Quiz : connaissez-vous Pierre Ferrari ?

Cet été :

Les rediff de Mr Liste

 

Le dénommé Pierre Ferrari fut recteur de l’académie de Metz en 1979, conseiller municipal de Metz en 1983, conseiller général de Moselle en 1985 et conseiller régional de Lorraine en 1986. Il a passé sa vie à ce que dénonçait de Gaulle : la notabilité. Quel grand sportif !

Je suis tombé sur un document que j’avais gardé, et qui concerne l’énième candidature du monsieur, cette fois aux élections cantonales de 1992 (canton de Metz-1). Et ce document s’intitule Connaissez-vous Pierre Ferrari ?

Il s’agit d’un quiz de seize questions pour lesquelles il faut cocher Vrai/Faux. Florilège :

Question : Pierre Ferrari a des enfants. Réponse : Pascal qui a 13 ans et va rentrer en classe de 4ème et Sébastien qui a 12 ans, [Etc. On s’en branle complètement].

Q: Le pot-au-feu est le plat préféré de Pierre Ferrari. R : Il y apprécie la viande de jarret, le bouillon tiré des os à moëlle et les légumes qui l’accompagnent. En revanche il change de plat l’été [en gras (c’est le cas de le dire) dans le texte – c’est un film de J.-P. Mocky avec Michel Serrault ou quoi ?]

Le pot-au-riz de Fer Pierrafeu.

Q : Pierre Ferrari a vu ses mérites reconnus par la République Française. R : Oui, il s’est vu attribuer les insignes d’Officier des Palmes académiques, celles de Chevalier à la fois de l’Ordre de la Légion d’Honneur et de l’Ordre national de Mérite.

Et en plus, il est modeste ! Ah, vraiment, en 1992 les hommes politiques savaient se tenir. On ne verrait plus çà aujourd’hui !

Lors de la publication dans Mr Liste, Je n’avais pas pensé à mettre le document en illustration, puis je l’ai jeté. Pour vous consoler, en voici un autre qui concerne la 2ème circonscription du Rhône pour les législatives de 1997, détourné par mes soins. Il ne s’agit là que du verso je n’ose vous présenter le sort que j’ai fait subir au recto :

Sur ce, à partir du 1er septembre, nous reviendrons au Champouin avec ses articles inédits, ou avec la suite des séries déjà amorcées.

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Voies publiques

Cet été :

Les « rediff » de Mr Liste

Le Parisien avait publié en 2019 son neuvième hors-série Histoires de Paris, consacré cette fois au Paris des Trente Glorieuses. A ce sujet, je vous recommande ma rubrique (sur Le Champouin) Je me souviens. D’autre part, la longue série L’oeil de Paris (idem) amorcée il y a peu m’incite à republier ce billet :

Entre le 23 novembre 1936 et le 26 octobre 1938, Raymond Queneau posa quotidiennement aux lecteurs de l’Intransigeant trois questions consacrées à Paris. Exemple : « Où peut-on voir un immeuble « modern’ style » dont l’architecture « rappelle la gloire du sapin neigeux » ? » – réponse : « 40 cours Albert-Ier, sur les plans de R. Lalique », ou encore : « Combien y avait-il d’édifices religieux à Paris en 1789 ? » – réponse : « 160 églises et chapelles, 11 abbayes et 123 couvents ».

Folio (Gallimard) a édité en 2011 l’ensemble de ces questions et de leurs réponses sous le titre Connaissez-vous Paris ?, malheureusement dépourvu d’index, défaut bien français de nos éditeurs, ce qui fait qu’une fois le livre lu, on ne peut plus le consulter…

Quoi qu’il en soit, c’est l’occasion de découvrir des noms de rues, avenues ou impasses totalement inconnues jusque là.

Raymond Queneau

Dès le 3 janvier 1937, Queneau apporte la précision suivante à ses lecteurs (cela ne concerne pas que Paris, comme on pourra le deviner) :

« Voici sous quelles dénominations différentes peut être désignée une voie publique ou privée : rue, passage, avenue, impasse, square, place, villa, cité, boulevard, cour, quai, pont, port, allée, galerie, sentier, porte, chemin, sente, faubourg, ruelle, rond-point, hameau, jardin, péristyle, parc, carrefour, cours, gare, marché, chaussée, bourse, halle, route, bois, palais, arcade, carré, entrepôt, escalier, esplanade, palacio, passerelle, pavillon, portique, voie« .

Palacio…

Certaines sont courantes, d’autres moins, et d’autres encore nous paraissent improbables. « Chaussée » est utilisé dans le Nord et en Belgique (au départ, une voie romaine). Il manque « cours » au masculin et avec un s, et « mail », répandus dans le Midi.

« Bourse » ou « passerelle », c’est original ! « Péristyle » ou « palacio » dans une adresse, çà a de la classe ! « Ruelle » ou « entrepôt » , beaucoup moins …

BONUS :

Et c’est plus fort que moi. J’ai envie de le faire en mode (comme disent les jeunes) jeu de mots pouvant servir de base à un atelier d’écriture à ma sauce :

Rue Tabagat, passage Pham, avenue Acade-et-Mique, impasse Parretou, place Hébault, cité Gueyridon, cour Bouillon, quai Keth, pont Levy, port Nograff, allée Leyvert, galerie Golleau, chemin Deferre, faubourg Herrat-Tatame, hameau Depasse, jardin Donnot, péristyle Ampoulay, carrefour Hapidzat, Cours Sanssac, gare O’Goryll, chaussée Haumoine, carré Duccut, entrepôt Delapin…

Villa Mentable…

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