Je me souviens… (3/4)

En novembre dernier, Giraudy, grand nom de l’affichage publicitaire des années 60 à 84, rebaptisé et racheté par des « investisseurs », était de retour sous son nom originel. On se souvient de Myriam, la jeune fille qui posait seins nus en 1981, avec la légende « Demain, j’enlève le bas ». Wouaaah ! Tous ceux de ma génération en avaient la langue pendante… Déception : elle avait bien enlevé le bas, mais de dos… Giraudy est revenu ces derniers temps avec une affiche analogue, mais de seins nus, il n’en est plus question. En tous cas, cette anecdote appartient bien à la liste des Je me souviens, dont votre serviteur avait déjà consacré deux billets.

J’aurais pu évoquer d’autres slogans, officiels ou bien commerciaux : « Au volant, la vue c’est la vie », « Mettez un tigre dans votre moteur* » ou le fameux « Maman, maman, je n’ai rien aux dents ».

*On remarquera que huit entrées de la liste concernent l’automobile, un des domaines qui ont le plus évolué en deux générations.

Il reste donc à me souvenir :

Des pompistes.

De l’Hovercraft.

Des bègues, des bossus et des nains.

Des survêtements vert foncé ou grenat.

Du Yabon.

Des familles nombreuses.

De la tirette de starter.

Des filets à provisions.

Des gens qui étaient vieux à soixante ans.

Du « tac-a-tac ».

Du Parti communiste [le vrai !].

Des chaisières dans les parcs et jardins.

Des monuments noirs car non ravalés.

Du stationnement en épi.

Des crèmeries (« beurre, oeufs, fromage ») qui puaient.

Des cantines on en était servi.

Des bouteilles d’eau minérale en verre.

Des landaus.

Des troupeaux de vaches sur les départementales.

Des phares additionnels Cibié ou Marchal.

Des fameux vert et orange des années 70.

Des teckels avec leur petit manteau écossais.

Des flippers.

Des pare-chocs chromés.

Des cabines téléphoniques à la Poste.

Des ambulances DS break.

Des fiches-cuisine de Françoise Bernard, dans Elle.

De Ménie Grégoire.

Des cassates et des tranches napolitaines, comme dessert au restaurant.

Des boutiques de « photo-ciné-son ».

Des « manèges » à tampons dans les bureaux.

Des strapontins au milieu, dans les cars.

Des grands-magasins Inno.

De l’Aspro.

De la petite « queue » antistatique à l’arrière des voitures.

Du courant à 110 volts.

Des mouchoirs en tissu.

Des circuits 24® [marque finalement déposée en… 2020].

Des bâtards dans les boulangeries.

De l’intitulé « location de voitures sans chauffeur ».

De la distribution des prix.

Des opticiens qui vendaient appareils photo et télescopes.

De la mire de la télé.

Des motocrottes.

Des plaques d’immatriculation noires.

Des poubelles en métal.

Je me souviens du général de Gaulle.

Je me souviens de Gilbert Bécaud.

Gilbert Bécaud (musique), Pierre Delanoé (paroles), Tu le regretteras, 1965.

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Entrevue exclusive avec Charles de Gaulle

De nouveaux lecteurs, assidus je l’espère, de ce blog : les amis Denis Veysset et Yannick Baudry ! A eux d’abreuver ce site de commentaires, histoire que ce ne soit pas toujours la Pacompry, la Laplanche et le Ruhaud…

Nous sommes intimidés et émus : Le Champouin est heureux d’avoir obtenu un entretien avec le général de Gaulle, à l’occasion d’une visite outre-tombe de ce dernier. Le général, avec ses qualités et ses défauts, nous a quelque peu malmenés. Nous reproduisons ici l’intégralité de cette rencontre.

LE CHAMPOUIN [Emus et hésitants] : Mon général, c’est un honneur de nous recevoir. Après cinquante-deux ans d’absence, que pensez-vous de la politique française ?

CHARLES DE GAULLE : Vous ne me demandez même pas ce que je pense du Monde ! Les vieux démons des puissances d’argent ont encore plus de démangeaisons, et les Américains continuent de pousser au crime. Nous sommes à nouveau en plein tumulte des années trente ! Nous avons cédé aux puissances étrangères : c’est la démission du diplomate, et la trahison du militaire. J’avais eu raison de me méfier de l’OTAN. Tout ça pour ça ! [Un temps] J’ai une pensée pour cet Est, mais aussi pour cet Orient qui ne s’est pas simplifié, bien au contraire.

LC : Et les politiques français ?

Ch de G : Franchement, c’est pire que sous la IVe, et je ne vous parle même pas de la IIIe ! Il faut à nouveau donner un coup de pied dans les partis. [clin d’oeil…] Quant aux Français, ils sont naturellement retournés à leurs petites préoccupations, à la défense de leurs petits intérêts, à leurs petites querelles.

LC : Que pensez-vous de Macron ?

Ch de G : Ce gamin, c’est Mitterrand ! Un Rastignac tout en jésuitisme, et la banque Rothschild comme Pompidou. Ceux-là savent tuer le Père ! De toute façon, le centre, ce sont les puissances d’argent.

LC : Et Valérie Pécresse ?

Ch de G : La fonction de président ne sied pas à une femme. Et puis, je crains fort qu’elle soit encore plus libérale que Macron. Toujours les puissances d’argent… Pour paraphraser un de vos slogans : gaullistes partout, gaulliens nulle part !

Les écologistes,
c’est les soviets moins l’électricité.

LC : Et Marine Le Pen ? Çà fait un peu Algérie française, pour vous…

Ch de G : J’ai peu de sympathie pour les familles de millionnaires… Mais vous m’agacez, à la fin, avec votre litanie des candidats à la candidature ! Je suis capable de les citer moi-même ! Mme Taubira, par exemple, même le Parti Radical ne se reconnaît pas dans cette transparence – c’est dire ! Quant à Mme Hidalgo, elle porte de belles robes… Mélenchon ? Il n’est qu’une grande gueule ! Jadot ? C’est un idiot ! Vos « écologistes », c’est les soviets moins l’électricité ! Les candidats que je viens de citer sont tous – vous m’entendez – tous des fossoyeurs de mon grand dessein nucléaire… Seul Roussel et Mme Arthaud me semblent, à défaut d’être réalistes, sensés.

LC : Vous ne nous avez pas parlé d’Eric Zemmour, mon général…

Ch de G : Celui-là est sûr de lui et dominateur … Et puis c’est un Pied-noir : il ne connaît rien à la France industrielle. Mais surtout, il révise l’Histoire. Pour cela, on devrait le fusiller…

LC : Alors, quel aurait été votre candidat idéal ?

Ch de G : Moi-même ! Encore une fois, je dois tout faire dans ce pays, même outre-tombe ! Mais puisque vous insistez, il y aurait ce Georges Kuzmanovic, un vrai souverainiste. Mais il s’y est pris trop tard, et puis, sans argent et avec une presse qui n’aime pas la France… Dans ce pays, on ne favorise que ceux qui sont déjà établis ! A présent, Messieurs, je ne vais pas tarder à me retirer, ce voyage extra-sépulture m’a fatigué. Avez-vous une dernière question ?

LC : Justement, mon général, nous supposons que vous avez reçu d’autres visiteurs…

Ch de G : Evidemment, et les Français ont brillé par leur absence… Et parmi les étrangers, je n’ai reçu que des importuns, des imbéciles et des crapules : Obama, Gorbatchev, Walesa… Ah, il fallait les voir !

LC : Mais les autres ?

Ch de G : Ceux qui sont en place ? Je ne vous aurais rien dit pour des raisons de discrétion, mais rassurez-vous : ils ont tous fait le mort !

[Nous voulions lui parler de la société, d’Histoire, d’économie, des idées et de sujets de fond, mais il fit un geste discret signifiant la fin de l’entretien.]

LC : Merci beaucoup, mon général, c’était un grand honneur…

Ch de G : Vous me l’avez déjà dit.

Cette entrevue imaginaire n’est pas sans rapport avec l’actualité internationale [Cet article est rédigé le 26 février].

Ce blog prend depuis un certain temps une tournure plus polémique (je n’oublie pas le reste), mais on ne peut pas rester dans l’insouciance.

Je recommande à tous le discours de Vladimir Poutine du 24 février, à regarder sur le site de RT News (https://youtu.be/TKIIm2ucrXY). L’Occident en prend, à juste titre, plein la gueule : morgue et arrogance euro-américaine, accords non respectés, entrisme de l’OTAN, mensonges médiatiques de la « communauté internationale », coup d’Etat extérieur néo-nazi en Ukraine… Poutine été très posé et très calme, rien à voir avec un Bolsonaro ou un Trump !

Malheureusement, nous aimons trop le Grand-Frère, comme on dit dans 1984. Une collègue me dit : « Mais il n’y aurait pas un moyen de dire la vérité (selon elle) aux Russes, via l’internet ou autre chose ? » Bien sûr, çà existe : il y a Radio Free Europe/Radio Liberty, organe de propagande américaine, mais il y a aussi… toutes les médias occidentaux. Et bien entendu les Russes ont accès à tout cela. Mais ma collègue ne s’est jamais posé la question de savoir pourquoi le discours de Poutine est si peu disponible sur « nos » médias occidentaux (Mme Michu n’a pas l’internet et ne connaît que RTL et Ouest-France). L’impartialité est le grand principe du journalisme ! Mais pour ma collègue, comme pour la plus grande partie de la population, Poutine est, par postulat et par axiome le méchant, et l’idée de présenter les choses de façon impartiale ne l’a même pas effleuré. C’est lamentable.

Quand on a à ce point lavé les cerveaux, c’est que nous sommes en dictature.

Dernière minute. J’ai sous les yeux Le Parisien du 26, qui titre sans rire, page 14 : « S’informer sans être manipulé ». Ce quotidien, comme les autres journaux, n’a jamais fait allusion au contenu du discours du 24… Juste en dessous, sur la même page, on apprend que le sénateur Laurent Lafon (UDI), ex-conseiller de Marine Le Pen, « a envoyé un courrier au président de l’ARCOM pour demander la suspension de RT France ». Quand Poutine dit qu’il faut dénazifier l’Ukraine…

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Les mots enfouis (1/2)

Atelier d’écriture de l’été #3

Retour sur le discours de Macron du 12 juillet. La première partie, sur la question sanitaire, était très bien, mais la seconde était absolument dégueulasse. C’était une attaque en règle contre ceux qui peuvent peu (les chômeurs, les « gens oubliés », etc…). Consolons-nous donc avec la suite du numéro précédent

Ah, non ! marcjoly ne pouvait pas s’empêcher de verser dans la contrepèterie ! C’est trop facile ! Et puis elles sont fausses, car « compositioles », « vouvre », « chauffon », « lunoire », çà veut rin dire, comme on dit à la campagne. Alors, qu’est-ce c’est que ces enfantillages ? Idiot du village ! Raté ! Pataphysicien à deux balles !

Eh bien, ces mots existent. Si, si. Ils étaient simplement enfouis. Nous (car vous aussi, vous participez, n’est-ce pas ?) les avons exhumés de la vraie littérature, celle issue de notre imagination et de notre créativité, dont la contrepèterie ou autres procédés ne sont que les intercesseurs (qu’est-ce qu’y parle bien, le marcjoly !).

J’en ai passé quelques uns en revue, cités dans le texte original. Si, si ! Les voici :

  • Compositiole (n. f.) :

Petite composition artistique (picturale, littéraire, musicale) sans qualités particulières, à seule fin de loisir. « Pécuchet s’essaya à la peinture, sans dépasser le niveau de la compositiole » (Gustave Flaubert).

  • Mayonnard (n.m.) :

Gros mangeur d’allure ventripotente, habitué des tables des bons restaurants et brasseries. « Près de la Bourse, dans une brasserie, quelque mayonnard s’était attablé, dans lequel Saccard eut du mal à reconnaître son ami d’enfance » (Emile Zola).

  • Vouvre (n. f.) :

Substance visqueuse recouvrant les troncs et branchages dans les endroits humides, particulièrement à l’automne. « Dans les marais, en quittant la vallée de la Creuse, l’on pouvait sentir l’odeur de la vouvre qui envahissait nos narines » (George Sand).

  • Chauffon (n.f.)

Résidus divers facilement inflammables (chiffons, sciure, brindilles) utilisés pour amorcer un feu. « Dans ce qui servait de cheminée en ce réduit infâme, Bras-Rouge avait jeté un demi-seau de chauffon » (Eugène Sue).

  • Galeresse (n.f.)

Femme de petite vertu qui, à l’époque du Directoire, arpentait le plus souvent les arcades du Palais-Royal. « Chez le baron, la compagnie des courtisanes semblait atavique. Parmi les nombreux portraits d’ancêtres accrochés au salon, certains avaient vu leurs sujets fréquenter les galeresses » (Marcel Proust).

  • Restaugon (n. m.)

Individu borné qui ne démord pas de sa position ni de son opinion, allant même jusqu’à la bouderie. « L’amertume biliaire des restaugons qui n’avaient pas senti le vent de l’Histoire, imprégnait cet Alger réfractaire » (Charles de Gaulle).

  • Motobiquette (n. f.)

Motocyclette mal entretenue et plus de la première jeunesse, dont le moteur multiplie les ratés. « Marcel voulut épater Simone avec son « bolide », dit-il. Mais la gonzesse, apercevant la motobiquette, éclata de rire » (Alphonse Boudard). [L’ami Anthony Lallouet me suggère Cavanna, ç’aurait pu être çà aussi].

  • Couloche (n.f.)

Style amphigourique et mièvre que l’on peut rencontrer aussi bien dans les objets de la vie quotidienne que dans les arts (syn. : kitsch). « Bardamu fit un tour dans ce que ces abrutis d’Amerloques appellent un « mall ». Temple de marchandises faciles dégoulinant de fric, avec des petites étoiles partout. Ah, fallait voir ! Y’en avait, d’la couloche ! » (Louis-Ferdinand Céline).

Et moi de dire « y’en aura d’autres ». Je veux dire des mots enfouis. A suivre…

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Mitterrand ou les oubliettes de l’Histoire

Au moment où l’on célèbre les quarante ans du 10 mai 1981, le hasard m’a fait découvrir ce livre de Michel Onfray : Vies parallèles – De Gaulle & Mitterrand (Robert Laffont, 2020). Un ouvrage rafraîchissant et délicieusement méchant, et qui montre deux visions de la France, de l’Etat et de ce qu’est un dirigeant : l’une légitimement grande (de Gaulle), l’autre petite (Mitterrand). L’un a mis son ambition au service de la France, l’autre la France au service de son ambition.

J’entends déjà certains dire : « oui, mais Onfray est populiste » : « populiste », mot utilisé par les élites et leurs idiots utiles pour désigner ceux qui ne pensent pas comme eux !

Michel Onfray n’est pas exempt de défauts, dénonce mieux qu’il ne propose, et sa revue Front populaire n’est pas terrible. Néanmoins, voici ce qu’il répond, interrogé par Natacha Polony dans Marianne du 13 décembre 2019 : « […] éduquer, c’est fabriquer des citoyens libres, autonomes, intelligents, indépendants, disposant d’un esprit critique et que l’Etat maastrichtien dans lequel nous vivons depuis 1992 déteste ce genre d’énergumène, puisqu’il veut des crétins incultes qui consomment,[…] débitent le catéchisme du politiquement correct et mange volontiers la nourriture de Macron et du patronat pourvu qu’elle lui soit servie par Greta Thunberg dans une assiette écoresponsable en maïs recyclé. » Polony lui demande à quoi il résiste : « Résistance à la dictature de l’Etat maastrichtien, résistance à l’islamo-fascisme, résistance au gauchisme culturel venu des campus américains, résistance au libéralisme politique,[…] résistance à l’illettrisme généralisé, résistance aux Gafam, résistance aux fascismes qui viennent, en un mot : résistance au nihilisme… »

Charles de Gaulle vs. « Francisque » Mitterrand, donc.

L’un, maurrassien mais anti-dreyfusard, travaillera beaucoup sur l’Histoire et deviendra antifasciste et anticolonialiste. Le second, antisémite, restera jusqu’au bout l’ami de René Bousquet, Jean-Paul Martin, Jean Delage, Yves Cazeaux, Pierre Saury (des collaborateurs notoires) et contribuera, par des tactiques médiatico-électorales, à la montée en puissance du FN.

L’un libère la France. L’autre est un vichysso-résistant (à quand les judéo-nazis ?) : francisque et résistance de la dernière heure.

La fameuse Francisque.

L’autre, ministre de l’Intérieur puis de la Justice de 1954 à 1957 soutient l’Algérie française, envoie les contingents et fait torturer et guillotiner les pro-FLN. L’un, arrivé en 1958, va recoller les morceaux en vue de l’Indépendance.

L’un met fin pacifiquement en 1958 à une longue crise institutionnelle. L’autre voit en chaque défaite personnelle un coup d’Etat.

L’un respecte la Constitution qu’il a fait mettre en place : il s’en va quand il est désavoué. L’autre, désavoué, se maintient dans une cohabitation.

L’un s’oppose aux puissances d’argent et à l’Europe supranationale, l’autre adhère au projet impérial anglo-saxon de Jean Monnet puis au traité de Maastricht.

Jean Monnet, né à Cognac, près de Jarnac. L’occupation historique des Charentes par les Anglais a-t-elle joué un rôle dans l’appétence de Monnet et de Mitterrand pour une soumission anglo-saxonne ?

L’un met la culture au service du peuple grâce à André Malraux (même si ce dernier était un peu siphonné…), l’autre lui sert l’idéologie de la « fête » grâce à Jack Lang et Jean-Paul Goude.

L’un veut des obsèques dans l’intimité familiale, sans pompe, sans oraison ni cérémonie. Une simple tombe. Aucune distinction ni décoration ni citation. L’autre avait songé à un mausolée sur la colline de Bibracte !

L’un fait l’Histoire, l’autre consulte l’astrologue Elisabeth Teissier.

Ce livre aura également le mérite de clouer le bec aux petites musiques qu’on entend trop souvent : « de Gaulle, oui, mais c’était un dictateur en puissance » (affirmation issue des milieux vichystes à Londres et à Washington et qui a perduré : Daniel Cordier lui-même tombera dans le piège bien plus tard) ; « de Gaulle, oui, mais les horreurs de la guerre d’Algérie, c’était lui » (comme on l’a vu, c’était Mitterrand) ; « de Gaulle, oui, mais il a trahi les Pieds-noirs » (les médias, dont Le Monde de l’ancien collaborateur Hubert Beuve-Méry, se sont empressés de sortir le « je vous ai compris » de son contexte)…

C’est même toutes les élites françaises qui, dans leur ensemble, reçoivent une vaste gifle sous la plume d’Onfray. Ce livre est un anti-manuel* d’Histoire française contemporaine !

Je ne crois pas que l’auteur y voyait, avant sa rédaction (car il y pensait depuis plusieurs années), une allusion à un autre Rastignac petit-bourgeois arriviste jésuitique : Emmanuel Macron. Onfray n’en parle pas, mais nous a de facto fourni l’aune à laquelle mesurer Manu-tête-à-claques.

*Que l’on ne pourra malheureusement pas consulter, faute d’index…

Prochaine parution le 1er juin.

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