L’oeil de Paris (2)

Rue de l’Abbé Carton

Comme on le sait, la Nupes ([nyp], [nyps], [nypes] ?) est confrontée à bien des épreuves internes (c’est la faute à Rousseau ?). Mais en voici une, plus discrète et plus pertinente : elle vient des deux snipers Fabien Roussel (PCF) et François Ruffin (Insoumis). Ces deux-là osent réclamer du travail pour le peuple au lieu de prestations sociales, des salaires décents au lieu de chèques (-énergie, -alimentaire, -rentrée…), et des logements au lieu de logements… sociaux. Et de dire non à l’assistanat. Réaction de Sandrine Rousseau : « Le travail, c’est une valeur de droite… » Ruffin a plus d’un tour dans son sac et veut mettre fin à l’assistanat… des riches (crédit impôt-recherche, subventions européennes, niches fiscales…) En réalité, Roussel et Ruffin tournent le dos au vrai visage de la Nupes : un mouvement qui déteste le peuple péri-urbain non diplômé. Un mouvement à fond dans le narratif subventions, papiers pour tous et « police nulle part » – déconnecté des réalités. Ils puent le peuple, Roussel, ce coco qui pue l’ouvrier, hétéro et carnivore de surcroît, et ce Ruffin, trop proche des bouseux de la Somme…

La « communauté internationale » (en novlangue : l’OTAN et l’UE) s’est indignée au nom de la démocratie, qu’il puisse y avoir un référendum en Ukraine. Selon le narratif officiel (Poutine ment toujours, Zelensky ne ment jamais), un référendum organisé par les Russes est forcément frauduleux. En matière de référendum, l’UE en connaît un rayon : celui, en France de 2005 concernant une constitution européenne avait été rejeté à 65% par les Français. Il suffisait alors de le faire approuver par le Parlement en Congrès et le tour était joué !

L’OTAN et l’UE devraient pondre une « décision déterminant les modalités permettant la dissolution du peuple ». Ce serait plus clair !

Pour nous changer les idées, voici notre Oeil de Paris. L’ordre alphabétique nous fait maintenant entrer dans l’univers des abbés.

Précision : pour les tatillons, je préfère suivre l’ordre alphabétique de l’index du plan de Paris paru chez Pouchet (par exemple), où on regroupe tous les Abbés, les Docteurs, les Commandants, et d’autre part tous les Abel, les Albert, les Alphonse, etc., plutôt que classer directement par patronyme. C’est plus rigolo.

D’ailleurs, les abbés, c’est toujours rigolo. Surtout quand celui-ci s’appelle Carton (commençant rue des Suisses, 7 et finissant rue des Plantes – la rue, pas l’abbé).

Qui était l’abbé Carton ?

Non, çà c’est Pauline Carton…

Ah ! Voilà.

La première partie de la rue est moderne mais égayée par la végétation.

Et même en perspective.

Quelques petits motifs architecturaux.

Un petit air lyonnais (sauf le toit)…

Une maison flamande ?

Un motif rapporté sur une façade.

Un endroit où, entre autres, on peut acheter, revendre, déposer des livres.

Un autre endroit sympa.

Vous avez déjà vu un monte-charge donner directement sur la rue ?

C’est une métaphore, évidemment !

Deux « installations contemporaines » involontaires. En tous cas, ce n’est pas inintéressant .

A propos d’artistes, dans cette rue travaillait un des plus célèbres couples de peintres de l’art contemporain. Szenes pensait que « les peintres vivent peut-être vieux parce qu’ils font un métier non violent et contemplatif… Il faut vivre longtemps pour avoir le temps de faire beaucoup de bêtises et quelques chefs-d’œuvre ».

A suivre…

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