Avant Le Champouin, marcjoly tenait un blog nommé Mr Liste (http://mrliste.hautetfort.com). Ce dernier a finalement mis du temps pour être bien référencé dans les moteurs de recherche (c’est pas trop tôt), mais sa navigation n’est pas intuitive. Votre serviteur va donc vous proposer pour cette été trois « rediffusions » légèrement retouchées ou actualisées, que vous pourrez consulter comme qui dirait en riplet ou en peau de caste. « Ah, ben pour les vacances, y s’est pas foulé… ». Mais du coup, il n’y aura pas « relâche » au 15 août.
La réélection de notre premier-de-la-classe-tête-à-claques-qui-n’aime-pas-le-peuple-et-qui-enjambe-tout (Parlement, syndicats, collectivités territoriales, présidentielle, législative et partis « qui ne sont pas de gouvernement ») m’oblige à ressortir ce billet à titre provocateur : Macron mort ?
Eh bien, un macron mort, çà existe, marcjoly l’a lu de ses propres yeux !
En effet, « Sur un clavier d’ordinateur, une touche morte (macron mort) peut servir à obtenir les caractères diacrités d’un macron ». Diable !
Et l’on apprend que « Le français n’utilise normalement pas de macron ». On se disait bien qu’on pouvait s’en passer ! Mais l’on précise « sauf pour la transcription de termes étrangers » – et de nous parler du « diacritique conjoining macron« … Voilà donc la raison de l’appétence de notre cher Président pour la langue de la start-up nation !
De plus, il y aurait un « diacritique moitié droit de macron ». Il y aurait aussi un « diacritique moitié gauche de macron ». Là, çà m’étonnerait ! Quoi qu’il en soit, il y a bien un « diacritique macron-grave ».
Et j’ai une explication sur la rapidité de la mise en place des « réformes » : il existe un « macron pleine chasse » !
Sous le patronage de Saint-Uber ?
Mieux encore, « en LaTeX, le macron s’obtient par l’instruction ⁄ = ». Qu’en pense Brigitte ?
Tout s’explique : il s’agit en fait d’une norme typographique Unicode. Ainsi, le caractère ā est un a macron, à savoir la lettre a surmontée du signe diacritique ‾. Tout cela est extrait d’un article Wikipédia, à l’entrée « Macron (diacritique) » .
Pour le fun, sachez qu’existent aussi, liste non exhaustive, a crochet en chef (toujours le chef qui enjambe !), a hatchek, apoint suscrit (et le peuple n’y a point souscrit), a tilde, a ogonek, a schwa réfléchi, a culbuté (qu’en pense Brigitte ?) et, note d’exotisme, a tchandrabindou.
Lu dans Philosophie Magazine/Hors série n°53, Vivre et penser comme un arbre – Philosophie du monde végétal, une interview de Suzanne Simard, professeure canadienne d’écologie forestière. Elle dit : « Lorsque j’étais étudiante, le modèle en vigueur consistait à dire que l’écosystème est comme un gâteau : les ressources y sont limitées. […] C’est une hypothèse erronée. Les espèces, en travaillant ensemble, augmentent la taille du gâteau ! » Et vlan dans la gueule des ayatollahs du malthusianisme !
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C’est bien connu : en l’an 2000, on se nourrira de pilules et les voitures voleront. Eh bien çà y est : on y est – et même 22 ans après. De pilules et de voitures volantes, toujours point. Et tu n’es pas chef d’escadrille, car les cons, pourtant fort nombreux, ne volent toujours pas non plus.
C’est qu’il y a un imaginaire de l’an 2000 ! C’est le summum du futur, dans lequel nous sommes habillés de combinaisons à la Courrèges, assis dans des fauteuils-coque tandis que devant nous, une porte s’ouvre latéralement, laissant le passage à un robot qui nous sert le café ! C’est chié, non ?
Evidemment, çà ne s’est pas passé comme çà (oooh !).
Passons en revue toutes ces prévisions/prédictions/fantasmes/croyances :
« Les voitures voleront ».
Techniquement, c’est possible, et quelques constructeurs y ont réfléchi. Mais à quoi servirait une voiture volante ? A la campagne, la route suffit largement. D’autre part, pour aller d’une grande ville à une autre, l’autoroute suffit. En réalité, l’idée de voiture volante serait utile en ville afin d’éviter les embouteillages. Sauf que l’environnement urbain est le plus hostile au vol d’aéronefs : immeubles, antennes, arbres, lignes électriques… même si l’engin est autonome afin d’éviter les erreurs humaines. Ce n’est pas par hasard si la réglementation des zones urbaines est très restrictive, ne serait-ce que pour un survol de drone… Et une chute de voiture volante en plein centre ville, ce n’est pas rien !
« On se nourrira de pilules ».
On peut toujours synthétiser les protéines, lipides, vitamines et oligo-éléments, mais il faut l’admettre : les pilules, çà ne nourrit pas son homme, ou alors il en faudrait un monceau dans l’assiette ! Et pas sûr que leur fabrication à cette échelle coûte moins cher que l’agriculture… De toute façon le mouvement anti-malbouffe est passé par là, on tend depuis un certain temps à vouloir retrouver le « goût de l’authentique » et de plus les compléments alimentaires (car les « pilules », c’est en fait çà) attisent aujourd’hui le scepticisme.
« On apprendra à l’aide de machines« .
Je ne parle pas de méthodes audiovisuelles ou de choses de ce genre, qui existaient déjà avant l’électronique, mais de machines que l’on branche pendant son sommeil sur le crâne à l’aide d’électrodes. Cela n’existe pas car cela ne se peut pas ! Tout au mieux peut on dire que le sommeil (le vrai) est bénéfique pour l’apprentissage…
« Les voitures rouleront toutes seules ».
Avec nous dedans, sinon çà ne sert à rien ! Mais c’est dangereux, dira-t-on ! Que nenni ! C’est même plus sûr ! Il n’y a jamais eu d’accident avec les métros automatiques, par exemple. En réalité, il y a deux cas de figure pour lesquels on a besoin de voitures autonomes : l’autoroute car il n’y a rien à faire et on se laisse porter, et la ville pour au contraire éviter de jeter un oeil partout en même temps. Malgré les accidents médiatisés des essais de GoogleCar ou de Tesla, tout sera au point dans dix ans. Les dispositifs existants comme l’alerte de franchissement de voie ou le régulateur de vitesse sont déjà des étapes vers l’autonomie complète.
« Il y aura des robots ».
Mais il y en a partout autour de nous et nous ne les voyons pas ! Seulement, il ne sont pas anthropoïdes… Le robot ne nous sert pas le café, çà n’est pas d’une grande utilité… Par contre il nous le prépare : çà s’appelle la cafetière électrique – électronique, en fait, tout comme le robot qui fait la vaisselle s’appelle un… lave-vaisselle. Mais R2D2 réduit à l’état de microprocesseur de 0,5 X 0,5 cm, çà fait moins rêver. On parle aujourd’hui d’intelligence artificielle (IA) pour tout et n’importe quoi, mais la vraie IA, c’est celle de la cybernétique, celle du « robot » qui apprend à apprendre (par exemple Google qui adapte les publicités à nos goûts). Par contre ce qu’on appelle IA dans le langage courant n’est que de l’électronique.
« Les écrans seront en relief »
Sur de simples écrans, tous les procédés ont été des échecs (ah, les lunettes vertes et rouges, inefficaces pour une vision à 10/10 d’un oeil et 5/10 de l’autre !). Cela ne peut marcher que pour une vue en immersion : le casque de réalité virtuelle. Mais se pose alors la question de la fausse information que perçoit le cerveau, ce qui cause des malaises. Les spécialistes ne prévoient pas un grand avenir pour les casques VR, qui vont provoquer des cas d’épilepsie, sans compter les effets à long terme. Et maintenant, la télé en odorama, c’est pour quand ?
« On ira sur Mars ».
C’était ce qu’il était prévu de faire après le projet Apollo : un homme sur Mars en 1981 ! Malheureusement, l’exploration spatiale, à cause des « comptables » de l’Administration américaine n’a même pas permis à Apollo de continuer. Ceci dit, on n’avait pas non plus prévu la robotisation qui permet maintenant de connaître Mars sans y mettre les pieds, grâce au sondes automatiques et autres rovers. Et on a sous-estimé la difficulté psychologique des voyages longs, celle matérielle de la génération de l’eau/de l’oxygène/des vivres. On a également sous-estimé l’impact des radiations et de l’hypogravité. J’aurais voulu suivre l’évènement en direct une fois dans ma vie, mais je pense que cela n’arrivera pas avant le siècle prochain… Dommage.
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