
Entamons les Abel !
Désolé de gâcher vos vacances, mais pendant ce temps, les « affaires » continuent :
L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), l’organisme de surveillance nucléaire censé être neutre, a admis après les attaques israéliennes (et avant les attaques américaines) que l’Iran ne fabriquait pas de bombe, bien que son directeur Rafael Grossi ait affirmé dans une résolution le 12 juin, juste à temps pour fournir à Israël un prétexte pour attaquer*, que l’Iran avait « violé » certaines dispositions. Mais, ainsi que l’a déclaré l’ancien analyste et diplomate britannique, le bien nommé Alastair Crooke sur Conflicts Forum’s Substack du 20 juin, cette résolution sortait tout droit du logiciel de l’AIEA, la plate-forme Mosaic établie par… la société d’analyse des données Palantir, un « machin » faisant partie de l’ « Etat profond » étasunien, fondé par le suprémaciste Peter Thiel**! A tous les coups çà marche, cf. le tube d’anthrax naguère brandi par Colin Powell, ou bien l’affirmation selon laquelle l’armée irakienne était la troisième du Monde, ou encore le prétendu refus du Japon de capituler en 1945, alors que des négociations étaient déjà entamées par le truchement du Vatican. Cela valait bien une petite bombe nucléaire, n’est-ce pas ? En tous cas, David Sacks responsable des « cryptos » à la Maison-Blanche, Elon Musk conquistador de la tech sans la dimension de nouveaux principes physiques, et notre Peter Thiel qui avec Palantir dispose d’un quasi-monopole des données sensibles, ont un point commun : tous trois originaires d’Afrique du Sud, ils ont été élevés dans une idéologie d’apartheid…
*Souligné par nous.
**Palantir est également fournisseur de notre DGSI. Faiblesse de la France ou bien allégeance ?
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Power. Les 48 lois du pouvoir. Vendu à 200 000 exemplaires en France, ce guide de Robert Greene pour devenir tout-puissant dans le business a été l’un des ouvrages les plus commandés, grâce au Pass Culture, par les lycéens...
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LA LISTE DU JOUR (extraite de Joseph Kessel, L’Armée des Ombres, Charlot, 1943) :
" Le temps passe.
Je me suis amusé à dresser de mémoire la liste des journaux clandestins que je connais.
L'Avant-Garde,
L'Art Français,
Bir-Hakeim,
Combat,
L'Ecole Laïque,
L'Enchaîné du Nord,
L'Etudiant Patriote,
France d'abord,
Franc-Tireur,
Le Franc-Tireur Normand,
Le Franc-Tireur Parisien,
L'Humanité,
L'Insurgé,
Les Lettres Françaises,
Libération,
Libérer et Fédérer,
Le Médecin Français,
Musiciens d'aujourd'hui,
Pantagruel,
La Père Duchesne,
Le Piston,
Le Populaire,
Résistance,
Rouge Midi,
Russie d'aujourd'hui,
L'Université Libre,
Valmy,
La Vie Ouvrière,
La Voix du Nord,
La Voix de Paris,
La Voix Populaire "
Cela vaut quelques commentaires. Le Père Duchesne fut le titre de plusieurs journaux concurrents pendant la Révolution. Combat cessa en 1974. Titres toujours existants : L’Humanité fondée par Jean Jaurès en 1904, La Vie ouvrière (« organe » de la CGT) fondée par Pierre Monatte en 1909, La Voix du Nord ainsi que Les Lettres françaises. Libération (fondé en 1927 !) s’éteignit en 1945 et le titre fut racheté en 1973 par Serge July et Jean-Paul Sartre. Quant au titre Franc-Tireur, éteint en 1945, il fut racheté en 2021 par Daniel Kretinsky, avec Caroline Fourest, transfuge de Marianne à la rédaction..
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Notre Oeil de Paris va aujourd’hui aborder les Abel. Et le premier d’entre tous : Abel tout court. Il ne s’agit pas du frère de Caïn*, mais du mathématicien norvégien Niels Henrik Abel (1802–1829). La rue Abel va commençant boulevard Diderot et finissant rue de Charenton. Elle se situe dans l’emprise pentagonale de l’ancienne prison de Mazas, où se trouve une autre rue dédiée à un mathématicien : Michel Chasles.
*Ni de l’émir Abel, très connu en Lorraine…
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On y trouve de beaux immeubles post-haussmanniens.
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Dans le détail : beau motif de mosaïque décorative.
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Un autre style…
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Une HBM des années 1910-1920 avec son porche ouvragé.
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Celui-là, récent, n’est pas mal non plus.
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La rue est traversée par le viaduc des Arts.
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Une perspective sur la gare de Lyon qui est une invitation au voyage, avec de surcroît le Big Ben du pauvre…
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Conclusion.