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Des nouvelles du front :
Ce blog compte une nouvelle lectrice : Mme Fridigearium. Standing ovation !
Un M. Cottiè me dit : « J’en ai assè de voir Ă©crit mĂ©langes scientifiques. OĂą sont-ils ? » RĂ©ponse : cher ami, des considĂ©rations linguistiques ou gĂ©ographiques sont-elles scientifiques ? Et puis un blog mène toujours lĂ oĂą on ne veut pas aller !
Une fidèle et charmante lectrice, Mme Laplanche, s’insurge du traitement que j’ai infligĂ© au football. Je rappelle que mes Ă©crits sont aussi polĂ©miques… Je ferai ultĂ©rieurement un billet consacrĂ© Ă cette question, et Ă la manière dont la polĂ©mique est perçue en France.
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Aujourd’hui, une nouvelle rubrique ! Celle consacrĂ©e aux textes de marcjoly, car votre serviteur Ă©crit des textes, des poèmes, et mĂŞme des chansons !
Ecrire… Tout un continent… Et le sentiment de culpabiliser car on a tous le prĂ©texte de ne pas avoir le temps. Plus les injonctions de l’entourage : « mais tu devrais Ă©crire ! » – SpĂ©cial dĂ©dicace (tiens, un terme qui concerne les Ă©crivains !) : Etienne Ruhaud, Christophe Cottier et Eric SauzĂ©, trois connaissances qui manient la plume.
Vintage ! Le texte qui suit date de 1992 ! C’est un texte polĂ©mique (Ă ces mots, dix internautes français rĂ©silient leur abonnement) et politique, Ă©crit dans le contexte de la signature du traitĂ© de Maastricht. Il doit ĂŞtre chantĂ© sur l’air du Testamour de Jacques Dutronc.
Ce n’est pas que j’aime Dutronc ce cynique, ni Lanzmann son parolier, mais cette chanson m’Ă©tait venue Ă l’esprit je ne sais comment, et je l’avais Ă©crite en vingt minutes. J’avais reproduit l’esprit des jeux de mots du texte original.
Ma chanson qui, hors du contexte du moment, tombe Ă cĂ´tĂ©, mĂ©rite des explications. Dans ce « BĂ©bĂŞte show« , il y a quelques personnages que les moins de trente ans ne peuvent pas connaĂ®tre.
« Je laisse Tonton Ă Tata. Je laisse Jack Lang Ă Tonton » : je demande de l’indulgence par rapport Ă ce dont on pouvait rire autrefois mais plus maintenant. Sous le jeune homme insouciant de 31 ans que j’Ă©tais perçait dĂ©jĂ l’horrible mâle blanc hĂ©tĂ©ro cisgenre de près de 60 ans que je suis…
« Je laisse […] Mickey Ă Bush » : c’Ă©tait la construction d’EuroDisneyland. La population avait bien mordu Ă l’hameçon. Du coup, il Ă©tait impossible, dans la conversation, d’ĂŞtre contre : « Mais çà va crĂ©er des emplois ! », hurlaient les gens…
« Chirac et ses odeurs » fait allusion Ă la malheureuse phrase de ce dernier sur les immigrĂ©s : « …sans compter les odeurs ».
« Je laisse Tapie Ă … didas » : faut-il rappeler que Nanard avait rachetĂ© Adidas pour une bouchĂ©e de pain pour le pressurer et le revendre (sa spĂ©cialitĂ©) ?
Maxwell, c’est Robert Maxwell, un magnat de la presse britannique et agent d’influence ultra libĂ©ral et europĂ©iste. Il s’Ă©tait donnĂ© une image de philanthrope, grâce Ă la fondation qui porte son nom, navire amiral de ses nombreuses entreprises basĂ© au Liechtenstein. « Tout au long de son parcours, il s’est montrĂ© un dirigeant aux pratiques malsaines » dixit WikipĂ©dia qui, refusant de se mouiller, ajoute sans rire : « rĂ©f. nĂ©cessaires ». Ă€ 68 ans, Maxwell chuta « malencontreusement » de son yacht alors qu’il Ă©tait au large des Canaries…

Paretti, c’est Giancarlo Paretti, l’ancien dirigeant du CrĂ©dit Lyonnais au moment de « la » fameuse affaire impliquant cette banque.
« BalcĂ©ro » est Leszek Balcerowicz, qui a infligĂ© la « thĂ©rapie de choc » libĂ©rale Ă la Pologne après la chute du communisme pour rĂ©cidiver en Ukraine.
Jean Monnet n’Ă©tait Ă©videmment plus d’actualitĂ©, sauf dans la tĂŞte des « centristes », nom de code pour dĂ©signer les mon(n)Ă©taristes obsĂ©dĂ©s de la dette, Ă savoir notamment Barre comme Delors.
LE TESTAMENT DES MAASTRICHEURS Je laisse Tonton à Tata. Je laisse Jack Lang à Tonton. Je laisse Cresson à sa botte, Le Pen à son oeil, Bush à oreille Et Mickey à Bush. Je laisse un Rocard, sinon rien. Je laisse Giscard à son destin. Je laisse Chirac à ses odeurs, Villiers à la Vendée, La Vendée aux Deux-Sèvres Et Seguin à sa chèvre. Oui, de Maastricht faisons le testament, le testament de ce texte imbécile. Oui, de Maastricht faisons le testament, Le testament de ces idiots utiles. Je laisse Béré à Govoy. Je laisse Tapie à ... didas. Je laisse Maxwell à Marbella, Paretti au Lyonnais, Le lion à Belfort Chevènement je ne sais où. Je laisse la Pologne à Balcéro. Je laisse Havel à la Tchéco. Je laisse Thatcher à un tas de choses, Jean Monnet au fric, Barre à la monnaie Et Delors en Barre. Oui, de Maastricht faisons le testament, Le testament de l'Europe-zizanie. Oui, de Maastricht faisons le testament, Le testament de ces odieux nazis !
Texte gĂ©nial selon les organisateurs, affligeant selon la police ! BrĂ»lot politiquement mĂ©chant ou candeur crasse de l’auteur ? Boby Lapointe en herbe ou bien torchon potache ? A vos commentaires ! ♦




















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