul parti ? Eh bien, ledit parti assume ses candidatures multiples ! A ce tarif, il ne reste qu’à mettre en place un Conseil de la Révolution pour désigner les candidats « officiels », comme en République Islamique d’Iran !

Aujourd’hui, il y a des comparateurs pour tout : les aspirateurs, les ordinateurs, les pâtes à tartiner, les agences de voyages, les forfaits box internet, les contrats d’assurance, les restaurants, les pompes funèbres, les masques anti-covid, les sites de rencontre, les partenaires dégotés sur les sites de rencontre, et les comparateurs eux-mêmes. Kelcoût.fr, Kelcoup.fr, Kelcon.fr… Le tout avec force notes voire dénonciations… Et, heureusement, lancements d’alerte.

Les deux principales associations françaises de consommateurs n’ont pas été les pionnières : il y eut avant elles les guides de restaurants, dont le célèbre Michelin (qui n’est plus que l’ombre de lui-même), et le Gault & Millau, qui y a apporté le concept de banc d’essai, y compris pour les produits alimentaires, ce qui fit scandale chez les critiques gastronomiques.

Artefacts culturels (livres, spectacles) mis à part (la critique, quoi !), il s’agissait de comparer des choses que l’on consomme. Mais celles que l’on ne consomme pas ? Peut-on éditer un guide comparatif des idées ? Idées religieuses ou spirituelles, idées morales*, idées économiques, idées politiques…

*A ce sujet, il est aberrant que personne ne s’exprime sur le fait qu’une idée politique ou économique puisse être morale ou non…

Des médias qui, au mieux dénoncent, au pire font la leçon, il y en a, la presse française appartenant aux Bolloré, Lagardère, LVMH, etc. D’autres se lancent dans le « débat » ou le « décryptage », qui sont des faux-nez. Et si on tentait des bancs d’essai ou des comparatifs en la matière ? [Nota : il n’y a aucune hostilité envers les deux magazines parodiés ci-dessous.]

En voici un dont cette rubrique trash a le secret :

Et un autre :

Au point où en est…

Les couvertures auxquelles vous avez échappé (4)

Hebdomadaire pendant le confinement

SPECIAL POCHETTES DE DISQUES

Ce numéro des Couvertures auxquelles vous avez échappé est, à l’approche d’un Noël que j’espère plus gibertien (par exemple) qu’amazonien, un spécial pochettes de disques.

La pochette de disque eut son heure de gloire avec le 78 tours : gros plan d’un Caruso empâté, ou photo de groupe de Ray Ventura et ses Collégiens.

Avec le 33 tours, on eut droit aux belles silhouettes de chefs d’orchestre sur fond noir sur lesquelles se détachait l’étiquette jaune de Deutsche Grammophon, ou bien une photo de groupe (encore) de personnages célèbres : l’album Sgt Pepper’s Lonely Heart Club Band des Beatles.

Les 45 tours furent moins imaginatifs : destinés à ne durer qu’une saison de hit-parade, et se contentant du portrait de l’artiste en minet avec un sourire idiot.

Le CD sonna le glas des pochettes : le support présente une surface trop restreinte, surtout pour les rééditions ! Et puis les maisons de disques rognent sur tous les coûts : plus de photographies ad hoc (on puise dans une banque d’images), encore moins de dessins, plus de livret à rédiger et fabriquer…

Je vous propose aujourd’hui deux pochettes, évidemment réalisées par mes soins. Je ne vous dis rien et vous laisse seulement découvrir celle-ci d’abord :

Et voici l’autre, totalement différente, bien sûr :

Oui, je sais : …peut en cacher un autre.

BONUS

Ces chanteurs auxquels vous avez échappé :

Hugo Frey

Henri Caumacias

Michel-Paul Nareff

Quand j’étais petit, je les écrivais comme çà !

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Fromage et défiscalisation

PENDANT LE CONFINEMENT, CE BLOG PARAITRA CHAQUE SEMAINE

Peu ou prou, le présent blog a six mois (areu !). Par rapport à l’ancien (http://mrliste.hautetfort.com), celui-ci, à périodicité équivalente, est plus vu.

Le graphique sur la droite montre, sur six mois, le nombre de vues (en rose) et le nombre de visiteurs (en brun). Mais ne vous reposez pas sur vos lauriers, la répartition par semaine donne ceci :

Il y a eu en tout 125 visiteurs et 226 vues, dont 141 de France métropolitaine, 66 de Chine, 14 des Etats-Unis, 2 de Singapour, 2 de Monaco et 1 de Guadeloupe. Je soupçonne la plupart de naviguer sous VPN, c’est-à-dire sous localisation fictive, toutefois, les connexions chinoises se font via Baidu.

J’ai d’autre part 7 abonnés, dont l’ami Ruhaud, et Brice Auffoy (http://bricea.home.blog) à travers son blog La Page et la Chambre, site littéraire dont j’avoue ne pas m’y être trop intéressé jusqu’ici, mais je vais m’y plonger. Le peu que j’en ai lu avait un goût de revenez-y !

Que dire de ces « stats » ? C’est très très peu car je ne fais pas de billet quotidien, comme certains, mais une tendance s’amorce. Et je demande aux visiteurs occasionnels de ne pas être passifs : laissez des commentaires et faîtes connaître ! Blog trop intellectuel (j’essaie de relever le niveau) ou trop potache ? Trop ou pas assez dans une « ligne du Parti » ? Vous êtes aussi trop exaspéré, ou ravi, de mon obsession textuelle des listes (on ne se refait pas). Commentaires SVP !

En réalité, ce n’est pas de cela dont je voulais vous entretenir. L’actuel ministre de l’Agriculture est à l’origine d’une loi obligeant les camemberts (à propos de statistiques) à ne pas se contenter de la mention « fabriqué en Normandie » (on fabrique dans cette région bon nombre de « plâtres » industriels infâmes sous cette mention, avec du lait polonais ou autre), mais à mentionner, si c’est le cas, l’appellation d’origine protégée, elle seule étant la preuve d’un vrai camembert.

Ce ministre s’appelle… Julien Denormandie (né, comme son nom ne l’indique pas, à Cahors). Franchement, çà ne s’invente pas !

Mais je n’avais pas l’intention de parler de camemberts. Julien Denormandie a été aussi ministre de la Ville et du Logement, et est aussi à l’origine d’un de ces « dispositifs immobiliers défiscalisants » dont seule la France moisie des petits épargnants et des would-be notables a le secret. Malgré le mot « logement » dans l’intitulé du ministère, ce dispositif, comme tous les autres, a été concocté pour les investisseurs, comme on dit en novlangue libérale. C’est-à-dire ni vous, ni moi.

A la base, le fameux Malraux. Qu’est-ce que le plus littéraire et le plus idéaliste des ministres gaulliens est allé faire dans cette galère ? Il est vrai que le dispositif était destiné aux centres anciens présentant un patrimoine historique riche.

En 1996, apparut le Périssol. Ambigu, tout de même. Le mot évoquait un peu le soleil (parasol, tournesol…), pour peu, on y buvait le Ricard. Mais quand même quelque peu périssable, voir périlleux… L’investissement risqué, quoi !

En 1999 vint le Besson neuf. Pas Luc, ce beauf à la Dupont-Moretti, mais Eric, une de ces personnalités au look de cadre dont on dit : « Profession : libéral ». Et il est neuf, flambant neuf : le Lecanuet des temps modernes…

Patatras, en 2003 : le Robien classique. Un Robien ne peut être que classique : d’ailleurs, on dit Gilles de Robien. Les gens à particule, ils sont tous à l’UDF, ils sont les chantres du centre, comme Giscard. Mais comme si çà ne suffisait pas vint en 2006 le temps du Robien recentré, çà ne s’invente pas !

La même année, coup double avec le Borloo neuf et le Borloo ancien. Neuf peut-être mais chiffonné et pas peigné !

En 2009 : le Scellier. Çà fait sérieux, notarial, entre cave à vin et enveloppe scellée – la province patrimoniale, style Bordelais.

Quatre ans plus tard vit apparaître le Duflot… ou le Duflop, car il a fait un bide. Et coucou, voilà mon Pinel. Pas de gros mots, s’il vous plaît ! Pinel aura-t-il guéri la névrose défiscalisatoire ? Mais je confonds avec Philippe Pinel (1745-1826), l’un des pères de la médecine mentale moderne.

A propos, d’ailleurs, de cerveau qui disjoncte et de connections qui ne se font pas, voici le Cosse ancien, qui remplace le Borloo ancien, et nous aboutissons en 2018 au Pinel recentré

Tout çà, tout çà pour accoucher l’année dernière du Denormandie. C’était laborieux…

Et j’apprends qu’existe aussi le Censi-Bouvard !

Qu’en pense Pécuchet ?

Comme quoi fromage et défiscalisation, çà n’est pas toujours la Suisse !

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Prie-Dieu pour dormeur seul

Je viens de lire de Sigmund Freud : Le mot d’esprit et sa relation à l’inconscient (Folio Gallimard, 1988 – traduit de l’allemand par Denis Messier).

Votre serviteur n’a pas tout compris, et la lecture est parfois pénible, surtout quand Freud essaie d’expliquer un mot d’esprit ou une histoire drôle. Comme dirait Coluche : « Oui, je sais, même en Suisse, elle a pas marché ».

Le célèbre barbu a recueilli un corpus de mots d’esprit, traits d’esprit, contrepèteries, charades, histoires drôles, et en particulier, évidemment, blagues juives. Le tout bien entendu en allemand, et le traducteur a fait comme il a pu !

« Oui, je sais :
même en Suisse, elle a pas marché ».

  • Coluche

Je n’ai pas reproduit ici de Yiddishe Vitze, elles sont connues, et il existe plein de recueils à ce sujet [Lire entre autres Leo Rosten, Les Joies du Yiddish, Calmann-Levy, 1994 ; Marc-Alain Ouaknin, Dory Rotnemer, La bible de l’humour juif (1 et 2), Ramsay, 1995 et 1997]. Voici un florilège des autres blagues citées dans le livre de Freud, que j’ai  choisi d’illustrer par Dubout :

Freud présente le Witz (plus qu’une histoire drôle, une substantificque moelle), comme étant spécifiquement allemand, alors que c’est typiquement Jüdisch mitteleuropäisch ! En fait, un bon Witz doit provoquer, vers la fin, un « aha ! », preuve qu’une magie s’opère… 

Quoi ! vous êtes marié ?

– C’est vrai. Epousantable, mais vrai. 

La vanité ? Oui, c’est l’un de ses quatre talons d’Achille.

Le couple X vit sur un assez grand pied. Aux dires des uns, le mari, ayant gagné pas mal d’argent, disposerait maintenant d’un joli petit matelas ; selon d’autres, la femme, ayant disposé d’un joli petit matelas, aurait gagné pas mal d’argent.

Un des premiers actes de Napoléon III après son accession au pouvoir fut confisquer les biens de la maison d’Orléans. On fit, à cette époque, l’excellent jeu de mots suivant : « C’est le premier vol de l’aigle ».

Heine, à propos d’une dame complaisante : « Elle ne pouvait se résoudre à refuser, à rejeter, à éliminer quoi que ce soit, si ce n’est ses urines ».

Un adjudant à un appelé n’éprouvant aucun goût pour le service militaire : « Ecoute, achète-toi un fusil et installe-toi à ton compte ».

Je m’étonne que les chats aient le pelage percé de deux trous à l’endroit précis où se trouvent leurs yeux.

Frédéric le Grand entend parler d’un prédicateur qui a la réputation d’avoir commerce avec les morts. Il le fait venir et lui demande : « Pouvez-vous évoquer les esprits ? » L’homme répond : « Sire, je suis à vos ordres. Mais eux ne veulent pas venir ».

Cette épigramme de Lessing :

A ce qu’on m’a raconté,

Cette bonne Galathée

Se teint les cheveux en noir ;

Toute autre est la vérité,

Car ils étaient déjà noirs

Quand elle les a achetés.

Eine zweischläfrige Frau (une femme à deux places).

Ein einschläfriger Kirchenstuhl (un prie-Dieu pour dormeur seul).

– Comment s’appelle un cannibale qui a dévoré son père et sa mère ?

– Un orphelin.

– Et quand en plus, il a dévoré tous ses autres parents ?

– Un légataire universel.

Et enfin, ma préférée :

Cette jeune fille me fait penser à Dreyfus. Les militaires ne croient pas à son innocence.

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Les couvertures auxquelles vous avez échappé (3)

NB : retrouvez les deux premiers articles de cette série de « couvertures » sur http://

mrliste.hautetfort.com

On a vu ces dernières années fleurir de nouveaux « concepts éditoriaux ». Ainsi la collection : le schmilblick pour les Nuls (First), déclinaison française de l’américaine For Dummies. Je dois l’avouer, je n’ai jamais lu un ouvrage de la collection, sauf dans le domaine de l’informatique : Windows® (toutes les versions y sont passées), Excel®, l’ordinateur portable. L’humour américain est traduit littéralement, et çà tombe à côté. Un ami m’ayant persuadé que Linux® était le Graal, j’ai acheté le livre et n’ai absolument rien compris.

Autre concept : le schmilblick expliqué à ma fille (Seuil). Recette : prendre un auteur « sage » et consensuel : Frédéric Lenoir, Hubert Reeves, Tahar ben Jelloun (on a échappé à Yann-Arthus Bertrand, Jean-Claude Carrière, Eric-Emmanuel Schmitt…) et lui commander un ouvrage sur un thème galvaudé (climat, racisme, mondialisation) mais permettant de laver le cerveau des fameuses générations futures

Les Dictionnaire amoureux (Plon) du schmilblick, eux, sont beaucoup plus intéressants, car justement plus subjectifs et moins consensuels. Ils sont écrits par des passionnés, pas par des serveurs de soupe.

Enfin, les Anti-manuel (qui ne constituent pas une collection – le titre est juste repris pour certains ouvrages) du schmilblick sont des rafraîchissements dans notre pays, car vont à l’encontre de la tradition académique, où la pensée doit s’adapter à la norme et donner la bonne réponse. C’est Claude Duneton qui a inauguré les anti-manuels avec celui de français (C. Duneton et J.-P. Pagliano, Seuil, 1978).

C’est l’occasion de tester de nouveaux détournements :

D’abord, celui-ci :

L’actualité nous a fait échapper au Dictionnaire amoureux de l’inceste, ou de la Shoah…

Et celui-là, dont l’auteur est peut-être sage, mais pas consensuel et encore moins galvaudé :

Le pauvre ! Mais comment cela se peut-ce ?

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