Nota : parution hebdomadaire durant ce troisième « confinement » !

Retrouvez d’autres métros loufoques sur : http://mrliste.hautetfort.com
Le « bug » de la semaine dernière était évidemment un poisson d’avril !
Vous-êtes vous déjà demandé pourquoi certaines rames du métro parisien sont sur pneus ?
En 1956, la ligne 11 fut équipée de façon expérimentale : la RATP cherchait une ligne courte pour tester une solution de rapidité et de souplesse, par son adhérence sur la bande de roulement, et une solution de confort. La 1 (Porte Maillot – Château de Vincennes, à l’époque) fut plutôt une vitrine pour une ligne fréquentée par les touristes (confort). Et la 4, la plus fréquentée à l’époque, avait besoin d’accélérations et de freinages précis pour un meilleur cadencement.
La ligne 6, ce fut différent. Les fenêtres des immeubles haussmanniens des 7ème et du 15ème arrondissements jouxtaient le métro aérien. Les bourgeois réclamaient moins de bruit. En réalité, en ligne droite, le MP (matériel pneu) est plus bruyant que le MF (matériel fer). C’est dans les virages torturés de la 6 qu’il est plus silencieux.
Quant à l’autre ligne aérienne, la 2 traversant Barbès et la Goutte-d’Or, on n’eut pas tant d’égards pour ses riverains, et cette ligne garda son MF !
Je vous renvoie aux précédents Métros loufoques pour connaître le principe de ce qui va suivre. Cette fois, il n’y aura pas de contrainte particulière. Les stations apparaîtront dans l’ordre.
M 6 : GENERAL DEUX ETOILES DE GAULLE – INCARNATION
- Charles-de-Gaulle – Etoile > Général deux étoiles de Gaulle
- Kléber > Kléber -Colombes [ancienne marque de pneus]
- Boissière > Brassière
- Trocadéro > Tant qu’y a des ronds
- Passy > Passif
- Bir-Hakeim > Akim-Color [qui se souvient de cette BD cheap des années soixante ?]

- Dupleix > Complexe
- La Motte-Piquet – Grenelle > La motte piquait la quenelle [ah, bravo …]
- Cambronne > Cambrure
- Sèvres-Lecourbe > Lèvres se courbent
- Pasteur > A c’t’heure
- Montparnasse-Bienvenüe > Viens par là, mon velu
- Edgar-Quinet > Ecarquillé
- Raspail > Rase-poil
- Denfert-Rochereau > Foré d’en roche
- Saint-Jacques > Singea
- Glacière > D’la chair
- Corvisart > Corps bizarre
- Place d’Italie > Un chapeau de paille d’Italie [pièce d’Eugène Labiche]
- Nationale > Là, si on y allait
- Chevaleret > Chevalet
- Quai de la Gare > Cas de la guerre
- Bercy > Persil

- Dugommier > Du sommier
- Daumesnil > Beau mais nul
- Bel-Air > Bellérophon [Personnage de la mythologie grecque – « Arrêtez de bêler, au fond ! »]
- Picpus > Rictus
- Nation > Incarnation
BED TRIP Le Général deux étoiles De Gaulle avait prévu de visiter l'usine Kléber-Colombes. Un stagiaire de l'Elysée (un artiste peintre !), un rêveur, s'étant trompé, ce fut une usine de brassières. "Bah ! Tant qu'y a des ronds", se dit le grand Charles. Le stagiaire avait un lourd passif : grand lecteur d'Akim-Color, on rencontrait cette personnalité complexe également à Pigalle, ce qui aggravait son cas. Un soir, tandis que la motte piquait la quenelle, il pensa secrètement à une cambrure et à l'instant où les lèvres se courbent... Mais elle l'avait accueilli par un "c'est à c't'heure que t'arrives ? Allez, viens par là, mon velu !". Ses yeux étaient écarquillés à la vue du rase-poil (d'où la motte qui pique*). Bref, il fallait qu'il l'eut forée d'en roche, mais il singea. D'la chair... Un corps bizarre... Il regretta que la chose ne soit pas couverte d'un chapeau de paille d'Italie. " Bon, là, si on y allait ?". Il prit son chevalet. "J'en fais cas, de la guerre ! J'en fais cas, de la motte au persil, du sommier ! C'était beau, mais nul ! Allons dompter Pégase, tel un Bellérophon !". Il eut un rictus : de Bellérophon, il se crut l'incarnation.
*C’était téléphoné, non ?
Angst !, comme dirait mon ami Etienne Ruhaud…
Ou alors :

♦
Laisser un commentaire