Métro loufoque – M 9

La guerre russo-ukrainienne ne marche pas ? Essayons un « Bataclan » palestinien en Israël, histoire de l’avoir enfin, notre guerre nucléaire, avec la collaboration d’idiots utiles que sont aussi bien le Hamas que le gouvernement réactionnaire de Netanyahou. Malheureusement, ce n’est pas une blague… Et les vieux démons trotkystes du NPA et de la Nupes sont toujours là : antisémitisme et promotion implicite de l’islamisme – qu’il ne faut pas stigmatiser, bien sûr (pas de vagues ?)… A propos de l’attentat d’Arras : encore quelque chose qu’on a pas vu venir, tout comme les autorités israéliennes n’ont rien vu non plus samedi 7 octobre – çà en dit long sur la débâcle des pays du bloc occidental ! Sarkozy a réduit les effectifs du Renseignement, et on va mettre en place Vigipirate renforcé, qui ne sert à rien ! Notre tueur coche toutes les cases : Tchétchène (encore), fiché S (encore), famille délinquante (encore). S’il avait été tué lors d’un délit de fuite de contrôle routier, il y aurait eu des rassemblements « Justice pour Mohamed », avec le soutien de « comités Adama »...

LA LISTE PEREC DU JOUR :

"[...] des milliers de petits jouets et accessoires scolaires données en prime à tout acheteur d'une boîte de Sherwoods' à certaines époques déterminées : plumiers, petits cahiers, jeux de cubes, petits puzzles, petits tamis pour pépites (réservés à la clientèle californienne), photos faussement dédicacées des grandes vedettes de music-hall."

La ligne 9 du métro parisien a rythmé toute mon enfance. J’avais déjà narré les péripéties du jeune marcjoly à Aubervilliers, aux prises avec le métro à la Porte de la Villette. Après Aubervilliers, nous avons habité Boulogne-Billancourt, puis Chaville. Pour « sortir » à Paris, il nous fallait donc nous rendre au Pont de Sèvres par un bus qui, à l’époque, ne sentait pas la rose : le 171, ligne qui existe toujours ! Puis commençait le long périple de la ligne 9.

L’impression qui m’est restée est celle d’un trajet qui n’en finissait pas… De facto, la ligne traverse tout le 16ème arrondissement avec des stations aux noms étranges : Ranelagh, Franklin D. Roosevelt (je prononçais « Droosevelt »), ou noms qui sonnent comme des gags : Jasmin (une fleur !), La Muette (taisez-vous !) et l’énigmatique Rue de la Pompe. Sans compter les jumeaux Michel-Ange – Auteuil et Michel-Ange – Molitor (que j’énonçais en trois fois : Michel prononcé comme le prénom, Ange, puis Molitor). Il y avait aussi les trois « -tin » : Saint-Augus, Havre-Caumar et Chaussée d’An. Eh oui, nous sommes comme çà, les ar/au-tistes. Pouvez pas comprendre ! Passons à notre Métro Loufoque :

[Rappel : suivant le principe des autres Métros loufoques, il s’agit de détourner le nom des stations, et d’écrire un petit texte à partir de ceux-ci. On peut aussi faire subir des contraintes au texte, ce que je faisais au début, mais ce n’est pas nécessaire.]

M 9 : PONT DES CHEVRES – MAIRIE DE MONTREUX

  • Pont-de-Sèvres > Pont des chèvres
  • Billancourt > Bille en tête
  • Marcel-Sembat > Marcel s’en bat les couilles
  • Porte de Saint-Cloud > Saint-Maclou
  • Exelmans > Excellent
  • Michel-Ange – Molitor : Mickey l’ange, mollit trop (Mickey l’ange est un roman de Geneviève Dormann – Albin Michel, 1995. Et à propos de métropolitain, Pétain mollit trop !)
  • Michel-Ange – Auteuil : Mickey, l’ange dans le fauteuil
  • Jasmin > Yasmine
  • Ranelagh > Raah, là, là ! [suggestion d’Etienne Ruhaud]
  • La Muette > L’amulette
  • Rue de la Pompe > Rude Lapon
  • Trocadéro > Tant qu’y a des ronds…
  • Iéna > Y’en a
  • Alma-Marceau > Sophie Marceau
  • Franklin D. Roosevelt > Benjamin Franklin
  • Saint-Philippe-du-Roule > Alors çà roule ?
  • Miromesnil > Giromagny (commune du Territoire de Belfort)
  • Saint-Augustin > Didier Gustin (imitateur des années 90)
Didier Gustin
  • Havre-Caumartin > Jacques Martin
  • Chaussée d’Antin – La Fayette > Yvan Dautin (comédien et chanteur des années 70)
  • Richelieu-Drouot > Jean-Claude Drouot (Comédien né en 1938. Il jouait dans Thierry-la-Fronde)
Je me souviens de Thierry la Fronde
  • Grands-Boulevards > Audrey Pulvar
  • Bonne-Nouvelle > Pas de nouvelles
  • Strasbourg – Saint-Denis > Gainsbourg ! Cinq demis !
  • République > Raie publique
  • Oberkampf > Mein Kampf
  • Saint-Ambroise > Framboise
Boby Lapointe, Avanie et framboise, dans le film de François Truffaut : Tirez sur le pianiste (1960), avec Aznavour dans le rôle du pianiste. Truffaut a créé un précédent en imposant le sous-titrage de la chanson, contre l’avis de la production !

  • Voltaire > Voltarène
  • Charonne > Charogne
  • Rue des Boulets > Rouler bourré
  • Nation > Incarnation
  • Buzenval > Buchenwald
  • Maraîchers > Marre, fait chier ! [suggestion d’Etienne Ruhaud, qui connaît bien le quartier]
  • Porte de Montreuil > Ce que je porte est monstrueux
  • Robespierre > Roger Pierre
  • Croix de Chavaux > Choix de travaux
  • Mairie de Montreuil > Rémi de Montreux

J’avoue que les deux stations avec Montreuil m’ont donné du fil à retordre… Il ne reste plus qu’à pondre un texte au forceps :

ECLATEX VS. FLIPPAX

Sur le pont des chèvres, la nature bille en tête, Marcel s’en bat les couilles des conneries parisiennes, Instagram, les paillettes…

Chez Saint-Maclou, sur l’excellent revêtement de sol, Mickey, l’ange, mollit trop. Puis Mickey, l’ange, dans le fauteuil, met Yasmine sur ses genoux. Raah, là, là ! 

En pleine toundra, Marcel ne veut pas rendre l’amulette au rude Lapon. Elle lui portera bonheur.

Pour Mickey, tout baigne. Tant qu’y a des ronds… Et y’en a ! Mais Yasmine ne lui suffit plus. Il lui faut Sophie Marceau.

En rase campagne, sur les traces de Humboldt, Marcel fait des expériences à la Benjamin Franklin, et s’éclate.

Mickey à Yasmine : « Alors, çà roule, ma poule ? » Né à Giromagny, parti de rien, Mickey l’imposteur ne voulait pas se contenter d’une carrière à la Didier Gustin, qu’il confondait avec Jacques Martin ou Yvan Dautin, bons pour les boomers !

Marcel, le « boomer », préférait le panache à la Jean-Claude Drouot à la frime de l’influenceur Mickey.

« Audrey Pulvar, pas de nouvelles… », soupire Mickey… « Putain, je vais me saoûler comme Gainsbourg : cinq demis ! Audrey, raie publique, oui !« 

« Que la nature est belle », se réjouit Marcel, « rien à voir avec Mein Kampf ! » Allons déguster une petite framboise…

Mickey a une grosseur à la cheville, qu’il masse avec du Voltarène®. « Ah, charogne ! » dit-il en contemplant ce cou-de-pied turgescent.

« Framboise, oui ! Mais, il ne faut pas rouler bourré !« 

« Ce monde pourri est l’incarnation de Buchenwald ! MARRE ! FAIT CHIER ! Ce que je porte est monstrueux !« 

« Mais mon bonhomme, fais comme moi : prends-la plume. Vois-tu, je m’appelais Roger Pierre. Après tout un choix de travaux d’écriture, je publie sous le nom de Rémi de Montreux !« 

« Tu fais chier avec ta nature, ta sagesse, ton calme et ta plume. Mets-toi là dans le cul ».

FIN

Mouais…

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Premier prix de gratin !

Dans le numéro précédent, j’aurais pu ajouter ceci à propos de la Belgique : nous avons une Flandre, les Belges ont les Flandres. Par contre nous avons les Ardennes, ils ont l’Ardenne.

Au moment où je rédige cet article, l’évènement le plus important de la planète semble être la blessure d’Antoine Dupont. J’EN AI ABSOLUMENT RIEN A FOUTRE !

Si vous passez par Montpellier, allez voir l’exposition (jusqu’au 15 octobre au MO.CO) consacrée à Neo Rauch. Ce peintre allemand né en 196o nous décrit un monde imaginaire et onirique. Du Garouste avec un zeste de Plonck et Replonck. Cà me donne l’idée de faire un article du genre Eloge du figuratif (lequel reprend d’ailleurs du poil de la bête).

Neo Rauch, The Microscopic Giant.

LA LISTE PEREC DU JOUR :

"[o]n pouvait y faire aussi bien du cheval que de la voile, du ski nautique, de la chasse sous marine, de la pêche au gros, des promenades à dos de chameau, des stages de poterie, de tissage ou de sparterie, de l'expression corporelle ou du training autogène."

Où l’on voit qu’il en est du training comme de la soudure…

Les branleurs qui frimaient avec leur HP 50 !

Autres sports : le thème et la version. Je parle là du grec et du latin, mais enseigner l’hébreu ou le sanskrit ne serait pas inintéressant non plus ! Pour moi, les langues, « mortes » ou « vivantes », ont plus d’intérêt que les mathématiques (matière morte, justement). Mais, conséquence de l’effondrement du niveau de l’Education nationale, on n’apprend (presque plus) les langues anciennes au lycée et plus du tout au collège. Apprendre les dérivées ou les intégrales en 1ère et terminale n’apporte rien pour le développement personnel. Qu’on enseigne çà uniquement à la fac pour ceux qui ont la fibre matheuse (les petits branleurs qui excellent en maths pour préparer une école de… commerce) !

D’ailleurs, entre nous, le grec ancien, langue musicale par excellence, est plus légitime que le latin, idiome « unifié » créé artificiellement pour des raisons administratives alors que les peuples italiques employaient à l’oral des dialectes divers… Au lycée, on apprend surtout le latin et accessoirement le grec : çà devrait être l’inverse.

Le latin, c’est du chinois !

Tiens, soyons fous : créons une nouvelle langue ancienne : pas le palatin* ni le fenugrec, mais le gratin, fusion du grec et du latin ! Ce serait, comme il se doit, une langue à « cas », c’est-à-dire à déclinaisons. Que ceux qui n’ont fait ni latin, ni grec, ni allemand, ni russe veulent bien m’excuser de ne pas comprendre de quoi je parle… Je sais bien que pour vous, le latin c’est du chinois (sauf pour les Chinois pour lesquels c’est de l’hébreu) !

*Les Editions Latines, à Paris, ont leur siège rue Palatine. Faudrait savoir !

La rose, Rose !, de la rose, à la rose, par la rose…

Nous pourrions décliner les mots à l’accusatoire pour les avocats sophistes, au(x) génitoire(s) pour les lupanars de Pompéi, au suppositoire (dans des lupanars plus spécialisés ?), au primitif pour s’adresser aux peuples barbares, au plumitif pour en foutre plein la vue quand on s’appelle Cicéron, à l’apéritif pour commencer les orgies, au vomitif (conséquence de ce qui précède), au laxatif (même remarque ?) et au supplétif pour les auxiliaires, non pas des verbes mais des armées romaines.

Ne mettez pas « votre poire » au génitif !

Nous pourrions également conjuguer à la forme poussive qui serait la preuve que le latin, c’est laborieux ! Il y aurait d’autre formes : l’improviste pour exprimer les actions soudaines et le sapin pour les actions… définitives. Ou le lapin, lupin, rupin, rapin, radin, gadin, gamin, aaaargh!!!!

Et comme la syntaxe française est issue de celle du latin, il existerait aussi une langue française parallèle avec les conjugaisons qui suivent : ainsi l’absent quand il n’y a pas de sujet, le passé décomposé pour les dépositions judiciaires à déclarations contradictoires et l’impatient pour les services de police. Et le moins-que-parfait, pour les crimes ratés ? Quant au passé compliqué, l’est-il plus que le passé simple (qui l’est déjà) ? Le conditionnel serait remplacé par le suppositoire déjà évoqué, mais le traditionnel, qu’est-ce ?

Enfin, je ne résiste pas à cette réplique de sketch des Frères Ennemis (mais qui pourrait être de Chevallier & Laspalès) :

« Dîtes-moi, est-ce que vous avez fait du latin ?

– Non, mais hier j’ai fait des crêpes. »

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