Publication hebdomadaire pendant le confinement

Nouvelles du front :
La première mention « J’aime » sur mon site (en l’occurrence, à propos du Dekoikonparle sur l’Inde), vient du blogueur Gabriel Guicheron et de son site L’Hexa-Dom, consacré à l’actualité guadeloupéenne. Mèsi an pil !
Record battu mercredi 25 novembre avec un acharné qui a réalisé 17 vues sur le site !
D’autre part, je n’ai pas de réaction de certains internautes proches, auxquels j’envoie une alerte à chaque publication. Toutefois, une lectrice, Mme Fracasse, de Choisy-sur-Moselle, me dit en off qu’elle « s’est bien amusée avec mon dernier billet ». Tout vient à point…
Le nom d’un des deux terminus de la ligne 5 du métro parisien ne fait pas rêver : Bobigny-Pablo Picasso, même si l’évocation de Picasso est susceptible d’apporter un peu de fantaisie. Je pense que le pompon est atteint sur la 8 avec Maisons-Alfort – Stade ! A quand « Drancy – Caisse primaire d’Assurance-maladie » ou « Stains – Centre communal d’action sociale » ?
Mais il y a un biais : serait-ce l’évocation même de Bobigny qui ne fisse pas rêver ? Ben oui… Architecture corbusiéresque + politique délibérée de non-mixité sociale + démission totale (et clientélisme) par rapport à l’Islam(isme ?) = ce qu’on sait, qu’il convient (moins quand même, depuis la fatwa lancée contre Samuel Paty) d’appeler le « vivre-ensemble ».
Pour revenir aux stations du métro étendu aux banlieues, on aura remarqué les noms de Léo Lagrange, Paul Vaillant-Couturier, Corentin Celton, Marcel Sembat, Louise Michel, Gabriel Péri, Guy Môquet, et Pablo Picasso, impliqué artistiquement dans la guerre d’Espagne. Sans compter Robespierre. Cela ne faisait pas non plus rêver ceux qui ne prenaient jamais le métro (« Chauffeur ! A Léo-Lagrange ! »). C’est que la RATP était un bastion communiste, et l’extension du réseau vers les « banlieues rouges » était une conquête par rapport à un métropolitain qui n’avait pas l’intention, au départ, de dépasser les fortifs. A propos de fortifs, allez voir l’exposition Paris 1910-1937 – Promenades dans les collections Albert-Kahn jusqu’au 11 janvier à la Cité de l’Architecture (sur réservation et sous réserve de réouverture au public et/ou de prolongation…)

Cinquième occasion pour marcjoly de réitérer l’exercice oulipien consistant à détourner les noms des stations, et selon une contrainte, rédiger un texte.
La contrainte d’aujourd’hui : introduire ces noms par ordre alphabétique de la dernière lettre !
M 5 : PIQUE-ASSIETTE – CHAPEAU DE PAILLE D’ITALIE
- Bobigny – Pablo-Picasso > Pique-assiette
- Bobigny – Pantin – Raymond-Queneau > Quenelle
- Eglise de Pantin > Ca glisse, le patin !
- Hoche > Moche
- Porte de Pantin > Sorte de putain
- Ourcq > Ours
- Laumière > Lumière
- Jaurès > Aurès
- Stalingrad > Plantigrade
- Gare du Nord > Hôtel du Nord
- Gare de l’Est > Argelès
- Jacques Bonsergent > Jean dessert Jacques
- République > Raie pudique
- Oberkampf > Mein Kampf
- Richard-Lenoir > Chat noir
- Bréguet- Sabin > Mon beau sapin
- Bastille > Baston
- Quai de la Rapée > Carottes râpées
- Gare d’Austerlitz > Gâteau, ce délice
- Saint-Marcel > Ses mains sales
- Campo-Formio > Ca va fort mieux
- Place d’Italie > Chapeau de paille d’Italie

JEAN LA MAIN HAUTE A l'Hôtel du Nord, le gâteau, ce délice -au miel- que ne délaisserait pas un plantigrade, était bon, donc, mais d'un moche ! On aurait dit un chapeau de paille d'Italie... Ailleurs, c'était quenelles, lumières, pique-assiettes... Une ambiance réveillon, quand une raie pudique (j'exagère...), lisant Mein Kampf, sorte de putain, Mon beau sapin, etc., décida de foutre le bordel. Ha ! Cà glisse, le patin ! Baston, chat noir, et tout le tremblement ! Résultat : cure de carottes rapées, souvenir de ses mains sales, Argelès... Ne manquait plus qu'un monastère dans les Aurès, retiré du monde, façon ours. Tout çà pour avoir fait le jacques. Quand Jean dessert Jacques, çà va fort mieux !
Déjà ?
Pour être court, c’est court ! Et je me surprends avec ce style elliptique, sans verbe. Qu’en pensez-vous ? J’attends vos commentaires…
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