
Rue de l’Abbé-Gillet
Rue de l’Abbé-Grégoire
Dans Marianne du 26 octobre, une entrevue (comme dirait Ardisson) avec Albert Dupontel. Bof… Toutefois, il s’avère que le bonhomme n’est pas inintéressant : « […] je n’aime pas le football […] ce sport est une sorte d’euthanasie populaire », « Je n’ai plus la télévision depuis vingt-cinq ans. C’est une source d’anxiété en moins dans ma vie », « Je suis tombé récemment sur un discours lumineux de Charles de Gaulle consacré à la question du capital. […] ce discours-là ne s’inscrivait dans aucune case. Le genre de discours qui nous manque cruellement aujourd’hui ».
Le besoin urgent d’illibéralisme que réclame notre société fait que beaucoup (re)découvrent de Gaulle. Surtout de la part d’anciens « gauchistes » : l’ex-mauroyiste Franz-Olivier Giesbert, l’ex-guerillero (de salon ?) Régis Debray, l’ex-mitterrandien Max Gallo et l’ex-libertaire Michel Onfray dont le dernier hors-série de sa revue Front Populaire s’intitule Quoi de neuf ? de Gaulle ! Ce quarteron mènerait-il, selon la novlangue orwellienne, une « croisade mettant en péril l’équilibre du rêve européen et des valeurs universelles de la démocratie en creusant ainsi le gouffre de la dette, participant là-même à la montée des extrêmes » ?
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LA LISTE PEREC DU JOUR :
"[...]il lui donna des explications techniques avant de lui faire visiter le Manoir à l'envers [...], le Palais lumineux [...], le Globe céleste, le Palais du Costume, le Palais de l'Optique [...], les Dioramas du Club Alpin, le Panorama transatlantique, Venise à Paris et une dizaine d'autres pavillons."
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Le numéro précédent de cette rubrique était consacré à la Place de l’Abbé-Georges-Hénocque. Je viens d’apprendre que c’est là que le militant d’extrême-gauche Pierre Goldman* (frère de Jean-Jacques) avait été assassiné en 1981. Pas de plaque commémorative : nous sommes dans le 16ème arrondissement, çà ferait mauvais genre !
*On notera qu’il fut une époque où l’extrême-gauche trotkyste, prolétarienne ou libertaire, n’était pas antisémite comme aujourd’hui. Elle comptait ainsi parmi ses rangs Alain Krivine, Daniel Bensaïd, Daniel Cohn-Bendit ou Pierre Goldman…
Aujourd’hui une rue consacrée à un autre abbé. Qui était l’abbé Gillet ?

Scrogneugneu ! Au fait cette rue se situe commençant avenue Alphonse XIII et finissant rue Jean Bologne (13ème arrondissement).
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Le début de la rue, en équerre, n’a aucun intérêt, mais la suite donne un air de village…
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…avec son clocher !
Quant à l’abbé Grégoire, on ne le présente plus. On notera que la rue de ce prêtre « de gauche » est proche de ce bastion « catho » qu’est la rue de Sèvres (rue de l’Abbé Grégoire : commençant rue de Sèvres, 75 et finissant rue de Vaugirard, 92).

On peut arriver à lire « sous-station Vaneau ». Je pensais que c’était une de ces anciennes stations d’alimentation électrique pour le métro, mais Jean Tricoire, Un siècle de métro en 14 lignes – de Bienvenüe à Météor, La vie du Rail, 1999, ne la mentionne pas. Il s’agit donc d’un ancien transformateur électrique sans rapport avec la RATP.
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Ce que c’était naguère (écoles techniques), et ce que c’est aujourd’hui, à savoir l’école Ferrandi, la « grande école » de cuisine.
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Un coin peint en blanc, c’est moins terne…
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Pas mal !
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Très belle verrière façon Art déco. On notera que l’hôtel s’appelle de manière faussement authentique « Saint-Grégoire », allusion à l’abbé Grégoire…
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Dommage qu’il n’y ait plus d’enseignes anciennes à Paris, ni ailleurs… Par contre, certaines enseignes modernes sont du genre « réponse à tout ».
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Que faut-il en penser ?
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Nourritures terrestres (de deux établissements différents). A droite, çà ressemble à du welsh rarebit (revisité avec du curcuma ?)…
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On remarquera que l’hôpital Laënnec n’est pas loin.
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En donnant vers la rue de Sèvres, curieusement la rue de l’Abbé-Grégoire se rétrécit et permet d’entrevoir les toits en tuiles des anciens bâtiments de l’hôpital Laënnec.
A suivre…



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